Le surhomme, un rêve de l'homme diminué. Avec Olivier Rey à l'Institut Philanthropos.


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13.12.2014

Le transhumanisme n'est compréhensible qu'au sein d'une société où la technique s'est autonomisée, dans la mesure où le sens de son déploiement est sa propre justification.
Comment en sommes-nous arrivé là ? Pourquoi l'être humain actuel ressent-il cette "honte prométhéenne" (Gunther Anders) devant ses propres productions ?
Retour sur l'histoire qui a offert le corps humain comme nouvel espace de conquête aux différentes industries de pointes.

Le transhumanisme : quelle place pour l'homme "diminuée" dans une humanité "augmentée" ? Avec Fabrice Hadjadj et Jean-Marie Le Méné à la faculté Catholique de Lyon.


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25.11.2014

Regards croisés sur la question du transhumanisme et du projet qui se dessine derrière les grandes envolées lyriques de ses défenseurs.
Il est bon de s'interroger sur l'attitude que nous nous devons d'adopter face à cette utopie technophile qui entend produire une nouvelle humanité.

Nervosité dans la civilisation. De la culture de la performance à l'effondrement psychique. Avec Alain Ehrenberg à l'Université de tous les savoirs.


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23.10.2000

Le basculement d'une société organisée par la discipline à une société fonctionnant à l'autonomie est l'objet de cette conférence. Je suivrai ici le fil directeur des transformations de la drogue et des pathologies mentales, plus particulièrement celui de la dépression, dans nos sociétés en prenant comme angle d'attaque les changements ayant affecté l'individualité contemporaine au cours de la deuxième moitié du XXe siècle et les tensions qui le traversent.
Je montrerai d'abord comment la dynamique d'émancipation, qui émerge au cours des années 1960, a progressivement dessiné un type d'individu qui est le propriétaire de lui-même et a produit un pluralisme normatif extrême d'où ressortent de multiples revendications identitaires. Ce phénomène conduit à une situation de l'individualité qu'avait parfaitement pressentie Claude Levi-Strauss en 1960 : "tout se passe comme si chaque individu avait sa propre personnalité pour totem".
Je décrirai ensuite comment les exigences d'action, d'autonomie et d'initiative personnelles se sont ajoutées au pluralisme normatif, au cours des années 1980, induisant un mode de vie caractérisé par des normes de dépassement de soi, sur le modèle de la compétition sportive. Ce double processus a abouti à un phénomène tout à fait nouveau de par sa visibilité, à savoir une sensibilité très forte à la souffrance psychique dont les dépressions et les addictions sont à la fois les symboles et les prototypes. Du culte de la performance à l'effondrement psychique, nos sociétés ont fini par donner forme à une culture du malheur intime parfaitement inédite. La performance, l'épanouissement individuel et la vulnérabilité de masse forment un tout que j'appelle la nervosité dans la civilisation.

Homme-femme : heureuse différence ou guerre des sexes ? Avec Olivier Rey et le Père Frédéric Louzeau sur KTOTV.


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20.03.2011

La conscience occidentale est confrontée à un trouble inédit : ce qui jusque là allait de soi, l’importance du fait d’être homme ou d’être femme dans la constitution de son identité humaine, tend à devenir problématique.
En s’appuyant sur la Révélation biblique, les chrétiens ont aujourd’hui à réfléchir plus profondément au sens humain et providentiel de la différence sexuelle. Être homme ou être femme est à la fois un donné, une tâche à réaliser et une vocation divine.
Eclairage avec le Olivier Rey, philosophe, et le P. Frédéric Louzeau, théologien.

Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.

L'individualisme à l'heure de l'hypermodernité, les nouveaux paradoxes de l'autonomie individuelle. Avec Gilles Lipovetsky au Club 44 à la Chaux-de-Fond.


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03.02.2009

L’individualisme est entré dans une nouvelle phase de son aventure historique, son moment hypermoderne caractérisé par six traits fondamentaux: le culte hédoniste, le culte du corps, le culte psy et relationnel, le culte du marché, le culte de l’autonomie individuelle et la disparition de la foi dans les grandes idéologies modernes de la Nation et de la Révolution.
Entre frénésie du présent et peur de l’avenir, consumérisme et "retour du religieux" se dessine un individu hypermoderne et paradoxal.
L’hyper-individualisme signifie libération de la vie privée mais aussi fragilisation des personnalités (anxiété, dépression, suicides…). Il tend à dissoudre les sentiments d’appartenance à l’entreprise mais il n’abolit pas nécessairement les formes d’implication de soi dans l’activité de travail. Il nous tourne toujours plus vers nous-mêmes, mais simultanément il génère de nouvelles demandes d’éthique.
S’il y a une pente de l’hypermodernité qui conduit à un individualisme irresponsable, une voie alternative responsable reste possible.

La consécration de la pornographie. Avec Pascal Bruckner et Dominique Folscheid à Répliques sur France Culture.


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29.10.2005

Suite à la parution d'un Dictionnaire de la pornographie aux Presses Universitaires de France, l'émission est consacrée à la banalisation -voire au triomphe- de la représentation de la sexualité dans notre société.

La marchandisation de la vie à l'ère de la bioéconomie. Avec Céline Lafontaine et Marie Gaille à la Fondation de l'Ecologie Politique à Paris.


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07.05.2014

La bioéconomie est le stade ultime du capitalisme !
C'est en étudiant les nouvelles dynamiques liées à la bioéconomie que Céline Lafontaine dresse ce constat. Sang, tissus, cellules, ovules : le corps humain s'est constitué en nouveau marché mondial.
Céline Lafontaine, de son point de vue féministe matérialiste, se propose de dégager les enjeux épistémologiques, politiques et éthiques de cette évolution sans précédent, liée aux nouveaux espaces des possibles que les dernières avancées scientifiques et technologiques autorisent.
Marie Gaille lui répond dans un second temps. La séance se termine par un échange avec les participants.

L'échange est animé par Catherine Larrère.