Blogosphère et littérature. Avec Juan Asensio sur Canal Académie.


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2008

Comment la littérature a-t-elle été modifiée par l'arrivée d'Internet ? Les blogs sont-ils les derniers lieux où la critique littéraire peut encore s'exercer librement ?
Juan Asensio nous parle ici de son travail de blogueur littéraire, travail où il entend faire la "dissection du cadavre de la littérature" : tout un programme !

Émission "L'académie des blogs", animée par David Abiker et Elodie Courtejoie.

En fait, la beauté ne disparaît jamais, c'est à nous de l'apercevoir. Avec László Krasznahorkai sur France Culture.


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10.04.2018

On utilise le mot épiphanie (du grec ancien epiphaneia, "manifestation, apparition soudaine") pour designer la compréhension soudaine de l'essence ou de la signification de quelque chose. Le dernier roman de l'écrivain hongrois Làszlo Krasznahorkai, qui paraît en France dix ans après sa parution en hongrois, pourrait être présenté comme un feuilletage d'épiphanies.
Qu'elle se dérobe ou qu'elle s'offre totalement - contradictions comprises - il est question d'une beauté qui fait retour, et de notre regard plus ou moins disponible à elle. La ville de Kyoto, ville d'allusions, la ville de Florence et sa peinture, la ville de Paris et son musée, point de limite géographique au voyage qu'il nous propose dans Seiobo est descendue sur terre (Cambourakis).

Émission "Par les temps qui courent", animée par Marie Richeux.

Pasolini face au monde moderne. Avec Olivier Rey et René de Ceccatty à Répliques sur France Culture.


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20.04.2019

Même si ses films ne passent plus guère sur les chaînes cinéma de la télévision, Pier Paolo Pasolini est d'abord connu en France comme cinéaste. On sait qu'il fut aussi, avec la même prolixité, avec la même intensité, poète, romancier, penseur. Et c'est précisément le penseur, qu'à l'occasion de la parution du Chaos, nous abordons.
Dans l'ultime entretien que Pasolini a donné quelques heures seulement avant sa mort tragique le samedi 1er novembre 1975, il déclarait "le petit nombre d'hommes qui ont fait l'histoire sont ceux qui ont dit non. Jamais les courtisans ou les valets des Cardinaux." Or, à l'époque où il s'exprimait ainsi, tous les intellectuels disaient non. Le refus régnait en maître. Il n'y avait pas de place pour l'acceptation. Oui était un mot imprononçable.
Qu'avait donc d'original, de singulier, de solitaire, dans ce climat hypercritique, le non de Pasolini ?

Le temps des livres est passé. Avec Juan Asensio sur Radio Libertés.


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07.05.2019

C'est en compagnie du critique littéraire Juan Asensio que l'appauvrissement des langues et l'avènement de la novlangue managériale sont disséqués.
Ces phénomènes sont d'ailleurs longuement évoqués dans son dernier ouvrage Le temps des livres est passé (Ovadia, 2019), rassemblant le meilleur de ses études littéraires des cinq dernières années, de Max Picard à Robert Penn Warenn en passant par Ernesto Sabato, Joseph Conrad ou encore László Krasznahorkai.

Émission "Culture en Libertés", animée par Anne Brassié.

La comédie humaine selon Tom Wolfe. Avec Nicolas Idier, Philippe Labro, Erik Neveu et Eric Neuhoff sur France Culture.


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04.2019

Tom Wolfe, originaire du Sud des Etats-Unis, est un homme déterminé, ambitieux, au regard aiguisé sur son entourage et au grand talent d'écrivain. Le dandy habillé en costume blanc détonne dans l'univers new-yorkais dans lequel il pénètre dans les années 1960. Journaliste amené à la littérature, Tom Wolfe est allé jusqu'à vivre plusieurs années à Miami pour écrire Bloody Miami, ou sur le campus d'une prestigieuse université américaine pour écrire Moi, Charlotte Simmons.
Faisant fi des règles et des conventions journalistiques jusqu'alors à l'oeuvre, il reprend à son compte la devise balzacienne : "la Société allait être l'historien, je ne devais être que le secrétaire".

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Le populisme ou la mort. Avec Olivier Maulin sur Radio Courtoisie.


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07.05.2019

Abaissement moral des élites, fracture entre la France d'en-haut et celle d'en-bas, désintégration de la société sous les coups de boutoir du capitalisme, de l'immigration et des diktats de l'Union européenne, promotion d'une société multiculturelle et multiconflictuelle, destruction du goût et de l'environnement, trahison des médias : l'inventaire est lourd et c'est avec une verve satirique et un humour cocasse qu'Olivier Maulin dresse un portrait de notre époque régressive dans ses chroniques anticonformistes récemment rassemblées dans un volume justement intitulé Le Populisme ou la mort (Via Romana, 2019).
Cet observateur attentif de la vie littéraire, artistique, politique et sociale de son époque ne désespère pas pour autant et guette dans le moindre soubresaut des peuples les raisons d'espérer, consignant scrupuleusement les éléments d'une révolution conservatrice qui dans toute l'Europe se mettent lentement en place, et qui peuvent assurément changer la donne.
Pourrons-nous éviter le précipice vers lequel nous entraînent nos élites ? Une course contre la montre a commencé.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Philosophie du langage et de la littérature. Avec Juan Asensio sur Radio Courtoisie.


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06.05.2019

Depuis 2004, le critique littéraire Juan Asensio tient en ligne un site qui se conçoit comme une "dissection du cadavre de la littérature". Il vient de publier Le temps des livres est passé (Ovadia, 2019), ouvrage qui regroupe le meilleur de ses études littéraires des cinq dernières années, de Max Picard à Robert Penn Warenn en passant par Ernesto Sabato, Joseph Conrad ou encore László Krasznahorkai.
Malgré (ou à cause de ?) sa réputation de virulence, qu'il entretient savamment, son site est devenu un incontestable lieu français de la littérature. On s'y agace parfois, souvent on s'y enthousiasme, mais toujours on s'y nourrit grâce à l'intelligence et l'érudition de ses articles.
Retour, en compagnie de Juan Asensio, sur la passion qui l'anime pour la littérature et sa défense, ainsi que sur l'idée qu'il se fait de son travail de critique.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Raymond Abellio ou la passion de la connaissance. Avec Guy Dupré, Huguette de Montfalcon, Lima de Freitas, Jean-Pierre Lombard, Marie-Christine Saric, Michel Cazenave et Basarab Nicolescu sur France Culture.


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31.12.1993

Avant de devenir en 1946 Raymond Abellio avec son premier roman, Heureux les Pacifiques, Georges Soulès, polytechnicien, avait été militant révolutionnaire dans les souterrains de l'Histoire. On reproche encore à cet activiste trotskyste de s'être fourvoyé dans la Cagoule entre 1941 et 1943 et d'avoir été jusqu'à la fin de la guerre un agent double entre Vichy et Londres sans daigner choisir son camp.
En vérité, la naissance de Raymond Abellio correspond à la mort initiatique de Georges Soulès. Sa rupture avec la politique est radicale comme est absolue sa conversion à la littérature et à la philosophie.
Pendant quarante ans, jusqu'à sa mort en 1986, Abellio publiera des romans, des essais, des mémoires, un journal, un traité de phénoménologie génétique de la science : La structure absolue, qui feront de lui le seul écrivain métaphysique de sa génération.
Oeuvre initiatique, oeuvre éveilleuse, oeuvre illuminative ouverte à la double transcendance du corps et de la conscience, oeuvre gnostique orientée vers le centre secret d'une époque qui, dans son aveuglement, n'y verra qu'une oeuvre marginale. Le plus grand écrivain de l'action et de la méditation depuis André Malraux.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Michel Camus.