Gauche ? Droite ? Denis Collin répond aux questions de Fabien Schang.


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28.03.2022

Pour penser, nous avons besoin de catégories tout comme pour parler nous avons besoin de noms, de verbes, d'adjectifs et d'autres termes grammaticaux. Et pour penser la politique, nous avons besoin de catégories politiques. Encore faut-il qu'elles soient utiles, c'est-à-dire qu'elles aident à clarifier nos propos.
Or, à l'évidence, ce n'est plus avec les mots "droite" et "gauche" que nous pouvons rendre compte de la mutation radicale qu'a connue le champ politique ces deux dernières décennies.
Décryptant les programmes et la sociologie mais aussi les jeux de pouvoir, les réseaux et les affaires, Denis Collin nous montre où se trouvent aujourd'hui les lignes de fractures qui structurent le politique.

Michel Villey : l'antimoderne ? Avec Chantal Delsol et Thibault Mercier sur TV Libertés.


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03.2023

Michel Villey (1914-1988) est un grand historien et philosophe du droit. A l'heure où chaque minorité, voire chaque individu, exigent la reconnaissance publique et politique de ce qu'ils jugent être leurs "droits", au risque de fragmenter la nation et de détruire l'unité d'un peuple, il est venu rappeler la grande leçon juridique et philosophique des Anciens – Aristote, le droit romain, saint Thomas d'Aquin : le droit est affaire de justice, donc, de relations entre des parties, de rapports et de proportionnalité, non d'idéologies et d'abstractions universalistes.

Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.

Le communisme (expliqué à ceux qui l'ignorent). Avec Bruno Guigue à la Librairie Tropiques.


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01.2023

Le communisme n'est pas une doctrine abstraite, éthérée, qui brillerait au firmament des idées pures. Ce n'est pas le "millénium de la fraternité universelle" que raillait le jeune Marx, mais dit-il, "le mouvement réel qui change l'état de choses actuel'. Force agissante dans l'histoire, il a contribué à façonner le monde dans lequel nous vivons.
Au cours du siècle écoulé, il a débarrassé l'humanité du nazisme, précipité la défaite du colonialisme et infligé un coup d'arrêt à l'impérialisme : ce triple succès suffit à lui donner des lettres de noblesse révolutionnaire. Il n'a pas instauré une société sans classes, mais mené des luttes de classes qui ont changé la société. Au prix de mille difficultés, il a arraché des millions de vies à la misère, à l'analphabétisme et aux épidémies. Semé d'embûches, le long combat des communistes a soustrait au sous-développement le quart de l'humanité. Mais son histoire n'est pas terminée.
Au lendemain de l'effondrement de l'URSS, le modèle occidental devait répandre ses bienfaits sur les nations ébahies. La chute du communisme devait prononcer la "fin de l'Histoire". Erreur de pronostic. À la place du libéralisme triomphant, c'est la Chine populaire, avec son parti communiste de 95 millions de membres, qui dame le pion à l'Occident. Balayant les idées reçues, le travail de Bruno Guigue retrace l'histoire du communisme, de son élaboration théorique à ses réalisations contemporaines. Il impose une relecture des événements du XXe siècle qui en restitue la véritable signification. À rebours du discours dominant, il montre que le communisme est loin d'avoir dit son dernier mot.

USA, la décomposition américaine. Avec David Teuscher pour le Cercle Aristote.


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19.01.2023

Spécialite de la géopolitique de l'Amérique du Nord et plus particulièrement de ses problématiques séparatistes, David Teuscher actualise sa thèse sur la sécession américaine au regard des actualités les plus récentes.
Une analyse nécessaire et originale sur l'une des parts sombres de l'Amérique afin de tenter d'évaluer les risques encourrus par une société au bord de l'implosion.

Qui est l'économiste Schumpeter ? Avec Jules Seyes pour le Cercle Aristote.


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16.01.2023

Joseph Schumpeter naît en 1883, la même année que Keynes et l'année de mort de Marx. Comme eux, il aura jusqu'à sa mort en 1950 une réputation d'économiste "hérétique", qui bouscule la pensée économique établie. Professeur à Harvard à partir des années 1930, il formera les économistes les plus brillants de l'après guerre.
Ce qui l'intéresse par-dessus tout, c'est l'évolution du système capitaliste : "il constitue, de par sa nature, un type ou une méthode de transformation économique, et non seulement il n'est jamais stationnaire mais il ne pourra jamais le devenir" écrit-il en 1942. Le moteur du système, c'est l’innovation et le progrès technique à travers le phénomène de "destruction créatrice".

Coopération sous stress vital. Avec Laurent Ozon sur TV Libertés.


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03.2023

Le pouvoir occidental a changé en une quinzaine d'années, soit depuis le début de la dernière grande crise financière, en mobilisant désormais les populations par la peur. Crise sociale, ordre sanitaire, aujourd'hui état de guerre... Tout est bon pour en maintenir le règne.
Comment les populations réagissent-elles ? Quelles nouvelles convergences se font jour ? Quelles synthèses pourraient naître d'une coopération sous stress vital des populations face à la machine mondialiste ?

Émission "Grand Angle", animée par Pierre-Yves Rougeyron.

Tout détruire au nom du "progrès" : la réalité derrière le mythe. Avec François Jarrige pour Elucid.


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03.2023

Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Bourgogne, François Jarrige travaille sur l'histoire des sociétés industrielles et interroge les conflits, débats et controverses qui accompagnent les changements techniques et l’industrialisation de l’Occident.
Il revient ici sur la notion de progrès, omniprésente dans les discours politiques et médiatiques. Contrairement à ce qu'affirme l'adage, on peut arrêter le progrès ! Ou tout du moins le questionner, et observer que la course incessante aux nouvelles technologies, loin d'apporter plus de confort à l'humanité, tend à détruire nos liens sociaux, et notre environnement.
Il serait donc temps de cesser de disqualifier ceux qui élèvent des contestations contre cette idéologie, et de réfléchir à bâtir un monde réellement conforme aux besoins du plus grand nombre.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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08.03.2023

Dans ce grand entretien mené par Davy Rodriguez, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de mars de l'année 2023.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'03'10 : Actualité du Cercle
 - 0'08'50 : Hommage à Pierre Legendre
Politique intérieure :
 - 0'13'10 : Arnaud de Montebourg et la trahison de la France
 - 0'45'35 : La réforme des retraites
 - 1'01'20 : Pierre palmade
Politique internationale :
 - 1'13'30 : Poutine, un an après le début du conflit ukrainien
 - 1'43'35 : La fracture ukrainienne chez les natios
 - 1'47'05 : Macron en Afrique
 - 1'57'40 : La réécriture des grandes oeuvres
 - 2'09'00 : Houria Bouteldja, l'extrême droite et l'expropriation culturelle
 - 2'12'50 : L'avenir du Japon
 - 2'14'20 : Le Pérou ratonné
Séance Q&A :
 - 2'18'50 : Aujourd'hui, sommes-nous sous occupation ?
 - 2'22'35 : Quel scénario pour le Frexit ?
 - 2'25'20 : Une guerre civile aux USA ?
 - 2'31'35 : La situation en Géorgie
 - 2'33'30 : Macron et le mythe de la grève générale
 - 2'37'35 : Un avis sur Eric Hobsbawm

Beaufs et barbares : le pari du nous. Avec Houria Bouteldja et Louisa Yousfi pour Le Média.


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03.2023

Beaufs et barbares : le pari du nous, d'Houria Bouteldja, est récemment paru aux éditions de La Fabrique, quelques mois après Rester barbare, de Louisa Yousfi, chez le même éditeur. L
Elles reviennent d'abord sur les positions et l'apport du Parti des indigènes de la République (PIR), dont la contribution politique forme le contexte de leurs deux ouvrages. S'il a été très décrié, et en particulier accusé de communautarisme, le PIR est pourtant à l'origine du développement en France d'un antiracisme "politique", qui a pour la première fois pris à bras-le-corps les causes structurelles du racisme. De nombreuses catégories d'analyses désormais largement utilisées pour saisir les données du problème, à commencer par la notion de blanchité, ont été introduites par les militants "indigénistes".
En revenant sur la mauvaise réputation de l' "indigénisme", Houria Bouteldja et Louisa Yousfi rejettent les accusations d'homophobie ou de misogynie tout en expliquant pourquoi l'imposition de normes de vie extérieures obligées, dont l'émergence a correspondu à des enjeux politiques européens/blancs, peut constituer un surcroît de violence subi par des communautés déjà en situation de relégation à tous égards et miner plus encore leur capacité de survie dans la dignité.
Avec Rester barbare, Louisa Yousfi offre une méditation sur la condition des Français d'origines arabes et africaines à partir des références littéraires et musicales qui leur sont propres, loin de la culture légitime et des injonctions à l'intégration. Rejeter l'intégrationnisme, c'est, dit-elle, refuser de refermer la porte derrière soi en abandonnant à leur sort les familles du pays d'origine ou des "quartiers", et refuser de jouer le jeu d'une société capitaliste mortifère. Plutôt que l'intégration, donc, la libération ‒ laquelle implique aussi celle des Blancs en tant que parties prenantes de la domination postcoloniale.
Houria Bouteldja, de son côté, développe une réflexion historique et stratégique sur ce qui a jusqu'ici empêché les victimes du mépris de race et celles du mépris de classe, les "beaufs" et les "barbares", de faire cause commune contre la domination bourgeoise. La notion d' "État racial intégral", qu'elle construit à partir des pensées de Gramsci et de Poulantzas, lui permet de rendre compte d'une "collaboration de race" entre bourgeoisie et petits blancs qui ont longtemps eu des intérêts communs à la perpétuation de l'impérialisme. La radicalisation néolibérale du capitalisme a cependant des effets de plus en plus dévastateurs sur les classes populaires blanches, à tel point que les élites dirigeantes doivent redoubler d'effort pour stimuler l'islamophobie ‒ comme on l'a vu avec la loi "séparatisme" promue au lendemain de la crise des gilets jaunes ‒ de manière à prévenir la possible constitution d'une majorité alliant entre les perdants blancs et les indigènes.
Comment remplacer le "pacte racial" capitaliste-impérialiste et "abolir la race" pour construire une hégémonie décoloniale, nécessairement révolutionnaire ? Un tel projet imposerait l'émergence de véritables directions politiques et la constitution d'une autre "dignité blanche", non plus fondée sur un suprémacisme hérité du rapport colonial mais sur la reconstruction de communs, de valeurs et de styles de vie, loin du consumérisme et de la compétition économique comme unique culture.

Émission "On s'autorise à penser", animée par Julien Théry.

Bilan de l'espace post-soviétique. Avec Romain Bessonnet pour le Cercle Aristote.


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22.01.2023

Suite à l'effondrement de la superpuissance soviétique, certains états de l'URSS ont formellement repris leur indépendance, tout en conservant des liens étroits avec la Russie.
Produit de l'histoire douloureuse de l'effondrement de l'Union soviétique, cet espace attise les convoitises et Romain Bessonnet, qui en est un excellent connaisseur, s'emploie à rendre intelligible les évolutions récentes des relations internationales de la région.

Le pouvoir du projet ou de l'architecture comme critique du système productif contemporain. Avec Pierre Caye à l'École nationale supérieure d'architecture de Saint-Etienne.


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07.06.2016

Pierre Caye, philosophe, mène ses recherches sur le De architectura de Vitruve et sur la théorie architecturale à l'âge humaniste et classique. Il s'agit de mesurer l'importance de la discipline architecturale non seulement dans la constitution de la théorie de l'art du XVème jusqu'au début du XIXème siècle, mais, plus généralement encore, dans l'élaboration d'un paradigme inédit de la technique, distant à la fois du monde des artisans et de celui des ingénieurs, paradigme qui certes annonce par maints traits (culture du projet, emploi des mathématiques, etc.) la technique des Modernes mais en entretenant avec la nature un rapport radicalement distinct de l'approche démiurgique que propose cette dernière.
Recherche qui, à travers la perspective technique ainsi revisitée, permet de questionner différemment les rapports de l'homme au pouvoir et à son horizon métaphysique.

La vocation chrétienne de la France. Avec Jean-François Chemain à l'ISSEP.


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15.12.2022

Les débats actuels sur l'identité nationale relancent la réflexion sur les fondements historiques et religieux de notre Pays. Jean-François Chemain a donc choisi d'aborder le rôle méconnu joué par le christianisme dans la formation et l'épanouissement de la communauté française.
Du baptême de Clovis à l'héroïsme de sainte Geneviève ou de sainte Jeanne d'Arc, de l'Occident de Charlemagne au doux royaume de saint Louis, du voeu de Louis XIII au martyre de Louis XVI, du concordat de Bonaparte aux lois de séparation des Églises et de l'État, il ressuscite les principaux rendez-vous de notre Histoire avec le sacré.
C'est la mise en évidence de cette vocation spirituelle et temporelle de la France "éducatrice des sociétés" dont parlait Jean-Paul II que réussit Jean-François Chemain, sans esquiver la question de sa fidélité de première baptisée en Europe.