Terreur et Séduction, une histoire de la doctrine de la guerre révolutionnaire. Avec Jérémy Rubenstein et Mathieu Rigouste à la Librairie Ombres Blanches.


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20.10.2022

Les techniques issues de la tradition militaire de contre-insurrection et d'action psychologique sont aujourd'hui largement banalisées, y compris dans le management d'entreprise, dans nombre de polices du monde, voire dans des groupes mafieux. Mais on ignore souvent ce qu'elles doivent à la doctrine française de la guerre révolutionnaire (DGR). D'où l'intérêt du travail entrepris par Jérémy Rubenstein où il entreprend de retracer son histoire méconnue.
Sa genèse remonte aux armées coloniales du XIXe siècle - principalement française et britannique - qui ont constitué un savoir-faire répressif permettant l'émergence de la DGR au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été formalisée par des officiers français engagés dans la guerre d'Indochine, devenant hégémonique dans l'état-major durant celle d'Algérie.
Elle se veut une réponse au mouvement de décolonisation, conçue comme une guerre totale impliquant l'ensemble de la société, et vise son contrôle intégral par la propagande et la manipulation, la conquête des coeurs et des esprits. Mais aussi par la terreur, associée à la séduction propagandiste : torture, exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, déplacements de populations...
Malgré ses nombreux fiascos, la DGR a essaimé depuis les colonies françaises vers bien d'autres terrains, de la guerre du Vietnam à celles d'Irak et d'Afghanistan, de l'Argentine des années 1970 à l'Afrique des années 1980 ou l'Algérie des années 1990. Et comment ses principes se retrouvent aujourd'hui au coeur des techniques violentes de maintien de l'ordre comme des outils de manipulation de l'information.

Evolution et effondrement d'après Joseph Tainter. Avec Grégoire Chambaz pour le Café Collapse à Grenoble


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17.09.2019

L'anthropologue et historien américain Joseph Tainter étudie l'effondrement des sociétés par une analyse systémique dans la longue durée. Ainsi, il se focalise d'abord sur l'évolution des sociétés plutôt que de restreindre son étude à l'effondrement. Cette approche permet d'identifier plusieurs principes et dynamiques universelles comme la complexité, l'énergie, les rendements décroissants et la compétition. Tainter en dégage une typologie d'évolution et de disparition des sociétés s'appliquant tant aux sociétés passées que présentes.
Dans ce cadre, la perspective tainterienne interroge à nouveau la nature et les conditions de la durabilité. Joseph Tainter est significativement critique des approches actuelles de la durabilité. Pour être précis, son cadre d'analyse suggère que les approches actuelles de la durabilité reposent sur une fiction et ne sont fondamentalement pas applicables à long terme.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'52 : Plan de l'intervention
 - 0'02'44 : Présentation de l'Intervenant
 - 0'04'02 : Présentation de Joseph Tainter
 - 0'05'51 : Le modèle d'évolution des sociétés
 - 0'06'03 : Composants des sociétés complexes
 - 0'06'59 : Complexité
 - 0'12'34 : Énergie
 - 0'13'54 : Interactions énergie/complexité
 - 0'16'36 : Dynamique
 - 0'16'48 : Les rendements décroissants
 - 0'27'27 : Le cadre d'évolution
 - 0'31'52 : Trajectoire d'évolution-type
 - 0'41'39 : Récapitulatif    
 - 0'42'18 : Évaluation
 - 0'42'39 : Évaluation du modèle (revue des critiques)
 - 0'54'51 : Évaluation de la situation actuelle
 - 1'02'08 : La durabilité selon Tainter
 - 1'02'33 : Critique de la durabilité
 - 1'06'23 : Durabilité tainterienne
 - 1'07'29 : Implications de la durabilité tainterienne
 - 1'13'52 : Conditions de réussite d'une simplification sociétale
 - 1'17'02 : Exemple de l'Empire Byzantin
 - 1'20'55 : Conséquences pour les sociétés contemporaines

Les Balkans, l'autre poudrière de l'après européenne. Avec Olivier Delorme pour le Cercle Aristote.


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14.06.2024

Dans un contexte géopolitique particulièrement tendu, l'Union européenne continue de chercher à repousser les frontières de son empire, particulièrement dans la région des Balkans.
Alors que les élections européennes de 2024 viennent de se dérouler, l'historien Olivier Delorme, spécialiste de la région, nous propose de passer en revue l'équilibre politique précaire des pays alentours.

La dissolution de la France. Avec Emmanuel Todd pour Elucid.


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06.2024

Anthropologue, démographe et historien, Emmanuel Todd revient pour proposer son analyse inédite des récents évènements : pourquoi Emmanuel Macron a-t-il pris cette décision de dissoudre l'Assemblée ? Sommes-nous face à un Machiavel ou un Néron ?
En réalité, le nihilisme des élites (dont Macron en est la parfaite incarnation) se poursuit, et conduit le pays vers un chaos dont personne ne peut anticiper la nature...

Le diable en littérature. Avec Juan Asensio, Jérémie Delsart et Bruno Centorame sur Radio Courtoisie.


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13.06.2024

Le diable est un curieux personnage, aux multiples facettes. Tour à tour Belzébuth, Bélial, Satan, Lucifer, Mammon, Astaroth, le Malin, le Démon, l'Accusateur, l'Adversaire, le Serpent ou légion, cette incarnation du mal est diverse et ne cesse de fasciner.
Mais notre modernité occidentale, elle, semble en avoir fini avec le négatif. Comment donc la littérature continue-t-elle de composer avec le diable ? Car comme le disait Baudelaire, sa plus grande ruse ne consiste-t-elle pas à nous laisser croire qu'il n'existe pas ?

Émission du "Libre journal des littératures", animée par Hector Burnouf.

Domestication, coopération et guerre civile : une mise en perspective de notre situation actuelle. Avec Laurent Ozon pour Politoscope.


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17.05.2024

Chef d'entreprise, intellectuel de sensibilité écologiste et ancien homme politique, Laurent Ozon développe longuement les logiques de domestication et de coopération propres aux sphères de culture qui permettent aux humains, in fine, d'habiter le monde.
Mais ces collectifs de culture s'engagent également dans des processus dangereux lorsqu'ils se sentent menacés : la guerre civile est-elle alors une risque auquel nous pourrions faire face dans un avenir proche ? Comment le pouvoir en place continue-t-il à désamorcer ces processus potentiellement violents tout en exposant les populations à des stress vitaux (démographiques, économiques, etc.) qui viennent pourtant renforcer ces problèmes ?

Religion et géopolitique. Avec Bruno Guigue et Youssef Hindi sur Ondes De Chocs TV.


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07.2024

Ancien haut fonctionnaire et professeur de philosophie poliitque, Bruno Guigue échange avec l'historien et spécialiste des relations internationales Youssef Hindi sur la question des croyances et de la relation sujet/objet dans le domaine de l'analyse géopolitique.
Un débat profond et constructif qui se décline en plusieurs axes :
- Dans quelle mesure la dimension spirituelle et religieuse peut-elle être utilisée en géopolitique ?
- Peut-on parler de logique et de justice Divine en géopolitique ?
- Un géopolitologue peut-il être neutre ?
- La métaphysique a-t-elle sa place en géopolitique ?
- Peut-on opposer une eschatologie à une autre ? et un messianisme à un autre ?

Les droits de l'homme en question. Avec Jean-Yves Pranchère à la Villa Gillet.


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22.11.2017

Dénonciation du narcissisme de l'individu épris de ses seuls droits, crainte d'une spirale de revendications infinie, rappel des exigences de la communauté familiale, sociale ou politique : la "religion des droits de l'homme" suscite de plus en plus ouvertement la contestation. En témoigne le succès de l'accusation de "droit-de-l'hommisme" destinée à fustiger l'oubli des contraintes de l'action politique.
Ces attaques ne reflètent-elles que la constance, sous des formes voilées, de la pensée antidémocratique ? Si certaines émanent de catholiques conservateurs ou des tenants d'une nouvelle hypothèse communiste, elles sont toutefois aussi menées par des auteurs qui, de Marcel Gauchet à Régis Debray ou Jean-Claude Michéa, se réclament du républicanisme ou de la démocratie.
En comprenant leur généalogie, il s'agit ici de questionner la place des droits de l'homme dans l'Europe du XXIe siècle.

Les juifs de France, la République et Israël. Avec Charles Enderlin à la Fondation Jean Jaurès.


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28.01.2020

La Révolution française avait émancipé les juifs de France. La guerre des Six Jours, en 1967, marque, selon Charles Enderlin, la formation du franco-sionisme, c'est-à-dire la fidélité au pays d'appartenance mais aussi – et surtout ? – à Israël, "État nation du peuple juif" à tendance messianique, dont le projet émancipateur peut sembler avoir été refoulé…
Dans ses derniers travaux, Charles Enderlin livre une analyse de l'histoire des juifs de France et interroge leur relation à la France et à Israël dans le contexte national et international actuel.

La société contre le politique. Avec Jean-Pierre Le Goff, Patrick Savidan et Alain-Gérard Slama au Centre Pompidou.


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02.02.2007

La démocratie est un régime politique qui ne paraît plus contestable en Occident. Cependant, le système représentatif démocratique apparaît aujourd'hui en crise dans nos sociétés et notamment en France et dans le contexte de l'Europe.
Trois intervenant nous proposent leurs réflexions sur l'évolution de la démocratie telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, entre société civile et institutions politiques :
 1. L'effacement du politique : pouvoir informe et société victimaire, par Jean-Pierre Le Goff
 2. La réinvention démocratique, par Patrick Savidan
 3. Le multiculturalisme contre la diversité, par Alain-Gérard Slama

Un échange modéré par Jean-Michel Helvig.

Présence du psychanalyste dans le ou la politique, humanisation et socialisation. Avec Jean-Pierre Lebrun pour la Chaire de philosophie à l'hôpital.


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10.04.2021

Que puis-je dire de notre monde, de son évolution, de ses avatars, de ses espoirs, à partir de la psychanalyse ? À quelles contraintes la structure du parlêtre nous soumet-elle ?
Il s'agit de distinguer ce qu'exige l'humanisation et la socialisation et prendre la mesure de ce que le modèle néolibéral n'est pas sans effets sur l'humanisation. Mieux – Pire? – encore, il la met en crise et risque de nous entraîner dans une véritable panne de la transmission.

Gouvernementalité algorithmique et image(s) de la pensée. Avec Antoinette Rouvroy pour PointCulture à Bruxelles.


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16.02.2016

La détection algorithmique des relations subtiles, évolutives en "temps réel" entre des données numériques disparates disponibles en quantité massive produit un tout nouveau type de modélisation, exploitable dans une multitude de domaines comme le marketing, la prévention des délits et des crimes, l'optimisation du déploiement des forces de l'ordre ou la détection anticipative des foyers épidémiques.
Ces nouvelles pratiques de détection, de classification et d'évaluation anticipative constituent de nouveaux modes de production du "savoir", de nouvelles modalités d'exercice du "pouvoir", et de nouveaux modes de "subjectivation", bref, une nouvelle gouvernementalité algorithmique, succédant, en quelque sorte, sans pour autant les remplacer complètement, aux régimes de pouvoir - souveraineté (droit de laisser vivre et de faire mourir), régime disciplinaire (réforme des psychismes individuels par intériorisation des normes, que les individus disciplines  "incarnent"  d'eux-même) et biopouvoir (droit de faire vivre ou de laisser mourir) - mis en lumière par Michel Foucault.