Droite, Gauche, c'est fini ? Avec Alain de Benoist sur Lapin TV.


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12.2023

L'extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les "partis de gouvernement" et la classe politique en général, au profit de mouvements d'un type nouveau, qu'on appelle "populistes", est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies.
Partout se confirme l'ampleur du fossé séparant le peuple de la Nouvelle Classe dominante. Partout émergent de nouveaux clivages qui rendent obsolète le vieux clivage droite-gauche. Mais que faut-il exactement entendre par "populisme" ? S'agit-il d'un simple symptôme d'une crise générale de la représentation ? D'une idéologie ? D'un style ? Ou bien le populisme traduit-il une demande fondamentalement démocratique face à des élites accusées de ne plus faire de politique et de vouloir gouverner sans le peuple ?
L'actualité la plus immédiate sert ici à situer les enjeux politiques, sociologiques et philosophiques du débat.

Volonté de néant : Wagner et Schopenhauer. Avec Dorian Astor à la Bibliothèque municipale de Lyon.


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17.03.2018

"Je ne veux plus qu'une chose : la fin", confesse Wotan dans La Walkyrie. On ne saurait comprendre ni le désir qu'a le dieu de sa propre fin, ni l'aspiration d'Isolde à l'anéantissement, ni même l'étrange savoir que la compassion révèle à Parsifal, sans l'influence décisive de la philosophie de Schopenhauer (1788-1860) sur l'art de Richard Wagner. Depuis sa découverte du Monde comme volonté et représentation en 1854 aux dernières mesures de Parsifal, Wagner ne cessera de reconfigurer son œuvre et sa pensée dans le sens de lesthétique, de l'ontologie et de la morale schopenhaueriennes.
Mais l'artiste devint-il pessimiste et ascétique comme l'exigeait cette philosophie ? Fut-il saisi par cette volonté de néant que nécessite la rédemption ? Rien n'est moins sûr, chez Wagner, que l'ascèse et le renoncement. L'ambiguïté est grande dans ce rapport passionnel du plus philosophe des musiciens à une philosophie qui avait conféré à la musique un rôle proprement métaphysique.

L'assassinat d'Henri IV. Avec Jean-Christian Petitfils et Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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15.10.2009

Le 14 mai 1610, le carrosse découvert où Henri IV a pris place quitte le Louvre et roule dans Paris qui s'apprête à fêter le couronnement de la reine Marie de Médicis. Il est arrêté rue de la Ferronnerie par un embarras de charrettes. Aussitôt un étrange rôdeur saute sur la roue du véhicule et poignarde mortellement le roi.
L'homme, Ravaillac, originaire d'Angoulême, déclare qu'il a agi sans complice, uniquement pour punir le monarque de vouloir faire la guerre aux puissances catholiques et au pape. Qui est-il ? Un déséquilibré ou un "fou de Dieu" ? A-t-il été manipulé par les puissants ennemis du roi, français ou étrangers ?
Reprenant l'ensemble du dossier, Jean-Christian Petitfils offre une contribution majeure à la compréhension de l'une des grandes énigmes de l'histoire de France.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Comprendre les fondements de la civilisation européenne et occidentale. Avec Jean-François Chemain sur Radio Courtoisie.


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27.05.2023

La vieille Europe, la chrétienté, est-elle en train de mourir après avoir rempli sa mission d'ensemencer le monde du christianisme ? On peut s'interroger sur la nécessité d'un tel pessimisme.Dans un espace géographique occidental limité, le catholicisme «romain » a su participer au développement d'une civilisation originale : unité de l'Europe, primauté de la paix et limitation de la guerre, laïcité, droits de l'Homme, égalité femmes-hommes, condamnation de l'esclavage, souci de l'enseignement, possibilité de la science, notamment, en sont les fruits.Par l'action conjointe et souvent conflictuelle de deux acteurs - l'Église et l'État -, les énergies ainsi libérées ont permis à l'Europe chrétienne d'acquérir, à l'époque moderne, une supériorité technique qui l'a conduite à dominer le monde et à prétendre y imposer sa civilisation.Mais l'Occident se trouve désormais au banc des accusés. À l'extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. À l'intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu'il fasse repentance de ce qu'il a été - conquérant, dominateur, homogénéisateur... tandis que d'autres, nostalgiques de la «chrétienté», lui font grief de ce qu'il ne serait plus assez « chrétien ».À l'heure du doute, Jean-François Chemain livre ici une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.

Émission du "Libre Journal de la Jeunesse", animé par Hugues Sérapion.

La grande peur de juillet 1789. Avec Jean-Clément Martin à la Nouvelle Action Royaliste.


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08.05.2024

Historien spécialiste de la Révolution française, Jean-Clément Martin vient de publier un livre sur des événements qui nous semblent familiers en raison de leur caractère symbolique : la formation de l'Assemblée nationale, la prise de la Bastille, la Grande Peur. Pourtant, La Grande Peur de juillet 1789 (Tallandier) renouvelle notre vision des événements et de leurs interprétations.
Il travaille sur l'historiographie et notamment sur les très nombreuses notes rassemblées et parfois négligées par Georges Lefebvre, le grand historien qui a longtemps fixé notre conception des révoltes rurales de l'été 1789. Celles-ci sont aussi complexes que les violences qui précèdent la prise de la Bastille. En juillet 1789, on passe des révoltes à la Révolution et les élites qui sont confrontées à la crise générale de l’autorité y réagissent de différentes manières, qui démentent les schémas simplistes.

 - 0'00'00 : Intro
 - 0'00'39 : Conférence
 - 0'55'56 : Quid du rachat des droits abolis ?
 - 1'00'55 : Les cartes projetées des révoltes de 1789 ne coïncident-elles pas avec les foyers de révoltes du XVIIIè siècle ?
 - 1'15'00 : Ne peut-on pas lire cela sous le prisme d'un changement profond de médiation ?
 - 1'23'55 : Vous associez les facteurs économiques aux facteurs sociaux ?
 - 1'28'20 : La noblesse ne semble pas être la seule élite défaillante lors de cette période.  
 - 1'33'25 : Outro

La guerre d'hier à aujourd'hui. Avec Jean Lopez sur RCF.


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22.08.2022

Qu'elle soit menée par Périclès ou Vladimir Poutine, la guerre traverse les époques et les continents. Les champs de batailles, les armées, les tactiques et les mentalités évoluent autour de cette pratique plus que souvent condamnée.
Le conflit qui a lieu en Ukraine depuis février 2022 pose de nombreuses questions quant aux façons de mener une guerre aujourd'hui, et c'est Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de Guerres & Histoire, qui revient sur l'histoire longue de ce phénomène social aussi décrié que méconnu.

Émission "Les Racines du présent", animée par Frédéric Mounier.

Israël contre les juifs. Avec Sylvain Cypel pour Elucid.


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05.2024

Journaliste, ancien directeur de la rédaction de Courrier international, Sylvain Cypel nous aide à cerner la mentalité profonde d'Israël, qui a évolué jusqu'à devenir un état d'apartheid, ouvertement raciste, et responsable de crimes contre l'humanité.
Il démontre comment l'endoctrinement a déformé la vision du réel des Israéliens, comment l'histoire est détournée, abîmée et oubliée. La terrible riposte d'Israël conduit de plus en plus à mettre en danger les juifs, et une grande partie d'entre eux ne se retrouvent pas cette politique, qui très injustement, risque de se retourner contre eux.

La France et l'Amérique déclinent-elles deux versions différentes du républicanisme ? Avec Jean-Fabien Spitz et Denis Lacorne sur France Culture.


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08.11.2022

En France, le républicanisme est un courant qui défend une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir n'est pas détenu par un roi, mais par le peuple. Le républicanisme américain, quant à lui, a une histoire différente où les débats s'orientent très tôt sur la manière dont le peuple doit être représenté.
C'est en compagnie de Jean-Fabien Spitz et Denis Lacorne que nous revenons sur ces deux histoires qui permettent de comprendre les similitudes et les différences dans le traitement de l'égalité civile, d'une part, et le problème de l'égalité sociale, d'autre part.

Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.

Défendre l'Etat-Nation. Avec Denis Collin pour le Cercle Aristote.


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06.2024

L'État-nation voilà l'ennemi. De Tony Negri au Medef, de Habermas aux transhumanistes, tous veulent en terminer avec ce symbole de verticalité avec ses frontières, son autorité et ses peuples encombrants.
Denis Collin, philosophe, prend la défense de l'État-nation qui, s'il est toujours perfectible, est la forme politique qui a pu porter et concilier sur la longue durée la liberté, la puissance et la démocratie.

Les relations entre l'Union Européenne et la Suisse. Avec François Schaller au Cercle Rousseau.


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10.06.2024

Faut-il en finir avec l'espace Schengen et la libre circulation ? La Suisse peut-elle se contenter d'accéder au marché européen ou doit-elle y participer ? Les requêtes spéciales de la Suisse menace-t-elles l'ensemble des relations bilatérales avec Bruxelles ?
La nouvelle donne internationale change les priorités de l'Union européenne dans son rapport avec la Suisse, analyse le journaliste François Schaller. Alors Suisse-Europe : la fin de l'histoire ?

Le cinéma, comment ça va ? Avec Jean-Baptiste Thoret sur Canal B.


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22.03.2018

Le cinéma et la cinéphilie sont-ils entrés en crise ? Le septième art est-il encore un espace commun ?
Alors que la bulle médiatique formate de plus en plus journalistes et discours, l'historien et critique et du cinéma Jean-Baptiste Thoret, le "dernier des cinéphiles", fait l'état des lieux d'un art qui a tout à la fois cessé d'être populaire et exigeant.

Platon, le philosophe-roi pour lire l'extrême contemporain. Avec Olivier Battistini au Cercle Aristote.


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29.04.2024

Platon est né en 428/27, peu après le début de la guerre du Péloponnèse. Il n'a pas connu la grandeur, la puissance et l'apogée de l'empire des Athéniens maîtres de la mer, le siècle initié par les Perses d'Eschyle. Il est le contemporain d'une cité à l'agonie, bientôt vaincue, d'une démocratie devenue démagogie, tyrannie du peuple, puis de l'agrandissement menaçant du royaume macédonien. Il meurt en 347/346. Il est né, il est mort. Entre temps, il a écrit.
Ce sont les génies qui ont les plus courtes biographies. Ils ont vécu dans leurs écrits. La biographie de Platon est intérieure. Il s'efface devant son œuvre. Elle seule subsiste et s'accompagne d'incertitudes fascinantes, d'ombres intelligentes, de subtils et d'élégants secrets pour conduire à méditer, comme pour résoudre une énigme.
Platon fascine. Il promet l'extraordinaire. Mais son lecteur qui ne peut l'abandonner s'il a commencé à le lire doit le chercher en lui-même… Maître de la métapolitique, il est notre contemporain. Platon a déjà l'idée des ruines d'hommes et d'empires et sait les civilisations mortelles. Quelle leçon pour nous !
Il faut lire Platon, le philosophe-roi. Avant qu'il ne soit trop tard…