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Double meurtre symbolique : aujourd’hui tout prend forme d’image, le réel a disparu sous la profusion des images.
Mais on oublie que l’image elle aussi disparaît sous le coup de la réalité. L’image est la plupart du temps dépossédée de son originalité, de son existence propre en tant qu’image, et vouée à une complicité honteuse avec le réel.
La violence qu’exerce l’image est largement compensée par la violence qui lui est faite - son exploitation à fin de documentation, de témoignages, de message (y compris les messages de misère et de violence), son exploitation à des fins morales, pédagogiques, politiques, publicitaires..... Là, prend fin le destin de l’image, à la fois comme illusion fatale et comme illusion vitale.


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Les sayanim -informateurs en hébreu- sont des Juifs de la diaspora qui, par "patriotisme", acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes.
Leur nombre en France se situerait, selon les auteurs, autour de trois mille. Ils se recrutent principalement au sein du Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales.
Jacob Cohen nous raconte son expérience dans le milieu de la franc-maçonnerie de l'influence de certains lobbies juifs sur la politique française.


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Les réformateurs et la plupart des opposants à la réforme actuelle des retraites, malgré leurs divergences, fondent leur diagnostic du prétendu " problème des retraites " sur les mêmes présupposés nous subirions un choc démographique, il serait impossible d'augmenter les cotisations qui alimentent les retraites, c'est un prélèvement sur la valeur produite par les actifs qui financerait les pensions, la justice voudrait que le montant des pensions soit déterminé par la somme des cotisations versées du temps de son activité. Bernard Friot répond à ces arguments et propose une tout autre analyse. L'enjeu des retraites, c'est d'abord reconnaître et prolonger l'indéniable réussite humaine et politique des retraites. C'est également mettre en débat le statut du salaire et de la qualification pour tous, ainsi que le rapport au travail que nous voulons promouvoir.


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Écrits romantiques et rebelles : le romantisme anglais et la Révolution française. Lord George Gordon Byron (1788-1824) et Percy Bysshe Shelley (1792-1822), morts à un âge où nul ne devrait mourir, fauchés en pleine jeunesse, sont les deux grands poètes anglais de la liberté. Admirateurs de la Révolution française, contemporains des grandes batailles napoléoniennes, ces « fils de la révolte » ont porté à son plus haut degré l’exigence du combat contre l’oppression. Pourquoi une lecture conjointe, en miroir, des poèmes de Byron et de Shelley ? Quelle fut l’influence de la Révolution française sur ces deux poètes romantiques et lyriques mais aussi politiques et engagés ?


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Les deux exposés d'Annie Lacroix-Riz et de Jacques Nikonoff visent à mettre en évidence les continuités historiques de la politique allemande depuis la fin de la première Guerre Mondiale jusqu’au début de la construction européenne, depuis l’hyperinflation des années 20 jusqu'aux déflations salariales et délocalisations contemporaines. Soit le dilemne d'une nation dont le projet de domination impériale n'a jamais déserté ses classes dirigeantes.


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Serge Audier présente les différents courants néolibéraux depuis les années 1930 et le fameux colloque Lippmann.
Après le karch de Wall Street, des révisions ou des réaffirmations du libéralisme ont été proposées pour sauver cette doctrine.
Depuis, de nombreuses mouvances existent et sont souvent mal différenciées les unes des autres : conservatisme, néo-conservatisme, libertarianisme, etc.
C'est le mérite de Serge Audier que d'introduire de la nuance au sein de ce qui est aujourd'hui perçu -à tort- comme un mouvement unitaire : le néolibéralisme.


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La pensée de droite est diverse et changeante, mais par-delà ses multiples déclinaisons à travers l'histoire, Emmanuel Terray pense possible d'identifier un socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former une doctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhender les faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier au regard des mêmes valeurs.
Ces axiomes ont pour noms réalisme, ordre, hiérarchie, autorité, patrie, morale.
Ils impliquent une certaine conception de la nature humaine et de l'histoire, une certaine image des rapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaine idée de la politique.
Enfin, ils organisent les relations que la pensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature très différente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance : d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique.


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En 1976 paraissait chez François Maspero un livre au titre resté célèbre : "La Géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre".
36 ans plus tard, ce titre et la plupart des analyses que contenait ce livre restent étonnement actuels et valables.
Il ne s'agit bien sûr pas de stigmatiser certains usages de la Géographie (ou de la géopolitique), mais d'abord de rappeler l'origine historique de ce savoir fondamental et les étapes de son évolution.
Il y a 25 siècles, Hérodote mène la première grande enquête géographique et géopolitique dans le cadre des guerres entre les Grecs et l'Empire perse.
La géographie n'a ensuite cessé d'être liée à la guerre et aux conquêtes.
Très différente, la géographie des professeurs apparaît seulement au XIX° siècle, d'abord en Allemagne, puis en France.
Aujourd'hui, la présence massive des questions géopolitiques dans la vie de nos sociétés, leur omniprésence médiatique, invitent chaque citoyen à se poser à nouveau la question des usages et des pratiques de la Géographie.


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Il existe bien un antisémitisme en France aujourd’hui : les néo-nazis, les négationnistes, les nostalgiques du pétainisme... pas grand monde, et sans grande influence.
Mais quand on fait état d’une "montée" de l’antisémitisme, c’est pour stigmatiser la jeunesse des quartiers populaires, les arabes et les noirs, qui ne sont pas antisémites : ils sont solidaires des palestiniens opprimés, ce qui n’est pas la même chose.
Cet entretien explore les motifs et les méthodes de ceux qui cultivent et exploitent cet amalgame pervers.


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Pour la première fois, la publication des oeuvres complètes de Marcel Mauss permettra de comprendre la genèse de son oeuvre et d'en percevoir toute l'unité et la modernité.
Marcel Mauss (1872-1950), sociologue, anthropologue et ethnographe, disciple et neveu de Durkheim, doit sa notoriété au célèbre "Essai sur le don", qui inaugure la publication de cette série de 9 tomes et dont la 1ère publication remonte à 1924, dans le magazine "L'année sociologique."
Emission "La Suite dans les idées".


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L'époque tend à la subordination des activités scientifiques et des pratiques éducatives à la logique du capitalisme néolibéral. La connaissance, sous l'effet des politiques publiques et de la concurrence mondiale, change de statut et de fonction. Elle est mise en marché, regardée sous l'angle exclusif de sa valeur économique, soumise à un management bureaucratique oppressif.
Ce constat du basculement dans l'hyper-utilitarisme nous conduira à examiner les racines théoriques de cette conception et les facteurs historiques qui en assurent aujourd'hui le succès. Il nous amènera également à examiner les formes et les effets de cette mutation dans le champ de la recherche et dans celui de l'enseignement. Il nous invite à la résistance et, en fin de compte, à l'invention collective d'une connaissance réellement émancipée.