Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2022

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

L'Antiracisme trahi. Avec Florian Gulli pour Le Temps des Ruptures.


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14.09.2022

La lutte contre le racisme est essentielle et d'autant plus difficile que le racisme se déplace et se transforme. Longtemps, il a semblé que cet engagement n'affrontait pas de problèmes théo­riques particuliers : il suffisait de dire non au racisme. Mais, depuis une vingtaine d'années, les choses ont, semble-t-il, changé.
Difficile en effet d'échapper à la floraison conceptuelle liée à la question du racisme. "Privilège blanc", "blanchité", "racisme systémique", "non-mixité", "minorité" : être antiraciste aujourd'hui, ce serait reprendre à son compte ces termes pour s'engager dans ce que l'on convoque comme l'antiracisme politique, seul antiracisme valable, abondamment relayé désormais au-delà des milieux militants. La perplexité suscitée par ces concepts ne serait rien d'autre qu'une crainte devant la radicalité antiraciste et ne conduirait qu'à endosser des discours consensuels, moralisateurs et sans effets palpables, quand elle ne dissimulerait pas un refus voilé du combat antiraciste…
Cette présentation de la question est trompeuse, tout d'abord parce que cet antiracisme politique fait bon ménage avec le néolibéralisme et l'antiracisme libéral qu'il prétend combattre, mais surtout parce qu'il occulte une tradition antiraciste souvent marxiste et républicaine, à visée émancipatrice et universelle. Très loin des caricatures qu'on en a fait, elle permet de pointer les impasses de l'antiracisme libéral tout autant que celles de l'antiracisme politique.

Du ressentiment au mécanisme victimaire. Avec René Girard et Jean-Pierre Dupuy au Centre Pompidou.


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11.10.2004

Au sein de la théorie mimétique de René Girard, le mécanisme victimaire, sacrificiel, vient instaurer de l'ordre lorsque la crise indifférenciée est à son comble. Ce mécanisme, c'est le sacrifice : l'homme est donc fils du religieux.
Alors que l'actualité est marquée par une poussée des actes de racisme, les concepts girardiens peuvent nous aider à analyser ce phénomène en recrudescence, tout comme ils nous donnent une explication convaincante des mythes ou des textes sacrés – fût-ce avec l'angoisse qu'engendre le caractère apparemment inévitable du sacrifice du bouc émissaire.

L'amour vache USA-Russie. Avec Emmanuel Todd à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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14.10.2021

C'est une esquisse des relations russo-américaines qu'Emmanuel Todd, cette fois en qualité de prospectiviste, nous propose ici. À la lumière des indicateurs démographiques, plus fiables que les indicateurs économiques, et en spécialiste des systèmes familiaux, il nous démontre que de la société américaine et de la société russe, la plus malade n'est pas celle que l'on croit.
Il confesse enfin sa crainte que les États-Unis, pour lesquels il conserve une irrépressible affection, ne connaissent le sort de l'URSS dans une réédition de la chute finale....

Repenser l'antiracisme : nouveaux enjeux politiques et moraux. Avec Alain Policar pour Sciences-Po Nancy.


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22.03.2021

Les nouvelles thématiques de lutte contre le racisme renouvellent l'approche du concept de race. On a ainsi pu parler d'un racialisme antiraciste. Ce renouvellement, et le nouveau vocabulaire qui l'accompagne, est à l'origine de nombreuses polémiques dont il conviendra d'examiner quelques-uns des enjeux.
Nous verrons notamment que dans sa volonté de disqualifier l'antiracisme "moral" pour lui opposer un antiracisme "politique", il prend le risque d'essentialiser des catégories que la démarche antiraciste est supposée déconstruire. Mais il manifeste également une précieuse façon de donner à entendre la parole des victimes, et il oblige à un effort définitionnel du concept de racisme.
Aussi, à condition d'éviter les impasses d'une stricte épistémologie du point de vue, peut-il servir à dégager les invariants du racisme et, corrélativement, à fournir les moyens théoriques de refuser la concurrence victimaire.

Repenser l'antisémitisme pour mieux le combattre. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2021

L'antisémitisme en France aujourd'hui est généralement pensé de manière réductionniste à droite ("nouvelle judéophobie") comme à gauche (en tant que phénomène mineur instrumentalisé à des fins racistes et colonialistes ou comme n'étant qu'un anticapitalisme tronqué).
Il est donc nécessaire de fournir une nouvelle analyse matérialiste de l'antisémitisme non pas basée sur des catégories économiques abstraites mais sur des réalités socio-économiques et psychiques concrètes.
Dans cette optique, l'antisémitisme devient une limite aux luttes d'émancipation et révèle son caractère contre-révolutionnaire.

Les Black Panthers. Avec Sylvie Laurent pour l'Université populaire du quai Branly.


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26.09.2018

Les Black Panthers sont un mythe, une image : le poing levé, béret et veste en cuir sombre. La révolution et la fierté noire prennent dans les années 1970 le visage de ces militants insurgés qui réclament le droit à l'autodéfense des Afro-Américains face à l'Amérique raciste. Le port ostentatoire des armes à feu n'est qu'un aspect de leur quête de souveraineté, de respect et de reconnaissance.
Crée en 1966 en Californie, le Black Panther Party for Self-Defense est un enfant terrible du mouvement des droits civiques qui, fidèle à la philosophie non violente, a obtenu des avancées significatives sur le front de l'égalité raciale mais ces dernières sont insuffisantes face à l'ampleur des discriminations à l'égard des Noirs. La colère des damnés de la terre américaine a toujours eu un ferment insurrectionnel, une aspiration socialiste à la redistribution des richesses et une vision internationaliste. Les Panthers les portent à leur point d'incandescence et mettent l'accent sur les politiques sociales et éducatives dont l'Etat les prive. Marxistes, le BPP lutte pour l'émancipation du prolétariat mondial, en premier lieu les colonisés et les ségrégués.
Activistes radicaux caricaturés par les autorités, ils ont pendant quelques années porté la voix dune jeunesse enfermée dans les ghettos et la pauvreté, maltraitée par la police et humiliée par une société américaine qui les violente et leur refuse le droit à la révolte. Incarnation du corps politique qui affirme la dignité noire dans le rapport de force, le mouvement fondé par Bobby Seale and Huey Newton fut un mouvement de libération nourri de Mao et de Fanon qui mit la question du pouvoir au cœur de son action.
Méconnue, la réalité de leur approche intellectuelle et militante mérite d’être explorée.

"Salauds de pauvres !" : l'univers du White Trash américain de Caldwell à Rob Zombie. Avec Sylvie Laurent sur France Culture.


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14.01.2012

Affreux, sales et texans (mais pas seulement) tel pourrait être le sous-titre de cet entretien en compagnie de l'historienne Sylvie Laurent, avec qui nous allons gaillardement à la rencontre de cet archétype du "mauvais genres" social nord-américain qu'est le "Poor WhiteTrash".
Il faut entendre le mauvais pauvre, le dégénéré de naissance, le marginale pathologique, feignant, avide et vicieux, portant d'incruster sur sa face, de répandu sur tout son corps de sous-homme, les stigmates des pires abjections morales. Pour l'américain digne et laborieux, le "White trash", ou "raclure blanche", c"est le rebut de la société, l'ordure vivante, entre la bête et l'esclave, mais sans leurs avantages respectifs, car improductif. Cette catégorie hante la conscience américaine depuis la fondation des USA.
Nous en suivons l'évocation littéraire, de Caldwell à Russell Banks ou Eminem et nous nous consacrons à son incarnation cinématographique au travers d'une production qui va d'Anthony Mann à Rob Zombie.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.