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C'est en compagnie des philosophes Isabelle Garo et Michael Löwy que nous revenons sur le parcours de Marx des années 1840 à 1848, de son arrivée dans le Paris révolutionnaire jusqu'à la publication du Manifeste du parti communiste.
Et l'on découvre que ce jeune rhénan en colère n'est pas né marxiste ! Il est alors intéressant de retracer son itinéraire, depuis ses positions démocratiques mais réformistes alors qu'il est à la tête de la Gazette Rhénane (un journal d'opposition libérale), à son appel à une "révolution radicale" pour l'Allemagne et à sa première évocation du prolétariat.
Émission "En avant Marx", animée Marina Garrisi.


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Le nom de Michel Freitag, en dehors de quelques cercles restreints, n'est guère connu. Pourtant, son œuvre, toujours en cours d'édition près de quinze ans après sa disparition (2009), est monumentale, tant par le volume physique des ouvrages que par l'envergure théorique qui s'y déploie.
Le philosophe Baptiste Rappin nous propose ici de découvrir un sociologue discret et marginal, pour ne pas dire méconnu ou ignoré : il est l'un des rares intellectuels francophones à n'avoir pas succombé à la pulvérisation méthodologique des savoirs et, par conséquent, à n'avoir pas renoncé à l'entreprise d'une théorisation générale de la société.


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Suite à l'annonce, par le président de la République après le résultat des élections européennes, de la dissolution de l'Assemblée nationale, le monde politique français est en ébullition.
Entre guerre des partis, trahisons, calculs de boutiquers, manipulations, alliances et coups bas, il s'agit de garder la tête froide pour comprendre le sens de la recomposition du paysage politique.
C'est ce que Pierre-Yves Rougeyron se propose de faire, en commentant, semaines après semaines, l'évolution des rapports de forces au sein d'une 5e République moribonde.


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Quelles relations lient intrinsèquement l'État moderne et le capitalisme ? En quoi peut-on dire que tout mouvement émancipateur conséquent ne saurait écarter de ses objectifs une dissolution de l'État ? Sans renoncer à une argumentation systématique, c'est sous la forme de thèses que Robert Kurz examine ces questions dans L'Etat n'est pas le sauveur suprême (Crise & Critique, 2022).
Il revient sur les principales pensées politiques tant fondatrices et apologétiques que critiques et oppositionnelles, en cherchant à établir des fondements nouveaux pour une théorie critique de l'État.
Son point de départ étant tout autant les limites de la critique anarchiste de l'État chez Bakounine, que la réflexion fragmentaire et conceptuellement incohérente de Marx et Engels, telle qu'elle apparaît dans la confrontation avec les partisans de Bakounine et à propos de la Commune de Paris.


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La Bonne Nouvelle n'est pas une théorie économique, et cependant, révélant Dieu, elle redécouvre plus profondément l'humain, jusque dans les conditions matérielles de son existence. Ainsi le christianisme, prêchant un Verbe fait charpentier, a-t-il transformé en profondeur la vision du travail héritée des Grecs et des Romains, et affirmé la dignité du manouvrier.
Au-delà d'une critique frontale des valeurs sociales, il s'est agi d' abord de manifester le besoin de tout homme d'être sauvé - l'aristocrate aussi bien que l'esclave - et de conduire, indirectement ou de surcroît, à une économie de la communion et de l'humilité.
Émission du "Libre Journal de la Réaction", animé par Philippe Mesnard.


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Dans un espace géographique occidental limité, le catholicisme "romain" a su participer au développement d'une civilisation originale : unité de l'Europe, primauté de la paix et limitation de la guerre, laïcité, droits de l'Homme, égalité femmes-hommes, condamnation de l'esclavage, souci de l'enseignement, possibilité de la science, notamment, en sont les fruits.
Par l'action conjointe et souvent conflictuelle de deux acteurs - l'Église et l'État -, les énergies ainsi libérées ont permis à l'Europe chrétienne d'acquérir, à l'époque moderne, une supériorité technique qui l'a conduite à dominer le monde et à prétendre y imposer sa civilisation.
Mais l'Occident se trouve désormais au banc des accusés. À l'extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. À l'intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu'il fasse repentance de ce qu'il a été - conquérant, dominateur, homogénéisateur... tandis que d'autres, nostalgiques de la "chrétienté", lui font grief de ce qu'il ne serait plus assez "chrétien".
À l'heure du doute, Jean-François Chemain nous livre une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.
Émission "Au fil des pages", animée par Virgile Tercia.


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L'axe Paris-Berlin-Moscou pourrait-il bientôt avoir une nouvelle actualité ? Laurent Ozon, chef d'entreprise et prospectiviste, accompagné d'Edouard Husson, historien spécialiste de l'Allemagne, nous dressent le portrait d'une Europe en difficulté et reviennent sur l'histoire et l'avenir des relations franco-russe-allemandes.
- 0'00'30 : Paris-Berlin-Moscou
- 0'02'04 : La relation franco-russe s'est construite sur les alliances géostratégiques
- 0'03'25 : La puissance maritime anglo-saxonne
- 0'05'18 : Washington-Londres-Bruxelles ou l'Occident
- 0'07'10 : L'Allemagne
- 0'08'30 : La place de l'Europe
- 0'09'08 : Le plan Schlieffen
- 0'10'00 : La Russie, les Etats Unis et la Chine
- 0'11'00 : L'Occident choisit la guerre de 2e génération contre la Russie
- 0'15'40 : Les Etats-Unis tentent d'installer le scénario coréen en Ukraine
- 0'17'00 : Le terrorisme intellectuel
- 0'19'20 : La France va mal
- 0'21'05 : L'état profond américain et les néoconservateurs
- 0'24'10 : La guerre de la 4e génération
- 0'25'06 : Les guerres de l'opium
- 0'27'30 : Les budgets militaires russe et otanien
- 0'30'20 : La guerre est le résultat de la nature d'une société
- 0'31'40 : La déstabilisation des sociétés par l'Occident
- 0'32'30 : L'Occident mène une guerre permanente contre sa population
- 0'35'40 : L'espoir donné par la Russie
- 0'38'40 : Sur le plan optico-politique, la Russie c'est le point fixe
- 0'39'45 : L'axe Paris-Berlin-Moscou ne peut pas être restauré
- 0'41'35 : Les axes Paris-Alger/Berlin-Ankara/Moscou-Pékin vont dominer d'ici 10-20 ans
- 0'44'21 : Le seul exemple de la coopération Paris-Berlin-Moscou : la guerre de l'Irak
- 0'45'45 : Chirac, Schröder et Poutine en 2003
- 0'47'42 : Une lutte féroce entre les Français et les Allemands autour du gazoduc
- 0'50'20 : Paris-Moscou vs. Moscou-Berlin
- 0'52'30 : Le pacte germano-soviétique
- 0'53'23 : Les années 1960-1970
- 0'57'17 : La France comme nation politique, l'Allemagne comme nation économique
- 1'00'45 : Les affrontements France/Russie vs. Allemagne/Russie
- 1'02'53 : L'Allemagne de l'Ouest et la guerre germano-soviétique
- 1'05'10 : Poutine et les messages à l'Allemagne et à la France
- 1'06'40 : Les Etats-Unis cassent les relations russo-allemande et franco-allemande
- 1'08'06 : La transition écologique
- 1'09'50 : L'avenir des relations Russie-Allemagne
- 1'11'05 : La France et sa politique indépendante, le réveil ?
- 1'14'34 : Pourquoi nous pouvons être intéressants pour la Russie ?
- 1'15'39 : Comment dialoguer avec la première puissance militaire du monde ?
- 1'17'37 : Deux partis principaux en Allemagne


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Pour Julien Mattern, maître de conférence en sociologie, l'idée que la société occidentale était dans une forme d'extase progressiste jusque dans les années 1980 est une idée reconstruite. En effet, dès le XIXe siècle, les sociologues classiques constatent les effets néfastes du progrès tout en se résignant à l'embrasser.
Il illustre ce rapport paradoxal de la sociologie au progrès en revenant d'abord à la pensée d'Émile Durkheim : alors que ce sociologue français observe l'explosion du taux de suicides à son époque, il établit que le progrès est une loi de la nature qui s'impose aux hommes. Et si le présent semble si chaotique, c'est parce que le monde est en transition. C'est ensuite dans l'oeuvre de Georges Friedmann que l'on déplore la perte de contact avec la Nature, même s'il juge lui aussi qu'elle est inéducable.
Pour Julien Mattern, l'adhésion des classiques au mythe du progrès relève plutôt d'un pari : celui d'une transition la plus harmonieuse possible humanisant le progrès.


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Au nom de la lutte contre les discriminations, une vague d'intolérance submerge le monde occidental. Venue des universités américaines, la religion woke, la religion des "éveillés", emporte tout sur son passage : médias et culture, entreprises, écoles, universités.
De la théorie du genre à la théorie critique de la race, le but des wokes est de "déconstruire" tout l'héritage culturel d'un Occident accusé d'être "systémiquement" sexiste, raciste et colonialiste. Leur enthousiasme évoque bien plus les "réveils" religieux protestants américains que la philosophie française des années 1970. C'est la première fois dans l'histoire moderne qu'un culte prend naissance dans les universités. Tout est réuni pour que se mette en place une dictature au nom du "bien" et de la "justice sociale" et que naisse une religion nouvelle et destructrice pour la liberté.
Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.


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Si l'on veut comprendre le conflit russo-ukrainien et la guerre criminelle livrée par Vladimir Poutine, il nous faut remonter le cours du temps. Une histoire de plus de 1'000 ans, déterminée par les cultures religieuses. Les trois monothéismes et les trois confessions chrétiennes n'ont cessé en effet de se rencontrer et de se confronter en Ukraine. Une terre frontalière écartelée entre le choc des Empires, la déflagration des totalitarismes et le réveil des nations.
Cette histoire est une longue série de conflits, de croisades mêlant des ambitions des princes, les disputes théologiques des papes et des patriarches et les soulèvements spirituels des prophètes.
Émission "Les Racines du présent", animée par Frédéric Mounier.


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Comment penser la justice après 1789, dans une société civile bourgeoise qui fait de l'égalité des conditions son principe ? Quel sens prend la notion de doctrine de la philosophie du droit pour Hegel ? Quelle normativité nous fait passer de ce qu'il appelle "le droit abstrait", à l'Etat comme achèvement de la vie éthique ?
En 1820, Hegel rédige ses célèbres Principes de la philosophie du droit, dans lequel il tient l'application du droit comme corollaire indispensable à la liberté des citoyens. Serait-il le premier penseur social-démocrate ?
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.
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La cause immédiate de la chute de l'URSS est à présent claire. Grâce au travail de Ostrovski, Azad, Zinoviev et la cellule chinoise, entre autres, on sait qu'elle est liée à la liquidation entreprise par Gorbatchev.
Les causes plus profondes restent cependant à déterminer : comment Gorbatchev est-il venu au pouvoir ? Comment s'y est-il maintenu ? Pourquoi le parti et le peuple n'ont-ils pas réagi à la dérive ? Plus généralement, le projet soviétique était-il viable ? Ou y avait-il des problèmes structurels qui condamnaient l'Union Soviétique à terme ?