Pour une théorie matérialiste du racisme. Avec Armel Campagne et Zaschia sur Radio Libertaire.


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01.2018

Le racisme, pour être bien compris, appelle une théorisation matérialiste comme fait social structurel, au-delà de l'antiracisme essentialiste du PIR et de l'antiracisme idéaliste, moral et réformiste des anti-racialisateurs (républicains de gauche et libéraux).
Le racisme peut alors être défini comme comme division inégalitaire, matérielle et idéologique de l’humanité en "races", construction sociales réellement agissantes.
Il est important également de présenter les écueils potentiels d'une telle approche : le réductionnisme idéaliste, qui absolutise "la race" comme un champ séparé du réel et comme principalement un fait de discours ; le réductionnisme économique, qui au contraire déduit "les races" des catégories du capital ; le fonctionnalisme, qui déduit les processus de racialisation par leur fonction dans la lutte des classes, oubliant complètement l'autonomie relative du racisme comme idéologie ; et enfin l'objectivisme intégral, faisant des groupes racisés des objets passifs du racisme, alors qu'il s’agit plutôt d'acteurs d’un rapport de pouvoir antagonique, éventuellement susceptibles de s'abolir en tant que "race" en abolissant le système raciste lui-même.

Émission "Sortir du capitalisme".

Mises au point, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, donne son opinion sur des points d'actualité, en essayant de les comprendre des points de vue historique et politique.

Le Colonel de La Rocque en connaissance de cause. Avec Pascal Ory et Serge Berstein à Répliques sur France Culture.


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28.06.2014

La ligue nationaliste des Croix-de-Feu du colonel de La Rocque est au coeur des polémiques sur l'existence d'un fascisme authentiquement français.
Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l'ennemi allemand, mais aussi contre les "ennemis de l'intérieur", communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l'extrême-gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène.
Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d'un coup d'Etat pour instaurer une dictature fasciste. En fait, La Rocque veut faire revivre l'Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l'honneur : leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique.
Après l'émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l'espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force.
En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son "mouvement" par le gouvernement Blum, puis s'intègre au système institutionnel en créant le Parti social français.
Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste parce qu'ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.
Alors : est-il encore possible de fascisme français après avoir pris en compte les éléments scientifiques du débat ?

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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16.05.2018

Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie : il devenait alors légal et moral de frapper et de tuer.
L'historien Johann Chapoutot nous montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

Une histoire des luttes des Afro-Américains. Avec Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2016

50 ans après les Black Panthers, les Afro-Américains continuent à se battre.
Après une introduction autour des enjeux actuels de la question noire aux Etats-Unis, Sylvain Quissol nous rappelle la genèse historique de la société capitaliste-raciste américaine et nous donne une histoire critique des mouvements et des luttes afro-américaines des années 1950-1970.
Aujourd'hui, quelles sont les perspectives en termes de luttes sociales, d'articulation entre luttes des racisés et luttes des classes, et d'émancipation ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Immigration et racisme : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, étudie ici la question raciale et les dynamiques migratoires. Un accent particulier est porté sur la compréhension des origines et de la réalité du racisme anti-blanc.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

La vraie actu de Michel Drac : S02E12.


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04.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose une analyse du manifeste attribué au terroriste ethno-nationaliste "blanc" responsable de l'attentat récent de Christchurch en Nouvelle-Zélande :
 - 00'25 : avertissement
 - 01'45 : un poème de Dylan Thomas
 - 02'50 : introduction
 - 05'30 : questions générales
 - 12'30 : un tueur sur la route
 - 16'50 : positionnement politique
 - 19'35 : pourquoi cette cible ?
 - 21'50 : le destin
 - 23'10 : l'idéologie
 - 24'25 : pourquoi une partie de la génération des Millenials est clairement facho
 - 28'15 : un appel à la radicalité violente
 - 32'00 : en arrière-plan, la crise du sens
 - 34'45 : la fin du modèle assimilationniste
 - 39'50 : frapper des ennemis de haut niveau
 - 40'15 : 25 ans pour gagner une guerre
 - 46'45 : mon opinion pour ce qu'elle vaut

L'antiracisme doit-il craindre la notion de race ? Avec Wiktor Stoczkowski à la Maison des Sciences de l'Homme des Alpes.


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09.10.2018

L'antiracisme moderne naquit après la défaite du nazisme, sous les auspices des organisations internationales nouvellement créées. Pour lutter contre le racisme, ces organisations ont décidé d'éradiquer la notion de races humaines.
Jusqu'au début des années 2000, la science apportait un soutien unanime à cette idée. En effet, la génétique des populations alors en vogue semblait démontrer que les races humaines n'existent pas. Mais la situation a changé au début du XXIe siècle, avec l'invention de nouvelles méthodes d'exploration du génome humain.
L'anthropologue Wiktor Stoczkowski présente, au cours de cette conférence, les résultats de ces différentes recherches, afin d'analyser leurs conséquences sociales, politiques et morales.