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D'Oscar à Rabbi Jacob, de Fantomas à la Soupe au choux, Louis de Funès fut l'incarnation irascible, fulminante et crépitante du cinéma des trente glorieuses.
C'est en compagnie d'Alain Kruger que nous revivons, autant qu'il est possible, ce grand-huit des arts visuel composé de plus de 140 films, spectacles de théâtres et numéros de music-hall.
Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.
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La température, le chômage, l'abstention, l'extrême-droite, le racisme… Quel point commun entre ces phénomènes ? Tous montent ! Est-ce à dire que la démocratie est en voie de disparition ? Engloutie par les océans, la peste brune et la gélatine financière ? Ou bien est-il encore possible de faire machine arrière ? D'empêcher ces désastres ?
D'ordinaire, les sociologues rechignent à parler de l'avenir. Ils préfèrent s'en tenir au présent, qu'ils peuvent tâter, inspecter, observer, questionner, arpenter, selon des méthodes qui ont maintes fois fait leur preuve. Sus aux prédictions et aux prospectives. Le sociologue n'est pas un prophète !
Certes. Mais à partir des tendances à l'œuvre aujourd'hui, on peut extrapoler des scénarios pour demain. C’est l'avis du professeur de sciences politiques Yves Sintomer, dont le diagnostic est aussi limpide qu'éclairant : nous entrons dans l'ère de la post-démocratie. Autrement dit, les régimes démocratiques conservent leur façade (élections régulières, compétition des partis, séparation des pouvoirs) tout en se vidant de leur contenu.
Est-ce à dire que nous entrons dans une sombre époque ? Que la démocratie est finie ? Que les seuls conflits opposent désormais néoracistes et néolibéraux, extrême-droite et droite extrême, intégrisme religieux et intégrisme de la laïcité ?
Émission "Aux Sources", animée par Manuel Cervera-Marzal.


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Tout porte à croire que la "crise" écologique entraîne l'humanité dans une spirale incontrôlable de désastres menaçants d'emporter le vivant tout entier dans son extinction. Loin d'être une "crise" parmi d’autres, laissant réapparaître une certaine reprise ou réparation, elle révèle aujourd'hui un véritable péril qui requiert l'engagement le plus urgent. Aussi l'écologie doit-elle représenter non seulement une tâche éthique mais aussi, et peut-être surtout, une nécessité existentielle pour l'être humain, et notamment pour les générations à venir.
La philosophie ne peut guère se complaire dans des discours édifiants ou consolateurs, ni se voiler devant les dangers qui nous font face. Elle doit assumer la responsabilité d'abord d'analyser les causes et les effets de ce qui nous arrive, puis de proposer des pistes de réflexion et d'action, capables de sustenter un avenir viable et prospère au nom de l'humanité elle-même. Elle ne peut avoir d'autre dessein que celui de porter un regard critique au cœur même de la "crise" écologique, de mobiliser toutes les forces vives et tous les savoirs afin d'élaborer une politique et une éthique pour le monde et l’humanité à venir.
Quelle politique face à la menace qui nous hante aujourd'hui et qui risque d'emporter notre espace de vie ? Depuis quelle loi est-il possible de redéfinir, à l'aune de la "crise" écologique, une éthique du "vivre-ensemble" collectif, durable, équitable ? Quelles ressources peuvent être aujourd’hui engagées pour sauver l'environnement de sa dégénérescence et par là-même assurer un avenir viable à l'humanité ?


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La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité.
Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit.
Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
Pour les pouvoirs publics, il faut "cantonner" le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de "retourner à la normale" d'un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.


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Dans ce grand entretien mené par Davy Rodriguez, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de février de l'année 2023.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'02 : Les nouveaux livres du Cercle Aristote et nouvelle émission avec Laurent Ozon sur TVL
- 0'29'24 : Les prochaines conférences du Cercle
- 0'31'41 : Les prochaines émissions du Cercle
- 0'32'15 : Rejoignez-nous !
- 0'33'01 : Nouveau partenariat : Esthète
Actus Internationales
- 0'38'08 : Considérations sur la guerre de proxy Ukrainienne
- 0'45'40 : Le droit moral américain et la mentalité impériale
- 1'09'33 : Enterrement définitif des accords de Minsk
- 1'17'02 : La question de la corruption et la guerre des barbares
- 1'26'25 : La place de l'Europe dans l'histoire moderne
- 1'33'06 : Pause et remerciements
- 1'34'26 : Pervez Musharraf ou la tentative du Pakistan de s'émanciper
Actus Nationales
- 1'44'17 : Astérix & Obélix / Vaincre ou Mourir
- 2'06'53 : Bruno Le Maire : des chiffres et des Chiffres
- 2'18'26 : Les commissions au Sénat sur la crise du nucléaire civil français
- 2'31'12 : la balade de Edouard Philippe
- 2'42'43 : La réforme
- 2'51'03 : Michel Houellebecq chez les Bataves
- 2'54'39 : Pierre Palmade
Séance questions
- 2'56'18 : Seconde vague de remerciements
- 2'56'47 : Un avis sur le film de De Gaulle avec Lambert Wilson
- 3'04'55 : Boris Johnson, va-t-en guerre contre la Russie ?
- 3'13'02 : Comment empêcher le broyage des enfants par le système scolaire public ?


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Versailles, opulence, richesse, intrigue, musique baroque, jardin à la française, tant de mots clefs qui nous font fantasmer l'Ancien Régime louis-quatorzien. A l'époque, la France est puissante et riche. L'historien Peter Burke démontre dans son ouvrage, Les stratégies de la gloire, l'importance des dépenses gouvernementales dédiées à la fabrication de l'image du roi, dont l'impact est réel jusqu'à aujourd'hui. L'année 1669 est glorieuse; c'est la période de "l'affirmation de soi". Pourtant, à partir de la mort de Louvois en 1691, Burke parle du "coucher de soleil". Louis XIV mène alors sa dernière guerre et la plus décisive.
On oublie que le Roi Soleil ne fut pas qu'un roi de bureau mais également un roi guerrier. Sa dernière guerre, celle de succession d'Espagne (1701 à 1714) est une catastrophe. Pour l’historien Clément Oury, elle signe la fin du Grand Siècle.
Pourquoi la succession espagnole est-elle si importante au point d'embraser l’Europe ? Quand et comment s'établit l'équilibre des puissances ? Louis XIV a-t-il réellement "fait" la guerre ? Comment aujourd'hui écrire l'histoire militaire du XVIIe siècle ?


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En 2003, dans la foulée de la deuxième intifada sortait une bizarrerie politico-littéraire : "le sionisme expliqué à nos potes". L'ouvrage collectif était signé par des sionistes notoires qui se fixaient comme but de "réhabiliter le sionisme pour faire comprendre à "[leurs] potes qu'il n'est pas contradictoire d'être sioniste et citoyen français, sioniste et pro palestinien". Parmi eux les truculents Alexandre Adler, Elie Barnavi, Patrick Klugman, Bernard-Henri Levy et Jacques Tarnero.
Face à cette entreprise de sauvetage d'une idéologie foncièrement coloniale et raciste et à l'inquiétante instrumentalisation corrélative de l'antisionisme, il apparaît urgent d'opposer à ce discours falsificateur une approche politique et historique du sionisme, d'en expliquer la genèse comme produit de l'impérialisme occidental et de le comprendre comme un rouage de celui-ci et non comme une agression tentaculaire dont les pauvres démocraties libérales seraient les victimes.
Cette dérive actuelle risque de porter un coup sévère à l'anticolonialisme en général et à la Palestine en particulier.


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Le management serait-il malade ? On pourrait en douter tant les indicateurs de la discipline des sciences de gestion sont au vert pour une discipline dont le développement prend des allures fulgurantes. Nous risquerions-nous à y voir le mécanisme d'une bulle spéculative ?
Si donc la philosophie se porte au chevet du management, ce n'est point pour lui proposer une panacée : ce serait là soigner le management par le management, et finalement conforter ce dernier dans sa positivité sans fin qui consiste à envisager chaque problème sous l'angle de la solution, optimale ou satisfaisante, à lui apporter.
Socrate se disait "atopique", en décalage avec le lieu présent, marquant sa différence avec ses interlocuteurs par son pouvoir de questionner, c'est-à-dire de remettre en cause les évidences sensibles ; Nietzsche le reformulera à la fin du XIXe siècle en usant de la catégorie d' "intempestivité" : car être intempestif, ou inactuel, c’est précisément se détacher des lieux communs qui caractérisent le Zeitgeist. Soigner le management revient ainsi à le sortir de ses réflexes qui le poussent à promouvoir la nouveauté là où de nouveaux "concepts" cachent d'anciennes réalités.
Émission du "Libre Journal de la chrétienté", animée par l'abbé Guillaume de Tanoüarn.


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La querelle entre Maurras et Bernanos ne s'est jamais éteinte, du moins du côté de l'auteur de La Grande Peur des bien-pensants, qui, à partir de 1932, désigna Maurras comme le responsable de tous les maux, après avoir reconnu en lui le maître de sa jeunesse.
Axel Tisserand, qui n'a cessé de les lire depuis son adolescence, et prenant comme matière initiale les poncifs accumulés contre Maurras, revient sur les reproches que Bernanos a adressés à l'auteur de L'Avenir de l'intelligence en montrant que, loin d'être tous mérités, ils témoignent surtout, de la part de Bernanos, de l'irrésistible besoin de justifier sa rupture avec la France, un exil qui, loin d'être uniquement géographique, voire politique, est avant tout existentiel.
Dès lors, pour Bernanos, les faits passent au second plan, comme en témoignent particulièrement ses diatribes brésiliennes durant la Deuxième Guerre mondiale, "ignorant[e]s de la France réelle" (Boutang), mais comme, déjà, le montraient de précédents essais polémiques dans lesquels Maurras est visé de manière quasi obsessionnelle.
Disciple avant tout de Drumont, ayant hérité de lui un déterminisme que Léon Daudet discernait déjà chez l'auteur de La Fin d'un monde, Bernanos, en s'appuyant sur une rhétorique de la honte, du déshonneur et de l'humiliation - son journal de la drôle de guerre s'intitule Les Enfants humiliés -, à l'instar de De Gaulle, oppose comme plus réelle son idée de la France à un peuple qui aurait démérité de son histoire.
Émission du "Libre Journal de la chrétienté", animée par l'abbé Guillaume de Tanoüarn.


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Avec Nietzsche s'inaugure une philosophie nouvelle, centrée dorénavant sur le corps et la vie, qui appelle une nouvelle histoire de la philosophie. En parcourant les grandes étapes de cette histoire, Barbara Stiegler introduit le lecteur aux philosophies de Descartes, Kant, Schopenhauer, Hegel et Marx, ainsi qu'à quelques grandes figures de la philosophie contemporaine, proches ou héritières de cette nouvelle philosophie de la vie.
Parce que le fil conducteur de cette nouvelle histoire suit la réalité concrète du corps et de la vie, son travail est aussi une introduction à l'histoire de la biologie, de la physiologie à la théorie de l'évolution, et jusqu'aux débats les plus brûlants de la biologie et des sciences médicales contemporaines.
À la lumière de ce parcours, la philosophie de Nietzsche ne peut plus apparaître comme une météorite solitaire et fulgurante. Elle se situe bien plutôt au beau milieu d'un tournant : celui à partir duquel, sur fond de fin de la métaphysique et de crise des savoirs, le gouvernement de la vie et des vivants doit devenir l'affaire de tous, nous obligeant à repenser de fond en comble les notions de "réalité" et de "vérité" en même temps que la valeur des énoncés produits par la science.


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Dieu n'est pas mort, il est en chantier, et nous sommes ses ingénieurs. Telle est sans doute la devise des cosmistes russes, mouvement aussi surveillé et persécuté à l'époque du communisme, qu'il est revendiqué par l'actuel pouvoir russe.
Lointainement émané de Dostoïevski, incarné par des figures comme celles des philosophes Fiodorov ou Vernadski, lié à l'histoire de la conquête soviétique de l'espace, le cosmisme vise à l'unification cosmique de l'homme et de l'univers, un homme promis à l'éternité et à la résurrection, au contrôle de la planète et à la conquête du cosmos.
Entre messianisme cosmique et révolution industrielle, voilà un aspect méconnu de l'histoire contemporaine parfaitement éclairé par Michel Eltchaninoff dans Lénine a marché sur la lune. La folle histoire des cosmistes et transhumanistes russes (éditions Solin/Actes Sud).
Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.


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Pourquoi les plus pauvres ont toujours des dents abîmées alors que le système de soin est censé être accessibles à tous ? Olivier Cyran retrace l'histoire de nos dents et de la dentisterie liées aux évolutions socio-économiques du Néolithique ou du commerce triangulaire qui augmenta la consommation de sucre en Occident… pour les plus riches.
La multiplication des centres dentaires en France depuis quelques années pose question sur la pratique de soin low cost où la rentabilité prime sur la qualité des opérations. Le scandale de Dentexia révéla cette gestion calamiteuse dont les victimes furent laissée à l’abandon avec des opérations bâclées, encore en cours voire inutiles.
Sur la base de témoignages et de ses recherches, il décrit un système à double vitesse qui privilégie les soins à haute valeur ajoutée sur les soins de base remboursés par la sécurité sociale.
Un travail qui invite à faire autrement, à penser une politique de prévention sans culpabiliser les gens. De la critique nait alors le monde vaste des possibles.