Qui sont les nouveaux contestataires ? Avec Gaël Brustier et Alexandre Devecchio chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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17.06.2017

"Il y a quelques jours on fêtait les cinquante ans de la sortie du disque des Beatles Sergeant pepper lonely heart club band. J'ai pris conscience brusquement que j'étais jeune il y a un demi siècle. Et l'anniversaire de Mai 68 qui se prépare me laissera le même goût amer. Je fais partie des anciens combattants d'une guerre heureusement imaginaire. Cette mélancolie doit être partagée par tous les baby boomers. Notre génération en effet se reconnaît à un grand évènement fondateur et à une bande-son aisément identifiable.
En va-t-il de même pour ceux qui ont entre 18 et 30 ans ? Voilà ce que je voudrais demander à mes deux invités. Qu'en est-il de la nouvelle génération ? A-t-elle une identité propre ? Peut-elle se prévaloir d'un fait marquant, d'un moment de cristallisation, d'une ferveur ou d'une panique constitutive ? Ou bien vivons-nous l'âge d'une jeunesse éclatée entre visions du monde antagonistes et références contradictoires ?" Alain Finkielkraut

L'Amérique et nous. Avec Régis Debray et Philippe Roger chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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01.07.2017

Baudelaire écrivait en 1855 : "Le monde va finir. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes ne pourra être comparé à ces résultats positifs." Le poète avait-il vu juste ?
De l'anglicisation du langage à la disparition de la poésie en passant par l'avènement du smartphone et l'arrivée du parler start-up au sommet de l'Etat, Alain Finkielkraut évoque ce que l'Amérique a fait de nous avec Régis Debray et Philippe Roger.

La vie intellectuelle en France : état des lieux. Avec André Perrin et Christophe Charle chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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11.03.2017

En 1891, Anatole France s'interrogeait sur le pessimisme qu'il percevait chez ses contemporains : "Pourquoi sommes-nous tristes ?" demandait-il.
Plus d'un siècle après, l'historien Christophe Charle et le professeur de sciences politiques Laurent Jeanpierre remettent cette question à l'honneur dans la conclusion du grand ouvrage collectif qu'ils ont dirigé sur La vie intellectuelle en France (Seuil) : "il n'est pas besoin d'aller très loin, écrivent-ils, pour retrouver des interrogations similaires sur la dépression française."
Avec, comme invités, Christophe Charle -justement- et André Perrin qui, après avoir enseigné la philosophie a été inspecteur d'académie et qui publie Scènes de la vie intellectuelle en France : l'intimidation contre le débat (L'Artilleur), Alain Finkielkraut a voulu en avoir le coeur net.
Comment vont les intellectuels ? Sont-ils déprimés ? Sont-ils unis par ce commun état d'âme ? Est-ce la tristesse qui caractérise leurs réflexions et qui imprègne leurs échanges ?

La République est-elle en train de mourir ? Avec Régis Debray chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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07.01.1989

Sans discours ni trompettes, les ennemis de la République ont pris le pouvoir dans la société.
Au premier rang, l'Argent et l'Image. Leur alliance a remplacé celle du Trône et de l'Autel. Aggravant l'opulence par la notoriété, redoublant l'inégalité des revenus par celle de la considération publique, elle s'attaque aux fondements de l'orgueil républicain : le désintéressement et l'anonymat, qui subordonnent appétits et vanités à l'intérêt général.
La République n'est pas un régime politique parmi d'autres. C'est un idéal et un combat. Elle requiert non seulement des lois mais une foi, non seulement des services sociaux mais des institutions distinctes dont la première de toutes est l'Ecole, non seulement des usagers ou des consommateurs mais des citoyens... Et quand le ressort se casse, la chose publique bringuebale.
Le plaidoyer de Régis Debray se voudrait à la fois histoire d'un relâchement et appel au ressaisissement. Alain Finkielkraut lui donne la réplique.

Penser le présent. Avec Jean Baudrillard à Répliques sur France Culture.


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07.05.2005

"Il faut vivre en intelligence avec le système, mais en révolte contre ses conséquences, il faut vivre avec l'idée que nous avons survécu au pire." Jean Baudrillard

Y-a-t-il une alternative à la société libérale ? Avec Jean-Claude Michéa et Mathieu Laine à Répliques sur France Culture.


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14.01.2017

Le libéralisme est le grand sujet d'étude et d'inquiétude de Jean-Claude Michéa. Après L'empire du moindre mal, Le complexe d'Orphée, et La gauche et le peuple, échange épistolaire avec Jacques Julliard, il publie Notre ennemi, le capital.
Aussi enthousiaste que Michéa est critique, Matthieu Laine , auteur du Dictionnaire amoureux de la liberté, vient de préfacer une anthologie des discours de Margaret Thatcher. Le titre de cette préface est : "France, cet impérieux besoin de Thatcher".
La discussion sera vivve entre ces deux invités qui, de leurs points de vue respectifs, tenteront de nous éclairer sur l'origine, la dynamique et les impasses du système économique et social dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Le concept de Dieu après Auschwitz. Avec Paul Ricoeur et Catherine Chalier à Répliques sur France Culture.


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11.02.1995

En 1984, le penseur Hans Jonas prononce à Tübingen puis à la New School de New-York une conférence à laquelle cette émission emprunte son nom : Le concept de Dieu après Auschwitz.
Paul Ricœur et Catherine Chalier prolongent ici cette réflexion initiée par Hans Jonas : "Qu'est ce qu'Auschwitz a donc ajouté à ce qu'on a toujours pu savoir de la terrible et de l'horrible quantité de méfaits que l'être humain sont capables de commetre et ont depuis toujours commis envers d'autres humains ?"

Malaise dans la démocratie. Avec Alain Caillé et Jean-Pierre Le Goff à Répliques sur France Culture.


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13.02.2016

Alain Caillé, depuis sa fondation la revue du MAUSS, a publié l'an dernier Le convivialisme en 10 questions : un nouvel imaginaire politique où il définit le convivialisme comme un art de vivre ensemble qui permet aux humains de prendre soin de la nature sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité.
Jean-Pierre Le Goff a écrit Malaise dans la démocratie et on trouve dans cet ouvrage, entre autre anecdote significative, le récit du sommet des consciences pour le climat qui s’est tenu en juillet 2015 à Paris. L’appel pour ce sommet invitait à s’interroger en son for intérieur "Why do I care ?".
Cet événement peut-il être envisagé comme un premier pas vers cette société "convivialiste" appelée par Alain Caillé, ou représente davantage le symptome du fameux "malaise" dont parle Jean-Pierre Le Goff ?