Réception de la légende arthurienne au Moyen-Âge. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque nationale de France.


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17.11.2009

Toute littérature est le reflet et le modèle de la société qui la produit. Les romans de la Table Ronde, écrits et lus dans toute l’Europe des XIIe et XIIIe siècles, n’échappent pas à cette règle. En racontant les aventures merveilleuses du roi Arthur et de ses chevaliers, ils mettent en scène une société imaginaire qui est à la fois un miroir - déformé mais grossissant - de la société féodale alors en train de se réorganiser, et un idéal propre à influencer les comportements de leur public jusque fort avant dans le Moyen Âge finissant.
Transposant dans l’univers littéraire les codes et les usages de l’aristocratie, ils les modifient et proposent en retour, à une large partie de la société, de nouveaux systèmes de valeurs et de nouveaux modes de sensibilité.

Tristan Tzara, l'homo poeticus (1896-1963). Avec Henri Béhar, Catherine Dufour, Serge Fauchereau et Michel Carassou sur France Culture.


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06.02.2016

Il y a un siècle, en février 1916, naissait à Zurich le mouvement dada. Son principal orchestrateur ? Un roumain de 20 ans qui s'était mis en tête de tout détruire. Des arts au langage, en passant par la religion et bien sûr la guerre...
Tristan Tzara n'a dès lors cessé de mener sa révolution, tambour battant, tant au sein de dada que du groupe surréaliste, qu'aux côtés des communistes, voire en solitaire.
Mais que sait-on finalement de l'homo poeticus (dixit Henri Béhar) Tristan Tzara ? Celui qui a détruit la langue française pour la reconstruire dans un même mouvement et qui aura voué sa vie à la poésie n'a jamais cessé d'appartenir à l'histoire littéraire.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Perrine Kervran.

Arthur Rimbaud : voyant ou voyou ? Avec Henri Guillemin sur la Chaîne Nationale.


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07.1963

Y'a-t-il deux Arthur Rimbaud ? Le premier, celui qui écrit Une saison en enfer à dix-neuf ans ; et le second, celui qui renonce à la littérature pour parcourir le monde en homme aux semelles de vent, et devenir négociant en Abyssinie ?
À cette question classique, Henri Guillemin, spécialiste de l’histoire littéraire du XIXe siècle, répond assurément par la négative. Et c'est en s’appuyant sur les textes qu’il entend prouver en quoi Rimbaud était un, et un seul.

Witold Gombrowicz, les formes et la force. Avec Jorge Lavelli, Marcelin Pleynet, Michel Bernard, Severo Sarduy, Rita Gombrowicz et Konstanty Jeleński sur France Culture.


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07.03.1984

C'est tous ensemble que les invités de cette émission tentent de comprendre Witold Gombrowicz, cet écrivain polonais exilé en Argentine puis en France.
De sa personnalité aux choix et à l'importance de la forme littéraire, de ses livres Ferdydurke, La pornographie et Transatlantique, de l'influence de certains écrivains et de son regard sur la jeunesse, de ses différentes périodes de sa vie en Argentine, de son rapport au théâtre avec Le mariage, de la question de l'infériorité et de son rapport à la sexualité, de sa peur des sentiments et de son rapport à ceux qu'il aimait : tous ces sujets nous aident à approcher l'oeuvre de celui qui est aujourd'hui considéré comme le plus étrange et le plus grand écrivain polonais du XXe siècle.

Émission "Futur antérieur", animée par Didier Cahen.

Gaston Leroux (1868-1927). Avec Michel Cazenave, Jacques Baudou et François Guérif sur France Culture.


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11.08.2018

Héritier et dernier des grands feuilletonistes du XIXe siècle, Gaston Leroux s'inscrit en marge des auteurs du roman populaire. Tour à tour avocat, chroniqueur judiciaire, puis grand reporter, il joue dans ses romans de ces divers registres qu'il mêle pour tisser des histoires où le mystère est le maître-mot.
Dans ses deux premiers romans-feuilletons, Le Mystère de la chambre jaune puis Le Parfum de la dame en noir, apparaît Rouletabille, petit reporter qui, s'appuyant sur le "bon bout de la raison" tente de résoudre le mystère d'un crime fondé sur une énigme défiant la logique et dont la solution est inattendue.
Qu'il s'agisse de Rouletabille ou de Chéri-Bibi, reporter ou bagnard, ces personnages centraux dans l'oeuvre de Leroux seront les hérauts d'une fatalité ou d'une culpabilité à laquelle le destin les a confrontés.
D'une grande lucidité, tels les auteurs de la tragédie antique, Gaston Leroux met ses expériences de reporter - ses voyages en Russie ou en Angleterre - au service d'un art du romanesque proche du fantastique.
Mais l'art de Gaston Leroux se retrouve également dans son style, où l'on détecte à travers ses petites phrases en italiques - "le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat" - de l'humour noir et sublime d'un cœur romantique qui fascina les surréalistes.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

William Blake, le visionnaire engagé. Avec Michael Edwards, Danièle Chauvin, Alain Suied et Jan-Willem Noldus sur France Culture.


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31.12.2006

Graveur, peintre et poète, William Blake crée une oeuvre visionnaire qui s'inscrit dans un cri de révolte contre toute forme d'aliénation. Ses poèmes Les Chants d'innocence et d'expérience ; ses épopées épiques Vala ou Milton ; ses aphorismes du Mariage du Ciel et de l'Enfer ainsi que ses oeuvres picturales témoignent d'une tension des forces intérieures de l'homme dans une période de profonds bouleversements politiques et sociaux.
Radical, Blake donne à voir cette réalité par l'oeil de son imagination somptueuse et créatrice. Qu'est-ce que la vision chez lui ? Comment à travers elle dénonce-t-il l'esprit matérialiste pour atteindre à l'Homme universel ? En un sens, Blake n'est-il pas un visionnaire pour notre temps ?
En marge des courants de son époque, William Blake est un poète prophète qui dénonce la raison tyrannique de l'Angleterre pré-industrielle et s'enflamme pour la Révolution.
Autodidacte vivant à Londres, il commence son métier comme apprenti graveur. Or chez lui, la gravure va devenir bien vite indissociable de l'écriture. Il compose et grave ses poèmes qui témoignent des injustices sociales de ce monde, mais aussi du passage entre l'état d'innocence de l'enfance à celui d'expérience de l'adulte retrouvant dans son coeur son regard d'enfant. Dans ses chants, Blake met en lumière l'énergie créatrice du divin en l'homme figuré par le célèbre poème Le tigre. Pour Blake, Dieu est l'ange déchu. Il lui faut donc inventer son propre Dieu d'ombre et de lumière, qui le rapproche en ce sens de la tradition gnostique. Parallèlement, il rédige et illustre une mythologie personnelle chargée de forces psychiques traduites par des héros mythiques qui sont l'émanation d'un processus d'individualisation repris plus tard par Jung.
Hors de tous les temps, William Blake, est un précurseur excentrique. Par ses écrits et ses gravures, il montre les bouleversements à venir avec une modernité déroutante.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Florence Marguier.

Le bon plaisir. Avec Henri Guillemin sur France Culture.


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25.05.1985

Henri Guillemin dérange. Avec lui, l'histoire politique et littéraire prend, sous un éclairage nouveau et passionné, un visage jusque là inconnu. Son approche iconoclaste suscite toujours autant de passions. Haï par ses détracteurs, adulé par ses inconditionnels, il dérange les habitudes coincées des "spécialistes", bouscule les idées reçues et enthousiasme les rebelles...
Ses entretiens nous font découvrir un peu plus l'homme authentique qui se cache derrière une oeuvre tout entière dévouée à rétablir la vérité.

Une émission animée par Françoise Malettra, avec les interventions de Claude Mauriac, Henri Mitterand, Georges Piroué, Jean Ziegler, Claire Etcherelli et Louis Casamayor.

À la recherche du temps présent. Avec Patrice Jean et Benoît Duteurtre chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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14.07.2018

La littérature en général et le roman en particulier ont-ils des choses à dire sur le monde contemporain qui ne se résument pas aux enquêtes et statistiques des sciences sociales ?
Car sans les sciences sociales nous ne saurions pas comment la société fonctionne. Elle nous ouvre les yeux sur le monde dans lequel nous baignons et nous évoluons. Elle nous révèle en outre notre propre fonctionnement. Elle montre, impitoyable, ce qui pense en nous quand nous croyons naïvement agir et penser par nous même.
Mais on peut leur savoir gré de cette démystification salutaire sans leur abandonner pour autant tout le terrain. Le mot de science, certes intimidant, ne confère pas aux sciences sociales le monopole du vrai. Il y a d'autres accès à la réalité que celui que leurs enquêtes et leurs statistiques nous ménagent.
L'étude du temps est aussi affaire de la littérature.