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Les racines de l'Europe ? Voilà un sujet important et d'actualité. Guy Rachet, avec sa culture, se fondant sur une vaste documentation sérieuse, diversifiée, s'attaque, souvent avec verve et toujours avec courage, à ce débat voire à ce choc des civilisations.
Textes et références à l'appui, il prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s'est épanouie une civilisation novatrice et libératrice. Il atteste que le Moyen Âge européen n'a jamais été la période obscure et barbare que d'étranges "europhobes" ont professée, qu'il n'y a jamais eu de rupture avec la tradition gréco-romaine, et que, contrairement à l'islam dont le Coran a toujours été aux fondements de l'enseignement, celui des clercs du Moyen Âge était établi avant tout sur la connaissance des auteurs latins dits "profanes".
Guy Rachet met alors en valeur la prodigieuse floraison d'art, de peinture, de sculpture, d'architecture (romane et gothique), de littérature, de philosophie et de science, qui marque cette période. Un ensemble qui fait de l'Europe du Moyen Âge puis de la Renaissance un des joyaux de la civilisation.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Hugues Sérapion.


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Jacqueline Kelen s'est consacrée aux grands mythes de l'humanité comme en témoignent ses ouvrages, parmi lesquels Marie-Madeleine, un amour infini, L'Éternel masculin, Les Femmes éternelles et Les Femmes et la Bible.
Passionnée par les mythes et par les mystiques, elle consacre ses recherches à ces deux voies qui expriment une même quête de la transcendance.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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Alors que certains Occidentaux considèrent le bouddhisme comme une doctrine nihiliste, la "réalisation" de la vacuité (sunyata en sanskrit) à travers les pratiques bouddhiques pourrait bien au contraire permettre d'entrevoir le dépassement du "nihilisme européen" diagnostiqué par Nietzsche à la fin du XIXe siècle, et dont l'ombre continue à s'étendre sur le monde.
Philosophe et essayiste, Françoise Bonardel est soucieuse de faire dialoguer Orient et Occident et s'intéresse en particulier aux relations de la pensée bouddhique et de la philosophie occidentale, et à la dimension psychologique de l'enseignement du Bouddha.


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L'intelligence artificielle est un outil dont la puissance croît de manière exponentielle. Plusieurs experts, parmi lesquels Elon Musk, demandent l'arrêt du développement de l'intelligence artificielle, pensant sont développement hors de contrôle.
En quoi les applications concrètes de ce cerveau numérique vont-elles révolutionner nos modes de vie ? L'organisation du travail va-t-elle s'en trouver bouleversée ? La course à la puissance condamne-t-elle les nations à surenchérir dans le déploiement de solutions basées sur l'intelligence artificielle ?
Autant de questions que l'intellectuel Laurent Ozon, ancien homme politique et chef d'entreprise, aborde dans une perspective écologiste de souverainisme intégral.


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Depuis la suspension du Service national en 1996, il semble manquer quelque chose à notre République, si bien que 80% des Français souhaitent son retour !
Pourtant, comment cela serait-il possible ? Avons-nous réfléchi à la construction d'une structure capable de mobiliser 750.000 jeunes annuellement ? A son encadrement ? Aux tâches attribuées aux appelés ? Et surtout, au coût d'une telle activité ?
Vivien Destro et Laurent Henninger proposent d'approfondir ces questions et, après un détour historique, d'aboutir finalement à esquisser les contours d'un dispositif performant, un outil indispensable pour affronter les immenses défis qui s'annoncent.
Contrairement à d'autres projets, ce Service national peut être mis en place facilement en s'appuyant sur des dispositifs existants, en limitant les coûts pharaoniques d'un retour au service militaire tel que notre pays l'a connu, et en s'inspirant d'expériences réussies en France comme à l'étranger.


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Michel Freitag (1935-2009) est un sociologue et philosophe canadien d'origine suisse. Durant cet entretien, il revient sur son parcours et les circonstances qui l'ont amené à fonder une théorie sociologique générale communément appelée "sociologie dialectique", soit une théorie générale de la pratique et de la société prise comme totalité à la fois réelle et subjective.


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Les salariés sont pris dans un dilemme qui les met en grande vulnérabilité. Au-delà du besoin financier qui les tient, et malgré les contraintes permanentes qu'impose la subordination inscrite dans leur statut, ils ont pour leur travail de réelles aspirations en termes de sens, d'utilité sociale, d'identité professionnelle et citoyenne.
Cette situation permet aux directions d'entreprise d'asseoir et de pérenniser leur emprise sur leurs salariés, de façon de plus en plus savante et sophistiquée. En stimulant et exacerbant les désirs qui sous-tendent leur rapport au travail, elles parviennent à imposer de nouvelles méthodes d'organisation et d'implication des salariés, toujours plus déstabilisantes et délétères.
Danièle Linhart décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui devient de plus en plus personnalisé et intrusif, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des DRH "bienveillantes" et préoccupées du "bonheur" de leurs salariés aux "entreprises libérées" par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, elle analyse tous ces faux-semblants des innovations managériales qui paralysent l'intelligence collective.
Émission "Les Oreilles Loin du Front".


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Arnold Gehlen (1904-1976) est un anthropologue, sociologue et philosophe allemand dont l'influence sur la pensée conservatrice européenne a été considérable et dont les analyses furent à certains égards prophétiques.
Refusant de réduire l'homme à une dimension unique, qu'elle soit spirituelle ou biologique, il voit en lui un être d'ouverture en raison de son immaturité natale. Dans cette perspective, les institutions – dont la famille – ne sont en rien oppressives mais, au contraire, libératrices, en tant qu'elles lui permettent de mener une vie proprement humaine. En ceci, Gehlen s'oppose à Adorno, à l'École de Francfort, aux idéologies progressistes et révolutionnaires.
En outre, il fut un critique virulent et inspiré de l'hypermorale qui, aujourd'hui, tient lieu de politique et accroît la confusion.
Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.


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Les possibilités concrètes de l'usage de nos libertés les plus fondamentales semblent s'amenuir un peu plus chaque jour, induisant un sentiment de dépossession qui va grandissant dans la population.
Intellectuel de sensibilité écologiste, ancien homme politique et chef d'entreprise, Laurent Ozon revient sur les derniers épisodes du mouvement social en cours. Quelle sera l'étape suivante ? Aura-t-elle lieu ? Le contexte permettra-t-il de voir émerger une individualité organique de grande taille qui tiendra tête au pouvoir en place ?


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Héritée des Grecs, puis remise à l'ordre du jour par des philosophes contemporains comme Pierre Hadot (1922-2010) et Michel Foucault (1926-1984), l'idée que tout être humain ait à prendre soin de lui-même est devenue centrale aujourd'hui, en témoigne la pensée américaine du "care".
Mais que signifie "prendre soin de soi-même" ? Retrouver le calme, se sentir en sécurité, redécouvrir son corps, développer sa créativité et pourquoi pas renouer avec le sacré ?
Le but du travail de Françoise Bonardel est de donner une assise philosophique, psychologique et spirituelle à ce besoin de "soin". Elle nous rappelle que ce soin à soi-même était déjà présent dans la philosophie antique et elle nous dresse le développement de la notion jusqu'à l’époque moderne en se demandant aussi si cet intérêt à soi ne cache pas finalement un égoïsme voire une forme de dandysme.
Françoise Bonardel ouvre enfin la question du soin de soi à la dimension religieuse et sacrée ; pour les mystiques cette expression de soin de soi-même revient à inscrire son devenir dans un processus de transformation et de maturation jusqu'à une ouverture vers la splendeur du Grand Soi.


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"Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur sans laquelle la vertu est impuissante", déclarait Robespierre.
Ce sont trois historiens qui débattent ici de ce que le conventionnel Tallien nommait le "système de terreur", de sa réalité effective, de sa fonction idéologique et de sa légende noire.


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A l'heure du formidable essor de l'industrie italienne dans les années 1950, le boom économique charrie un imaginaire nouveau et inspire Fellini, Visconti ou encore Antonioni. Le miracle économique italien modifie en profondeur la société, qui passe soudainement dans la modernité.
Les cinéastes qui s'emparent de ces bouleversement économiques et sociaux spectaculaires en font un nouveau sujet à l'écran : le néo-réalisme recule alors au profit d'une nouvelle esthétique plus à même de traduire les bouleversements majeurs que connaît l'Italie.
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.