Les grands empires d'aujourd'hui. Avec Jean-Michel Quatrepoint aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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16.09.2014

États-Unis, Chine, Allemagne : trois pays, trois empires qui dominent désormais l'économie mondiale. Les grandes crises rebattent toujours les cartes, renforcent les uns, affaiblissent les autres. Celle que nous vivons, depuis la faillite de Lehman Brothers, ne déroge pas à la règle. 
La Chine poursuit méthodiquement sa longue marche pour redevenir la première puissance mondiale qu'elle était au XVIIIe siècle, avant la première révolution industrielle. 
Les États-Unis ont pris conscience qu'une alliance privilégiée avec la Chine risquait d'être un marché de dupes. Pour maintenir leur rang, il leur faut prendre le virage de la troisième révolution industrielle, investir, innover, reconstruire leur appareil de production, et, à l'international, fédérer les voisins de la Chine -du Japon au Vietnam- inquiets de sa montée en puissance. 
L'Allemagne, depuis sa réunification, bâtit pas à pas une Europe allemande, consacrant ainsi le retour, sur la scène mondiale, de la Germanie. 
Chacun de ces empires s'appuie sur ses grandes entreprises et se voit au centre du monde. La Chine rééquilibre ses voies commerciales vers l'Europe, via la Russie. Les États-Unis poussent à des accords de libre-échange transpacifique et transatlantique, pour offrir à leurs multinationales les marchés qu'elles n'auront pas en Chine. En imposant son modèle économique, l'Allemagne a fait de l'Europe un nain politique. Elle ne veut pas avoir à choisir entre ses principaux clients, la Chine et les États-Unis. Quant à la France, elle est absente de ce nouveau kriegspiel mondial...

Une émission présentée par Patrick Péhèle.

Vers la fin de la double monarchie austro-hongroise. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


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24.06.2014

Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent. C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves (Tchèques, Polonais, Slovènes, Croates, etc.) de Roumains et d'Italiens - lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.
C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. En Autriche même, devenue un État croupion, le jeune empereur Charles Ier (qui avait succédé à François-Joseph en 1916) dut renoncer.
Jean-Paul Bled retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait.

Le clivage gauche/droite : mythe ou réalité ? Avec Chantal Delsol au Cercle Charles Peguy.


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15.03.2013

Comment distinguer les lignes de pensée de droite et de gauche ? Au-delà des partis, sur quels postulats reposent les différences profondes entre les deux bords de la politique française ? Et d'ailleurs, ce clivage histoirique est-il toujours d'actualité ? 
Chantal Delsol répond par la positive, en s'appuyant sur le travail de Léo Moulin. Il y a fort à parier que c’est dans leurs visions de l’homme respectives que la droite et la gauche se séparent.

La cité perverse. Avec Dany-Robert Dufour au Centre d'Enseignement Multimédia Universitaire à Caen.


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25.03.2014

La crise, qui n'est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd'hui le fonctionnement de la Cité. S'il faut s'empresser de les révéler, c'est parce qu'il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l'ampleur des dégâts.
Nous vivons dans un univers qui a fait de l'égoïsme, de l'intérêt personnel, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l' "hyperbourgeoisie" ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Destructeur de l'être-ensemble et de l'êtresoi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse.
Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade. À l'ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s'est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu'en soient les conséquences.
Revisitant l'histoire de notre monde depuis la crise de 1929, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a)moral.

Comment peut-on être de Gauche ? Avec Adrien Abauzit à l'Action Française.


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26.02.2016

Cette nouvelle conférence d'Adrien Abauzit, avocat et auteur du livre Né en 1984, lui permet de poursuivre la réflexion de ses précédentes interventions telles que Contre-culture et avant-garde ou Qu’est ce que l’anti-France ?.
Il revient sur l’assertion, aujourd’hui très répandue, qui voudrait que "Droite et Gauche, c’est la même chose !" pour la contredire et en souligner les contradictions, soit les divergences fondamentales entre ces deux attitudes et positionnements politiques. Selon son analyse, et à l’éclairage de nombreux faits historiques, il conclut qu'il n’est aujourd'hui plus possible de se revendiquer "de Gauche" tout en étant français.
Il propose enfin des solutions pour constituer ce qu’il appelle une contre-culture de droite qui devrait être amenée à reprendre le pouvoir.

Israël-Palestine : religion et nationalisme. Avec Charles Enderlin à l'Université Libre de Bruxelles.


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23.10.2014

Plongeant ses sources dans l’antiquité biblique, le messianisme juif, inhérent au sionisme religieux, a pris son essor en juin 1967 après la conquête de la Cisjordanie et surtout du Haram al Sharif, le troisième lieu saint de l’Islam où se trouvent les ruines du Temple d’Hérode.
Convaincus que le retour à Sion marque le début de l’ère eschatologique, les fondamentalistes messianiques s’opposent à toute concession territoriale aux palestiniens dans ce qu’ils considèrent comme la Terre d’Israël.  Alliés à la droite nationaliste, ils ont, au sein de la société israélienne, marginalisé le sionisme des origines, libéral et pragmatique, et, par la colonisation de la Cisjordanie, conduit le conflit au Proche-Orient  à un point de non retour. Ils font face au radicalisme islamique et sa revendication d’une Palestine entièrement musulmane. 

Démocratie, histoire d'un malentendu. Avec Francis Dupuis-Déri à la semaine de la démocratie à Montpellier.


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09.02.2015

Longtemps la démocratie a eu mauvaise presse, notamment dans les pays où elle s’est installée la première à la faveur d’une révolution, en France ou aux États-Unis. Çela peut paraître étrange aujourd’hui, alors que ce régime est en passe de s’étendre à l’ensemble de la planète et que les ONG de la bonne gouvernance, qui soutiennent partout dans le monde le passage des anciennes dictatures à la démocratie en vantent les qualités indépassables, jointes à celles de l’économie de marché.
Pourtant, dans le vocabulaire politique, à commencer par celui des "pères fondateurs" des démocraties modernes, le mot était affecté d’une fâcheuse connotation de désordre, de démagogie, de tyrannie du grand nombre, de revanche des pauvres et des sans-grades. À ces époques le mot renvoyait à ce que nous appellerions aujourd’hui la "démocratie directe". Et pour  les  hommes  qui  firent  la  révolution  en  France,  tout  comme  pour  ceux  qui  réalisèrent l’indépendance des Etats-Unis, le terme et l’idée qu’il suggérait avait tout d’un repoussoir.
C’est ce paradoxe que va explorer Francis Dupuis-Déri des deux côtés de l’Atlantique.
Il détaillera également plusieurs expérimentations démocratiques qui ont eu lieu dans notre histoire, dans les communautés d’habitants au Moyen-Âge en France ou les sociétés amérindiennes par exemple.

La crise est-elle économique ? Avec Hervé Juvin à l'Union des Organisations Islamiques de France.


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24.04.2015

Si la crise qui frappe le monde entier est certes une crise bancaire et financière, c'est d'abord la première crise de l'unification planétaire, affirme Hervé Juvin, qui cherche à montrer les logiques, les intérêts et les passions à l'œuvre derrière le désordre des systèmes, des actions et des comportements.
Le système occidental dominait le monde, mais c'en est fini. Il n'a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde.
Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n'en est pas la cause : elle révèle que l'économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés.

Le poison allemand. Avec Jean-Luc Mélenchon à l'Université Populaire de Toulouse.


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15.06.2015

Le "poison allemand" est celui que la politique du gouvernement Merkel diffuse dans l’économie de ses voisins. Un poison asphyxiant qui condamne ceux-ci à la misère, au chaos social et politique.
Dans cette conférence, Jean-Luc Mélenchon appelle à assumer une confrontation franche des points de vue avec l’Allemagne actuelle pour stopper la marche au chaos en cours. Le but est de percer le blindage des béatitudes de tant de commentateurs fascinés par l’Allemagne.

Anarchrist : une histoire de l'anarchisme chrétien. Avec Jacques de Guillebon sur Radio Notre-Dame.


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28.04.2015

Anarchiste et chrétien ? Une équation impossible ? Habitués aux clichés tardifs du type "ni Dieu ni maître", nous avons oublié que l'anarchisme, comme le premier socialisme d'ailleurs, doit au christianisme plus qu'à n'importe quelle autre doctrine ou philosophie. 
Jacques de Guillebon nous plonge ici dans les eaux profondes de l'insoumission à l'ordre des hommes.
Fleuve souterrain aux détours sinueux, l'anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde. Loin du "catéchisme révolutionnaire" de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l'État et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s'élever contre un monde rapace livré à la technique.
Pour eux, l' "ordre sans le pouvoir" est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.

L'identité harmonieuse. Avec Olivier Rey pour l'Avant-Garde.


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10.10.2015

C'est devenu une évidence : notre rapport à l'identité est aujourd'hui problématique.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Des solutions pour retrouver un rapport appaisé à notre identité existent-elles ?
Olivier Rey, en philosophe, s'interroge avec nous sur cette problématique de notre temps.

Jacques Ellul et l'autonomie de la technique. Avec Daniel Cérézuelle au séminaire PHITECO.


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19.01.2016

Jacques Ellul a laissé une œuvre qui a profondément marqué le débat sur le rôle social de la technique. De même que Marx pensait qu’à partir du XVIIIe siècle le Capital était devenu une force de transformation sociale qui impose sa loi à la société industrielle, Ellul soutient qu’à partir du XXe siècle, la Technique est devenu une force dominante qui échappe largement aux diverses tentatives de contrôle moral et politique.
Dans La technique ou l’enjeu du Siècle (1954), il cherche à montrer que dans la société contemporaine qui est désormais devenue "technicienne" elle tend à se développer de manière autonome. Dans Le système technicien (1977) il considère que cette autonomie est renforcée par la tendance à l’intégration systémique des diverses techniques qui finissent par constituer un milieu englobant sur lequel nous n’avons qu’une faible prise.
Toutefois seule une lecture superficielle de ses ouvrages conduit à ranger Ellul parmi les tenants d’un déterminisme technologique aveugle sur lequel l’homme ne pourrait rien. Pour Ellul l’autonomie de la technique est relative et le passage à une civilisation nouvelle dans laquelle la technique serait non plus déterminante mais dominée et réencastrée dans le social reste possible, mais difficile.