Le sceptre et la plume : politique et littérature de la Renaissance à nos jours. Avec Bruno de Cessole au Centre Universitaire Méditerranéen à Nice.


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17.01.2024

La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.

Avant qu'il ne devint le Duce. Avec Damien Bigini sur Méridien Zéro.


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02.2026

Au lendemain de la déroute électorale des Faisceaux de Combat aux élections législatives de novembre 1919, Benito Mussolini envisage résolument d'abandonner la politique. L'individualiste nomade, "l'aventurier de tous les chemins" n'aurait, en définitive, pas sa place dans les joutes électorales d'un parlementarisme qu'il n'a, au fond, jamais cessé de haïr.
Avec Avant qu'il ne devînt le duce, Emilio Gentile nous fait découvrir un homme méconnu, le Mussolini pré-fasciste et primo-fasciste. Instituteur socialiste étouffant dans le cadre provincial romagnol, journaliste républicain, francophile et jacobin, militant socialiste maximaliste, celui qui n'est pas encore le duce est avant tout un esprit enfiévré convaincu qu'il ne trouvera la paix qu'en remodelant destin de l'Italie, du monde ouvrier, et de l'Europe.
Une ambition qui le mènera à d'innombrables revirements et recompositions politiques, et non des moindres !

Émission "La Méridienne", animée par Pascal Lassalle, Arnaud Naudin et Wilsdorf.

La révolution portugaise (1974-75), entre léninisme putschiste et mouvement apartidaire. Avec Charles Reeve pour Sortir du capitalisme.


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2025

Le 25 avril 1974, la Révolution des Œillets met fin à près de cinquante ans de dictature fasciste au Portugal. À l'affut de ce qui va se jouer dans cette partie de la péninsule ibérique, voisine de l'Espagne franquiste, les libertaires des années 68 y décèlent l'émergence d'un socialisme spontané, auto-organisé et "apartidaire".
Un demi-siècle plus tard, Charles Reeve, témoin et acteur (occasionnel) des événements, nous donne une analyse de la révolution portugaise et de ses dynamiques, des stratégies d'entrisme dans l'institution militaire aux luttes populaires de base, du pays fatigué de ses guerres coloniales jusqu'à sa jeunesse et ses travailleurs poussés à l'émigration et à l'exil.

Une émission animée par Armel Campagne.

La vraie nature du fascisme. Avec Lucien Jaume à la Nouvelle Action Royaliste.


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03.06.2026

Depuis plus d'un siècle, le mot fascisme est employé pour fustiger tout régime autoritaire ou dictatorial, alors qu'il ne s'applique en fait qu'à un pays et à une époque particuliers. Même les historiens les plus chevronnés font pour la plupart l'impasse sur la fabrique intellectuelle, par Mussolini en personne, d'une vision de l'homme et de la société dont on ne trouve l'équivalent nulle part dans l'Europe de l'entre-deux-guerres.
Militant d’extrême gauche et adepte du syndicalisme révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, cet autodidacte s'est projeté dans un nationalisme et un bellicisme forcenés durant le conflit.
Farouchement hostile au libéralisme politique et économique, il prône une révolution par le haut, c'est-à-dire par l'État devenu tout-puissant et les institutions afin d'établir un ordre "totalitaire". L'encadrement rigoureux de toute la population, de la naissance jusqu'à la mort, et la répression des oppositions sont au fondement d'une révolution culturelle dont même Mao Zedong n'a jamais rêvé. On idolâtre la guerre pour elle-même, on exalte le "futurisme" pour mieux rompre avec le monde d'avant car le fascisme se veut un modernisme.
Lucien Jaume, en s'appuyant sur les textes et les discours du régime, parvient à pénétrer dans les arcanes d'une pensée complexe mais cohérente. En contrepoint des études purement historiques, il apporte une contribution nouvelle à la compréhension du fascisme mussolinien.

 - 0'00'00 : Intro
 - 0'02'40 : Contexte des années 1920
 - 0'07'11 : Une force catholique en face des fascistes ?
 - 0'09'46 : Irrédentisme de D'Annunzio
 - 0'13'13 : Itinéraire intellectuel de Mussolini - ses lectures. 
 - 0'27'19 : Des syndicalistes qui s'intéressent à l'Etat ?
 - 0'41'16 : La religion du fascisme
 - 0'53'28 : L'antisémitisme sous le fascisme
 - 1'02'40 : Est-ce que le culte de Mussolini n'est-il déjà pas anticatholique ? L'Eglise n'est-elle pas la fossoyeuse de la démocratie italienne ?
 - 1'11'30 : Le rapport du fascisme à la monarchie
 - 1'14'22 : La république de Salò
 - 1'20'47 : Le retournement de Mussolini sur le concept de race et la politique antisémite  
 - 1'28'29 : Opposition entre fascistes et catholiques sur la jeunesse
 - 1'30'58 : Outro

Sur les traces d'un pays disparu : la RDA. Avec Nicolas Offenstadt pour Science Action Normandie.


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28.11.2019

Disparue en 1990, la République Démocratique Allemande continue de marquer les mémoires et les paysages. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui, plus de trente ans après sa disparition ?
L'historien Nicolas Offenstadt explore les traces multiples laissées par ce "pays disparu" : souvenirs des habitants, objets du quotidien, lieux abandonnés. À travers une enquête historique et sensible, il interroge la manière dont la mémoire de la RDA éclaire les tensions politiques et identitaires de l'Allemagne contemporaine.

50 ans de guerre de l'information. Avec Christian Harbulot pour l'Ecole de guerre économique.


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2026

La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.

Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.

Les parts d'ombres de l'Histoire. Avec Eric Branca sur Tocsin.


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01.2026

Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.

La résistance noire dans les années 60 : de la non-violence à l'insurrection. Avec Sylvie Laurent au Musée du quai Branly.


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24.09.2014

Historienne et politiste, spécialiste de la société américaine et des questions raciales, Sylvie Laurent exposer l'un des débats les plus fondamentaux du mouvement des droits civiques des années 1960 : celui de la violence comme outil de résistance politique.
Loin de l'opposition caricaturale entre un Martin Luther King Jr. apôtre de la paix et un Malcolm X chantre de l'insurrection, elle montre que ce dilemme moral s'ancre dans une tradition intellectuelle afro-américaine bien plus ancienne, remontant aux luttes abolitionnistes, et que les figures majeures du mouvement ont toutes été traversées par cette tension irrésolue entre la persuasion morale et la résistance armée face à l'oppression.