Choisir sa fin de vie, l'ultime liberté ? Avec François-Xavier Bellamy et Jacqueline Jencquel à l'Ecole Normale Supérieure.


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13.10.2018

La fait de disposer de sa mort est l'ultime expression de la volonté de l'individu dans son acception libérale.
Vu comme un progrès allant dans le sens de l'émancipation d'un côté, cette revendication est plutôt perçue, de l'autre, comme une révolte contre le corps qui nie ce que nous sommes.
Jusqu'ou peut et doit aller la possibilité de disposer de son corps à chaque moment de sa vie ? Suicide assisté ? Euthanasie ? Où sont les limites que la société entend poser dans les lois qui régissent la fin de vie ?

Une conférence organisée par l'association "Students for Liberty".

Les critères d'existence. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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03.10.2016

Nous prononçons sans cesse des propositions d'existence : nous nous demandons ce qu'il y a dans le frigidaire, ou nous nous inquiétons de savoir s'il y a un pilote dans l'avion. Les diverses théories scientifiques aussi supposent des propositions d'existence : il y a des exoplanètes, des trous noirs, des ondes gravitationnelles ; il y a des cellules, des gènes, de l'ADN ; il y a des molécules, des atomes, des électrons, des quarks, etc.
Les systèmes métaphysiques ne sont pas en reste : il y a un Dieu ; ou de la matière ; ou des Idées; des Nombres ; ou des corps et du vide ; ou de la substance pensante et de la substance étendue ; ou de l’Un, etc.
Tout cela génère des conflits entre notre ontologie spontanée, imposée par les exigences de la vie, et celles qui sont dérivées des théories scientifiques ou des doctrines philosophiques. Qu'est-ce qui existe donc ? La table solide sur laquelle j'écris ou la table composée de corpuscules en mouvement dans le vide ? La diversité des ontologies semble s'expliquer par la concurrence entre leurs critères d'existence.
Il n'en est rien. Toutes les théories, tous les systèmes, scientifiques ou philosophiques, recourent aux mêmes quatre critères que notre "ontologie spontanée". Ils n'en sont que la radicalisation ou systématisation. Ces critères sont : l'expérience immédiate, la prévalence de l'objectivité sur la subjectivité, celle du subsistant sur le changeant et celle du séparable sur l'inséparable.
Francis Wolff en tire finalement quelques conséquences, notamment sur le prétendu "dépassement de la métaphysique" ou de "l'onto-théologie".

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Une certaine idée de l'Europe. Avec Thomas Piketty à l'Ecole Normale Supérieure


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19.04.2018

Comment faire de l'Europe un espace d'égalité ? Et pourtant, parler d'inégalités en Europe a quelque chose de paradoxal dès lors qu'elle apparaît comme l'une des régions les moins inégalitaires au monde.
L'égalité, entendue ici au sens "d'équité", reste pourtant l'un des grands défis de notre temps, qui voit se creuser les écarts de revenus au sein des sociétés européennes et entre elles, et nourrit – entre autres – un sentiment de déclassement chez ceux qu'on désigne comme les classes moyennes.
Thomas Piketty ne renverse pas la table, devant ce qu'il juge comme une incapacité de l'Union européenne à sortir de la "pensée magique" et de la crise des dettes souveraines, mais espère une révolution de velours, de l'intérieur : réformer l'équilibre institutionnel européen pour en changer le cap.

Une conférence qui s'inscrit dans le cycle "Une certaine idée de l’Europe".

La notion de vérité scientifique. Avec Etienne Klein, Pascal Engel, Marc Mézard et Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure


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22.01.2016

Le concept de vérité a-t-il encore une validité pratique et théorique aujourd'hui ? Au croisement des sciences et de la philosophie, Etienne Klein, Francis Wolff, Pascal Engel et Marc Mézard confrontent leurs points de vue pour nous aider à mieux cerner la notion de vérité et à comprendre son domaine de validité.

Un atelier-débat s'inscrivant dans la 15e journée de conférences en histoire des sciences et épistémologie/Journée George Bram, animépar Emmanuelle Huisman-Perrin.

Liberté et langage. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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02.10.2017

Un agent est libre s'il peut être tenu pour cause de certains événements qui, par-là même, ne sont plus des événements mais des actions, les siennes. Corrélativement ces actions sont libres si, au contraire des événements qui sont causés par d'autres événements, elles n'ont d'autre cause que le sujet lui-même.
Francis Wollf nous montre que, pour qu'une action soit libre, il faut qu'elle ne soit pas seulement l'effet d'un désir conscient, mais d'un désir de second ordre, autrement dit d'une volition. Un désir est un événement de conscience, qui, en tant que tel, est causé par d'autres événements mentaux ; mais une volition est un acte de conscience d'un sujet qui n'a d'autre cause que le sujet lui-même.
Une telle structure "plissée" de la conscience est rendue possible par la structure prédicative (S est P, S n'est pas P) et indicative (je te dis que) du langage humain.
C'est avec une telle définition de l'action libre que l'on peut rendre raison des caractéristiques classiquement prêtées à la volonté et à la liberté. La volonté est opposée aux désirs occurrents ; elle suppose la négation. La liberté se connaît sans preuve puisque nous la sentons en nous ; elle est la source de la responsabilité morale et de la responsabilité juridique dans les systèmes rationnels de Droit : c'est pourquoi elle comporte des degrés.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Camus et Heidegger, les noces avec le monde. Avec Jean-François Mattéi à l'ENS Paris.


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29.03.2007

La condamnation par Sartre de "l'incompétence philosophique" de Camus manifeste son incompréhension d'une éthique où la générosité s'exprime au sens cartésien du terme, celui de l'estime de soi-même.
Camus ne se comprend en effet que par ce fragile équilibre entre la vertu d'une volonté juste et le bonheur de l'estime de soi.
Paradoxalement, on retrouve Camus lecteur de Hölderlin dans des œuvres philosophiques comme L'Envers et l'endroit, L'Homme révolté, Le Mythe de Sisyphe, tandis que des œuvres lyriques comme Noces à Tipasa sont influencées par sa lecture de Heidegger.
Les deux approches fusionnent dans le sacré privé de joie de L'Eté.

Retour à la cybernétique : ontologie et politique de l'information. Avec Mathieu Triclot à l'Ecole Normale Supérieure.


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23.10.2017

La cybernétique a produit, dans l'après seconde guerre mondiale aux États-Unis, l'un des discours d'accompagnement de la révolution technologique de l'informatique et des télécommunications. Cette fonction de "discours d'accompagnement" s'entend non seulement comme une opération qui consiste à "faire sens" du changement technique, à travers un discours adressé au grand public, mais aussi comme un travail spéculatif destiné à étayer des paris, paradigmatiques, sur l'avenir du développement technique.
Pourquoi revenir à la cybernétique aujourd’hui ? Cette communication entend tester et discuter trois propositions.
 (1) Dans ce travail paradigmatique et spéculatif, la question de la nature physique de l'information occupe une place considérable chez les cybernéticiens. Ces derniers ont adopté une ontologie physicaliste de l'information, en rupture complète avec l'idée d'une information immatérielle ou de l'ordre du symbole. Ce clivage entre une information-symbole et une information-signal joue un rôle décisif dans la détermination des programmes de recherche que se donne la première cybernétique, autour notamment des réseaux de neurones formels.
  (2) A cette ontologie physicaliste de l'information s'adosse chez Wiener une forme de politique des artefacts cybernétiques. Celle-ci consiste à imaginer, par des récits qui voisinent parfois avec la science-fiction, des techniques projetées en situation dans le social. La cybernétique discute ainsi de questions autour de l'automatisation, du remplacement du travail humain par les intelligences artificielles, qui ne dépareilleraient pas en 2017. Ces dimensions techniques, scientifiques, philosophiques, politiques forment une trame inextricable au sein de la cybernétique américaine.
  (3) Ce retour à la cybernétique nous paraît posséder un intérêt historique, au sens où il fournit des instruments pour comprendre le présent. Il ne s'agit pas d'affirmer que la cybernétique aurait pensé par avance la situation contemporaine, mais d'évaluer ce qui change dans les agencements de science, de technique, de philosophie, de politique, au prix sans doute de la péremption de ce que la cybernétique d'origine avait lutté pour mettre en place.

Drôles d'écritures ! Avec Clarisse Herrenschmidt à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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14.11.2007

Nous écrivons les langues naturelles depuis 5000 ans, environ, dans le continuum sémiologique qui va de l’Iran de l’Ouest, de la Mésopotamie et de l’Égypte à la Méditerranée orientale, à l’Europe continentale et ses extensions aujourd’hui mondiales.
Nous frappons monnaie depuis environ 600 ans avant notre ère et jusqu’au 15 août 1971 le dollar fut convertible en or et les devises européennes rattachées au dollar.
Depuis quelque temps, nous écrivons avec un ordinateur : une machine qui compte et calcule.
Il existe une histoire des signes d'écriture qui met en relation ces modes d'écrire. Écrire les langues, écrire les nombres sur les monnaies, écrire avec une machine qui contient du langage en elle : voilà ce que Clarisse Herrenschmidt se propose de nous raconter.