Vivons-nous la fin de notre civilisation ? Avec François-Xavier Bellamy pour Le Courrier de Russie.


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09.06.2015

François-Xavier Bellamy, maire-adjoint de Versailles, agrégé de philosophie et professeur en classe préparatoire, nous propose une réflexion sur cette impression obsédante qui hante notre imaginaire : celle de l'effacement de la France et, plus largement, de notre civilisation.
Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Peut-on relier cette état de fait à la crise de transmission qui semble être l'une des traits les plus saillants de notre société ?

Le savoir comme fin en soi. Avec Normand Baillargeon pour les Affaires universitaires du Canada.


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02.2012

Normand Baillargeon ne compte plus ses livres. Il peut maintenant ajouter à sa bibliographie un manifeste bien ficelé en faveur d'une culture générale émancipatrice et contre-doctrinaire. Mieux vaut penser un programme d'enseignement dans un sens plutôt que dans l'autre ; parce que l'éducation est une arme qui libère autant qu'elle asservit.
L'anarchiste derrière le livre le dit : la culture est un objet problématique à circonscrire, c'est un "peu de tout, mais pas n'importe quoi". Évitons surtout les erreurs qui ont été commises dans le passé ; l'école s'éloigne de son dessein lorsqu'elle fait du dogme le contenu de son instruction.
Voilà pourquoi son livre, Liliane est au lycée, sied si bien dans la collection Antidote des éditions Flammarion.

Tradition sans traditionalisme ? Avec Dany-Robert Dufour, Philippe Simay et Marcel Gauchet sur France Culture.


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2004

Le diagnostic d'une crise de la transmission nous dispense souvent de définir exactement ce qui est transmis. Aveuglé par l'opposition usagée entre tradition et modernité, nous oublions ce que la tradition peut avoir de dynamique, et combien elle suppose de liberté (la réinvention, la réappropriation).
L'invocation de la tradition en symbole d'un passé perdu -de l'autorité, des pères, de la loi- la fige dans le traditionnalisme. Mais sans la fiction d'une origine dégradée, la tradition peut à l'inverse être comprise comme un processus qui met en jeu des allers-retours entre les générations.
Comment s'exerce ce mouvement aujourd'hui, alors que les liens inter-générationnels ont changé ? Quels sont les acteurs de la transmission des savoirs, de la mémoire, de la culture  ?
Face à de telles mutations, la philosophie peut choisir le ton apocalyptique, ou préférer l'analyse lucide du sens et des conditions du passage.

Émission des "Vendredi de la philosophie", présentée par François Noudelmann.

Transmettre, à quoi bon ? Avec François-Xavier Bellamy pour Espérance Nouvelle à Bruxelles.


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10.03.2015

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, une rupture inédite : une génération s'est refusé à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage.
C'est pourquoi il n'est pas de plus urgente ni de plus belle mission que de transmettre l'héritage culturel qui peut seul constituer pour l'avenir l'unité de notre pays, en même temps que la liberté de ceux qui y vivront.
Ce n'est pas le choc des cultures que nous devons craindre, mais le choc des incultures.

Qui sont les conservateurs ? Avec Eugénie Bastié au Café Philo de La Garde.


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14.09.2018

Alors que le mot "conservateur" était absent de notre vocabulaire, on parle de plus en plus des conservateurs français. Mais qui sont-ils vraiment ? Ne faut-il pas renoncer à des étiquettes qui n’ont peut-être plus guère de signification ?
Bien que le terme de "conservateur" semble avoir déserté le domaine politique, il est important de se rappeler que c’est un Français, Chateaubriand, qui l'a inventé au début du XIXe siècle avec son journal Le Conservateur qui fut publié de 1818 à 1820.
Qui est "réactionnaire" et qui est "conservateur" aujourd’hui ?
Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et co-fondatrice du magazine Limite, nous présente sa conception du conservatisme en répondant aux questions de Philippe Granarolo qui l’interroge successivement sur les quatre dimensions essentielles de ce courant que sont ses formes politiques, eligieuses, sociétales et écologiques.

La déséducation nationale, l'héritage de Bourdieu. Avec Anne-Sophie Nogaret au Cercle Res Communa.


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19.10.2018

Du côté des élèves : absentéisme chronique, incivilités, violences, désintérêt, communautarisme. Du côté des institutions : capitulations hiérarchiques, aveuglement idéologique, consignes de notation scandaleuses au baccalauréat.
Anne-Sophie Nogaret, enseignante, nous raconte l'effondrement récent du niveau de l'enseignement secondaire, résultat d'une politique éducative impulsée par Pierre Bourdieu.
Convaincus que l'autorité est une oppression et que la bienveillance, même si elle ne sert qu'à dissimuler la lâcheté, pourra leur éviter d'affronter une réalité dérangeante, les professeurs sont les victimes d'un système qu'ils font tout pour sauver.
Mais aujourd'hui, la cote d'alerte est dépassée et un seul terme résume ce qui est en train de se passer : un gigantesque naufrage.

Culture et contre-culture. Avec Jean-Louis Harouel au Cercle de l'Aréopage.


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15.10.2018

Jean-Louis Harouel nous présente une réflexion puissante sur les causes de la modernité artistique, mettant en évidence le caractère culturellement négatif à la fois de certains effets de la technique moderne et d'une partie non négligeable des processus idéologiques et sociaux à l'œuvre dans les sociétés égalitaires à haut niveau de vie de la seconde moitié du XXè siècle.
Soit, à partir de la culture, de l'art, de leurs vicissitudes présentes et de leur problématique avenir, une "lecture" lucide de nos démocraties techniciennes, égalitaristes et médiatiques, dans lesquelles les "mauvais coups" contre la culture se perpètrent bien souvent au nom du culturel, par une exploitation délibérée de l'actuelle polysémie du terme de culture.
Jean-Louis Harouel, pourtant, ne  se résigne pas à renoncer à l'espoir d'une réconciliation de nos sociétés avec l'art et la vraie culture, leur permettant d'y retrouver leur âme.

Ce que l'Europe doit à la Grèce et à Byzance. Avec Sylvain Gouguenheim sur StoriaVoce.


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01.12.2017

Une des questions les plus intéressantes que peut se poser l’historien dans ses recherches et dans son approche du temps, est sans nul doute celle de la transmission. Comment les sciences, comment la pensée, comment les arts se transmettent t’ils d’une époque à une autre ? Comment des idées, un ensemble de valeurs peuvent-ils traverser les âges et produire de nouveaux fruits, des années, des siècles, voire un millénaire après leur apparition ? Comment enfin, en dépit des crises des temps, des décadences, des forces contraires, “une flamme” se maintient-elle ?
Et si nous nous attardions sur le passage de la culture grecque dans le monde européen médiéval ? Longtemps, les études historiques ont privilégié l'idée que la Grèce est venue à nous par le monde arabe. Sans remettre en cause ce canal de transmission, quel rôle a aussi joué Byzance ? Quels furent les routes, les intermédiaires, les supports de cet univers qui fonde notre humanisme et, disons-le, notre civilisation ?

Une émission animée par Christophe Dickès.