La guerre de Succession d'Espagne. Avec Clément Oury sur Radio Courtoisie.


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08.04.2020

Le 1er novembre 1700 s'éteint le roi Charles II d'Espagne, souverain d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. A la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d'Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d'Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres Etats d'Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s'ensuit représente la plus longue et la plus difficile épreuve du règne de Louis XIV.
La guerre de Succession d'Espagne oppose, de 1701 à 1714, les deux rois de la Maison de Bourbon à une vaste coalition dirigée par l'Angleterre, la Hollande et l'Empereur. La France dispose alors de la plus forte armée d'Europe, invaincue depuis plus d'un demi-siècle, et d'une direction stratégique unifiée. Elle va pourtant subir une série de désastres sans précédent face aux troupes alliées commandées par le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie. La ceinture de fer érigée par Vauban est entamée, les frontières du royaume occupées.
C'est à l'étude de cette catastrophe que se consacre Clément Oury. Dans la lignée d'une histoire militaire renouvelée, il étudie la conduite des opérations depuis Versailles ou La Haye, dans les cabinets des ministres ou sur le champ de bataille. Il s'intéresse au quotidien du soldat comme à son expérience du combat ; aux souffrances des populations dans les zones de conflit ; aux réactions des opinions publiques qui, sidérées ou enthousiastes, voient s'effondrer l'image d'un Roi-Soleil invincible et menaçant. Il analyse enfin les ressorts de la résilience du royaume.
Alors que le désastre parait consommé, les dissensions entre Alliés permettent d'obtenir une paix de compromis. Celle-ci bouleverse l'agencement des pouvoirs en Europe, avec l'affirmation de la Grande-Bretagne et de la Maison d'Autriche. On ne craint plus que le royaume de Louis XIV ne prétende à l'hégémonie. Des décombres du conflit s'impose un principe diplomatique nouveau : l'équilibre des puissances.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La Guerre : la penser et la faire. Avec Benoist Bihan pour la Nouvelle Action Royaliste.


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16.12.2020

Les études que Benoist Bihan, historien militaire et chercheur en études stratégiques, a rassemblées dans un ouvrage récemment publié (La guerre, la penser & la faire, Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2020) permettent de comprendre des concepts et des opérations qui sont aujourd'hui noyées dans le discours officiel.
À l'aide de nombreuses références historiques et par la critique des récentes expéditions militaires en Irak, en Libye…, Benoist Bihan montre comment penser à nouveau le processus stratégique qui est, ou qui devrait être, toujours lié au projet politique de la nation.

Freund, le conflit au coeur du politique. Avec Emma Limane pour le Cercle Philosophique d'Ainay.


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14.01.2019

L'intervention porte sur la pensée de Julien Freund, théoricien de la science politique, disciple de Carl Schmitt, et plus précisément sur ce qu'il appelle "l'essence du politique". Nous nous demandons plus particulièrement ce que signifie le troisième grand présupposé du politique, à savoir la distinction Ami/Ennemi.
En effet, qu'est-ce qu'une communauté politique, sinon l'affirmation d'un "nous" face à des "autres" ? Cette distinction, si elle est essentielle au politique, constitue-t-elle une dialectique inébranlable, nous condamnant à envisager la politique comme le lieu d'un conflit sempiternel entre les communautés ? Et que vaut cette distinction aujourd'hui dans un contexte international qui prétend unir les hommes au profit d'une paix universelle ?

Japon, automne 1945 : le démontage d'un empire. Avec Pierre-François Souyri aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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10.10.2015

15 août 1945 : l'empire colonial japonais s'effondre. Rapatriement dans des conditions épouvantables de milions de civils et de militaires, effondrement de l'idéologie impériale nationaliste, début de la décolonisation.
S'ouvre une nouvelle page de l'histoire du XXe siècle que nous raconte l'historien Pierre-François Souyri.

1940, l'année du désastre. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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2020

En 1940, l'historien Marc Bloch analysait à chaud la bataille de France comme une "étrange défaite". Comment en effet, après des mois de "drôle de guerre", brutalement interrompue par l'offensive allemande du 10 mai 1940, la France avait-elle subi une si rapide, si totale débâcle en un mois seulement face aux armées de Hitler ?
Philippe Conrad retrace la débacle politique et militaire de l'année 1940 et décrypte les causes d'un désastre annoncé, de l'impréparation et des erreurs du commandement à la supériorité militaire allemande, en passant par le rôle ambigu joué par les alliés de la France.
Une intervention nécessaire pour tout comprendre d'un événement central du XXe siècle.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Les axes eurasiens. Avec Robert Steuckers pour Il est temps de parler.


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17.10.2020

De nos jours, quand on évoque l'eurasisme, on a tendance à y voir une sorte d'ersatz d'idéologies russes défuntes. Ce noyau théorique, bien qu'intéressant, doit être élargi pour en faire la pratique naturelle des puissances du BRICS et donner corps à une géopolitique pragmatique conforme aux aspirations de l'Europe, du sous-continent indien, de la Chine et d'autres puissances d'Asie centrale ou d'Asie orientale.
Pour nous permettre de comprendre ce dessein, Robert Steuckers nous fait un survol rapide des mutations en cours sur la grande masse continentale eurasiatique en revenant sur les conflits au Haut-Karabakh, en Syrie, dans le Donbass et au Yémen.
L'avenir de ces régions aurait bien sûr tout à gagner à un apaisement des tensions récentes et à une réactivation des projets d'une grande "sphère de coprospérité est-asiatique".

Une émission animée par Kris Roman.

Penser la guerre pour la gagner. Avec Benoist Bihan pour le Cercle Aristote.


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07.09.2020

Plus qu'aucun autre pays européen, la France fait usage de ses forces armées, engagées sans relâche dans des "opérations extérieures" au long cours dont il est parfois difficile de discerner la cohérence d'ensemble. En tête des institutions préférées des Français, qui voient en elles une valeur refuge dans une société désorientée, les Armées ont vu disparaître le climat d'antimilitarisme des années 1970. Mais l'opprobre n'a pas été remplacé par une meilleure compréhension de ce qui guide l'action de guerre.
Or la remise en cause, violente, du cadre des relations entre les États, et désormais des structures mêmes de nos sociétés, nous impose de comprendre. Elle commande de penser la stratégie, et d'approcher ce que signifie être et agir en homme de guerre : pas seulement en militaire, mais bien en citoyen face aux périls menaçant sa Nation, en être humain face à l'inéluctable tragédie de la Politique.
Un monde nouveau émerge, dans les fracas du terrorisme et de la guerre économique, au rythme de "crises" protéiformes. Pour nous, Français, ce monde neuf nous projette paradoxalement vers des horizons anciens, où se pose la question de la survie, et où la victoire est parfois le seul chemin vers la paix. Mais pour y parvenir, il nous faudra toutefois nous montrer capables à nouveau de penser, et de faire la guerre.

Grandeurs et misères du général Joukov. Avec Jean Lopez sur Radio Courtoisie.


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29.04.2020

Etrange paradoxe, le maréchal Gueorgui Joukov, l'homme qui a battu les armées du IIIe Reich, sans doute l'un des plus brillants capitaines du XXe siècle, est presque inconnu dans l'espace francophone. Pourtant, de la défense de Moscou en décembre 1941 aux victoires de Stalingrad et de Koursk, puis à la prise de Berlin, Joukov est partout.
Mais lire la vie de Joukov, c'est aussi vivre quatre décennies à l'intérieur du système soviétique : tout commence quand le jeune soldat, à peine alphabétisé, est ballotté entre la Première Guerre mondiale et la révolution de 1917, avant de faire ses armes durant la guerre civile et d'échapper par miracle aux grandes purges. C'est lui qui remporte une victoire contre les Japonais en lever de rideau de la Seconde Guerre mondiale, lui encore qui, au milieu du désastre de 1941, prend quelques-unes des décisions qui vont tout sauver. Après guerre, et malgré deux disgrâces sévères, il tentera encore de réformer en profondeur l'armée soviétique. Jean Lopez ne dissimule néanmoins rien de ses graves échecs, de ses manques et de sa violence, comme de l'utilisation du terrible appareil répressif stalinien entre 1941 et 1945.
Un entretien qui nous brosse un portrait complet, aussi bien militaire et politique qu'intime et familial, d'une figure majeure de la Seconde Guerre mondiale et de l'Union soviétique.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.