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L'épisode est célèbre : Charles le Téméraire, puissant duc de Bourgogne, vaincu par les Lorrains et les Suisses à Nancy le 5 janvier 1477, son corps gisant au bord d'un étang gelé, dévoré par les loups…
La mort du dernier grand prince féodal, adversaire du roi Louis XI, est retenue comme une date majeure dans la consolidation de l'État monarchique français à la fin du Moyen Âge. La Lorraine indépendante, de son côté, célébra longtemps l'anniversaire de la bataille de Nancy comme sa fête nationale.
Revenir sur cette page de notre histoire permet de mieux comprendre ce qu'était la Lorraine du XVe siècle, et la place qu'elle occupa dans cet "État bourguignon" en construction, qui s'étendait du Jura à la mer du Nord.



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Trentenaire, jolie, bourgeoise, macroniste jusqu’au bout des ongles, Marie-Chantal incarne à merveille l’élite actuelle, à la fois obsédée et effrayée par l'extrême droite.
Frédéric Saint Clair l'interroge : c'est quoi, l'extrême droite ? Elle peine à répondre. Un dialogue s’engage, au fil des rencontres : discrimination, grand remplacement, dictature, remigration, coup d'État… ou comment repenser la notion d'ennemi à l'heure du choc des civilisations ?
À la fin de l’histoire : elle sait ce que ça coûte politiquement d'être cosmopolite à la manière de Kant et de n'avoir pas lu Carl Schmitt. Et qu’est-ce que ça change ? Absolument tout !


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Dans l'ordre, ou le désordre : la loi Falloux, Le Cri du Peuple, L'Argent, la guerre avec la Prusse, la Commune de Paris, L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé, l'exil en Angleterre.
Retour sur la vie et l'oeuvre de Jules Vallès, celui qui disait, par la bouche de son personnage Jacques Vingtras : "Je serai toujours celui qui crie Vive la République !"
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Les récentes expériences chiliennes et françaises de confrontation à l'hégémonie néolibérale ont montré deux points de convergence, qui sont explicités par Pierre Dardot. D'une part, l'idée que la pluralité des luttes concerne le contenu démocratique lui-même, et non un affaiblissement organisationnel. D'autre part, le diagnostic selon lequel la cohésion néolibérale est de nature stratégique, basée sur des politiques de guerre civile et d'inimitié.


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Le 6 avril 2024 marquera les 30e commémorations du génocide survenu au Rwanda, au cours duquel près d'un million de Rwandais ont perdu la vie. Ce drame est particulièrement resté dans la mémoire collective de l'humanité à cause de la nature extravagante des massacres qui l'ont caractérisé.
Le récit des évènements, qui a émergé au lendemain du génocide, a installé les Hutus, prétendument soutenus par la France, dans le rôle des "Nazis tropicaux", tout en attribuant à Paul Kagame et à la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) celui des "libérateurs" du Rwanda qui ont mis fin au génocide.
Un narratif bien éloigné de la réalité historique...
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Dans son livre La fabrique du musulman, Nedjib Sidi Moussa, dʼorigine algérienne, analyse la propagation dʼune fièvre identitaire brouillant les clivages économiques et sociaux. Les obsessions religieuses ou raciales touchent toutes les chapelles depuis lʼextrême-droite jusquʼà la "gauche de la gauche" évoquant parfois la notion fumeuse de "race sociale".
Des universitaires, des intellectuels, des politiques signent des appels pour le "droit à la non-mixité" raciale. En serait-il donc fini de lʼuniversalisme et de lʼinternationalisme ?
Émission "Trous noirs".