Dune : à quoi pense la science-fiction ? Avec Juan Asensio sur Radio Courtoisie.


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18.10.2021

C'est en compagnie du critique littéraire Juan Asensio que nous revenons, à l'occasion de sa nouvelle et récente adaptation cinématographique par Denis Villeneuve, sur le livre de science-fiction qui est très probablement le plus connu au monde. Dune, premier volet de la saga de Frank Herbert, est en effet un livre-monde qui permet des lectures multiples.
Eternels enjeux de pouvoir, révolte des humains contre les machines pensantes, messianisme et millénarisme : autant de thèmes qui sont abordés ici et donnent une idée de la richesse de cette oeuvre.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Qu'est-ce que les Classiques grecs ont à nous dire ? Avec Luigi-Alberto Sanchi pour le Cercle Aristote.


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27.09.2021

Helléniste franco-italien reconnu, Luigi-Alberto Sanchi vient nous présenter une anthologie de la littérature grecque d'Homère à Justinien dont il a dirigé l'édition.
Parcourant treize siècles de littérature, il revient sur les différentes époques et auteurs qui se succèdent et dont les textes illustrent la diversité, la richesse et la pérennité de la littérature en grec ancien.

La littérature est-elle en déclin ? Avec Alexis Bétemps et Olivier Maillart pour la revue Philitt.


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06.2021

Si les grands écrivains sont tous morts, que dire des vivants ? Et que dire aussi de la tendance un peu faciel qui consiste à diagnostiquer une littérature en déclin ? Relève-t-elle de l'exigence anachronique ?
Car si écrire reste, pour les écrivains, un devoir moral d'exprimer une idée plus qu'un métier, il faut prendre garde de ne pas ériger les monstres sacrés du genre en absolus, en êtes désincarnés uniquement porteurs d'un projet esthétique original.
C'est l'histoire, seul arbitre impartial, qui a opéré et opérera une sélection, et nous sommes tributaires de cette erreur de perspective qui nous donne l'impression que les siècles précédents sont constellés d'écrivains de génie et que la médiocrité, voire le talent moyen, y étaient absents.
Le déclin ne sera jamais qu'une manière pessimiste, assez peu originale et plutôt bien partagée, d'envisager le destin de la littérature.

Émission "Contretemps", animée par Paul Ducay.

Une brève histoire politique de la fantasy. Avec William Blanc pour Culture Prohibée.


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2019

Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est désormais la série la plus célèbre au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d'un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l'activité humaine.
G. R. R. Martin n'a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d'écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d'outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J. R. R. Tolkien en passant par Robert E. Howard ou Hayao Miyazaki, l'historien William Blanc invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.

Stéphane Mallarmé (1842-1898), le mendieur d'azur. Avec Yves Bonnefoy, Bertrand Marchal, Henri Meschonnic, Alain Coelho et Roger Dragonetti sur France Culture.


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16.07.1992

Relire Mallarmé, au-delà des clichés qui le figent, "tel qu'en lui-même l'éternité le change", en un poète hiératique et glacé, chantre de l'hermétisme, siégeant au Panthéon de "nos plus grands héros littéraires". Relire aujourd'hui Mallarmé pour retrouver la dimension bien vivante de ce "mendieur d'azur", cet homme au rêve habitué, comme il se définissait lui-même. Dès l'adolescence, il recopiait des milliers de vers, de Hugo, de Banville et surtout de Baudelaire, et apprenait l'anglais pour pouvoir traduire Edgar Poe, son "grand maître".
À 20 ans, il composait ses premiers chefs-d'œuvre, L'Azur, Les fenêtres, Apparition, Le Pitre, Brise marine. Professeur à Tournon, voulant fuir l'Ardèche ("ici-bas sent la cuisine"), il constate dans son dénuement qu'il a voué sa vie à "l'art, dèche" (Lacan se réfère souvent à Mallarmé). À 24 ans, à force de "creuser le vers", il traverse une crise majeure, découvre le Néant. Mais, tel son Igitur "descendant les escaliers de l'esprit humain", allant "au fond des choses, en "absolu" qu'il est", il y trouve la Beauté, imagine "Le Livre", et commence à écrire son Hérodiade "dans la terreur" car, dit-il, "j'invente une langue qui doit nécessairement jaillir d'une poétique nouvelle". Il s'agit désormais de "suggérer" plutôt que de "nommer" et de trouver l'explication orphique de la terre.
Comme il s'éloignait résolument des Parnassiens, on fit de lui, le "père du symbolisme". Mais pour tous ceux qui fréquentaient les dandys de la rue de Rome ou sa maison de Valvins (près de Fontainebleau) – Villiers de L'Isle-Adam, Manet, et vers la fin, Gide ou Valéry – Mallarmé était bien plus qu'un chef d'école. Son expérience du langage poétique ouvre notre modernité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Pascale Lismonde et Brigitte Rihouay.

Louis Aragon (1897-1982). Avec Olivier Barbarant, Nathalie Piegay et Josyane Savigneau sur France Culture.


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25.04.2009

L'oeuvre de Louis Aragon est impressionnante. Son ampleur, sa variété, sa durée exceptionnelle dessinent les contours d'un monument littéraire. De plus, elle émane de l'un des derniers "grands écrivains" dont la France est si friande. Et pourtant l'oeuvre d'Aragon est encore souvent réduite à la simplification d'une légende. En effet il existe un "mythe Aragon" qui vient recouvrir les textes comme un voile et en fausser la lecture. Ce mythe, qui s'est élaboré du vivant du poète et s'est perpétué bien après sa mort, repose essentiellement sur deux facettes de l'oeuvre et de la biographie. D'une part le couple formé par Elsa Triolet et Louis Aragon, censé incarner l'amour parfait, et d'autre part la dimension politique, l'engagement de l'homme et de son oeuvre.
L'amour et la politique, Elsa et le communisme, l'élaboration légendaire a fini par former des entrelacs d'une grande complexité. Les intervenants tentent ici de démêler quelques fils de cet écheveau, pour voir ce que le recul du temps permet de révéler, ce que les documents soulèvent comme interrogations, doutes, bref vérifier s'il y a un Aragon "nouveau".

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Catherine Pont-Humbert et Dominique Costa.

Joseph de Maistre. Avec Luc-Olivier d'Algange, Jean-Louis Darcel, Jean Luquet, Janine Lucet, Jacques de Maistre et Jean-Marc Vivenza sur France Culture.


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31.12.2000

Savoissien de naissance (sujet de la monarchie sarde), français de langue et de culture, russe de passeport, Joseph de Maistre est l'un des derniers grands européens. Soucieux de la plus vaste intelligibilité du monde et de l'histoire, il s'attache à déchiffrer les événements qu'il traverse comme autant d'énigmes providentielles. La Révolution française, qui envahit la Savoie, puis le Piémont, a fait de lui un exilé, puis un ambassadeur de son roi auprès du tsar dont il deviendra le conseiller officieux. À travers ses livres (Les Considérations sur la France, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Du Pape) il propose une vision métahistorique des soubresauts de son temps, qui est encore le nôtre.
Catholique romain épris de liturgie byzantine, parfait connaisseur de la philosophie grecque et des antiquités hébraïques comme des auteurs des Lumières qui l'ont formé, ouvrier du renouveau spéculatif de la franc-maçonnerie et, par dessus tout, grand écrivain, salué comme tel par ses pairs, de Balzac à Baudelaire, et de Bloy à Valéry, Joseph de Maistre déjoue toutes les caricatures auxquelles on a prétendu le réduire.
Il est temps, alors qu'un patient travail de critique scientifique dégage son œuvre des préjugés qui l'entourent encore, de ne plus se priver de ce classique méconnu.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Philippe Barthelet et Jean-Claude Loiseau.

Il était une fois sur cent. Avec Yves Pagès à la Maison de la Poésie.


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10.06.2021

Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde.
Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège.
Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Un OVNI littéraire, aussi malicieux que réjouissant, que nous présente son écrivain.

Une rencontre animée par Sophie Joubert.