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Pouvons-nous encore réfléchir de manière neuve au problème du Progrès, ce grand mythe fondateur de la modernité, clé de la domination de l’Occident sur le reste du monde ?
Pierre de la Coste nous propose d'interpréter l'idéologie progressiste comme une dégénérescense laïcisée d'une querelle théologique spécifiquement chrétienne, suivant le bon mot de Chesterton. C'est ainsi qu'on peut voir le Progrès comme le passage du mystère chrétien du salut aux contradictions modernes du sens de l'histoire.
La sotériologie a connu deux grandes hérésies -selon l'Eglise catholique- : le protestantisme (la prédestination) et le pélégianisme (le libre-arbitre) qui prétendaient toutes deux résoudre le mystère du salut. Analogiquement, ces deux tendances se retrouveraient respectivement dans le capitalisme mondialisé et dans le communisme soviétique, prétendant également résoudre le sens de l'histoire.
Cette clé de lecture nous permet de revisiter à nouveaux frais notre histoire récente.


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Après un rapide retour sur son parcours personnel, Robert Steuckers répond, avec la virtuosité qu'on lui connaît, à diverses questions concernant la politique sur le continent européen, ou la géopolitique internationale.
Que ce soit le problème de la remise en cause de l'indépendance de l'Europe par l'adoption du traité de libre-échange transatlantique, la perpétuation des politiques hégémoniques des Etats-Unis dans les crises ukrainienne ou syrienne, la place de la chine dans le nouvel ordre mondial où le problème belge, c'est toujours au travers de sa grille de lecture géopolitique -ancrée dans les constantes historiques régionales- que l'invité donne son point de vue.


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Bernard Wicht propose une réflexion originale sur le sens de l'histoire européenne et sur le devenir de nos sociétés.
Il observe de près le rôle que les guerres ont menées dans le développement de nos états modernes.
C'est ainsi que son dernier livre a comme sujet central la nation de citoyen-soldat, alors que les armées nationales sont en train de disparaître/ont disparu dans la plupart des pays d'Europe.
Apparu sur le devant de la scène avec la Révolution française, le citoyen-soldat est le reflet de la souveraineté populaire et nationale, l'expression de l'idée républicaine que le pouvoir n'appartient pas principalement à l'Etat mais aux citoyens. Sa disparition progressive aujourd'hui signifierait-elle alors une éclipse de la démocratie ?
Nous ne sommes plus en 1789, ni non plus à l'âge des révolutions et des idéologies. C'est plutôt le chaos qui caractérise notre époque, avec le déclin de l'Etat moderne, l'atomisation du corps social et la fin de l'idéal national.
Par conséquent, s'interroger sur le citoyen-soldat à l'heure actuelle, c'est se demander quelle "cause" défendre de nos jours alors que les maîtres mots sont sécurité et risque zéro.


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Antoine Cholet s’interroge sur l’identité politique de la Suisse : est-elle une nation ? C'est donc à une enquête que nous sommes ici conviés.
Le conférencier commence par définir son concept de la nation, qu'il articule autour de quatre éléments: un état centralisé, un territoire, une histoire et un peuple.
De cette définition naît l'ambiguité : il manque en effet ces quatre éléments -dans leur plénitude- à la Suisse. En fait d’état centralisé, on trouve plutôt un pouvoir central faible, débordé à la fois par des cantons ayant conservé de nombreuses prérogatives et par des associations privées redoutablement efficaces. Son territoire n’est que le résultat hasardeux de traités d’entraide successifs ; son histoire est marquée par la désunion et les guerres; quant au peuple suisse, il faut avoir une imagination fertile pour en concevoir concrètement l’existence. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de combler cette "fêlure nationale" en édifiant des mythes politiques rassembleurs, parmi lesquels la neutralité armée, le consensus, le fédéralisme ou la démocratie. Mais force est de constater que cette mythologie tourne parfois à vide…
En confrontant, sans langue de bois, la Suisse au concept de nation, Antoine Cholet démontre les limites d’une telle perspective. Mais ce n'est pas pour considérer cette "fêlure nationale" comme un problème, mais plutôt comme une chance pour le pays de dépasser une construction nationaliste insatisfaisante.


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Comment comprendre l'apparent "détournement" du "printemps arabe" ?
Les démocraties et les droits de l'homme ne devaient-ils pas remplacer les vieux régimes poussiéreux du maghreb du moyen-orient ?
Aux termes de deux ans de conflits, il semblerait que ce soit plutôt les mouvements islamistes qui s'imposent sur la décomposition des derniers régimes arabes laïques.
Une conférence importante pour comprendre les réalités du monde arabe contemporain.




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Alain Soral répond -en improvisation- aux nombreuses questions qui lui sont posées par des internautes :
0’53 - L’affaire de la fournée, la normalisation du FN et les antisionistes virtuels
13’15 - Le traité transatlantique, parachèvement du plan Marschall
24’15 - Les grands penseurs avant Clouscard
32’30 - Décadence culturelle française
39’07 - DSK, le film
46’56 - Vladimir Poutine Vs Elkabbach
55’42 - Alain Soral, anti-impérialiste éternellement lié à la France
59’10 - Unité de la spiritualité et de la politique
1’06’40 - Réelection de Bachar EL-Assad
1’14’25 - Le pape, traître au Christ et agent du droit-de-l’hommisme
1’18’00 - Coupe du monde de football et corruption du sport-spectacle
1’22’50 - Marc-édouard Nabe le graphomaniaque
1’26’33 - Banque alternative et insoumission économique
1’30’06 - Casapound, modèle contre-culturel spécifiquement italien
1’35’00 - National-socialisme nord-coréen Vs démocratie de marché états-unienne
1’47’10 - Les jeux de hasard, marqueurs de l’effondrement moral
1’49’20 - Le monde associatif et le réseau pour sortir de l’isolement social et politique


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Alors que les Journées de Retrait de l'Ecole commencent à révéler l'ampleur et la rapidité de progression de la théorie du Genre en France, la militante Farida Belghoul et l'intellectuel Alain de Benoist font le point sur l'avancement de cette théorie qui décline, dans le domaine de la sexualité, les potentialités dévastatrices de ce qu'il est convenu d'appeler "l'idéologie du Même".




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L’effondrement des sociétés complexes comme la nôtre est-il inéluctable ? En étudiant l'histoire, il apparaît en tout cas que la désintégration politique est une caractéristique constante des sociétés humaines.
Mais quelles sont les causes qui ont présidé à la disparition des civilisations qui nous ont précédé ? Y-a-t-il des points communs entre ces exemples historiques d’effondrement et les problèmes à notre époque ?
C’est à ces questions que les invités de cette émission s'efforcent de répondre, en s'appuyant sur la traduction de l'ouvrage "L'effondrement des sociétés complexes" de Joseph A. Tainter aux éditions Le Retour aux Sources.


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Aiguillé par de nombreuses questions précises et variées, Alain de Benoist revient sur son parcours intellectuel et aborde la question des religions, de la tradition, mais aussi de l’économie et de l’évolution des sociétés occidentales modernes.
Un moment délicieux et passionnant en compagnie d'un homme ayant voué sa vie au combat intellectuel.