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Léon Daudet (1867-1947) ne s'est pas contenté d'être le fils d'Alphonse, l'auteur des célèbres Lettres de mon moulin : redoutable polémiste, journaliste, romancier (Les Morticoles, Le Voyage de Shakespeare), homme d’action – d'Action française au-delà de tout –, député de la Seine, il fut aussi un critique littéraire très libre et très inspiré puisqu'il découvrit et "lança" notamment Marcel Proust, Céline et Bernanos.
Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.


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Tourisme artistique à travers une relation familiale et la recherche de passion, c'est le sujet du livre de Pierre Lamalattie, L'Art des Interstices (L'Editeur). L'auteur, peintre et critique d'art choisit deux angles, celui de l'orientation professionnelle et la déprime dû au manque de passion d'un de ses principaux personnages, pour nous entraîner dans un voyage révélant les réalités du monde artistique.
"Si j'étais prof de physique-chimie en seconde, j'organiserais un certain nombre de travaux pratiques pour faire découvrir, à des gens qui veulent bien assister à mon cours, les lois de la physique par eux-mêmes. Un romancier, c'est un peu la même chose. C'est en amenant le lecteur dans toute une série d'ateliers et en entrant dans l'intimité d'artistes extrêmement variés que j'essaie de l'amener à se faire son opinion sur l'état de l'art contemporain."
Émission "Lecture", animée par Angela Peauty.


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La littérature ne serait-elle pas la meilleure voie pour entrer dans le discours si tortueux de Lacan, un discours qui se tient toujours aux marges de la Chose et ne touche au réel que par le détour des jeux de mots ? Elle serait justement la voie par laquelle les concepts lacaniens s'avèrent tributaires de l'imaginaire, d'une mythologie personnelle que Lacan doit, par exemple, à Sade, lorsqu'il fait s'originer son éthique dans une expérience du tragique qui reçoit le nom de "seconde mort".
L'écrivain Eric Marty de nous raconter Lacan en lecteur qui sait ne pas se laisser prendre au piège de la lettre...
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.


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L'Esthétique de Lukács, dernière œuvre achevée du philosophe hongrois, prend la suite de réflexions entamées dès les années 1910 et principalement consacrées à contester le monopole du discours scientifique sur la vie historique et sociale.
Guillaume Fondu nous restitue la manière dont Lukács cherche à ménager, avec l'art, une approche de la réalité humaine objectivante mais non déshumanisante, susceptible de fournir à l'humanité la conscience de soi, de son potentiel et de son histoire.
En ce sens, L'Esthétique constitue en réalité une théorie non pas de la seule sphère esthétique mais d'une modalité de la conscience irréductible à la seule connaissance scientifique, la narration.


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Les grandes oeuvres littéraires, philosophiques et artistiques dialoguent entre elles et nous appellent. Elles procèdent de la conscience d'une Transcendance, souvent implicite, et nous orientent vers le Royaume de la Beauté et de la Vérité. Toute grande oeuvre est destinée à qui cherche ce Royaume.
Aujourd'hui, le flux mercantile des "biens culturels" voués à l'obsolescence, engendré par le relativisme dominant et qui le nourrit en retour, entretient la croyance que ce Royaume est une chimère pour esprits attardés, obscurantistes, réactionnaires, et qu'on peut mettre sur le même plan les rinçures d'innombrables plumitifs et les oeuvres intemporelles. Celles-ci se reconnaissent d'abord à leur style, à la probité de la langue affranchie de toute obédience à un ordre idéologique ou moral, purifiée des scories de la communication. Une grande oeuvre fonde ce qui demeure.
Elisabeth bart tente de mettre en lumière de telles oeuvres, qu'elles proviennent d'auteurs reconnus, oubliés ou peu connus. Un manifeste pour l'éternité.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.
Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.


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C'est en compagnie de Georges Feltin-Tracol, auteur de Thierry Maulnier, un itinéraire singulier, et de Bruno de Cessole, auteur de L'internationale des francs-tireurs, que nous sommes conviés à suivre la trajectoire de quelques irréguliers de la pensée française et de la littérature internationale.
L'occasion de se rappeler que les authentiques productions intellectuelles et expressions artistiques sont toujours transgressives, frondeuses, en marge des codes de la bonne société et se doivent de revendiquer leur insoumission à tous les conformismes.
Émission du "Libre journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.


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Franc-tireur : soldat qui ne fait pas partie de l'armée régulière. De ces irréguliers de la littérature, Bruno de Cessole a composé une troupe sortie tout droit de son anthologie personnelle.
Transgressive, frondeuse, en marge des codes de la bonne société des Lettres, l'Internationale des francs-tireurs revendique son insoumission à tous les conformismes.
C'est le panthéon mondial des écrivains libertaires ou contestataires qu'il convoque en peignant une galerie de portraits mettant en relief auteurs connus ou méconnus, et une dette dont il s'acquitte : celle contractée envers les écrivains qui l'ont nourri, éclairé ou encouragé.
De Casanova à Virginia Woolf, du XVIIIe siècle à nos jours, ces écrivains sont les invités d'honneur de ce banquet du "gai savoir". Un exercice d'admiration, preuve d'amour pour la littérature, qui invite à la découverte ou à la relecture.
Émission du "Libre Journal des lycéens".