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Quel est le vrai visage de l’homme ? Notre humanité chamboulée se pose plus que jamais la question de ses limites, de sa liberté et de son identité.
Telle est en tout cas la question à laquelle le philosophe Rémi Brague se charge de répondre en mettant en exergue la vision chrétienne de l'homme face à des idéologies telles que le transhumanisme ou le relativisme.


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La démarche de Loïc Chaigneau est d'ordre philosophique dans une optique d'éducation populaire : la défense, a priori peu originale, mais plus que jamais nécessaire, du rapport Hegel-Marx et par là, du matérialisme dialectique et historique.
Une mise au point nécessaire pour continuer la lutte politique en gardant les idées claires.


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Fort d'un travail approfondi sur les théories architecturales renaissantes et classiques ainsi que sur l'architecture humaniste, Pierre Caye affirme que si Le Corbusier a voulu définir la maison comme une machine à habiter, il n'y a rien de mécanique ni d'exclusivement moderne dans cette définition.
La conception machinique de l'architecture est déjà clairement présente dans le De architectura de Vitruve. On peut définir la machine simplement, à la façon des encyclopédistes, comme un dispositif qui économise la force et le temps. Cette définition s'applique à l'architecture comme à tout type de machine à travers l'histoire des techniques. Simplement, les notions de temps, de force, voire d'économie se révèlent ambiguës et ne revêtent pas le même sens selon les différents types de machines. C'est à la signification que donne à ces termes la machine eurythmique, fondée sur l'harmonie linéaire, qui caractérise l'architecture à l'âge humaniste et classique, que s'attache cet exposé.


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C'est en compagnie du critique littéraire Juan Asensio que nous revenons, à l'occasion de sa nouvelle et récente adaptation cinématographique par Denis Villeneuve, sur le livre de science-fiction qui est très probablement le plus connu au monde. Dune, premier volet de la saga de Frank Herbert, est en effet un livre-monde qui permet des lectures multiples.
Eternels enjeux de pouvoir, révolte des humains contre les machines pensantes, messianisme et millénarisme : autant de thèmes qui sont abordés ici et donnent une idée de la richesse de cette oeuvre.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault : tels sont certainement des noms qui résonnent à l'oreille de nos contemporains. Et il s'agit, en effet, des philosophes les plus connus d'un courant de pensée que l'on peut raisonnablement qualifier de "déconstruction".
Toutefois, loin de se limiter à l'étude de ces trois figures, le dernier livre de Baptiste Rappin Abécédaire de la déconstruction aborde également les idées et les concepts développés par Maurice Blanchot, Roland Barthes, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Giorgio Agamben, Judith Butler et par bien d'autres encore.
C’est le succès rencontré par la déconstruction dans les milieux intellectuels, tant à l'Université que dans la sphère politico-médiatique, qu'il s'agit de comprendre afin de le combattre.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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Qui était Jésus-Christ, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait ? Telles sont les trois questions auxquelles tente de répondre Roland Hureaux. S'appuyant largement les quatre évangiles canoniques - Matthieu, Marc, Luc et Jean -, mais également le Testament juif et les autres textes du Nouveau Testament, il nous présente une image précise de la personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.
Historien, il a nourri son récit d'une évocation approfondie du contexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cette connaissance, il s'appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus.
Ne faut-il pas prendre au sérieux l'appellation de Fils de David, et donc de roi des Juifs ? Paul n'aurait-il pas rencontré le Christ ? Les Pharisiens n'étaient-ils pas d'autant plus hostiles à Jésus qu'ils en étaient proches ? Comment apprécier le rôle des femmes dans l'entourage de Jésus ? Quelle fut en définitive la mécanique politique implacable qui conduisit à sa mort ?
Une approche inédite et originale.


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Helléniste franco-italien reconnu, Luigi-Alberto Sanchi vient nous présenter une anthologie de la littérature grecque d'Homère à Justinien dont il a dirigé l'édition.
Parcourant treize siècles de littérature, il revient sur les différentes époques et auteurs qui se succèdent et dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien.


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Plus qu'aucun autre pays européen, la France fait usage de ses forces armées, engagées sans relâche dans des "opérations extérieures" au long cours dont il est parfois difficile de discerner la cohérence d'ensemble. En tête des institutions préférées des Français, qui voient en elles une valeur refuge dans une société désorientée, les Armées ont vu disparaître le climat d'antimilitarisme des années 1970. Mais l'opprobre n'a pas été remplacé par une meilleure compréhension de ce qui guide l'action de guerre.
Or la remise en cause, violente, du cadre des relations entre les États, et désormais des structures mêmes de nos sociétés, nous impose de comprendre. Elle commande de penser la stratégie, et d'approcher ce que signifie être et agir en homme de guerre : pas seulement en militaire, mais bien en citoyen face aux périls menaçant sa Nation, en être humain face à l'inéluctable tragédie de la Politique.
Un monde nouveau émerge, dans les fracas du terrorisme et de la guerre économique, au rythme de "crises" protéiformes. Pour nous, Français, ce monde neuf nous projette paradoxalement vers des horizons anciens, où se pose la question de la survie, et où la victoire est parfois le seul chemin vers la paix. Mais pour y parvenir, il nous faudra toutefois nous montrer capables à nouveau de penser, et de faire la guerre.
Émission du "Libre Journal de la crise", animée par Laurent Artur du Plessis.


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Il est un magistère répandu de nos jours, c'est la pensée système du complotisme. Celle-ci, poussée jusqu'à sa simplification, relève d'une idéologie de type Star Wars avec d'un côté les méchants diaboliques de l'Empire et de l'autre les gentils résistants injustement opprimés. Dans une telle vision fantasmée, les causes profondes et superficielles sont souvent mêlées.
Qu'en est-il alors de la récente polémique du #QUI qui aura vu le général Dominique Delawarde interrompu en direct et mené une militante politique -Cassandre Fristot- au tribunal : complotisme mal assumé ou question légitime ?
L'on peut ensuite élargir la question et tenter de comprendre le ré-agencement de la droite nationale française autour du probable futur candidat Eric Zemmour : assiste-t-on à un rassemblement logique ou à une tentative de mise au pas d'une France en colère ?
Ancien président du Front National de la jeunesse, essayiste nietzschéen, Julien Rochedy débat de ces questions avec l'historien des religions musulman Youssef Hindi.


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De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l’engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives.
Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?
Émission "Médecine au carrefour des sciences", animée par José Cohen et Philippe Grimbert.


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Autour de la grande "déesse néolithique", du dieu-Taureau et du "culte des ancêtres" dans les premières sociétés agricoles du Néolithique, l'anthropologue Alain Testart reprend les données fournies par l'archéologie pour penser l'un des tournants majeurs de l'histoire humaine, à savoir la révolution Néolithique qui aura vu les sociétés de la préhistoire passer aux sociétés agricoles.
Émission "Le Salon noir", animée par Vincent Charpentier.


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Si les grands écrivains sont tous morts, que dire des vivants ? Et que dire aussi de la tendance un peu faciel qui consiste à diagnostiquer une littérature en déclin ? Relève-t-elle de l'exigence anachronique ?
Car si écrire reste, pour les écrivains, un devoir moral d'exprimer une idée plus qu'un métier, il faut prendre garde de ne pas ériger les monstres sacrés du genre en absolus, en êtes désincarnés uniquement porteurs d'un projet esthétique original.
C'est l'histoire, seul arbitre impartial, qui a opéré et opérera une sélection, et nous sommes tributaires de cette erreur de perspective qui nous donne l'impression que les siècles précédents sont constellés d'écrivains de génie et que la médiocrité, voire le talent moyen, y étaient absents.
Le déclin ne sera jamais qu'une manière pessimiste, assez peu originale et plutôt bien partagée, d'envisager le destin de la littérature.
Émission "Contretemps", animée par Paul Ducay.