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Le débat entre Thomas Guénolé, docteur en science politique, et Alain Soral, intellectuel et essayiste, survient dans un climat de tension extrême. Certains dénoncent un dialogue dangereux, d'autres y reconnaissent l'ultime rempart contre une censure généralisée qui étouffe désormais toute pensée indépendante du pouvoir.
Au-delà de l'affrontement personnel, quels sont donc les ressorts de l'antisémitisme ? Les thèses d'Alain Soral s'y réduisent-elles ?
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'23 : Guénolé défie Soral
- 0'15'40 : Marx et la question juive
- 0'36'24 : Bilan d'Auschwitz
- 0'58'01 : CRIF et pouvoir politique
- 1'12'47 : Le 11 septembre
- 1'37'42 : Judaïsme et domination
- 1'57'54 : L'affaire Epstein
- 2'37'24 : Conclusions
Un débat modéré par Mike Borowski.
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L'historien Rashid Khalidi bouleverse les interprétations communément admises de la question palestinienne qui tendent, au mieux, à décrire le conflit israélo-palestinien comme un affrontement tragique entre deux peuples revendiquant la même terre. Il s'emploie plutôt à retracer un siècle de guerre coloniale menée contre une population autochtone, d'abord par le mouvement sioniste, puis par Israël, soutenu par la Grande-Bretagne et les États-Unis.
Il met en lumière les épisodes clés de cette campagne coloniale, de la déclaration Balfour de 1917 à la destruction de la Palestine en 1948, de l'invasion du Liban par Israël en 1982 aux échecs des processus de paix contemporains. Loin de tout récit victimaire, ses travaux n'occultent ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l'émergence de mouvements nationaux.
Rashid Khalidi nous permet de comprendre comment des événements de toutes sortes à l'échelle locale, régionale et surtout internationale se sont conjugués pour déposséder progressivement les Palestiniens de leur pays. Il offre un regard original et passionnant sur le conflit le plus inextricable du Moyen-Orient.
Un échange mené par Gabrielle Cathala.


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Depuis plus d'un siècle, le mot fascisme est employé pour fustiger tout régime autoritaire ou dictatorial, alors qu'il ne s'applique en fait qu'à un pays et à une époque particuliers. Même les historiens les plus chevronnés font pour la plupart l'impasse sur la fabrique intellectuelle, par Mussolini en personne, d'une vision de l'homme et de la société dont on ne trouve l'équivalent nulle part dans l'Europe de l'entre-deux-guerres.
Militant d’extrême gauche et adepte du syndicalisme révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, cet autodidacte s'est projeté dans un nationalisme et un bellicisme forcenés durant le conflit.
Farouchement hostile au libéralisme politique et économique, il prône une révolution par le haut, c'est-à-dire par l'État devenu tout-puissant et les institutions afin d'établir un ordre "totalitaire". L'encadrement rigoureux de toute la population, de la naissance jusqu'à la mort, et la répression des oppositions sont au fondement d'une révolution culturelle dont même Mao Zedong n'a jamais rêvé. On idolâtre la guerre pour elle-même, on exalte le "futurisme" pour mieux rompre avec le monde d'avant car le fascisme se veut un modernisme.
Lucien Jaume, en s'appuyant sur les textes et les discours du régime, parvient à pénétrer dans les arcanes d'une pensée complexe mais cohérente. En contrepoint des études purement historiques, il apporte une contribution nouvelle à la compréhension du fascisme mussolinien.
- 0'00'00 : Intro
- 0'02'40 : Contexte des années 1920
- 0'07'11 : Une force catholique en face des fascistes ?
- 0'09'46 : Irrédentisme de D'Annunzio
- 0'13'13 : Itinéraire intellectuel de Mussolini - ses lectures.
- 0'27'19 : Des syndicalistes qui s'intéressent à l'Etat ?
- 0'41'16 : La religion du fascisme
- 0'53'28 : L'antisémitisme sous le fascisme
- 1'02'40 : Est-ce que le culte de Mussolini n'est-il déjà pas anticatholique ? L'Eglise n'est-elle pas la fossoyeuse de la démocratie italienne ?
- 1'11'30 : Le rapport du fascisme à la monarchie
- 1'14'22 : La république de Salò
- 1'20'47 : Le retournement de Mussolini sur le concept de race et la politique antisémite
- 1'28'29 : Opposition entre fascistes et catholiques sur la jeunesse
- 1'30'58 : Outro


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Le roman national ment. L'identité française ne résulte pas de l'alliance de la bravoure gauloise et de l'administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n'a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n'a pas seulement été chrétienne. Le roman national ment. Par omission. Par oubli.
Pacôme Thiellement fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même l'exposé est aussi rigoureux que possible possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas cette Histoire de France, écrivez la vôtre.
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Benoit Bohy-Bunel, au travers d'une lecture serrée de l'ouvrage de Heidegger Être et temps, nous en propose une interprétation matérialiste. Il s'avère que la dualité être/étant pourrait renvoyer, sur le plan économique, à la dualité valeur/valeur d'usage. Mais il s'agit alors de la valorisation nationale allemande, en temps de crise : de ce fait, Heidegger proposerait un anticapitalisme tronqué, et fétichisé.
Le thème de la "dictature du On", selon cette perspective, apparaît comme un thème fondamentalement antisémite. Heidegger, dès 1927, serait déjà non seulement antisémite, mais aussi bourgeois.
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La scène intellectuelle française s'apprête à vivre un moment de rupture. Pour la première fois, deux figures aux trajectoires radicalement opposées acceptent de se confronter publiquement. D'un côté, Alain Soral, essayiste connu pour son anti-sionisme radical. De l'autre, Serge Federbusch, éditorialiste et historien, portant une voix patriote de confession juive.
Ce débat dépasse la simple joute verbale. Il révèle une fracture profonde qui traverse aujourd'hui le camp patriote français. Tandis que la presse observe une division croissante entre le soutien inconditionnel à Israël et une ligne souverainiste stricte, ce face-à-face expose les racines du conflit. L'enjeu est de déterminer si la politique étrangère française répond encore aux intérêts de la nation.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'50 : Soral assume sa judéophobie
- 0'25'06 : Le CRIF pèse sur la France
- 0'38'00 : Soral conteste l'allégeance
- 1'01'00 : Israël instrumentalise Hamas
- 1'24'00 : Le CRIF domine la politique
- 1'35'30 : L'Europe détruit l'industrie
- 1'52'33 : Conclusion
Un débat animé par Mike Borowski.
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Il y a deux sortes d'émissions littéraires : la mauvaise, et la bonne.
La mauvaise est celle d'Augustin Trapenard qui reçoit le gratin de Grasset, ces auteurs subventionnés par la maison Bolloré, moins communément appelée Louis Hachette Group.
La bonne, c'est Des Paluches et des Bouquins, une émission discrète qui s'adresse aux vrais écrivains, pas aux auteurs-journalistes de cour qui vendent la soupe oligarchique, tiède et sans goût, parfois empoisonnée.
Avec Soral sur les Paluches, on cause (beaucoup) cinéma, édition, féminisme, antiracisme, élection, oligarchie, justice, Le Pen, censure, jeunisme, humour, Cloclo, BHL, Ciel, procès, boxe, exil, trahison, réalisme, France.
"Je suis quelqu’un qui est né sous une bonne étoile, même si elle n’est pas à six branches". Le ton est donné.
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Figure intellectuelle passée de Pierre Bourdieu à Pierre Nora, Nathalie Heinich prend régulièrement position sur les sujets brûlants du débat public. Contre le mariage pour tous, contre le néo-féminisme, contre l'islamo-gauchisme, contre le wokisme, elle prend parti, signe des tribunes, lance des observatoires.
En 2025, elle publie aux éditions Gallimard Penser contre son camp, un essai dans lequel elle revendique la liberté de s'opposer aux idées du milieu progressiste dont elle se revendique pourtant encore.
Ses prises de position, souvent situées à contre-courant de la gauche dite "radicale", sont ici au cœur d'un échange franc avec l'écrivain et essayiste François Bégaudeau, qui incarne une des formes de la gauche à laquelle elle s'oppose.
Émission "L'Explication", animée par Aude Lancelin.