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On constate un durcissement de la répression contre la libre expression de propos contraires à l'idéologie qui sous-tend les sociétés occidentales, baptisés "discours de haine". Cette évolution a commencé à la fin de la deuxième guerre mondiale, et s'est développée dans les années 1970 en accumulant les sanctions contre les contrevenants.
Création de l'esprit occidental avec toutes les influences qu'il reçu au cours de son histoire, un corpus d'idées s'est constitué dont les développements ont eu et auront de lourdes conséquences sur les comportements des peuples européens et américains du nord.
Il convient donc d'en faire une critique objective, de ses éléments constitutifs jusqu'à ses conséquences. Et Pierre de Meuse de faire un inventaire critique de cette norme qui exploite le flou de la sémantique et l'absence de définition claire : il s'agit bien d'un renversement total des valeurs de la pensée européenne qui s'est imposé à nous.
Émission du "Libre journal des historiens", animée par Philippe Conrad.
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Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l'humanité à "dépasser ses divisions" pour s'unir dans un "pacte écologique". Razmig Keucheyan s'attaque à cette idée reçue : il n'y aura pas de consensus environnemental.
Loin d'effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d'être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales...
Émission "Les Oreilles loin du Front".




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Rédacteur en chef de la revue Éléments, François Bousquet publie aux éditions La Nouvelle Librairie Le racisme antiblanc. L'enquête interdite, une lourde charge contre une gauche blanche "bien-pensante" accusée de déni, de complaisance et même de masochisme à l'égard des Français issus de l'immigration qu'il appelle "de papier".
L'écrivain et essayiste François Bégaudeau lui donne la réplique en décortiquant et discutant de thèmes bouillants comme le racisme systémique, la possibilité d'une guerre civile à venir sur le sol français, ou encore la "contre-colonisation", expression désormais couramment employée par des chroniqueurs sur des chaînes d'information en continu comme CNews.
Émission "L'Explication", animée par Aude Lancelin.


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Dès son enfance, Kévin Boucaud-Victoire est confronté aux discriminations en raison de sa couleur de peau. Cependant, il ne souscrit ni à l'antiracisme moral ni à l'antiracisme politique, qui dominent l'espace public contemporain. Selon lui, ces deux courants se trompent de combat : le premier occulte la question de la lutte des classes et le second est trop identitaire. La solution se trouve dans un antiracisme socialiste.
- 0'00'00 : Intro
- 0'00'32 : Conférence
- 0'27'29 : Evolution du rapport de force au sein des différentes écoles de l'antiracisme. Qui incarne aujourd'hui un antiracisme universaliste ?
- 0'33'36 : Des micromouvements incarnent cet antiracisme universaliste mais non marxiste mais ne pèsent rien. Pourquoi ? Doit-on être automatiquement indigéniste pour peser ?
- 0'42'29 : Développer un discours cohérent et non sujet à déformation
- 0'48'55 : Dans la théorie décoloniale, il y a cette idée que le "blanc" ne sait pas qu'il est blanc. Pourquoi deviendrait-il antiraciste, si c'était le cas ?
- 0'52'46 : Dans le livre, il n'est jamais question de droit, or la France est un pays qui a le droit du sol de manière multiséculaire
- 0'59'29 : Mot fédérateur : universalisme (au sein français du terme)
- 1'07'48 : Le marxisme réformateur est le seul qui soit acceptable politiquement
- 1'08'33 : Le marxisme introuvable : la gauche en France après 1945 a cessé de lire de Marx
- 1'16'20 : Un exemple d'absence de formation politique : la France Insoumise qui ne forme pas réellement ses militants avec l'Institut La Boétie
- 1'23'01 : Mélenchon et le catholicisme athée
- 1'23'33 : Outro


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A en croire la cléricature universitaire, le racisme antiblanc n'existerait pas car il ne serait pas "systémique". Alors : réalité ou fantasme ?
François Bousquet, auteur d'un livre-enquête qui s'attache à démonter les mécanismes idéologiques et les silences médiatiques qui entourent cette réalité revient sur ce sujet important.
Un entretien mené par Antoine Dresse.
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Comment analyser les réalités sociales, économiques et politiques israélo-palestiniennes à l'heure du massacre à Gaza (9 mars 2024) ? Avec quelles théories et quels concepts ?
Partant d'une insatisfaction face aux approches dominantes des réalités israélo-palestiniennes, Emilio Minassian, bon connaisseur des camps de réfugiés en Cisjordanie, tente de combiner des approches en termes de capitalisme et de rapports de classe et des approches en termes de colonisation de peuplement pour comprendre la réalité et la dynamique du conflit israélo-palestinien.
Une émission animée par Armel Campagne.


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À gauche, l'antiracisme est considéré comme un principe fondamental. Pourtant ces dernières années sa définition a volé en éclats. Un antiracisme dit "politique" a envahi la sphère médiatique et académique, et trouvé un écho important auprès de secteurs militants. Mettant en avant des concepts controversés ("blanchité", "privilège blanc"…), il condamne sans détour ce qui serait un antiracisme universaliste dépassé et déconnecté des nouvelles réalités.
Critique de ces approches, Florian Gulli entend proposer une approche de l'antiracisme qui puise ses racines dans l'histoire du mouvement ouvrier, du socialisme, et du républicanisme. Une approche souvent caricaturée et méconnue, et qui offre pourtant une grande richesse d'analyse permettant l'action. Soit un antiracisme qui retrouve véritablement le chemin de l'émancipation, loin des différentialismes de toute sorte.
- 0'01'34 : Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 0'02'34 : Critique de l'antiracisme libéral
- 0'05'47 : L'antiracisme "politique" ou "décolonial"
- 0'11'10 : Critique du concept de "racisme systémique"
- 0'17'12 : Critique de l"expression "privilège blanc"
- 0'25'49 : Impasses stratégiques de l'antiracisme "politique"
- 0'28'13 : L'universalisme s'oppose-t-il à l'antiracisme ?
- 0'36'23 : Universalisme et capitalisme
- 0'38'59 : Marxisme et intersectionnalité : qui pense abstrait ?
- 0'50'31 : Le racisme comme forme de la lutte des classes
- 0'53'07 : Analyse matérialiste et dialectique du racisme
- 1'01'40 : Racisme et impérialisme
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Alors que Donald Trump s'apprête à reprendre ses fonctions de président des États-Unis d'Amérique, l'américaniste et historienne Sylvie Laurent, dont le livre Capital et race. Histoire d'une hydre moderne vient de paraître, nous aide à lire les événements de ces dernières semaines, les nominations qui annoncent la couleur pour les quatre années à venir, autant que le temps long et les mythes qui structurent cette extrême-droite contemporaine, dont le succès n'est en rien dû au hasard.
À nos yeux d'Européens, la rhétorique trumpiste peut sembler seulement relever de la folie et de la réaction ; mais le travail de l'historienne, qui démontre qu'en réalité elle puise dans les inconscients les plus structurants de la société états-uniennes, nous invite à prendre au sérieux cette nouvelle frange du capitalisme arrivée au pouvoir.
Une émission menée par David Dufresne.