L'être, la praxis et le sujet chez Michel Clouscard. Avec Sylvain Bourgois aux ateliers de la praxis à Paris.


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2016

Cette conférence part d'une réflexion sur les origines de l'hominisation pour tenter d'inscrire les derniers travaux de Michel Clouscard sur la phylogenèse et l'ontogenèse dans une perspective classique de la "philosophie de l’esprit" et de la "philosophie de l'histoire".
Elle permet de comprendre les revendications de Clouscard pour une contribution à la fois "kantienne" et "hégélienne" au problème de la connaissance.
En effet, dans l'introduction de L'Être et le Code, la critique de l'épistémologie bourgeoise conduit Clouscard au concept de "corps-sujet signifieur" pour exposer la généalogie anthropologique et philosophique de l'idéologie de classe (dominante). La mise en place du modèle théorique d' "ensemble logico-historique" permet alors de suivre les moments historiques et dialectiques du "code".
Car si, dès L'Être et le Code, le "corps-sujet signifieur" renvoie au vécu de classe pour expliquer l'idéologie, le savoir de classe et les catégories existentielles de la connaissance, dans L'Être, la Praxis, le Sujet, c'est la phylogenèse et l'ontogenèse qui sont mis en relation pour expliquer le "montage synthétique du corps-sujet".
Chez Clouscard, c’est donc à partir de l'épistémologie d'une relation émergente entre phylogenèse et ontogenèse qu'on peut se confronter à la critique du modèle du "sujet transcendantal" chez Kant.
Le réel est rationnel, comme le rationnel est réel. Mais la "phénoménologie de l'esprit" du genre humain suit l'histoire de la praxis et de la subjectivité...

Le syndrome du bien-être. Avec Carl Cederström et André Spicer sur Radio Libertaire.


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29.04.2016

Vous êtes accro à la salle de sport ? Vous ne comptez plus les moutons mais vos calories pour vous endormir ? Vous vous sentez coupable de ne pas être suffisamment heureux, et ce malgré tous vos efforts ? Alors vous souffrez sûrement du syndrome du bien-être. Tel est le diagnostic établi par Carl Cederström et André Spicer.
Ils montrent dans leurs travaux comment la recherche du bien-être optimal, loin de produire les effets bénéfiques vantés tous azimuts, provoque un sentiment de mal-être et participe du repli sur soi. Ils analysent de multiples cas symptomatiques, comme ceux des fanatiques de la santé en quête du régime alimentaire idéal, des employés qui débutent leur journée par un footing ou par une séance de fitness, des adeptes du quantified self qui mesurent – gadgets et applis à l'appui – chacun de leurs faits et gestes, y compris les plus intimes...
Dans ce monde inquiétant, la bonne santé devient un impératif moral, le désir de transformation de soi remplace la volonté de changement social, la culpabilisation des récalcitrants est un des grands axes des politiques publiques, et la pensée positive empêche tout véritable discours critique d'exister.
Résolument à contre-courant, Carl Cederström et André Spicer démontent avec une grande lucidité les fondements du culte du corps et de cette quête désespérée du bien-être et de la santé parfaite.

Une conférence initialement prononcée à la Librairie Quilombo.

La bioéconomie et les fondements imaginaires de l'industrie biomédicale. Avec Céline Lafontaine au Centre Culturel International de Cerisy.


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26.09.2015

L'ensemble des processus biologiques propres à l'existence corporelle sont désormais au cœur d'une nouvelle phase de la globalisation industrielle : la bioéconomie. Celle-ci peut se définir sommairement comme l'application des biotechnologies à la production primaire, à la santé et à l'industrie afin d¹accroître la productivité économique.
Parce qu¹elle s'enracine dans les soubassements anthropologiques les plus profonds -le désir d'échapper à la maladie, le rêve d'une jeunesse éternelle et la peur de la mort- la bioéconomie du corps humain représente l'expression ultime du capitalisme industriel. Elle se nourrit des promesses et des espoirs portés par les innovations biomédicales.
Céline Lafontaine revient sur le cas de la médecine régénératrice, plus spécifiquement la recherche sur les cellules souches, qui représente la forme la plus achevée de cette "industrie de l'espoir".

Une communication donnée dans le cadre du colloque intitulé "Imaginaire, industrie et innovation".

1975, année érotique. Avec Ovidie sur France Inter.


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11.05.2017

Exhibition, Change pas de main, Les Tripoteuses, Le sexe qui parle, A bout de sexe... : en 1975, les affiches de films aux titres plus ou moins allusifs fleurissent dans les rues de France. Le cinéma érotique, porno, blue, rose, X, hard, selon la terminologie employée, connaît un âge d’or sans précédent et sans suivant. Les salles n’ont jamais été aussi remplies, les acteurs s’amusent, les réalisateurs aussi, les producteurs se frottent les mains, et les bien-pensants restent discrets. Sept ans après les appels de Mai 1968 à une "jouissance sans entrave", la libération des mœurs semble bel et bien en cours.
Ce dévergondage du cinéma, c’est un homme politique, de droite, qui l’a encouragé : Valéry Giscard d’Estaing, le plus jeune président de la République jamais élu jusqu'alors. L’érotisme, puis la pornographie, sortent de la clandestinité, dans une société pourtant marquée par le conservatisme moral des années De Gaulle puis Pompidou. Après quelques mois d’une liberté quasi sans freins, le vent rose qui souffle sur la France retombe à la fin de l’année 1975, bridé par les contradictions d’une société divisée.
Puritanisme et esprit libertaire, érotisme et pornographie, art et industrie, libération du corps et féminisme : les tâtonnements sont légions en 1975, surtout en ce qui concerne la question du sexe et de ses représentations.
Retour sur une année osée, dégoûtante pour certains, enchantée pour d’autres, entre revendications, transgression, hédonisme et société de consommation. Une immersion nostalgique et licencieuse...

Emission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Les différentes pratiques alimentaires et leur dérives. Avec Robert Masson pour Régis&Greg Production.


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2016

C'est en se basant sur sa longue expérience de naturopathe que Robert Masson veut nous mettre en garde contre les dérives liées aux régimes alimentaires à la mode, le plus souvent sortis de la tête de quelques théoriciens farfelus qui, au nom des médecines naturelles, détruisent irrémédiablement la santé de consommateurs trop confiants.
Son approche de la nutrition est beaucoup plus simple, et consiste en un plaidoyer pour une alimentation équilibrée, biologique et frugale.

1ère PARTIE :
 0'00'00 : Introduction
 0'01'27 : Présentation de Robert Masson
 0'07'33 : Recrudescence des végétariens et végétaliens
 0'10'31 : Un point sur les différentes méthodes alimentaires
 0'21'14 : Le cas des végétariens
 0'25'25 : Le cas des végétaliens
 0'25'35 : Végétalisme : réalité biologique ou vue de l'esprit ?
 0'32'55 : Protéine végétale vs. Protéines animales
 0'37'44 : La théorie des partisans de l'alimentation végétale
 0'41'18 : Droit de réponse
 0'42'09 : Un végétalien sincère : Albert Mosseri
 0'42'47 : L'apport en vitamine B12
 0'45'21 : Un ami phytothérapeute
 0'47'40 : Le père de l'alimentation spécifique et naturelle
 0'48'34 : Les végétaliens sincères
 0'49'08 : Retour sur la vitamine B12
 0'49'33 : Acidité vs. Alcalinité
 0'58'21 : La digestion de la viande
 1'01'40 : Qu'est-ce qui putréfie dans le colon ?
 1'03'13 : La putréfaction
 1'05'10 : Acidification de l'organisme
 1'08'01 : Le PH de la cellule
 1'12'16 : Acidité stomacale
 1'11'04 : Les émonctoires
 1'13'12 : Livre : Dérives nutritionnelles et comportement suicidaire
 1'14'14 : Livre : La Naturopathie foudroyée

2ème PARTIE :
 0'00'00 : Introduction
 0'01'51 : L'importance du tube digestif sur le mental
 0'05'21 : Gluten
 0'07'35 : Les inconvénients du gluten
 0'10'00 : La spiritualité
 0'10'38 : L'ampleur du mensonge
 0'13'48 : La désintoxication
 0'16'59 : Le dispaching vital
 0'20'39 : La cuisson, du poison ?
 0'28'37 : Libido et végétalisme
 0'30'25 : L'intestin
 0'31'23 : La digestion
 0'33'15 : 3 repas par jour
 0'34'01 : Se désintoxiquer les intestins ?
 0'38'30 : Hydrothérapie du colon
 0'41'22 : Empoisonnement de l'organisme
 0'44'08 : Le jeûne
 0'44'08 : Le jeûne comme moyen thérapeutique
 0'47'48 : Le jeûne Sec
 0'48'51 : Le repos pendant le jeûne
 0'49'25 : Jeûne et randonnée
 0'54'45 : Des sportifs de haut niveau végan ?
 0'57'49 : La propagande
 0'59'53 : La viande, cancérigène ?
 1'02'52 : Les rapports officiels
 1'06'11 : Guérisons miraculeuses ?
 1'06'48 : Crudivorisme équilibré ?
 1'09'24 : Espérance de vie d'un crudivore
 1'10'05 : Le crudivorisme frugivore
 1'12'37 : Conseil concernant les enfants
 1'15'35 : La méthode TC
 1'17'35 : Les naturopathes idéalistes
 1'19'15 : Ortorexie
 1'20'18 : Conseils aux crudivores et végétaliens amateurs.
 1'23'45 : naturopathes Vs charlatan
 1'27'08 : Les joies de l'assiettes
 1'28'01 : L'alimentation individualisée
 1'31'00 : Livres

L'avènement de l'être humaine. Avec Camille Froidevaux-Metterie pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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13.04.2016

On ne mesure pas bien la fulgurance du mouvement d'émancipation des femmes, ni toujours la profondeur des transformations à l'œuvre. En quelques décennies, sur fond de disparition du partage privé-féminin/public-masculin, nous avons assisté à l'enracinement d'une condition féminine totalement inédite. Être une femme aujourd'hui, c'est être à la fois un individu de droits pleinement légitime dans la sphère sociale et un sujet de sexe féminin toujours requis dans l'espace intime des relations affectives et familiales.
C'est cette dualité qu'il s'agit de penser, en saisissant ce que recouvre la dimension incarnée de l'existence féminine par-delà la stigmatisation séculaire du corps des femmes.
Et Camille Froidevaux-Metterie de nous proposer ainsi une approche féministe renouvelée qui intègre les transformations de la condition masculine et qui repère la contribution décisive de celle qu'il convient d'appeler l'être humaine.

Notre attention est-elle une ressource limitée ? Avec Matthew B. Crawford sur France Culture.


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06.06.2016

Notre attention est devenue un bien monétisable - la publicité l’a bien compris. Face à ces sollicitations permanentes, mais aussi à l’explosion des possibilités d’objets d’attention, démultipliées par la technologie, notre capacité d’attention est-elle menacée ?
Alors que peu de penseurs ont tenté une définition de ce concept, le philosophe-mécanicien Matthew B. Crawford la considère à la fois comme une expérience de l’intime et un bien commun. Il nous propose dans Contact : pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver de tenir une position médiane entre une attention qui ne soit ni un retrait complet du monde, ni une posture excessivement volontariste.

Emission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

L'avènement du corps-marchandise. Avec Céline Lafontaine et Thérèse Miron sur Auvidec Média.


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2015

L'animateur Jean Carette accueille Céline Lafontaine, professeure et sociologue à l’Université de Montréal, et Thérèse Miron, journaliste et théologienne.
Il est question d’un sujet important et d'actualité : l'avènement du corps-marchandise.
Au-delà de l'hyper-sexualisation et de la prostitution, la discussion gravite autour des concepts de la vente et l'exploitation du corps, des tentatives de breveter du vivant et des conséquences éthiques de cette nouvelle forme de marchandisation du corps.
Une émission captivante.