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Thierry Souccar jette ici un pavé dans la mare de l'industrie agro-alimentaire et de la nutrition "officielle" : il s'en prend aux produits laitiers, l'un des plus gros segments du marché de l'agro-alimentaire.
Il expose les dessous d'un succès marketing sans précédent et montre, études à l'appui, que les arguments des industriels et des nutritionnistes pour nous faire consommer plus de laitages sont mensongers :
"Les laitages préviennent l'ostéoporose." Faux!
"Nos os ont besoin d'un maximum de calcium." Faux!
"On est plus mince quand on boit du lait." Faux!
"Il n'y a aucun risque de cancer avec les laitages." Faux!
"Les buveurs de lait ont moins de diabète." Faux!
Au contraire, au niveau auxquels ils sont officiellement conseillés –3 à 4 par jour- les laitages peuvent favoriser maladies cardiovasculaires, diabète, cancer de la prostate...
S'appuyant sur les sources scientifiques les plus récentes, Thierry Souccar propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd'hui capable de prévenir l'ostéoporose et les maladies de civilisation... sans se bourrer de laitages!


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Françoise Bonardel, dont les travaux récents s’orientent vers l'étude des finalités de la culture (identité, sagesse), s'interroge sur la crise de la culture européenne.
A cette issue qui semble fatale, elle propose une troisième voie qui serait proprement européenne : la renaissance spirituelle à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée.


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Avec ce retour sur le mythe de la première femme, Jean-Pierre Vernant s'adresse simplement à des auditeurs qui voudront bien consacrer une heure à l'explicitation d'une histoire.
Un mythe parmi d'autres ? Oui, car "comme beaucoup de mythes grecs, on s'aperçoit qu'il y a, à travers l'intrigue, sans avoir l'air de rien, une forme de sagesse, une forme de réflexion sur ce que nous sommes, sur la condition humaine." Un mythe parmi d'autres car la question particulière qu'il pose est, comme si souvent dans la mythologie grecque, une question aussi cruciale qu'éternelle : "Cette question -pourquoi deux sexes ?- est fondamentale parce qu'on ne peut comprendre ce qu'est l'homme tant qu'on n'a pas élucidé les questions d'une sexualité double. Ni comprendre ce qu'est le monde, ni désigner par la parole chaque réalité de ce monde."
Et cette histoire raconte posément la première femme, qui fut écrite par Hésiode : Pandora. Elle est la divine séductrice inventée par les Dieux, qui se vengent d'un humain trop malin. Cet homme qui a tenté de les avoir, c’est Prométhée, défini par Vernant comme "le soixante-huitard de l’Olympe, qui (…) va essayer de berner Zeus en faveur des hommes." Pour définitivement punir les hommes de leur manoeuvre de subversion, Zeus va créer cette éternelle tentatrice que les religions ont inlassablement réinventée à l'image de celle que lui avait donnée les Anciens. "Elle rayonne de charis. Le charme, la beauté, la séduction." Mais la belle cache derrière cette apparente perfection une "âme de voleuse".
Cette intervention nous permet alors de repenser notre histoire, nos sexes, nos origines. Et les dieux sur lesquels ces histoires ont été bâties.
L’occasion de nous reposer la question du vrai et du faux, du vu et du raconté, de l’évident et du caché. Ce "hiatus entre l’apparence, l’apparaître et la réalité." L’occasion, comme l’essence de la philosophie le demande, de questionner la question. Et peut-être la plus cruciale, puisqu’il s’agit avant tout de la naissance, de la différence entre l’homme et le divin, de l’ambiguïté d’une figure divine enfermant en elle tous les paradoxes humains. En un mot, "dans cette narration compliquée, amusante je crois, on voit qu’il peut y avoir dans un récit mythique, par-delà le divertissement, un problème affronté sans jamais être explicitement posé : Nous les hommes, qui sommes-nous ? Et pourquoi ne peut-on pas être des hommes s’il n’y a pas aussi des femmes avec nous ?"


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Françoise Bonardel, dont les travaux récents s’orientent vers l'étude des finalités de la culture (identité, sagesse), s'interroge sur la crise de l’identité européenne.
A cette issue qui semble fatale, elle propose une troisième voie qui serait proprement européenne : la renaissance spirituelle à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée.


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Une analyse claire et précise des conséquences du modèle capitaliste néolibéral sur l'économie réelle.
L'exemple de la grande crise de 1929 est analysé en profondeur, afin de comprendre les logiques ayant mené à la contraction des échanges commerciaux.
Emission "J'ai dû louper un épisode..." animée par Pascale Fourier.


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Allons-nous manquer d’eau ? Se battra-t-on pour l’eau au XXI ème siècle comme on s’est battu pour le pétrole ou pour l’or ?
L’eau est-elle un bien collectif ? un bien collectif ? un bien de marché ? Les problèmes que l'on rencontre viennent-ils d'un manque d’eau ou plutôt de la pollution ? Qui consomme l'eau : les populations, l'industrie ou l'agriculture ? Qu'est ce que la "sécurité hydrique" ?
Telles sont quelques unes des questions abordées par Bernard Barraqué dans la communication qu’il a donnée devant les membres de l’Académie des sciences morales et politiques.


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Jean-Pierre Salgas revient ici sur la trajectoire à rebours de l’auteur de Ferdydurke, romancier-philosophe passé de la "périphérie de l’Europe" (Pologne) à la "périphérie du monde" (Argentine), avant de s’achever dans l’ "entre-centre" (Paris), et se définissant lui-même comme un "structuraliste de la rue".


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Dans les critiques de la théorie du choix rationnel, on insiste le plus souvent sur l’importance des comportements irrationnels.
Sans nier la pertinence de cette objection, il convient d’y ajouter celle qui consiste à souligner l’indétermination de la théorie dans un grand nombre de circonstances.
Les sources de cette indétermination se trouvent notamment dans l’incertitude (au sens de Frank Knight), que ce soit l’incertitude brute ou l’incertitude stratégique.
Les deux critiques sont pourtant liées l’une à l’autre, puisque le refus de reconnaître l’indétermination est parfois cause d’irrationalité.


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Après l'échec du communisme réellement existant et depuis l'avènement du règne de l'individualisme, l'idée de communauté semble un rêve brisé, une attente souvent comblée par les sursauts, réflexes ou replis identitaires. Sur quelles bases politiques, juridiques et esthétiques inventer un nouveau commun des hommes ?
A l'heure de la mondialisation et du capitalisme cognitif, Antonio Negri propose le concept de "multitudes" (Spinoza) pour penser l'internationalisation des luttes. Le "peuple", par essence enraciné, renverrait à une forme de lutte dépassée par l'histoire et le développement des échanges.
Il est intéressant de remarquer la haine qu'Antonio Negri porte à la forme politique de l'état-nation. C'est un fil conducteur pour comprendre sa pensée très populaire dans les milieux alter-mondialistes.


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