Michel Freitag : critique du naufrage de l'éducation dans le capitalisme cybernétique. Avec Gilles Gagné et Eric Martin au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.


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10.04.2024

Les problèmes se multiplient à tous les degrés du système d’éducation : est-ce un hasard ? Cela révèle plutôt ce que Hannah Arendt aurait appelé une "crise de l'éduction".
La pensée du sociologue et philosophe québécois Michel Freitag nous permet de situer cette crise dans le contexte plus large d'une mutation des sociétés postmodernes et de la globalisation capitaliste. Surtout, elle nous permet de réfléchir à nouveaux frais à ce que devraient être les finalités et la nature de nos institutions d'enseignement pour la suite du monde.

Le premier âge du capitalisme. Avec Alain Bihr au Café marxiste.


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03.02.2023

Sociologue et marxiste, Alain Bihr a principalement travaillé sur la justice sociale, les inégalités au sens large, l'extrême droite et le capitalisme.  
De 2018 à 2019, il publie Le Premier âge du capitalisme en 3 tomes, une œuvre titanesque de près de 3'300 pages, qui détaille l'histoire des origines du capitalisme.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'36 : Éléments décisifs chez Marx sur les origines du capitalisme
 - 0'32'04 : Tome 1 : L'expansion européenne
 - 0'45'08 : Tome 2 : La marche de l'Europe occidentale vers le capitalisme
 - 0'59'11 : Tome 3 : Un premier monde capitaliste
 - 1'11'20 : Comment lire cet ouvrage monstrueux ?

Théorie critique et crise écologique. Avec Franck Fischbach à l'Université Paris VIII Vincennes.


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25.01.2023

La théorie critique de la société fait-elle face à la crise écologique comme à un défi qui l'oblige à se renouveler et à se transformer ? Poser la question en ces termes, c'est présumer que la théorie critique ne serait en réalité pas véritablement armée pour faire face au défi de la crise climatique et écologique, que son histoire et l'héritage qu'elle porte ne lui permettraient pas de l'affronter sans devoir subir un sévère aggiornamento. Ce jugement est aujourd'hui largement répandu, notamment au sein de l'éco-marxisme nord-américain.
Tout en reconnaissant que "l'une des contributions durables des théoriciens sociaux de l'École de Francfort, représentée en particulier par la Dialectique de la raison publiée en 1944 par Max Horkheimer et Theodor Adorno, a été le développement d'une critique philosophique de la domination de la nature", John Bellamy Foster et Brett Clark n'en estiment pas moins que, "lorsque le mouvement écologique a émergé dans les années 1960 et 1970, le marxisme occidental était, avec sa notion abstraite, philosophique de domination de la nature, mal équipé pour analyser les formes changeantes et de plus en plus périlleuses de l'interaction matérielle entre l'humanité et la nature".
Franck Fischbach se demande dans quelle mesure une telle critique de la catégorie de domination est fondée et dans quelle mesure aussi cela peut justifier de lui substituer la catégorie de "rupture métabolique". Est également posée la question de savoir si la liquidation de la catégorie de domination n'aurait pas le tort de s'accompagner de l'occultation d'un double lien auquel les théoriciens de Francfort accordaient à juste titre une importance considérable, à savoir d'une part le lien entre la domination de la nature et la domination sociale, et d'autre part (mais les deux sont inséparables) le lien entre raison et domination.

Une conférence organisée par le Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation, dans le cadre du séminaire "Capitalisme Cognitif : communs, plateformes et crise écologique".

Le purgatoire. Avec Guillaume Cuchet sur France Culture.


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01.02.2015

Si le purgatoire est "né" au Moyen Âge, il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle. Comment expliquer ce phénomène qui fit de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des pratiques les plus répandues de l'Europe catholique ?
Aux sources de cette renaissance, on trouve la force du "culte des morts", la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme. On a beaucoup insisté alors sur le rôle d'intercesseur des âmes du purgatoire, sur la sollicitude à l'égard des "âmes délaissées", car sans famille ici-bas ou trop pauvres pour payer des messes.
Or, au début du XXe siècle, au terme de cette ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus.

Émission "Les Racines du ciel", animée par Frédéric Lenoir.

Albert Memmi, les ressorts des racismes. Avec Guy Dugas et Alexandre Journo sur France Inter.


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06.01.2021

Tunisien, colonisé, Juif, Français, Albert Memmi est un métis qui n'appartient à personne. Aussi s'est-il senti appelé à rendre compte des racismes et des dominations en en explorant toutes les faces.

Émission "Intelligence service", animée par Jean Lebrun.

Ouïghours : l'horreur était dans nos médias. Avec Maxime Vivas pour le Café marxiste.


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04.2024

Écrivain reconnu ayant publié plus de 20 livres traduits dans plus de 10 langues, Maxime Vivas a notamment écrit La Face cachée de Reporters sans frontières (2007) et est co-administrateur du site d'information alternative "Le Grand Soir".
Après un premier livre intitulé Ouïghours : pour en finir avec les fake news (2020), il revient avec Ouïghours : l'horreur était dans nos médias (2024), dans lequel il fait des révélations accablantes sur le traitement médiatique de la question Ouïghours et, plus largement, de la Chine, dans les médias, qu'ils soit "mainstream" ou "alternatifs".

 - 0'00'00 : Présentation
 - 0'04'04 : Ce que Maxime Vivas a constaté sur place au Xinjiang
 - 0'14'04 : Le déferlement médiatique contre M. Vivas après son 1er livre
 - 0'22'31 : ASI, Le Média, Blast : pas mieux que les autres
 - 0'32'48 : L'affaire Laurène Beaumond (lancée par Le Monde)
 - 0'35'55 : L'armée française (IRSEM) attaque M. Vivas dans un rapport
 - 0'40'12 : De grands experts étasuniens disent qu'il n'y a pas de génocide
 - 0'47'42 : La CIA est-elle vraiment à l'origine de cet enfumage ?
 - 1'03'34 : Comparaison entre la lutte anti-terroriste en Chine et en France
 - 1'09'54 : L'ONU est claire : pas de génocide, pas de persécutions
 - 1'19'35 : Une campagne des Etats-Unis pour attaquer la Chine

Droit divin de massacrer ? La question biblique. Avec Laurent Guyénot pour E&R à Paris.


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20.01.2024

Depuis David Ben Gourion, Israël a toujours revendiqué sa filiation directe avec l'Israël des temps bibliques. Quoi qu'on pense de la légitimité de cette filiation, le modèle biblique détermine dans une large mesure les projets d'Israël et son comportement à l'égard de ses voisins. De fait, les Gazaouis sont traités comme le furent les Amalécites selon la Bible, avec l'encouragement de Netanyahou.
Par conséquent, toute critique sérieuse d'Israël doit commencer par une analyse sans concession de l'idéologie suprémaciste de la Bible hébraïque.

Où va, d'où vient le compatibilisme ? Avec Olivier Boulnois au Collège de France.


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21.05.2019

Depuis près de deux mille ans, nous nous demandons si l'homme est libre. Et il est frappant de voir que le problème n'a guère avancé. Dans sa formulation classique, il s'énonce ainsi : comment pouvons-nous dire que notre volonté est libre, si nous considérons que la volonté est la cause de notre action, sachant que toute cause dépend nécessairement d'une cause antérieure ? Faut-il dire que notre volonté est déterminée (incluse dans le système des causes) ou indéterminée (hors du système des causes) ? Ou bien y a-t-il une harmonie entre notre spontanéité et la causalité, ce qu'on appelle le compatibilisme ?
Retour sur un débat opposant les partisans du libre arbitre à ceux du déterminisme et dont les catégories, loin de s'imposer par elles-mêmes, sont dérivées d'une structure conceptuelle héritée d'une longue histoire.

Roman national ou Guerre civile ? Avec Jean-François Chemain au Cercle Aristote.


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12.02.2024

Au lendemain des attentats de janvier 2015, nous nous sommes demandé ce que nous pourrions faire pour la France, notre pays si profondément touché dans sa chair et dans sa tête. Jean-François Chemain nous rappelle les éléments qui ont construit la France depuis 2'000 ans, ce que nous avons à proposer à tous les Français, quelles que soient leurs origines, afin qu'ils puissent retrouver leur héritage fondamental.
Ce bref rappel des symboles et repères, sur lesquels il n'est pas question de transiger, ne fait aucune concession à l'esprit de repentance et au politiquement correct qui nous envahissent. Il se propose de (re)découvrir la permanence de notre double héritage, chrétien et monarchique d'une part, républicain et laïc d'autre part, pour mieux comprendre qui nous sommes.
Soyons fiers des valeurs qui ont façonné la France d'aujourd'hui ! La liberté d'expression, l'humanisme, la langue française, les Lumières, le patriotisme nous ont transmis le gout de l'égalité, la liberté de la femme, le respect des lois et de l'État, le civisme, la croyance en la promotion sociale et le sens du mérite.
Nous devons continuer à nous battre pour nos valeurs et nos modèles. Il n'y a pas de honte, bien au contraire, à vouloir rester fidèle à la mémoire de nos pères. Si nous voulons marcher vers le futur, retournons toujours à nos racines.

Quelle anthropologie ? Quels européens ? Avec Guillaume Travers, Solenn Marty et Thomas Boris sur Méridien Zéro.


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04.2023

Les nations occidentales sont aujourd'hui au bord d'un véritable effondrement anthropologique. Le déclin démographique, la baisse des capacités cognitives reflétée par la chute du quotient intellectuel, la multiplication des pathologies provoquées par l'artificialisation des modes de vie, l'incapacité à affronter des situations conflictuelles ainsi que la multiplication des troubles de l'identité sexuelle constituent les symptômes les plus évidents de cette inquiétante évolution.
Les causes de ce processus sont multiples : contre-sélection générée par le malthusianisme des élites et la fécondité des couches les moins éduquées de la population, issues en grande partie de l'immigration extra-européenne ; conséquences néfastes de l'utilisation massive et précoce des écrans sur le développement cérébral des enfants ; effondrement de l'enseignement ; conditionnement des esprits par des idéologies subversives qui prétendent empêcher les peuples d'Europe de fonder leur avenir sur l'héritage d'une culture partagée ; rupture de plus en plus nette avec les réalités naturelles ; dégradation générale de l'environnement et de l'alimentation. À ces périls s'ajoutent les délires des apprentis-sorciers qui rêvent de "transformer" l'espèce humaine en l'affranchissant de tout conditionnement biologique.
L'Occident menace de périr asphyxié par les conséquences non maitrisées de l'extension du règne de la technique et par les errements de son modèle économique et social, fondé sur le mythe du progrès indéfini et de la croissance illimitée. De manière paradoxale, cette situation pourrait conduire à l'avènement d'une véritable "idiocratie", privant les Européens des moyens de préserver leur inventivité scientifique et leur prospérité, et d'affirmer leur puissance dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources énergétiques.
Cependant, ce déclin civilisationnel n'est pas une fatalité. Les jeunes Européens doivent se préparer à vivre des temps troublés, qu'ils devront aborder avec des corps, des âmes et des esprits trempés. Face à l'avachissement général, il convient de réaffirmer l'idéal de l'homme "complet", refusant la paresse intellectuelle et physique. Il s'agit d'assurer la transmission de notre vision du monde contre tous les ressentiments délétères. Il importe surtout de restaurer au sein de la Cité un ethos commun, qui permette de fonder l'existence sur le socle des réalités naturelles, tout en exprimant la vocation de nos peuples à cultiver l'excellence, en vue de façonner librement leur espace géopolitique.

Émission "La Méridienne", animée par François Charmot.

Plaidoyer pour un renouveau européen. Avec Martin Bernard au Cercle Rousseau.


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25.04.2024

S'interroger sur l'avenir du continent européen n'a pas pour ambition de créer un nouvel impérialisme rivalisant avec ceux des autres grandes puissances, mais de susciter un nouvel espoir civilisationnel centré sur le respect et l'intégrité de la personne humaine et de la nature, ainsi que sur de nouvelles formes d'entraide et de spiritualité.
Cela ne signifie pas l'entretien d'une nostalgie envers la grandeur culturelle passée de l'Europe, comme le font trop de "conservateurs", mais la redécouverte de ce que signifie vraiment être européen.

Misère du nietzschéisme de gauche. Avec Aymeric Monville à la Librairie Tropiques.


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10.04.2024

C'est à l'occasion de la nouvelle édition de son livre Misère du nietzschéisme de gauche, de Georges Bataille à Michel Onfray que l'essayiste et fondateur des éditions Delga Aymeric Monville vient nous parler de l'étonnant Nietzsche !
Andler, Palante, Blanchot, Camus, Bataille, Deleuze, Foucault, Derrida, furent autant de grands prêtres d'un culte devenu religion officielle : le "nietzschéisme de gauche". Passé dans les mœurs modernes, ânonné par les managers, les magazines télévisés, les hommes politiques autant que par Michel Onfray, ce retour de Nietzsche par la gauche autorise le consensus irrationaliste, individualiste et anticommuniste, de la "gauche morale" à la réaction. Ce recyclage philosophique a un but : détruire au sein de la gauche le matérialisme des Lumières et in fine l'ensemble de la philosophie issue du marxisme et du mouvement ouvrier.
Comment comprendre cette postérité extravagante du solitaire de Sils-Maria ? Aymeric Monville revisite avec acuité cette réception si particulière de Nietzsche en France.