Jacques Chancel s'entretient avec Henri Vincenot, sur France Inter.


(0)
7 Vues
0 commentaire
16.04.1975

Jacques Chancel nous propose une rencontre avec l'écrivain, le conteur et l'historien des chemins de fer qu'est Henri Vincenot. Cet amoureux de la Bourgogne et de la vie campagnarde revendique l'usage du parler local dans la langue française, et c'est en revenant sur son parcours qu'il nous explique le sens de son travail d'écriture.
Ses propos sont d'ailleurs bien autre chose qu'une simple conversation : il s'agit d'une méditation sur le Progrès, cette logique implacable qui détruit le vieux monde, celui que nous raconte encore Henri Vincenot.

Notes de lecture, par Michel Drac.


(2)
3611 Vues
0 commentaire
2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Thomas S. Eliot (1885-1965). Avec Stéphane Giocanti au Collège des Bernardins.


(0)
30 Vues
0 commentaire
04.01.2017

Poète, romancier, dramaturge, essayiste, il reçut le prix Nobel de littérature en 1948. Deux œuvres majeures racontent cet auteur mélancolique pour lui et pour le monde : La terre vaine, dont il dit que c’est l’image de son premier mariage, et les Quatre quatuors, méditation poétique sur le temps et l’éternité, qui comporte le tracé d’une renaissance intérieure.
Mais qui fut-il vraiment ? Comment un Américain de Saint Louis débarque-t-il à Paris en 1910 avant de gagner la Grande-Bretagne, d'y devenir anglais, anglican, d'y fonder la revue The Criterion, d'y illustrer la résistance de l'esprit sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale ? Et pourquoi ce génie, moderne parce que classique, mais longtemps condamné à la méfortune avec les femmes, ne se voulut-il jamais qu'un simple paroissien ?
Stéphane Giocanti nous restitue la trajectoire énigmatique de l'une des figures majeures de la modernité artistique. Car à travers un monde en poussières, ce sont les débats philosophiques, littéraires, politiques de notre proche passé quis sont ressuscités.

Une conférence de l'Observatoire de la modernité.

Léon Bloy. Avec Pierre Glaudes, Bernard Sarrazin, Kristina Falicka, Richard Griffiths, Denise Goitein-Galperin, Antoinette Weber-Caflisch et Jean-Claude Polet sur France Culture.


(0)
82 Vues
0 commentaire
16.07.1991

Observateur des plus grandes catastrophes, Léon Bloy s'est intéressé à son temps pour chercher inlassablement à y déceler les signes de l'Apocalypse qu'il attendait.
De même, sur le plan littéraire, ce "pèlerin de l'absolu" qui prétendait porter sur sa figure ses propres livres, s'est placé résolument à l'écart des courants contemporains : il n'écrivait que pour Dieu.
En dépit de ses revendications d'anachronisme, Léon Bloy reste cependant un écrivain représentatif de son temps. Une spiritualité intransigeante et inquiète, une profonde intelligence du symbole, un imaginaire violent et tourmenté habitent cet auteur longtemps rangé sous la rubrique des pamphlétaires et qu'il faut aujourd'hui redécouvrir.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Jean Daive.

À l'arrière-garde de l'avant-garde. Avec Antoine Compagnon pour la Nuit Des Idées à Bordeaux.


(0)
103 Vues
0 commentaire
20.05.2016

Qui sont les antimodernes ? Non pas les conservateurs, les académiques, les frileux, les pompiers, les réactionnaires, mais les modernes à contre-cœur, malgré eux, à leur corps défendant, ceux qui avancent en regardant dans le rétroviseur, comme Sartre disait de Baudelaire.
Antoine Compagnon poursuit le filon de la résistance à la modernité qui traverse toute la modernité et qui en quelque manière la définit, en la distinguant d'un modernisme naïf, zélateur du progrès.
Après avoir exposé les grands thèmes caractéristiques du courant antimoderne aux XIXe et XXe siècles (la contre-révolution, les anti-Lumières, le pessimisme, le péché originel, le sublime et la vitupération), Antoine Compagnon revient sur le parcours de certains écrivains emblématiques pour montrer, justement, ces traits idéaux.
Entre les thèmes et les figures, des variations apparaissent, mais les antimodernes ont été le sel de la modernité, son revers ou son repli, sa réserve et sa ressource. Sans l'antimoderne, le moderne courait à sa perte, car les antimodernes ont donné la liberté aux modernes, ils ont été les modernes plus la liberté.

Ernst Jünger, le regard absolu. Avec Julien Hervier, Frédéric Musso, Christian Charrière et Banine sur France Culture.


(0)
74 Vues
0 commentaire
1993

C'était un homme indestructible : blessé sept fois, combattant en première ligne dans les tranchées allemandes durant quatre longues années, il a survécu à la plupart de ses contemporains, en vivant jusqu’à l’âge de 103 ans. Jusquàà la fin de sa vie, il demeurera un personnage très controversé en Allemagne, où on lui reprochait son idéologie d’extrême-droite.
Car il fut proche du parti Nazi jusqu'en 1933, date de l'arrivée d’Hitler au pouvoir. Insaisissable, il refuse les avances de Goebbles qui veut en faire un député NSDAP. Dans le même temps, il rédige Le Travailleur, un livre aux idées anti-démocratiques. Durant la guerre, il sera au courant du complot contre le Führer sans jamais dénoncer personne.
Qui était donc Ernst Jünger ? Il se définissait comme anarque, c’est-à-dire en retrait. En exil intérieur.

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Philippe Barthelet.

Ecrivains dans la Grande Guerre. Avec François Angelier et Laurence Campa aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


(0)
61 Vues
0 commentaire
11.10.2013

Voici un parcours littéraire et poétique au cœur de la Première Guerre mondiale à travers le regard et la voix d'écrivains qui l'ont vécue, des premières lignes à l'arrière, de la veille du conflit à ses lendemains. Sont notamment évoquées de grandes figures de langue française, mais aussi allemande et anglaise.
Ces hommes, qui ont partagé le destin de millions de leurs contemporains et payé comme eux un très lourd tribut, ont transcendé l'expérience inouïe de la guerre par la littérature. Leur parole singulière s'exprime de façon forte et originale dans des lettres, des récits ou des poèmes.

Le steampunk comme uchronie technologique. Avec François Jarrige, Sylvie Allouche, Alain Damasio et Olivier Gechter aux Utopiales à Nantes.


(0)
56 Vues
0 commentaire
31.10.2016

Lorsque les auteurs de steampunk imaginent des mondes alternatifs où la vapeur et le charbon se sont imposés comme énergies, ils mettent en place une esthétique mais aussi une technologie alternative.
Quelles sont ces superbes machines ? Ne pourrions-nous rêver de les voir rouler, travailler ou voler ? Qu’est-ce qui nous fascine dans la machine à vapeur ?