Barbarossa, une guerre totale. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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09.2019

Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d'année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n'est tirée qu'à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale  puisque, de quelque façon que l'on considère le problème, l'échec de l'opération va enlever à l'Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial.
Dans un premier temps, Jean Lopez revient sur les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d'isoler l'opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l'Allemagne nazie.
Ensuite, dans un second temps, Jean Lopez s'arrête sur la dimension absolue et totale, de ce conflit. Nous naviguons d'un camp à l'autre et voyons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l'échec de l'Allemagne et la victoire russe.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Les influences nazies du management moderne. Avec Johann Chapoutot sur France Culture.


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08.01.2020

Professeur d'histoire contemporaine, et après s'être intéressé en détail au régime nazi, Joahann Chapoutot revient avec Libres d'obéir : le management, du nazisme à la RFA (Gallimard, 2020), où il s’intéresse en particulier aux méthodes de la Menschenführung, qui traduit et germanise le terme américain de management.
Car le management, du nazisme à la mondialisation, est bien l'art de produire le consentement et l'illusion d'autonomie chez des sujets aliénés. Et s'il ne dresse pas un réquisitoire contre le management et s'il ne dit pas non plus qu'il s'agit d'une invention du IIIe Reich, Johann Chapoutot souligne une certaine continuité entre les techniques d'organisation du régime nazi et celles que l'on retrouve aujourd'hui au sein de l'entreprise, en atteste la condamnation récente de l'entreprise France Télécom et de ses trois ex-dirigeants pour "harcèlement moral institutionnel".
À l'heure du virtuel et d'une croissance tournée vers la production mondiale effrénée, où le travail, entre burn out et bullshit jobs, semble ne plus avoir de sens, Johann Chapoutot montre que les nazis apparaissent finalement comme l'image déformée d'une modernité devenue folle, traitant des personnes comme de simples facteurs de production sous des apparences de bien-être et de bienveillance au travail.

Émission "La Grande table idées", animée par Raphaël Bourgois.

Nazisme et capital. Avec Johann Chapoutot pour La France insoumise.


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12.12.2017

L'élection d'Emmanuel Macron a démontré la capacité des milieux d'affaires à se mobiliser, financièrement, idéologiquement et médiatiquement, pour imposer leur champion dans le champ politique. Analysé par Jérôme Sainte-Marie comme le candidat de le "réunification de la bourgeoisie", cet épisode illustre la nécessité de s'interroger sur les liens existant entre le capital et le pouvoir politique, d'abord par un détour de l'histoire.
Daniel Guérin (1904-1988), en son temps, posa la question des rapports entre capital et politique dans son livre pionnier Fascisme et grand capital. Ici, c'est l'historien Johann Chapoutot qui interroge plus spécifiquement les relations entre le nazisme et le grand capital dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres.

Une conférence prononcée au Mardi de l'Insoumission avec pour thème "Le capital a-t-il une politique ?"

Sun Yat-Sen, le père de la Chine moderne. Avec Aurélien Bréau au Cercle Aristote.


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04.11.2019

Sun Zhongshan ou Sun Yat-sen (1866-1925), est considéré comme le père de la Chine moderne aussi bien par le Parti Communiste Chinois de Mao Zedong ayant instauré la République Populaire de Chine sur le continent que par le Kuomintang de Jiang Jieshi et Tchang Kaï-Chek ayant proclamé la République de Chine sur l'île de Taïwan.
Sa figure représente aujourd'hui l'un des rares traits d'union restants entre les deux Chines et les célébrations entourant sa mémoire sont l'occasion de voir réunis des hommes politiques issus des deux régimes pour rendre hommage à cette figure de première importance de l'histoire contemporaine chinoise.
Retour sur la trajectoire et l'oeuvre théorique de celui dont l'action politique n'a débouché de son vivant qu'au renversement de la dynastie Qing en 1912, mais dont aussi bien le KMT que le PCC ont revendiqué après sa mort tant sa mémoire que sa pensée.

Une biographie de Kipling. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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12.09.2010

Né à Bombay, jeune journaliste à Lahore et à Allahabad, Rudyard Kipling évoque la vie des Anglais des Indes dans ses Simples contes des collines qui le rendent célèbre. Il sera le premier Britannique à recevoir le prix Nobel de littérature et le plus jeune lauréat dans l’histoire de ce prix. Trois quarts de siècle après sa mort, il continue de susciter les passions.
Chantre de l'impérialisme, convaincu de la supériorité des "nations civilisées" et des sahibs anglosaxons qui exercent leur domination sur l'Inde, il se prend de compassion pour les masses déshéritées du sous-continent indien, ces hindous et musulmans dont le rapide passage sur terre n'est que souffrance. Aux natives, il consacre son grand roman picaresque, Kim, autour de la route de liaison qui traverse l'Inde et sur laquelle se bousculent, chaque jour, toutes les ethnies et toutes les castes. Il adhère à l'une des rares loges maçonniques interraciales de l'Inde coloniale.
Grand voyageur aux multiples tours du monde, poète des paquebots et des traversées océaniques, l'un des premiers auteurs de science-fiction avec son récit sur l'aviation en 2065, il soutient que chaque être humain doit accepter, avec humilité, de marcher au rythme de son temps. Les précurseurs sont voués à être incompris de leurs contemporains – tel Paul de Tarse, l'un de ses héros, l'homme qui courait en tête.
Proche de l'Ancien Testament, plus proche de Jéhovah, Seigneur des armées, que de l'Agneau des Évangiles, il considère les Britanniques comme le nouveau peuple élu. Mais, au fil des tragédies qui l'atteignent, son regard sur le monde nest plus celui de l'homme d'action, mais du mystique. Dieu doit rester caché, car le chaos de l'univers est inintelligible à l'homme. Seul se manifeste Kismet, le petit dieu malin et ironique qui prend plaisir à désorganiser les destinées humaines...

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".

L'Allemagne nazie, la collaboration et l'épuration. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


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08.05.2019

Vaincue par l'Armée Rouge, l'Allemagne nazie capitule le 08 mai 1945. L'historienne Annie Lacroix-Riz revient sur cette période de l'histoire de la seconde guerre mondiale et aborde les questions de l'épuration et de la collaboration. C'est d'ailleurs de non-épuration dont il faudrait parler, tant le nombre de dignitaires nazis et d'industriels et financiers ayant collaborés ont été épargnés par les autorités américaines.
Annie Lacroix-Riz nous aide à en comprendre la raison, qui tient à des questions géopolitique visant à contenir, autant que possible, l'influence soviétique en Europe.

Émission "Les carnets de Comaguer".

Les violences policières à la Belle Epoque. Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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08.04.2016

L'historienne et sociologue Anne Steiner nous parle de la répression du mouvement ouvrier à la Belle Époque. Archives militantes, cartes postales... elle a reconstitué les grèves et manifestations du prolétariat du début du siècle dernier dans deux ouvrages qui servent de base à la discussion : Le Temps des révoltes, une histoire en cartes postales des luttes sociales à la Belle Époque (L'Échappée, 2015) et Le Goût de l'émeute : manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque (L'Échappée, 2012).

Émission "Les Amis d'Orwell".

L'extermination des juifs d'Europe. Avec Johannes Vogele et Paul Braun sur Radio Libertaire.


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2019

À l'occasion des 80 ans du déclenchement d'un conflit mondial qui permit au nazisme d'exterminer deux tiers des juifs d'Europe, cette série de deux émissions retrace, dans un premier temps, l'histoire du processus de destruction des juifs d'Europe à partir de l'ouvrage du même nom de Raoul Hilberg, et revient dans un second temps sur les origines de cette extermination : ses causes lointaines (notamment l'antisémitisme) et immédiates, sa spécificité et sa comparaison avec d'autres crimes de masse. 
En effet, cette question a nourri d'innombrables débats entre historiens où les intentionnalistes, pour qui le génocide a été prévu et planifié, s'opposent aux fonctionnalistes, qui tentent de montrer que ce fut plutôt le fruit des circonstances.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.