Penser le présent. Avec Jean Baudrillard à Répliques sur France Culture.


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07.05.2005

"Il faut vivre en intelligence avec le système, mais en révolte contre ses conséquences, il faut vivre avec l'idée que nous avons survécu au pire." Jean Baudrillard

Y-a-t-il une alternative à la société libérale ? Avec Jean-Claude Michéa et Mathieu Laine à Répliques sur France Culture.


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14.01.2017

Le libéralisme est le grand sujet d'étude et d'inquiétude de Jean-Claude Michéa. Après L'empire du moindre mal, Le complexe d'Orphée, et La gauche et le peuple, échange épistolaire avec Jacques Julliard, il publie Notre ennemi, le capital.
Aussi enthousiaste que Michéa est critique, Matthieu Laine , auteur du Dictionnaire amoureux de la liberté, vient de préfacer une anthologie des discours de Margaret Thatcher. Le titre de cette préface est : "France, cet impérieux besoin de Thatcher".
La discussion sera vivve entre ces deux invités qui, de leurs points de vue respectifs, tenteront de nous éclairer sur l'origine, la dynamique et les impasses du système économique et social dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Malaise dans la démocratie. Avec Alain Caillé et Jean-Pierre Le Goff à Répliques sur France Culture.


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13.02.2016

Alain Caillé, depuis sa fondation la revue du MAUSS, a publié l'an dernier Le convivialisme en 10 questions : un nouvel imaginaire politique où il définit le convivialisme comme un art de vivre ensemble qui permet aux humains de prendre soin de la nature sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité.
Jean-Pierre Le Goff a écrit Malaise dans la démocratie et on trouve dans cet ouvrage, entre autre anecdote significative, le récit du sommet des consciences pour le climat qui s’est tenu en juillet 2015 à Paris. L’appel pour ce sommet invitait à s’interroger en son for intérieur "Why do I care ?".
Cet événement peut-il être envisagé comme un premier pas vers cette société "convivialiste" appelée par Alain Caillé, ou représente davantage le symptome du fameux "malaise" dont parle Jean-Pierre Le Goff ?

Heurts et malheurs de la société multiculturelle. Avec Mathieu Bock-Côté et Alain Renaut à Répliques sur France Culture.


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14.05.2016

L'extension des mouvements migratoires en Europe a eu pour effet d'accroître l’hétérogénéité des sociétés d'accueil et de relancer le problème de l'intégration. Faut-il d'ailleurs parler encore d'intégration ? Le mot lui-même est devenu problématique.
Substitué au terme d'assimilation jugé niveleur et même colonial, il est à son tour contesté. Les plus ardents défenseurs de la diversité lui préfèrent aujourd'hui l'expression de société inclusive.
Que recouvre donc cette querelle sémantique ? Et plus généralement, comment vivre ensemble et aujourd'hui avec nos différences culturelles, religieuses, ethniques ou sexuées ?

Christianisme et modernité. Avec Rémi Brague et Philippe d'Iribarne à Répliques sur France Culture.


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11.06.2016

Chaque société, écrit Octavio Paz, dans Point de convergence, repose sur un nom, véritable pierre de fondation. Autrefois ce nom était celui d'un Dieu, d'une croyance ou d'un destin : Islam, Christianisme, Empire du Milieu, mais aucune société ni époque, hors la nôtre, ne s'est elle-même qualifiée de moderne.
Qu'est ce à dire et quelle place y-a-t-il pour la religion chrétienne pour une Europe qui ne se définit plus comme Chrétienté mais qui, la première, a donné comme idéal le temps et ses changements ?
En quoi sommes nous modernes ? Quel est le sens, le programme ou le projet de ce qu'on appelle la modernité ?

L'adieu à l'Histoire. Avec Régis Debray à Répliques sur France Culture.


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21.11.2015

Nous avons abandonné l’économie du salut en cherchant notre salut dans l’économie. Mine de rien et sans prévenir, l’ère chrétienne a pris fin avec le remplacement par la cité de la réussite des grands récits de l'émancipation. Inutile donc de courir plus longtemps après l'Histoire, elle a tiré sa révérence.
Mais est-ce l’Histoire qui nous a quitté, ou bien la chimère que nous adorions sous ce nom ? Et après les attentats que nous venons de vivre, l’Histoire avec une grande hache fait-elle son grand retour dans notre pays et notre continent qui se croyaient tirés d’affaire ?

La République des Lettres existe-t-elle encore ? Avec Régis Debray et Marc Fumaroli à Répliques sur France Culture.


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04.04.2015

C'est la question que pose Alain Finkielkraut en empruntant l'expression à son invité Marc Fumaroli qui publiait à "La bibliothèque des histoires" chez Gallimard en février de la même année l'ouvrage "La République des lettres" où il écrit ceci :
"Extérieurement j’ai vécu à l’époque où l’expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d’un demi-siècle, j’ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l’actuelle Académie des Inscriptions, au sein d’une République européenne des Lettres d’un tout autre genre et d’une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement". Me dégageant de l’actualité présente sans pour autant l’ignorer, j’ai cherché à comprendre l’actualité disparue d’une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d’esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques."

Situation de la France. Avec Pierre Manent et Jacques Julliard à Répliques sur France Culture.


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03.10.2015

La réponse aux attentats de janvier 2015 appelait un renouvellement des idées, des dispositions et des actions de notre pays. Perdurent au contraire les manières de penser les plus paralysantes : la "laïcité" serait la solution au "problème de l'islam", l'effacement de la présence publique du religieux serait la solution au problème des religions. Tout est faux dans cette thèse. Au lieu de chercher une neutralité impossible, qui couvrirait en fait une guerre sournoise, nous devons accepter et organiser la coexistence publique des religions, leur participation à la conversation civique.
En entrant dans la communauté nationale, l'islam est entré dans une nation de marque chrétienne, où les juifs jouent un rôle éminent. Toute politique qui ignore cette réalité court à un échec cuisant, et met en danger l'intégrité du corps civique. Il s'agit donc, tout en préservant la neutralité de l'État, de faire coexister et collaborer ces trois "masses spirituelles". Loin que la mondialisation réclame l'effacement de la nation et la neutralisation de la religion, c'est son indépendance politique et spirituelle, et son ouverture au religieux, qui permettront à la France de franchir en sûreté et avec honneur la zone de dangers dans laquelle elle est entrée.