Le conservatisme, une critique de la démocratie. Avec Olivier Dard sur France Culture.


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26.12.2018

Jusqu'à ces dernières années, rares étaient ceux à se réclamer ouvertement du conservatisme en France, en l'absence d'un parti conservateur identique à celui de nos voisins britanniques. Et les termes conservateurs et conservatisme restent plus fréquemment employés sur le mode péjoratif et offensif pour dénoncer des adversaires.
Alors, vieux jeu, réactionnaires ou ennemis du progrès : qui sont les conservateurs ? Comment cette doctrine a-t-elle évolué au cours de l'Histoire ? Que reste-t-il du conservatisme aujourd'hui ?
Olivier Dard fait le point sur l'histoire de ce courant politique souvent trop méconnu et caricaturé en France, et en essayant de comprendre les raisons de sa récente renaissance politique, mais peut-être surtout culturelle.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Anastasia Colosimo.

Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968. Avec Michelle Zancarini sur Radio Libertaire.


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2018

Les récits des violences comme les modes de prise de parole étudiante révèlent la place du féminin dans les événements de Mai 68. Au cours des longues grèves, l'occupation des usines délimite les territoires respectifs des hommes et des femmes et la définition des rôles reproduit la différence inégalitaire des sexes.
Mais parfois, les grèves d'ouvrières prennent un tour spécifique, tant par leurs revendications que par les réactions qu'elles suscitent au sein des syndicats et de la population masculine. Une nouvelle conscience de genre naît dans le combat pour l'émancipation sexuelle et pour la libéralisation de l'avortement.
Moteur de la contestation, le combat féministe pèse enfin sur le débat interne aux centrales syndicales. Au total, ce sont les relations entre genre et politique qui connaissent une mutation décisive au cours des années 1968 en France...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

D'Annunzio, un nationalisme italien. Avec Maurizio Serra sur France Culture.


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26.01.2019

Suite aux récentes passes d'arme entre les gouvernements italien et français, interprétées comme l'effet d'une surenchère nationaliste portée par des préoccupations de politique intérieure, il paraît opportun de s'intéresser à la figure d'un personnage majeur qui, autour de la Grande Guerre, a incarné avec un éclat sans pareil ce patriotisme porté jusqu'à la caricature, jusqu'à l'exaspération.
Cet écrivain, par son œuvre littéraire, qui a connu en son temps un grand rayonnement, mais aussi par son action politique, à la fois concrète et symbolique, a marqué en profondeur les sensibilités de l'autre côté des Alpes, tout en frappant d'étonnement l'Europe toute entière. Cet écrivain, c'est Gabriele D'Annunzio.
Maurizio Serra, diplomate, biographe et historien reconnu, en a récemment dressé le portrait dans son livre D'Annunzio le magnifique, en restituant à merveille un itinéraire hors du commun.
Certes, on lit moins D'Annunzio que naguère, mais son histoire flamboyante continue à résonner jusqu'aujourd'hui. Car elle charrie des aspirations, des passions que le temps écoulé depuis sa mort, survenue en 1938 au cœur du fascisme mussolinien, n'a pas éteintes.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

André Tardieu l'incompris. Avec Maxime Tandonnet pour la Revue Conflits.


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03.2019

Suite à la publication de sa biographie André Tardieu l'incompris (Perrin, 2019), Maxime Tandonnet, haut fonctionnaire et essayiste, nous rappelle le parcours d'André Tardieu, ministre à plusieurs reprises de différents gouvernements de la Troisième République, Président du Conseil et acteur de premier plan de la scène politique française de l'entre-deux-guerres.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

Histoire critique de l'antifascisme d'Etat (1936-1945). Avec Michael Seidman sur Radio Libertaire.


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2019

L'historien Michael Seidman a collecté des faits, qui n'ont rien de secret, pour nous obliger à regarder ce que beaucoup refusent de voir : l'existence de deux types d'antifascismes entre le début des Fronts populaires en France et en Espagne et la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe, qu'il définit comme "révolutionnaire" pour l'un, et "contre-révolutionnaire" ou "conservateur" pour l'autre, à rebours de la vulgate des antifascistes militants qui soutiennent que l'antifascisme serait uniquement de gauche et l'antifascisme conservateur un oxymore.
Pendant la guerre civile en Espagne, entre 1936 et 1939, l'antifascisme "révolutionnaire" a tenu le haut du pavé. Il identifiait les fascismes italien et allemand avec le capitalisme et s'opposait aussi aux gouvernements "progressistes" par les grèves, rébellions et actes de résistance au travail. L'antifascisme conservateur de Roosevelt, Churchill et De Gaulle, par contre, ne confondait pas, avant la naissance de l'Axe, le fascisme de Mussolini avec le nazisme de Hitler, et il sut, après guerre, composer avec le régime de Francisco Franco puisqu'il luttait contre le fascisme au nom du maintien d'un libéralisme économique et social.
Les antifascismes, révolutionnaire et conservateur, ont presque toujours privilégié la lutte contre les fascismes sur celle contre le communisme russe et rejeté le pacifisme né après la première guerre mondiale. Finalement, la tentative atlantiste de renouveler l'ordre européen a vaincu la tentative national-socialiste d'un ordre nouveau fondé sur une exploitation plus intensive du travail par l'encadrement autoritaire des ouvriers dans les usines et les camps de travail, qui aura poussé les travailleurs vers l'antifascisme étatique des Alliés.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Hitler et les artistes. Avec Johann Chapoutot sur Europe 1.


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23.03.2016

Quel a été le rapport des artistes au nazisme ? Et quelles furent les "caprices artistiques" d'Hitler ?
C'est en s'intéressant aux parcours de Leni Riefenstahl, mais aussi de ceux d'Arno Breker et d'Albert Speer, que cette épineuse question est traitée par l'historien Johann Chapoutot, grand spécialiste du IIIe Reich.

Émission "Au cœur de l'histoire", animée par Franck Ferrand.

La non-épuration en France. Avec Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques.


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17.09.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz se pose cette question dans son dernier ouvrage La non-épuration en France (Armand Colin, 2019) dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

Eclatement et reconstruction de la Russie depuis 1991. Avec Jean-Robert Raviot pour la Revue Conflits.


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04.2019

Le professeur de civilisation russe Jean-Robert Raviot retrace les causes de l'effondrement de l'URSS en 1991, choc géopolitique majeur, et la décennie noire des années 1990.
Après les tentatives de réforme des années 1980, l'URSS s'est effondrée sous le coup de son échec économique et du réveil des nationalités.
Le traumatisme des années 1990 explique en partie la politique russe d'aujourd'hui et la volonté de renouveau impérial.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.