La place de la femme dans la société française. Avec Mona Ozouf sur Radio Courtoisie.


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01.1996

La France a longtemps passé pour le pays des femmes. Elle a pourtant la réputation d'être aussi celui d'un féminisme timoré qui a tardé plus qu'ailleurs à asseoir ses conquêtes. D'où vient cette timidité ? Et pourquoi le discours du féminisme extrémiste trouve-t-il en France si peu d'écho ?
C'est ce paradoxe qu'explore Mona Ozouf, en cherchant à écouter et à faire entendre "les mots des femmes", ceux qu'elles ont choisis elles-mêmes pour décrire la féminité. Ainsi se succèdent les figures et les voix de Madame du Deffand, Madame de Charrière, Madame Roland, Madame de Staël, Madame de Rémusat, George Sand, Hubertine Auclert, Colette, Simone Weil et Simone de Beauvoir.
La traversée de cette galerie fait découvrir la diversité inventive des cheminements féminins et met en valeur une singularité française dont Mona Ozouf restitue magistralement l'histoire et les contours, à savoir que les Français (et ce neutre englobe bien entendu les Françaises !) demeurent capables de négocier un rapport heureux entre la différence et l'égalité.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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09.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de septembre 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 00'20 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 09'55 : Chirac, la mort du Grand Con
 - 30'45 : la Convention de la Droite
 - 45'40 : l'incendie de Lubrizol à Rouen
 - 52'15 : Justice, affaires Balkany et Mélenchon
 - 57'25 : Onfray vs. Asselineau

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'05 : le Brexit
 - 24'50 : Italie -Salvini
 - 33'50 : Trump
 - 39'20 : Greta...
4. Economie :
 - 44'55 : pauvreté de masse en Allemagne
 - 47'50 : la crise

Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968. Avec Michelle Zancarini sur Radio Libertaire.


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2018

Les récits des violences comme les modes de prise de parole étudiante révèlent la place du féminin dans les événements de Mai 68. Au cours des longues grèves, l'occupation des usines délimite les territoires respectifs des hommes et des femmes et la définition des rôles reproduit la différence inégalitaire des sexes.
Mais parfois, les grèves d'ouvrières prennent un tour spécifique, tant par leurs revendications que par les réactions qu'elles suscitent au sein des syndicats et de la population masculine. Une nouvelle conscience de genre naît dans le combat pour l'émancipation sexuelle et pour la libéralisation de l'avortement.
Moteur de la contestation, le combat féministe pèse enfin sur le débat interne aux centrales syndicales. Au total, ce sont les relations entre genre et politique qui connaissent une mutation décisive au cours des années 1968 en France...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

La laïcité est-elle une et indivisible ? Avec Laurent Bouvet et Jean Bauberot sur France Culture.


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06.03.2018

Un nouveau rapport sur la laïcité qui vient d'être remis au gouvernement fait le constat d'un "fléchissement de la mobilisation" sur ce sujet. Est-ce à dire que la laïcité est mal défendue ? Ou au contraire, qu'elle peut faire l'objet de plusieurs interprétations ?
Toujours selon son rapporteur, il semblerait que c'est dans "les territoires de la géographie prioritaire de la politique de la ville" que les contestations sont les plus fortes, autrement dit dans les quartiers populaires. Principal élément perturbateur selon lui : l'islam radical.
Comme le note l'Agence France Presse, ce rapport a été "fraîchement accueilli" dans certains milieux. Et ceci n'a rien de surprenant : depuis quelques années, la laïcité est redevenue un sujet de crispation, en particulier à gauche, entre les tenants d'une approche dite 'libérale', voire ouverte, et ceux qui défendent au contraire sa stricte application, pas seulement à travers la loi mais aussi en termes de principe politique. Ces positions sont-elles vraiment irréconciliables ?

Émission "Du Grain à moudre", animée par Hervé Gardette.

La non-épuration en France. Avec Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques.


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17.09.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz se pose cette question dans son dernier ouvrage La non-épuration en France (Armand Colin, 2019) dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

Syndicats, soumission ou révolution ? Avec Louis Alexandre pour l'Université Réelle à Montpellier.


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01.12.2018

Depuis les années 1990, nous vivons une transformation sociale sans précédente. Le glissement progressif vers le modèle libéral mondialisé a transformé les structures de l'économie et les équilibres sociaux. Cela a eu une répercutions directe sur l'environnement syndical ; la baisse régulière des effectifs des grandes centrales et de la participation aux élections professionnelles donne une idée du naufrage.
Avec un des taux de syndicalisation les plus bas d'Europe, les syndicats français ne représentent plus une large majorité de travailleurs précaires et en voie "d'uberisation". Le gros des bataillons se regroupant dans le public ou les grandes entreprises, on ne les retrouve pas forcément sur les terrains sociaux chauds.
Les directions syndicales ont compris cette faiblesse et cherchent désormais à maintenir leur rôle de "partenaires sociaux représentatifs". Le repli sur la cogestion des organismes de la protection sociale garantie par le système paritaire (État, patronats et syndicats étant représentés dans la direction des principales administrations de l'aide sociale) est pour eux le moyen de conserver cette armada de "permanents" et de "détachés" qui offrent des troupes mobilisables alors que les effectifs décroissent.
La "base" des principaux syndicats, elle, doit faire face à une situation paradoxale dans la plupart des récents conflits. Alors que la combativité des travailleurs est forte, elle doit convaincre les directions de la suivre et de la soutenir. Jamais la rupture n'a été aussi profonde entre le sommet des syndicats et la masse des syndicalistes du quotidien.
Alors, les syndicats bureaucratiques sauront-ils dépasser la défense des acquis sociaux pour embrayer sur la conquête de nouveaux droits et proposer de sortir du système économique actuel ?

Guerre d'Algérie, tragédie ou trahison ? Avec Jean Sévillia sur Radio Courtoisie.


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23.12.2018

Plus d’un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans œillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un État souverain ?
La conquête et la colonisation au XIXe siècle, le statut des différentes communautés au XXe siècle, le terrible conflit qui ensanglanta l'Algérie et parfois la métropole de 1954 à 1962, tout est matière, aujourd'hui, aux idées toutes faites et aux jugements réducteurs.
Dans son livre Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie, Jean Sévillia affronte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.