Les révoltes des canuts, matrices de l'époque moderne. Avec Pierre Vial et Roberto Fiorini sur Méridien Zéro.


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01.05.2017

Pour sa première émission et en ce 1er mai, fête des travailleurs, fête de Beltaine, "L'écho des Canuts", animée par le militant identitaire et socialiste Roberto Fiorini, reçoit Pierre Vial, historien et président de Terre et Peuple, pour évoquer les deux révoltes des Canuts de 1831 et 1834.
Car les canuts sont ces ouvriers lyonnais qui se sont révoltés pour plus de justice sociale. Et ils avaient face à eux un gouvernement dont le mot d'ordre était "Enrichissez-vous"...
On l'aura compris, "L'écho des Canuts" sera le rendez-vous de mémoire et d'actualité sociale de la radio Méridien Zéro.

Retour de Corée du Nord. Avec Alain Soral à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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20.07.2017

Pour ce 86e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier reçoivent Alain Soral à son retour de Corée du Nord.

 0:00:00 : Introduction
 0:00:41 : Pourquoi se rendre en Corée du Nord ?
 0:02:04 : Voyage et premières impressions
 0:17:44 : L'âme du peuple
 0:34:26 : Les deux Corée
 0:39:34 : Le travail
 0:42:07 : Monarchie socialiste : "Gauche du travail, droite des valeurs"
 0:44:39 : L'économico-social
 0:57:51 : L'affaire du jeune touriste américain
 1:00:27 : Télévision et technologie
 1:08:01 : Prison et police
 1:10:28 : Les échanges internationaux
 1:15:19 : La campagne
 1:17:43 : Bilan
 1:23:08 : Conclusion

Le prométhéisme destructeur. Avec Chantal Delsol chez Philippe Nemo sur Radio Courtoisie.


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14.03.2016

Le XXe siècle a été dévasté par la démiurgie des totalitarismes qui, espérant transfigurer le monde, n'ont abouti qu'à le défigurer. Mais il serait faux de croire que ces illusions totalitaires nous ont quittés. Car nous avons rejeté avec force le totalitarisme comme terreur, mais tout en poursuivant les tentatives de transfiguration du monde.
Au point de l'histoire où nous en sommes, le débat et le combat opposent ceux qui veulent encore remplacer ce monde, et ceux qui veulent le défendre et le protéger.
La conviction de Chantal Delsol est qu'une partie de l'Occident postmoderne, sous le signe d'un certain esprit révolutionnaire, au sens de radicale utopie, mène une croisade contre la réalité du monde au nom de l'émancipation totale. Le projet de la modernité tardive est ainsi défini comme une démiurgie émancipatrice dans le sillon des Lumières françaises de 1793 et du communisme, œuvrant sans la terreur et par la dérision, toujours barbare mais promue par le désir individuel et non plus par la volonté des instances publiques.

Le néolibéralisme, genèse revisitée et étrange postérité. Avec François Denord, Jean Solchany et Thibaut Rioufreyt au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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15.03.2016

Ce séminaire est organisé autour de deux communication qui sont ensuite discutées par François Denord :

 - Jean Solchany, d'abord, vient nous parler de Wilhelm Röpke (1899-1966), l'un des grands fondateurs du néolibéralisme. Il nous propose une lecture orginale d'un phénomène trop souvent réduit à ses manifestations les plus contemporaines et les plus anglo-saxonnes, alors qu'il plonge ses racines dans la crise des années 1930 et prend forme en Suisse au lendemain immédiat de la Seconde Guerre mondiale. Il entend ainsi redonner son importance à une figure étonnamment délaissée par les chercheurs. Incontournable en Suisse et en Allemagne, très lié aux nouveaux conservateurs américains, pourfendeur du "collectivisme" sous toutes ses formes, préoccupé du sort de l'Amérique latine et de l'Afrique, publiant dans toutes les langues, Wilhelm Röpke a incarné la variante néolibérale de l'intellectuel engagé. Au-delà de la dénonciation du keynésianisme, de l'interventionnisme et de l'Etat-providence, ses écrits et ses réseaux permettent de cerner le néolibéralisme comme un regard global sur le monde, comme une philosophie politique et sociale ambivalente dans son rapport à la modernité, comme une mobilisation de combat et d'influence à l'échelle occidentale. L'écho rencontré par Wilhelm Röpke illustre la renaissance des idées libérales et conservatrices dans la seconde moitié du XXe siècle et le rôle majeur joué dans leur fermentation et leur diffusion par les intellectuels émigrés d'origine germanique.

 - Thibaut Rioufreyt, ensuite, nous présente ses travaux qui permettent de mieux comprendre le virage social-libéral engagé par le Parti Socialiste, mais aussi de savoir où il va. Il retrace la relation ambigüe des socialistes français à la "Troisième voie" britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000.

Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle. Avec François Jarrige, Vincent Bourdeau et Jean-Numa Ducange au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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08.04.2016

Cette séance intègre deux communications : Vincent Bourdeau et François Jarrige interviennent d'abord pour revenir sur l'ANR Utopies 19 dont est issu, notamment, l'ouvrage Quand les socialistes inventaient l'avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860, et Jean-Numa Ducange présente ensuite le projet EUROSOC.
L'intérêt de ces deux projets est que la comparaison historique qu'elles permettent révèle en creux la profonde dévaluation des idées au sein du mouvement socialiste international, avec des variantes nationales bien sûr mais selon un processus structurel généralisé malgré tout. Le socialisme est un objet historique très particulier en ce que son émergence est concomitante de celle des sciences sociales. Ce n'est là ni le fruit du hasard ni même une simple homologie structurelle, mais bien un seul et même processus. Comment comprendre cette dévaluation de la production doctrinale, du débat idéologique dans les partis qui s'en réclament ?
Un autre intérêt de ces deux entreprises réside dans la focale d'analyse : l'étude des media qui servent de supports matériels et de véhicules aux idées socialistes (la prise en compte de la matérialité du texte et des "régimes médiatiques", soit les configurations successives du champ médiatique). Avec en arrière-fond la révolution des techniques de communication qui, comme le télégraphe et le chemin de fer, accélère la circulation de l'information et des idées.
Enfin, ces deux entreprises sont précieuses comme antidote à ce que nous pouvons qualifier de néophilie. Par quelque étrange mouvement de l'histoire qui dépasse de loin la simple mode intellectuelle, le nouveau fait figure d'idole, monnaie dont nul ne discute plus la valeur. On est passé du commentaire des Autorités, de la reproduction des Anciens, de la Tradition à la néophilie, à la valorisation de la novation pour elle-même. Cela a pu participer d'un certain progrès (mais ce mot même, il convient de s'en méfier). Pourtant, la néophilie est aussi une plaie de notre temps. D'une part, elle finit par se suffire à elle-même pour justifier toute nouvelle réforme néolibérale ou conservatrice. On ne compte plus les lois dites de "modernisation" (de l'Université, de l'hôpital), avec les succès que l'on sait, les appels à l'élaboration d'une gauche "moderne", d'un "nouveau progressisme", parmi les écrits sociaux-libéraux. D'autre part, en condamnant l'ancien au nom du fait même qu'il est passé, la néophilie nous empêche de trouver dans le passé des ressources pour l'avenir. Les deux entreprises dont nous parlons ici sont précieuses, précisément parce qu'elles esquissent quelque chose comme une méthode rétro-prospective : rouvrir le passé, souligner sa contingence pour en faire ressortir les possibles non advenus, méditer les échecs ou aller y puiser des ressources pour l'avenir.
L'histoire dont il est question dans ces deux projets de recherche n'est pas seulement la science d'un passé qui serait passé, elle est aussi celle d'un passé qui ne passe pas et d'un autre qui pourrait bien advenir.

Jack London. Avec Bernard Fauconnier, Bertrand Leclair, Thierry Beauchamp, Michel Le Bris, Jennifer Lesieur et Philippe Jaworski sur France Culture.


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01.01.2017

Né en 1876 et mort en 1916, Jack London mena une vie aussi romanesque que celles de ses personnages. Autodidacte, c'est d'abord par les livres qu'il fit son apprentissage et, devenant écrivain, il n'aura de cesse de nourrir son oeuvre de ses expériences.
En plus de son talent de romancier, il exerça en temps que journaliste, sensible aux événements contemporains. Son engagement est aussi politique, du Socialist Labor Party au Parti Socialiste d'Amérique.
L'occasion nous est donc donnée, avec cette série d'émission, de revenir sur "les vies" et l'oeuvre de cet auteur aussi original que génial.

Emission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Le catholicisme social. Avec Léo Imbert au Cercle Aristote.


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10.04.2017

Sur le plan historiographique, l’usage est de résumer l’affrontement politique au XIXème siècle comme le combat engageant une Droite libérale et une Gauche radicale présumément socialiste ; les récits et les mémoires oublient bien souvent ces catholiques, qui au nom d’une morale et d’une éthique propres, incarnèrent la lutte contre la modernité.
Le Catholicisme social, forme conjoncturelle de la Doctrine sociale de l’Eglise, se constitua en un mouvement autonome, véritable troisième voie face aux impasses libérales et socialistes."Nous voulons une solution de la question sociale, voilà tout, et cette solution, nous la demandons à la tradition chrétienne" déclarait l’une des figures de proue du mouvement, Albert de Mun.
De ce courant protéiforme et éminemment social Léo Imbert tente de saisir l’essence ; celle-ci fit sa force et impacta son temps puis se dilua dans les dédales des compromissions.

Le socialisme de Charles Péguy. Avec Camille Riquier pour la Société Louise Michel au Lieu-dit à Paris.


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04.12.2013

L'ambition de cette conférence est de fournir à la philosophie de Péguy l' "appareil" capable de manifester le plus fidèlement possible le "profond ordre intérieur" qui tient ensemble la multitude de textes qui a jailli génialement de sa plume.
Loin de pointer les contradiction d'un homme, il s'agit alors de suivre la continuité et la cohérence d'un chemin, par-delà toutes les ruptures apparentes, qui se déroule selon un drame chrétien : l'état d'innocence, d'abord, la pureté de son combat socialiste et une jeunesse saisie par l'événement de l'Affaire Dreyfus et tenue par la venue imminente de la cité harmonieuse ; la chute, ensuite, avec l'histoire de la décomposition du dreyfusisme et l'enfer du monde moderne ; le salut, enfin, avec le retour de la foi catholique et les nouvelles ressources que lui prodigue la vertu d'espérance.