Tsunami financier, désastre humanitaire ? Avec Gaël Giraud sur ThinkerView.


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20.03.2019

Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen. Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ?
L'économiste Gaël Giraud met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.

Les Rois de France excommuniés. Avec François-Marin Fleutot à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.03.2019

Éditeur, historien et essayiste, François-Marin Fleutot vient de publier un livre consacré aux Rois de France excommuniés.
On se souvient d'ordinaire de l’excommunication d'un ou deux rois de France alors que, de Hugues Capet à Louis XIV, seize Capétiens ont subi les foudres vaticanes parce qu'ils refusaient d'obéir à Rome, récusaient l'infaillibilité pontificale ou refusaient d'appeler à la croisade.
Au fil de ces conflits se dessine une politique constante fondée sur le principe d'indépendance du royaume à l'égard du pouvoir temporel des papes. Dans la politique de souveraineté qui s'affirme, nous pouvons lire la préhistoire de notre laïcité.

Le modernisme catholique : genèse et bilan. Avec l'abbé Guillaume de Tanouarn au Cercle Henri Lagrange.


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02.2015

L'église catholique a subit de grandes transformations depuis le XIXe siècle, tant au niveau théologique que pratique. En effet, de grandes tendances comme le libéralisme, le progressisme ou le modernisme ont exercé une influence réelle.
L'abbé de Tanoüarn nous aide à comprendre leurs origines et conséquences dans les différents contextes sémantiques et historiques qui les ont vu éclore, en revenant particulièrement sur le concile Vatican II, définit ici comme "un concile qui s’est voulu un concile-monde".

30 juin 1988 : le schisme de Monseigneur Lefebvre. Avec Bernadette Sauvaget sur France Inter.


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12.09.2016

"Schisme" : à prononcer et entendre ce mot, on a le sentiment quasi immédiat d’être renvoyés à nos manuels d’histoire. Et pourtant, le schisme de Monseigneur Lefebvre s'est déroulé il y a à peine trente ans. Le 30 juin 1988, l'archevêque Marcel Lefebvre consacre quatre évêques contre la volonté du Pape. Cet acte provoque son excommunication et le dernier schisme, à ce jour, de l'Eglise catholique.
Le schisme, dans le cas de la religion catholique, s'exprime par le refus de la soumission au Pape ou de la communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis. Il est souvent le résultat d'une confrontation doctrinale ou théologique. L'histoire du schisme lefebvriste, c’est l'histoire de l'affrontement entre deux Églises, une Église intégrale et une Église moderne. C’est l'histoire de deux mouvements contraires, dont la confrontation, sur plus d'une décennie, ne pouvaient amener qu'à la rupture : d'un côté une volonté, celle de Rome, de faire évoluer le catholicisme au rythme de son temps, de son époque, de la modernité. De l'autre un refus, celui de Monseigneur Lefebvre et de ses fidèles, de rompre avec la tradition, l'autorité et l'ordre. Deux voix contraires, qui reflètent deux visions du monde.
A travers le parcours de Marcel Lefebvre, les origines et les conséquences du schisme, cet événement nous plonge au cœur de la religion catholique contemporaine, interroge son rapport à la société et à la politique et surtout souligne la particularité de la France au cœur de ces questions. Comment, celle qui fût "la fille aînée de l'Église" avant de faire de la laïcité l'un des piliers de son système républicain, est-elle devenue le théâtre privilégié des mouvements intégristes ? En quoi le schisme lefebvriste reflète-t-il aussi une singularité française face à ces mouvements, et ce, jusqu'à aujourd’hui ?

Émission "Affaires sensibles", présentée par Fabrice Drouelle.

Souveraineté, nation, religion. Avec Jacques Sapir et Bernard Bourdin à la Nouvelle Action royaliste.


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07.06.2017

Bernard Bourdin, théologien et philosophe, avait engagé un débat avec Jacques Sapir lorsque celui-ci avait présenté son ouvrage intitulé Souveraineté, laïcité, démocratie. Bertrand Renouvin leur avait alors proposé de poursuivre ce débat en tête-à-tête. De l’enregistrement de leurs échanges est sorti un ouvrage qui reproduit leur confrontation sur "la souveraineté, la nation et la religion". Ces questions qui sont au cœur de notre actualité se voient replacées dans leur histoire plurimillénaire.
C'est donc à une nouvelle rencontre entre ces deux protagnistes que nous avons droit, entre Jacques Sapir, économiste et théoricien de la souveraineté qui ne croit pas au Ciel et Bernard Bourdin, philosophe dominicain qui a récemment publié sa thèse sur la théologie du politique. Tous deux nous explique leur "dispute", capitale pour comprendre les enjeux de notre siècle.

Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Qui fut Mussolini ? Avec Frédéric Le Moal, Michel Ostenc et Max Schiavon sur Radio Courtoisie.


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14.09.2016

Qui fut Mussolini ? Et au travers de la trajectoire de cet homme, pouvons-nous donner une définition du fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ?
Cette émission donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, les intervenants replacent l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Car si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, la trajectoire de Mussolini, de la prise du pouvoir jusqu'à sa mort, est celle d'un militant ayant échoué dans son entreprise révolutionnaire.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.