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Dans le 3e tome de sa monumentale étude sur le temps et la technique, Le temps du cinéma et la question du mal-être, le philosophe Bernard Stiegler montre comment et pourquoi les dispositifs de production des symboles, qui relevaient jusqu'alors des sphères de l'artistique, du théologique, du juridique et du politique, sont désormais totalement absorbés et organisés par les industries culturelles qui contrôlent hégémoniquement ce qui nous constitue comme conscience : les flux temporels.
Dans son dernier ouvrage : Dieu, un itinéraire, le philosophe et médiologue Régis Debray, après avoir analysé systématiquement la genèse du monothéisme à travers les supports de son esprit et en mobilisant une immense documentation, s'interroge ainsi pour finir : "Que doit faire l'Ordinateur d'origine face aux ordinateurs tout court ? se transformer bien sûr... On peut attendre des réseaux de demain un e-God, just in time, commutable, à télécommande et sans copyright".
Ces deux approches, très différentes, mais qui partagent l'a priori d'une matérialité constitutive de l'esprit, reposent, en les éclairant d'un jour nouveau, la question des représentations, de l'aliénation des consciences, de la place et du rôle des techniques, et au bout du compte, la question de notre rapport au mal aujourd'hui.


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Pour ce deuxième numéro de Sécession, Julien Rochedy revient sur l’actualité du mois d'octobre mais aussi sur des sujets qui méritent approfondissement et réflexion.
Sommaire de l'entretien :
– 00:02:17 : Marseille et la Corse
– 00:14:00 : Réflexion sur l’ethnie et les civilisations
– 00:33:08 : Actualité politique (Buisson, Sarkozy, Marine Le Pen, Juppé)
– 00:45:21 : Gaullisme et pragmatisme
– 00:47:50 : Comment se faire respecter par l’UE
– 00:52:58 : Qu’est-ce que la gauche, et quelles sont les valeurs de droite ?
– 01:06:00 : Le libéralisme est de gauche
– 01:10:55 : A propos de Raphaël Glusckmann (et Léa Salamé)
– 01:17:00 : La France au défi de l’islam (Éric Zemmour)
– 01:27:17 : Trump et la campagne américaine
– 01:32:18 : Le grand tabou des intellectuels français
– 01:40:37 : Révélation et mise au point sur la Syrie
– 01:52:17 : Homosexualisme parisien


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C'est ensemble qu'Adrien Abauzit, avocat et conférencier, et Romain Guérin, poète, nous font partager leur amour de la grande littérature française.
Ces romans, bien évidemment, mais aussi ces essais, nombreux et d'une qualité toujours irréprochable, doivent nous pousser à lire et à nous réapproprier l'héritage culturel et spirituel qui est le notre.


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Notre cupidité, notre soif de massacre paraît sans fin. La puanteur de l’argent infecte nos vies.
Mais quand nous produisons un sonnet de Shakespeare, composons une messe en Si mineur, ou bataillons, au fil des siècles, aux prises avec la conjecture de Goldbach ou le problème des trois corps, nous nous transcendons.
Alors, en vérité, il n’est point de "plus grand prodige que l’homme".
À l'heure de l'éclatement des références culturelles, des ruptures entre les générations, nous reste-t-il la capacité de transmettre ces trésors et, plus que tout, le goût de l'effort nécessaire à leur appropriation ?


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Hannah Arendt était philosophe politique, élève de Heidegger et l'une des chefs de file de la réflexion politologique aux États-Unis, son pays d’adoption quand elle eut quitté l'Allemagne.
Ce séminaire introduit à la pensée et à la vie de cette femme exceptionnelle et, en même temps, controversée sur un certain nombre de points.


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Réunis pour parler de la crise de la transmission, les deux conférenciers ont su à la fois poser un diagnostic réaliste et évoquer des raisons d'espérer et de continuer à s'engager pour la défense de notre culture et de notre histoire.
Car nous devons garder à l'esprit que l'histoire et la culture sont nos biens les plus précieux. Ils constituent un capital bien particulier qui, à l'inverse des tous les autres, se multiplie en se partageant !
Il n’y a pas de fatalité : à nous de réinvestir le champ culturel, médiatique et l'enseignement afin de porter ce message.


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Françoise Bonardel s’interroge sur les finalités de la culture (identité, sagesse), et les raison qui ont mené au déclin du creuset culturel européen.
Ne pourrions nous pas imaginer une voie qui serait proprement européenne, où la renaissance spirituelle se déploierait à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, à mi-chemin entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée ?


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Philosophe, disciple de Husserl et de Heidegger, Hannah Arendt est d’abord connue en France pour Les Origines du totalitarisme, ouvrage majeur où elle remonte le fil de l’histoire de la modernité européenne et s’enquiert des éléments qui ont "cristallisé" pour aboutir au nazisme et au stalinisme. Elle s’impose désormais comme un penseur capital de la condition humaine.
Rebelle à tout étiquetage idéologique, elle sait penser ensemble l’aspiration au nouveau et le besoin de stabilité et de continuité historique.