Henry de Monfreid. Avec Daniel Grandclément sur France Inter.


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22.05.2015

Né dans l'Aude en 1879, Henry de Monfreid a mené une vie d'aventures qui l'ont conduit sur tous les continents, particulièrement le continent africain.
Très vite, il se frotte à la vie active, travaille pour la Société Maggi dont il est renvoyé. Il achète alors une laiterie qui fait faillite et gravement atteint par la fièvre de Malte, il suit sa convalescence chez son père. Là, il rencontre une jeune allemande, Armgart Freudenfeld qu'il épouse en 1915. Ce passionné des mers et des horizons lointains s'installe à Djibouti et se lance dans le négoce des peaux et du café.
Cette vie trépidante, au cours de laquelle il se découvre une vocation photographique, lui inspire son premier récit autobiographique Les secrets de la mer rouge.
Pendant la Première Guerre mondiale, il espionne les positions turques pour le compte des autorités françaises et vit de différents trafics.
Arrêté à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec le gouvernement italien du Duce, il est déporté au Kenya. Il y reste jusqu'à son retour en France en 1947 où il s'installe à Ingrandes dans l'Indre.
Peinture, musique et surtout écriture occupent la fin de sa vie. Un dernier voyage à la Réunion lui inspire Mon aventure à l'ile des Forbans. Il meurt à Ingrandes à l'age de 95 ans.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Baise-moi, de Virginie Despentes : déflagration littéraire, scandale cinématographique. Avec Catherine Breillat et Sylvain Broumeau sur France Inter.


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13.07.2016

En 1994, elle publie ce premier roman au titre pour le moins accrocheur. Le public découvre alors cette jeune romancière au style hard et singulier. Les thèmes du livre : ultra-violence et sexe sans détour, cru diront certains. En tout cas, une écrivaine est née. Au rythme des interviewes, les Français apprennent à connaître cette jeune femme, très vite cataloguée de rebelle et punk, porte-voix d’une génération qui ne veut pas s'en laisser compter par le politiquement correct qui devient un principe dans le courant des années 90, comme une sorte de retour à un ordre moral qui ne veut pas dire son nom et qui aujourd'hui impose sa loi.
Quelques années après, en 2000, Virginie Despentes décide de réaliser elle-même l’adaptation cinématographique de ce premier roman. La caméra supplée le verbe, mais la radicalité reste la même. Scènes de sexe non simulées, assassinats sommaires et flot d’hémoglobine. Les images en choquent plus d’un. Le film est classé X et interdit de projection.
Ce scandale soulève, sur la place publique, la question du cinéma pornographique. À un point tel que la justice est saisie et la loi modifiée.
Alors, que montre et que dit ce film ? Pourquoi le roman a-t-il pu être publié et le film interdit ? Que nous dit cette affaire des rapports entre l’art et la représentation du sexe et de la mort ? Que nous dit-elle aussi de la censure en France ?

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Radioscopie : Jean Raspail répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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25.10.1976

L'ancien explorateur et écrivain Jean Raspail nous livre, en compagnie de Jacques Chancel, quelques considérations sur ses romans, son parcours et son rapport à l'époque actuelle.
De la délicate transition de l'exploration à l'écriture à la revendication d'être un écrivain de droite en passant par l'importance du rêve dans la vie des hommes, Jean Raspail nous offre de profondes réflexions.

Régine Deforges, la papesse de l'érotisme. Avec Josyane Savigneau sur France Inter.


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02.09.2016

Ecrivain, éditrice condamnée pour atteinte aux bonnes mœurs, Régine Deforges était depuis l’adolescence une insolente, une insoumise.
Retour sur ce parcours qui a changé le monde de l'édition et de l'érotisme avec Josyane Savigneau, écrivain, journaliste et ancienne directrice du Monde des Livres.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Le cauchemar des années 80. Avec François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi chez Daniel Mermet sur France Inter.


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04.2007

Les années 1980 évoquent quelques images rutilantes : les années fric et l'entrepreneur héros, les années strass et leurs stars kitsch, Le Pen et "Touche pas à mon pote !", Jack Lang et la Fête de la musique, Jacques Séguéla et sa "génération Mitterrand", Bernard Tapie et les Restos du cœur, le Minitel et les pin's, le cynisme des ex-gauchistes parvenus au pouvoir et la bien-pensance du charity business...
Que reste-t-il de cette décennie, qui est d'abord celle d'un affaissement général et du grand renoncement ? Pourquoi apparaît-elle à ceux qui l'ont vécue comme un cauchemar intellectuel et politique ? Dans quelle mesure les années 1980 permettent-elles de comprendre la France d'aujourd'hui ?
Cette série d'émission, en compagnie de François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi, montre que cette décennie signe avant tout la disparition de tout sens critique : des "experts" se mettent à professer le marché comme fin de la politique ; des "intellectuels" médiatiques discourent en chœur sur la fin des idéologies et délivrent des sermons simplistes sur le "mal" et le "sens de la vie". On a ainsi vu triompher une idéologie réactionnaire d'un genre nouveau. La télévision, devenue le cœur de l'espace public, a commencé à diffuser le bavardage publicitaire qui lui tient lieu de vision du monde.
Derrière le basculement des années 1980, et tout ce qu'elles nous ont légué, on trouve des intellectuels d'État et des idéologues télévisuels, quelques moralistes de plume et sociologues de la pub.
C'est sous ces crânes, dans ces écrits, au fil de ces discours aux sources variées, des tubes aux essais, des romans aux slogans, que l'on part traquer la vérité de cette décennie terrible.

Radioscopie : Maurice Genevoix répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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21.02.1969

L'écrivain Maurice Genevoix, en compagnie de Jacques Chancel, revient sur sa trajectoire personnelle, depuis son enfant jusqu'à son élection à l'Académie française en passant par ses souvenirs d'ancien combattant de la première guerre mondiale.
Il évoque également son goût pour la nature et son amour pour les animaux alors que son ouvrage Tendre bestiaire vient d'être publié.
Enfin, c'est de son attachement à la langue française, des romanciers qu'il admire, de ses filles et de son rôle de père dont il parle.

La privatisation de TF1 : du mieux disant culturel au temps de cerveau disponible. Avec Laurent Mauduit sur France Inter.


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17.09.2015

La télévision est un sujet sensible par excellence, source de pouvoir et de fantasme, de critiques et d’euphorie, aujourd’hui comme hier.
En soixante ans, la télé est ainsi devenue un objet de notre quotidien, un bien public dans l’audiovisuel du même nom, et sur l’autre rive, un bien privé, une entreprise dont le chiffre d’affaires est lié à la publicité, au nombre d’abonnés, à la part d’audience et aux parts de marchés. A l’arrivée d’un nouveau chef et d’une nouvelle stratégie, tout l’enjeu est de changer le produit, c’est à dire les programmes, sans perdre les consommateurs, c’est-à-dire les téléspectateurs.
Ainsi est faite la loi de la télé privée, celle qui a vu le jour pendant les années 80, sous François Mitterrand et Jacques Chirac, quand le secteur télévisuel fut offert aux investisseurs. Et l’un des principaux tournants dans cette histoire fut la privatisation de TF1, première chaîne du service publique mise en vente un jour de mai 1986 par le gouvernement de Jacques Chirac.
Cette bataille fut longue, médiatique, inattendue et secrète, entre un roi du béton, Francis Bouygues et un géant de l’édition, Jean-Luc Lagardère.
Chacun a promis la lune, l’un d'eux l’a remportée...

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Ernesto "Ché" Guevara. Avec Régis Debray sur France Inter.


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05.09.2016

De son vivant il était un mythe, l’icône d’une révolution qu’il portait à bout de bras, le symbole de la rébellion. À sa mort, le 9 octobre 1967, le Ché, est devenu une légende. Celle d’un homme profondément humaniste, charismatique, à la pureté idéologique considérée comme sans faille... S'il fallait donner un visage, une représentation humaine de la postérité, ce serait le Ché, dont il est une allégorie à lui tout seul.
Parmi les nombreux souvenirs, il y a ce nom, évidemment, entré depuis dans les livres d’histoires. Mais il y a aussi ce visage, illustré par la célèbre photo en Noir et Blanc d’Alberto Korda, celui d’un homme barbu, souriant, cigare à la bouche, béret étoilé sur la tête qu'on voyait dans toutes les chambres d'ados, il n'y a pas si longtemps.
Homme d’idée et homme d’action. Combattant héroïque, révolutionnaire, voyageur, il avait fait de sa vie un combat et un modèle d’engagement. Il en paiera le prix ! Sa mort à 39 ans dans le maquis bolivien reste encore entourée de nombreuses zones d’ombres et elle a longtemps alimenté les rumeurs les plus folles.
Alors quel est le parcours de cet homme qui voulait changer le destin de la société par la puissance des idées et la force des armes ? Comment un jeune médecin argentin est-il devenu le plus célèbre guérilléro du XXème siècle ? Et enfin comment Ernesto Guevara de la Cerna est-il devenu "Le Ché" ?
Pour parler de Che Guevara, Régis Debray. Philosophe, nouvelliste, romancier, critique, dramaturge, il a eu le privilège de rencontrer Ernesto Guevara, et goûter lui aussi aux geôles boliviennes...

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.