Modernité et modération. Avec Olivier Rey et Rémi Brague à Répliques sur France Culture.


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17.01.2015

Modérer la modernité reviendrait à imposer une limite, une mesure, à l’hybris technicienne qui, dans son fantasme progressiste, ne peut se penser que dans l'illimitation et la transgression permanente. Cela est-il seulement possible ?
Nous ne pouvons apparemment plus compter sur la philosophie pour nous y aider, car elle a perdu le sens du proportionnel en confiant le domaine du mesurable, du quantitatif, aux scientifiques pour se réserver le domaine du qualitatif : les concepts créés n'ont alors plus aucun lien avec le réel.
D'où pourrait venir la solution ?

L'univers, les dieux, les hommes : récits grecs des origines. Avec Jean-Pierre Vernant sur la Télévision Suisse Romande.


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2002

Tout au long de cet entretien, Jean-Vernant nous livre directement de bouche à oreille un peu de cet univers grec auquel il s'est attaché et dont la survie en chacun de nous semble, dans le monde d'aujourd'hui, plus que jamais nécessaire.
Ce dialogue permet à cet héritage de nous parvenir sur le mode de ce que Platon nomme des fables de nourrice, à la façon de ce qui passe d'une génération à la suivante en dehors de tout enseignement officiel.
La voix qui autrefois, pendant des siècles, s'adressait directement aux auditeurs grecs, et qui s'est tue, Jean-Pierre Vernant nous la fait entendre à nouveau aujourd'hui.
Qu'elle puisse encore longtemps résonner...

La mort en solde. Avec Charles Melman à l'Association pour la Psychanalyse dans les Lieux de Soins et la Cité.


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02.04.2005

Comment notre société comprend-elle et ritualise-t-elle la mort aujourd'hui ?
Dans un grand nombre de sociétés traditionnelles, cet événement était vu comme une étape essentielle et socialement acceptée, à laquelle chacun devait se préparer.
Charles Melman, en utilisant les outils de la psychanalyse, s'attaque à cette grande question de la mort et essaie de comprendre la façon dont nos sociétés modernes s'y accommodent.

La colombe assassinée. Avec Henri Laborit sur Radio Libertaire.


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12.11.1984

Le développement de la violence hante notre société.
Henri Laborit, fort de trente ans de travail interdisciplinaire consacré à la biologie des comportements, rappelle une double évidence : la violence est, d'abord, une expression du fonctionnement du système nerveux, lequel n'est compréhensible qu'en décortiquant ses niveaux d'organisation. Mais, après avoir étudié la violence chez l'animal puis chez l'homme, il montre, encore, que celle-ci ne se limite pas aux relations interindividuelles. Elle régit, aussi, les comportements collectifs, dans le groupe, entre les groupes, entre les Etats.
En se fondant sur des données anatomiques, biologiques, physiologiques autant que culturelles, Henri Laborit étudie les concepts tels que liberté, égalité, propriété, besoin, travail, territoire, patrie, etc. Et pose la question : dans l'ignorance de ce que nous sommes et avec un discours logique toujours prêt à fournir un alibi aux meurtres, aux guerres et aux génocides, quelque chose peut-il changer ?

Le Dieu vivant. Par Jean Soler.


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12.05.2011

Une conférence consacrée à la problématique du dieu VIVANT hébraïque (yahweh), et de l'interdit qui est fait aux hommes de toucher au VIVANT.
En effet, dans la religion archaïque des hébreux, dieu est appelé le dieu vivant : il est la somme de tout ce qui est vivant sur terre. L'homme ne doit absolument pas toucher à toute forme de vivant que ce soit. Le paradis est donc végétarien.

La conférence se déroule dans le cadre du séminaire René Scherer sur la vie à Paris VIII.

Dialogue avec les morts. Avec Jean Clair à la librairie Mollat à Bordeaux.


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20.05.2011

Au travers de son dernier livre, Jean Clair revient sur la trajectoire qui fut la sienne et qui, du monde rural, paysan et avare de mots qui fut le sien, l'amena à se passionner pour la beauté et pour ceux qui tentèrent de la faire advenir sous la forme d'oeuvres d'art dans notre monde.

Jacques Derrida à voix nue, sur France Culture.


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1998

Grand entretien avec l'un des pères de la déconstruction, où l'on trouvera le souci de la clarté et de la sensibilité.
La bibliographie de Derrida peut être océanique, et son vocabulaire écrit paraître technique : reste tout de même la possibilté d'atteindre une certaine conscience politique et philisophique par le récit, son récit.

Paul Yonnet à voix nue, sur France Culture.


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09.2009

L'oeuvre de Paul Yonnet, sociologue, essayiste et écrivain, se situe au confluent de trois convictions :
 1) L’analyse de l’expérience personnelle est le premier pas vers la connaissance de l’homme, des sociétés qu’il forme et de leur histoire. Certitude très tôt acquise, d’abord par la lecture fondamentale, à quinze ans, du "Voyage au bout de la nuit" de Céline, puis, déplacée dans le champ de la sociologie, lors de ses premières études des phénomènes du loisir. Ainsi a-t-il découvert, en étudiant "la France du tiercé", dont il était naturellement proche, à quel point les acteurs de base du phénomène possédaient une connaissance spontanée savante, et à quel point, à l’inverse, une sociologie de l’extériorité, traitant le social avec désinvolture, véhiculait de contresens et de préjugés. D’où le recours à la méthode de la "participation observante" - séparée des phases ultérieures de l’objectivation.
 2) Passionné de démographie, d’histoire (de toutes les histoires), de droit, de psychologie, de philosophie, de littérature, d’anthropologie, mais aussi par les apports des sciences à l’explication des phénomènes sociaux, Paul Yonnet ne conçoit pas que la recherche ni l’élucidation puissent avoir lieu à l’intérieur d’une "discipline" seule, artificiellement recluse derrière les remparts qu’elle a (ou aurait) construits. Ardente obligation de l’interdisciplinarité.
 3) La vérité gît dans les livres. Mais il est plusieurs chemins pour y accéder, et notamment la voie littéraire. Il s’ensuit quelques conséquences : il n’est de pensée qu’écrite ; la sociologie, comme la philosophie ou l’ethnologie, est aussi un style et un art littéraire (Raymond Aron, Claude Lefort, Claude Lévi-Strauss) ; l’analyse des oeuvres de la littérature est un temps essentiel de la recherche ; nous pouvons entrer directement dans le cercle magique pour y côtoyer les écrivains (c’est Le Testament de Céline).