Quelle stratégie : front populaire ou classe contre classe ? Avec Victor Sarkis pour les Jeunes pour la renaissance communiste en France.


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2020

Il est un débat qui ressurgit périodiquement entre militants de la reconstruction communiste : pour faire face à l'irréversible dégénérescence réformiste des partis de la gauche de gouvernement, faut-il ressusciter la tactique "classe contre classe", que conseillait pour l'essentiel l'Internationale communiste des années 1920, ou faut-il revivifier la tactique de Front populaire, patriotique et antifasciste qu'expérimenta le PCF des années 1930 sous l'égide de Maurice Thorez ? Cette tactique, qui stoppa l'offensive fasciste en France et que trop de gens confondent avec la très confuse "union de la gauche" des années 1970, mérite d'être étudiée avec attention.

Comment le langage fabrique le monde ? Avec Francis Wolff pour le Festival Philosophia.


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05.09.2021

Le monde n'existerait pas pour nous si nous n'avions pas à notre disposition des noms, des verbes et des pronoms qui nous permettent de formuler les trois grandes questions qui agitent l'humanité depuis ses origines : Qu'est-ce qui existe réellement ? Pourquoi tout ce qui arrive, arrive ? Qui a fait cela ? C’est la thèse simple, mais profonde du philosophe Francis Wolff.
En l'exposant à travers des exemples concrets et des références à Aristote, Descartes ou Leibniz, il nous délivre une magistrale leçon de philosophie.

Un entretien mené pas Martin Legros.

Comment l'origine se raconte-t-elle ? Avec Pascal Nouvel sur France Culture.


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29.08.2020

La notion d'origine mêle des considérations temporelles à des ambitions explicatives, trimbalant son ambiguïté entre deux idées par ailleurs limpides : d'une part, celle de commencement, qui répond à la question "quand ?" ; d'autre part, celle de cause, qui répond à la question "pourquoi ?".
Prenons l'origine du monde, qui est sans doute -et de loin- la plus délicate à saisir de toutes les origines. Elle demeure assurément un mystère, une question sans réponse connaissable, car sans point d'ancrage ferme. Pourtant, dès qu'un discours prétend nous éclairer sur elle, nous tendons l'oreille, avides d'entendre l'écho du tout premier signal. Car nous autres, les humains, nous sommes des "animaux métaphysiques", comme disait Schopenhauer, les seuls qui s'interrogent sur l'être en tant qu'être, les seuls pour qui l'être fasse question.
D'ailleurs, aussi loin qu'on puisse remonter dans le passé, on constate que les interrogations sur l'origine ont préoccupé les êtres humains, aimanté leur esprit et leur âme. Toutes les sociétés, grandes ou petites, puissantes ou faibles, perdues sur un îlot rocheux ou dans un désert inhospitalier, ont proposé une "histoire du monde", "leur" histoire du monde et de son origine.
Les philosophes, les psychanalystes, les psychologues, les théologiens n'ont pas manqué de s'intéresser au pourquoi de ce questionnement : l'origine serait -au choix- une quête sans fin prévisible, le moteur même de notre questionnement, un manque qui nous habite, une carence qui nous définit, une illusion qui nous sauve, ou encore, plus prosaïquement, un faux problème qui nous turlupine bigrement.
Mais en amont de ces analyses, il reste un fait brut : la variété et la richesse des récits sur l'origine que les anthropologues ont rapportés des quatre coins de la planète sont impressionnantes. Dès lors, la question qui se pose est celle-ci : est-il possible de classer ces discours en un petit nombre de familles ? Si oui, combien ? Et lesquelles ?

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

Futurs antérieurs, histoire des représentations de l'avenir. Avec François Jarrige et François Hartog sur France Culture.


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04.01.2021

Depuis le début de la crise sanitaire, il est devenu difficile de se projeter dans l'avenir : qui peut dire ce qu'il fera dans deux semaines, trois mois ou un an ? Cette suspension du cours habituel du temps et de la vie est aussi le moment propice à une réflexion sur notre rapport à l'avenir.
Le futur tel que le pensaient les Grecs, les premiers chrétiens, les penseurs des Lumières ou nos grands-parents n'a rien à voir avec le futur tel que nous l'envisageons (ou du moins l'envisagions !). Le futur a pu être pensé comme une simple répétition du passé ; comme une fin des temps rédemptrice ; comme un monde meilleur atteignable par le progrès technique ; comme une dystopie cauchemardesque... Il y a donc une histoire de l'avenir, de ses représentations, mais aussi des rapports de force au sein des sociétés pour imposer “sa” vision du futur.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

L'Etat et les religions en France, des origines à nos jours. Avec Lucien Jaume pour la Nouvelle Action Royaliste.


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09.02.2022

L'histoire des relations entre l'Etat et les religions en France a été marquée de rudes rapports de force et de violents conflits. Dans la longue période où le catholicisme est dominant, la France affirme sa spécificité dans le gallicanisme puis avec le Constitution civile du clergé et par le Concordat de 1801.
Le régime de laïcité résulte de cette histoire. Il se trouve confronté à l'islam sunnite, qui pose le problème de la représentation d'une religion dépourvue de structures.
Agrégé de philosophie, historien de la Révolution française et du libéralisme politique, Lucien Jaume retrace dans son livre L'éternel défi (Taillandier) nos itinéraires politiques et philosophiques pour dégager les nouvelles voies d'un dialogue entre l'Etat laïc et des religions qui ne cessent de se renouveler.

Les surdiplômés, élite séparatiste ou avant-garde ? Avec Jean-Laurent Cassely pour Marianne TV.


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03.2021

Et si la principale fracture au sein de nos sociétés n'opposait pas le 1% des superriches aux 99% restants, mais les20 % des surdiplômés à tous les autres ?
Environ un jeune sur cinq sort du système scolaire avec un master ou un diplôme de "grande école". Faire partie de ces 20% est aujourd'hui la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière : le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, celui des influenceurs culturels.
Jean-Laurent Cassely dresse le portrait de ces premiers de la classe et montrent que, loin de former un groupe homogène, ils se partagent entre tentation du pouvoir, confort et contestation du système.
Alors que les 20% se détachent du reste de la société, leurs prétentions à proposer un modèle de vie et à fixer un cap politique résisteront-elles à l'entre-soi social qui les caractérise ? Le changement peut-il avoir lieu sans le peuple ?

Un entretien mené par Kévin Boucaud-Victoire.

L'emprise, la France sous influence ? Avec Marc Endeweld sur ThinkerView.


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17.02.2022

Dans un monde néolibéral où tous les coups sont permis, la France n'a plus d'alliés, seulement des concurrents ; sur tous les terrains, ses positions sont contestées. Et Emmanuel Macron semble perdu, lui qui avait pourtant promis de restaurer l' "autonomie stratégique" du pays et de "relocaliser" ses industries. Nos élites se sont progressivement vendues aux plus offrants, au point qu'elles sont sous l'emprise d'intérêts étrangers, parfois contradictoires.
Airbus, Alstom, Areva, EDF : les industries stratégiques françaises sont au coeur d'une guerre économique brutale face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, où les batailles se gagnent à coups d'interventions de barbouzes, d'avocats et de banquiers d'affaires. Parasité par des réseaux français qui se court-circuitent ou qui jouent le jeu d'autres puissances par intérêt personnel, la France se montre incapable de se défendre contre ses "alliés", qui ont pourtant ouvertement déterré la hache de guerre.
Un travail riche en révélations sur les scandales diplomatiques récents (Pegasus, crise des sous-marins en Australie, etc.) et sur les principaux acteurs qui en tirent les ficelles.

Bernard Charbonneau, précurseur de l'écologie politique. Avec Daniel Cérézuelle pour l'Université Populaire de Bordeaux.


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14.02.2019

Bernard Charbonneau (1910-1996) a eu dès sa jeunesse la conviction que son siècle serait en même temps et pour les mêmes raisons celui du totalitarisme et du saccage de la nature. Pas de liberté sans puissance d'agir ; mais dans un monde fini le développement indéfini de la puissance matérielle et de l'organisation sociale risque d'anéantir la liberté de l’homme. A partir des années trente et jusqu'à sa mort, Charbonneau a réfléchi sur les dangers qui résultent, pour la nature et pour la liberté de ce qu'il appelait la Grande mue, c'est-à-dire de la montée en puissance de plus en plus rapide du progrès technique, scientifique et industriel. Mais on se fourvoierait en réduisant l'œuvre de Charbonneau à une réflexion sur l'écologie politique.
Il ne s'est pas intéressé seulement à la question écologique ; son œuvre nous propose une analyse plus vaste des coûts de la modernisation et des contradictions du monde moderne. Pendant longtemps cette préoccupation a fait de lui un marginal dans le monde intellectuel. Cependant, Charbonneau voyait juste lorsqu'il annonçait la crise écologique, l'aggravation de la bureaucratisation de l'existence et la technocratisation de la vie sociale. Plus le temps passe et plus son œuvre s'avère pertinente et actuelle.

Le profit contre la science : pour une épistémologie post-Covid. Guillaume Suing répond aux questions d'Aymeric Monville.


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02.2022

La déferlante médiatique anti-chinoise ne peut plus masquer ce que la gestion de la crise sanitaire nous enseigne sur le terrain : la Chine a démontré sa supériorité technique, logistique, politique, mais aussi scientifique sur un Occident en perte de vitesse. Partant d'une "analyse concrète de la situation concrète", comprendre cette gênante évidence nous impose d'identifier de quels processus de fond et de long terme cette crise est l'étincelle révélatrice.
Celle-ci expose les effets d'un sabotage libéral de la santé publique, de l'investissement public dans la recherche, notamment pharmaceutique : ce sont des symptômes du recul des forces productives dans le mode de production capitaliste-impérialiste. Elle révèle parallèlement le niveau de manipulation des masses qu'atteignent nos démocraties bourgeoises, de moins en moins capables, politiquement, de sauver les apparences.

Le cut-up de William S. Burroughs. Avec Clémentine Hougue sur France Culture.


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03.07.2014

Qu'en est-il du mélange élevé au rang de procédé poétique ? William Burroughs découvre le cut-up, méthode mécanique qui "broie les textes dans une machine impitoyable", à travers le travail de l'artiste et poète Brion Gysin à la fin des années 50.
Les enjeux du cut-up : échapper au contrôle de l'intelligence, à l'illusion d'une possession des mots, discuter la position de l’auteur. "Depuis quand les mots appartiennent-ils à quelqu'un ?" demande Burroughs.
Avec cette machine déconnectante reconnectante, mélangeante donc, Burroughs entend que les poètes libèrent enfin les mots.

Émission "Pas la peine de crier", animée par Marie Richeux.

Théorie et action. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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03.2019

Axant sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles, notamment la révolution numérique, le philosophe Bernard Stiegler nous évoque son travail avec un groupe de personnalités issues des sciences, du droit, de l'économie, des arts, de la philosophie, de l'ingénierie et de l'activisme qui travaille à l'écriture d'un "memorandum of understanding". Ce document sera adressé le 10 janvier 2020, à Genève, à l'Organisation des Nations Unies dans le but de promouvoir le progrès, de protéger la biosphère et d'éviter que ne recommence la barbarie guerrière.
Membre fondateur et président de l'association Ars Industrialis, celle-ci regroupe des citoyens bénévoles engagés dans la lutte pour l'élaboration d'une politique industrielle des technologies de l'esprit qui préserve les modes d'existence individuels et collectifs aujourd'hui menacés par l'anthropocène.

Émission "Histoire vivante", animée par Jean Leclerc.

Philosophies. Avec Blandine Kriegel sur Radio J.


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2021

Accompagnée de divers spécialistes reconnus, la philosophe Blandine Kriegel nous propose de parcourir les grands auteurs de la philosophie qui ont fait l'histoire de cette discipline et continuent à être d'actualité, de l'Antiquité à nos jours.
L'occasion pour un large public d'être informé de l'évolution de la philosophie et de participer de plein droit à sa réflexion à partir de la lecture préalable d'un texte philosophique.