Les non-conformistes des années trente. Avec Alain de Benoist, Olivier Dard et Laurent Gayard sur TV Libertés.


(0)
2034 Vues
0 commentaire
06.2015

Retour sur un courant intellectuel foisonnant, emmené par des jeunes gens en révolte qui avaient 25 ans autour de 1930 : Robert Aron, Maurice Blanchot, jean de Fabrègues, Alexandre Marc, Thierry Maulnier, Emmanuel Mounier, Denis de Rougemont, etc.
Bien que d'origines idéologiques diverses, on les voit alors collaborer aux mêmes revues, parler le même langage et partager le même projet de renouvellement de la pensée politique française en face de ce qui leur apparaissait plus largement comme une "crise de l'homme".
Un sujet peu abordé, qui méritait une étude plus approfondie.

Émission "Les idées à l'endroit" n°5, animée par Alain de Benoist.

Management et imaginaire social. Avec Jean-Pierre Le Goff à l'Université de tous les savoirs.


(0)
1719 Vues
0 commentaire
18.05.2000

Le management se présente volontiers comme une simple activité visant à améliorer l'efficacité, la productivité et la qualité dans la production de biens et de services, mettant en oeuvre des outils et des techniques qui se veulent de simples instruments.
L'examen des discours et des outils managériaux montre, s'il en était besoin, que le management va bien au-delà de la dimension pragmatique et fonctionnelle dont il se réclame : il dresse un tableau chaotique des évolutions du monde dans tous les domaines, développe une conception de l'homme nouveau adapté à ces évolutions, et véhicule la représentation d'un pouvoir qui effacerait les liens de subordinations pour laisser la place à un collectif horizontal tout entier organisé en réseau.
Ces représentations ne concernent pas seulement l'entreprise, mais elles sont symptomatiques de la décomposition d'un imaginaire qui s'est développé avec l'industrie et qui est aujourd'hui en crise. L'inflation du discours managérial, de ses thèmes et de ses outils, dans l'ensemble des sphères de l'activité sociale accompagne une modernisation qui "tourne à vide" et cède aux pressions de l'idéologie libérale.

Enjeux et conséquences du Traité transatlantique. Avec Michel Drac et Alain de Benoist chez E&R à Nantes.


(0)
1659 Vues
0 commentaire
07.03.2015

C’est un niveau d’alerte sans précédent que le Traité transatlantique actuellement négocié à huis clos loin des citoyens comme des États, fera franchir à l’ensemble des pays d’Europe, s’il est ratifié. En faisant, plus que jamais, planer l’ombre d’une bérézina ultra-libérale sur la vision idyllique de l’immense zone de libre-échange qui doit permettre, entre les deux continents, une liberté de circulation totale des hommes, des capitaux, des services et des marchandises. 
Comment ignorer, en effet, que d’abord c’est  la protection du consommateur mais aussi des entreprises d’Europe, étendue aux domaines environnemental, sanitaire, salarial, etc., qui volera en éclats, chassée du dispositif légal par des normes américaines nettement moins contraignantes ? À telle enseigne que les multinationales obtiendront désormais le droit de traîner en justice les États nationaux dont elles jugeraient la législation nuisible à leurs intérêts. 
Et si le prix du libéralisme à tout crin était la perte de la souveraineté nationale désormais soumise à la toute-puissance des marchés financiers ? Que représente exactement la mondialisation sinon le stade suprême de l’hégémonie du Capital ? Quant à la "gouvernance", prétendu modèle de management, ne donne-t-elle pas le moyen de diriger les États… en tenant le peuple à l’écart ? 
Dans cette conférence passionnante, Alain de Benoist et Michel Drac exposent avec une remarquable clarté ces enjeux cruciaux et les dangers qu’ils annoncent.

L'histoire du citoyen. Avec Jean de Viguerie à l'école Saint-Bernard de Bailly.


(0)
1993 Vues
0 commentaire
09.05.2015

Le citoyen, sujet de cette conférence, est la créature de la Révolution française.
Il est l'être nouveau. Les manuels de droit l'ignorent. Il est encore sous nos yeux. Il ne se reproduit pas lui-même. C'est l'éducation nationale qui le reproduit. Il est armé depuis sa naissance. Aux armes citoyens est sa devise. Il combat pour les Droits de l'homme, prend la Bastille, renverse le trône, fait inlassablement la guerre aux rois, aux empereurs et aux dictateurs. Il fournit en victimes les grandes tueries des guerres contemporaines. Il est républicain depuis l'instauration de la République en 1792, et ne peut pas ne pas l'être, s'identifiant à une république qui n'est pas un régime politique, mais un mythe, une idéologie, des valeurs.
Si la République disparaît, il travaille sans relâche à son retour et la fait revenir. C'est le cas par exemple en 1875 et en 1945. Si la République a des ennemis intérieurs vrais ou supposés, il les accable de sa vindicte. Il les tue. Il tue les prêtres réfractaires en septembre 1792, et les Communards en 1871.
Aujourd'hui sa vindicte est la même, mais sa mission a changé. Il ne fait plus la guerre aux nations étrangères. Il a été désarmé. Sa nouvelle mission consiste à promouvoir la diversité. Dans ce nouveau combat il mobilise avec lui la société toute entière. L'entreprise, la banque, les équipes sportives, les actions humanitaires, tout doit être citoyen. C'est encore un combat. Le citoyen ne doit jamais cesser de combattre.
Il est dans la servitude et ne saurait l'accepter s'il ne votait pas, mais il vote et on le fait voter de plus en plus. Le scrutin l'aide à vivre en lui procurant l'illusion de la liberté.

La dimension institutionnelle de la crise. Avec Alain Supiot à l'espace Les Champs Libres à Rennes.


(0)
1724 Vues
0 commentaire
15.10.2010

A l’occasion du colloque Emmanuel Mounier, Alain Supiot aborde la dimension institutionnelle de la crise que nous traversons.
Il remarque en effet que le libéralisme classique avait conscience de la primauté du droit dans l'organisation de l'ordre marchand, a contrario de l'ultralibéralisme aujourd'hui en vogue.
C'est ce renversement de hiérarchie qui est ici analysé, dans ses causes et dans ses conséquences.

L'idéologie du progrès. Avec Alain de Benoist, Frédéric Rouvillois, Olivier Rey et Gaultier Bès sur TV Libertés.


(0)
2308 Vues
0 commentaire
03.2015

L’idéologie du progrès, nouvelle religion des temps modernes ?
Vaste sujet qui tourmente nos sociétés depuis des dizaines d’années et en particulier depuis le XVIIIe siècle avec les Lumières…
C’est donc du progrès que traiteront Alain de Benoist et ses invités au cours de la troisième livrée des Idées à l’endroit, l’émission des idées philosophiques et politiques de TV Libertés.

Comment combattre la bêtise ? Avec Bernard Stiegler pour l'association Présence et Action Culturelles à Bruxelles.


(0)
1744 Vues
0 commentaire
08.05.2012

Avec son ouvrage "Etats de choc - Bêtise et savoir au XXIème siècle", Bernard Stiegler poursuit son oeuvre philosophique, s'efforçant de penser les aspects et enjeux des mutations actuelles portées par l'évolution technologique.
Il part d'un constat : la brutale accélération de la mutation, dont les signes autour de nous sont nombreux - crises financières, perte de souveraineté des Etats endettés, perte de crédibilité politique, crise de l'éducation, ... Avec l'autonomie des Etats est attaquée l'autonomie du sujet. La raison est sapée par la rationalisation à outrance. Les esprits sont prolétarisés.
Comment alors combattre la bêtise qui reprend ses droits ?

Les grandes questions de notre temps. Débat entre Eric Zemmour et Michel Onfray pour Le Point à Nice.


(0)
1908 Vues
0 commentaire
05.06.2015

À chaque sortie médiatique, Eric Zemmour et Michel Onfray déchaînent la polémique... Ils n'hésitent pas à pourfendre les idées reçues, à attaquer les puissants, à déboulonner les idoles, bref à faire réfléchir ceux qui prennent la peine de les écouter ou de les lire.
Mais qu'ont-ils en commun ? Partagent-ils les mêmes idées sur l'Europe, le capitalisme, l'identité nationale, la place de l'État, la réforme des programmes scolaires, bref les problèmes contemporains qui assaillent la France ?
Dans le cadre du Salon du livre de Nice, Franz-Olivier Giesbert réunit le journaliste et l'essayiste pour un débat sans tabou pendant lequel ils confrontent leurs points de vue et le diagnostic qu'ils posent sur les maux dont souffre notre pays.

Les impostures intellectuelles dans les sciences humaines. Par Jean Bricmont à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


(0)
1920 Vues
0 commentaire
14.10.2004

Jean Bricmont explique ici l’évolution des idées postmodernes, en évaluant de façon critique les différents arguments en présence, et en tentant de préciser la situation actuelle du débat autour des Impostures intellectuelles.

Partages et repartages du monde à l'époque des 1e et 2e guerres mondiales. Avec Annie Lacroix-Riz au séminaire "Marx au XXIème siècle".


(0)
2020 Vues
0 commentaire
14.02.2015

L’impérialisme, stade suprême du capitalisme : toutes les époques de crise présentent les mêmes caractères économiques et politiques (mouvement de concentration du capital, impérialisme virulent, extrême violence dans les rapports politiques et sociaux, renforcement de la propagande, corruption exacerbée).
C'est à l'aune de ce postulat marxiste-léniniste qu'Annie Lacroix-Riz tente de comprendre les rivalités inter-impérialistes dans la première moitié du XXe siècle qui aura vu par deux fois les grandes puissances s'affronter dans un conflit mondial.

Les statistiques font-elles la loi ? Avec Alain Supiot sur France Culture.


(0)
1592 Vues
0 commentaire
14.05.2015

"Un gouvernement par les règles mais pas par les hommes" : tel était l’idéal de la cité grecque et demeure au-delà, l’horizon de toute démocratie. Mais les règles, que sont-elles au juste ? Elles sont certes faites par les citoyens mais en retour elles donnent corps au socius en le représentant. C’est ce qui fait la référence dogmatique du droit. 
Mais voici que le gouvernement est tenté de radicaliser cette dimension impersonnelle en substituant aux hommes des instruments "objectifs" de mesure, comme des statistiques ou des algorithmes.
C’est cette dérive qui menace aujourd’hui les institutions du droit, et c’est ce que dénonce l'ouvrage "La Gouvernance par les nombres" d'Alain Supiot, invité de l'émission.

Emmission "Esprit de justice", animée par Antoine Garapon.

L'anglais, support de la pensée unique ? Avec Claude Hagège à Rouen.


(0)
2468 Vues
0 commentaire
2013

Est-ce qu'une langue change notre vision du monde ? C'est le thème central du dernier ouvrage du linguiste Claude Hagège : "Contre la pensée unique".
Avec lui, nous allons essayer de comprendre comment se forme une pensée unique et pourquoi, selon lui, il faut s'y opposer. "Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée" écrit-il. Une pensée serait donc strictement liée à l'usage d'une seule langue et elle pourrait façonner nos esprits. La richesse de la pensée passe-t-elle par la diversité des langues ? La langue française peut-elle résister à la pensée unique ?
Or, comme l'anglais est la langue de communication la plus couramment utilisée aujourd'hui, cette langue serait-elle le vecteur de la pensée unique ?