Konrad Lorenz, "Les Huit péches capitaux de notre civilisation". Avec Jean-Yves Le Gallou à la Nouvelle Librairie.


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02.07.2020

Prix Nobel de physiologie et de médecine en 1973, Konrad Lorenz est un immense savant en même temps qu'un grand vulgarisateur. Il a fondé l'éthologie, la science du comportement, et changé le regard de l'homme sur l'animal et sur lui-même.
Jean-Yves Le Gallou nous emmène à la (re)découverte de son livre Les huit péchés capitaux de notre civilisation, réflexion sur les tares de notre mode de vie et des idéaux qui nous animent. Un texte prémonitoire qui reste d'une grande actualité.

Comment le XIXe siècle a-t-il inventé la science ? Avec Guillaume Carnino sur RFI.


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17.04.2015

Comment la science est-elle devenue la religion de l'âge industriel ? Comment a-t-elle émergé dans la langue et les consciences de la population au XIXe siècle ? Quels ont été les vecteurs de sa diffusion et de sa vulgarisation ? A-t-elle été tributaire d'influences extérieures ? Quels ont été les liens de Pasteur avec l'industrie ? La science peut-elle être pure et désintéressée ? Comment la vérité scientifique est-elle devenue un mode de gouvernement ? Que recouvre la notion de progrès ? La Révolution française s'est-elle accomplie, un siècle plus tard, grâce à la science ?  
Aussi diverses soient-elles, ces questions ont partie liée avec l'émergence d'une force industrielle, philosophique et politique sans précédent : la science. Cette science, qui jadis était synonyme de savoir au sens générique du terme, recouvre désormais l'expérimentation et la mathématisation du réel, pour finalement désigner l'expression du vrai en toutes choses et investir l'intégralité du social.
Parallèlement à la décision démocratique, la vérité scientifique devient peu à peu un mode de gouvernement des êtres et des choses à part entière, et marque l'avènement de la civilisation des experts.
L'industrie, avec laquelle la science partage un schème fondateur - la reproductibilité -, trouve en elle le moteur à la fois matériel et idéologique de son progrès.
L'historien Guillaume Carnino analyse le lien, si étroit en France, entre autorité de la science et idée républicaine.

Émission "Autour de la question", animée par Sophie Joubert.

Ecologie de la culture. Avec Laurent Ozon sur Telegram.


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2020

Ces enregistrements sont issus du fil audio Telegram de Laurent Ozon ouvert en septembre 2020. Nous les publions avec son autorisation.
Pour retrouver ses publications après la date du 17 décembre 2020, abonnez-vous à son espace via l'adresse suivante : www.ozoncanalaudio.org

Feyerabend ou l'anarchisme épistémologique. Avec Pierre Gillis à l'Université de Mons.


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03.03.2014

Paul Karl Feyerabend (1924-1994) est un philosophe des sciences d'origine autrichienne et naturalisé américain. Il n'était pas un constructeur de théories et c'est son attitude résolument critique et la défense radicale d'un ironique "anarchisme épistémologique" qui ont fait sa renommée.
Ses oeuvres principales, Contre la méthode (1975), La science dans une société libre (1978) et Adieu la raison (1987), le rendirent célèbre pour son déni de l'existence de règles méthodologiques universelles.
Retour sur la trajectoire turbulente d'un des grands noms de l'épistémologie au XXe siècle, dont les prises de positions continuent d'être débattues aujourd'hui.

L'inestimable. Avec Sylviane Agacinski pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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03.11.2010

Notre époque est mal à l'aise avec les valeurs, parce que sa passion de l'égalité lui fait craindre les hiérarchies. Mais si tout se vaut, rien ne vaut. On se souvient d'Alceste, dans Le Misanthrope, s'emportant contre le lâche refus de juger de la valeur d'un poète : "car c'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde."
Mais qu’est-ce donc qu’estimer ? Estimer quelqu'un, c'est lui reconnaître une dignité propre, un mérite - courage, honnêteté, voire intelligence, talent ou génie. L'estime s'accompagne de respect, et d'admiration. On peut admirer et respecter la nature : l'océan, la forêt, la faune et la flore, leur beauté, leur diversité. L'estime s'adresse ainsi à la valeur des choses ou des êtres, c’est à dire à leurs qualités, à leur nature propre.
Tout autre est l'estimation qui juge ou évalue une quantité. Elle est quantitative et comptable : on estime une distance, une durée, une population, l'âge de quelqu'un, le prix d'une marchandise ou d'un patrimoine (en euros, en dollars, ou en une autre monnaie). Qu'elle soit approximative ou exacte, l'évaluation des quantités règne aussi bien sur le marché que dans les sciences. Les valeurs quantitatives répondent à la question : combien ? "Le pape, combien de divisions ?" aurait demandé Staline en 1945.
Mais tout est-il mesurable et échangeable ? Tout a-t-il un prix ? On se souvient de Kant : les choses ont un prix, la personne a une dignité. En tant qu'elle a droit à une estime absolue, elle est sans prix, inéchangeable, inestimable.
La philosophe Sylviane Agacinski nous pose la question des rapports entre nos différentes façons d'évaluer et suggère qu'une civilisation repose sur des valeurs inestimables.

Pourquoi tant de haines ? Avec Peggy Sastre sur RT France.


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21.05.2020

La formule vient de l'intellectuel indien Pankaj Mishra et beaucoup de nos contemporains partagent ses idées : nous serions au bord d'une "guerre civile mondiale " parce qu'on se rendrait compte que la modernité n'a pas tenu ses promesses.
Si elle partage le constat de Mishra sur le caractère pour le moins tendu de notre époque, le diagnostic de Peggy Sastre est aux antipodes : si nous sommes aujourd'hui aussi à cran, ce n'est pas parce que notre civilisation issue des Lumières n'a pas tenu ses promesses. Au contraire, c'est qu'elles se sont tellement bien réalisées que nous ne savons plus à quoi pourrait ressembler des épreuves proprement existentielles...
Pourquoi ? Parce que nos perceptions, comme souvent, nous trompent. Nous avons peut-être l'impression que les périls se suivent, se répètent et empirent, mais c'est surtout parce que nous ne cessons d'élargir la définition du périlleux et transformons en catastrophique ce qui était anodin voici encore peu.
En effet, pourquoi avons-nous le conflit si facile ? Pourquoi l'hostilité est-elle si séduisante et l'affrontement si confortable ? Pourquoi tant de gens semblent incapables d'exister s'ils ne s'imaginent pas avoir des ennemis à anéantir ?
Le programme de Peggy Sastre est celui d'un "pacifisme appliqué" : plonger au plus profond de notre nature conflictuelle grâce aux apports des sciences comportementales darwiniennes.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Les neurosciences cognitives : quel récit de l'individualisme contemporain ? Avec Alain Ehrenberg à Modène.


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13.09.2019

De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l'engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives. Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?
Alain Ehrenberg montre que l'autorité morale acquise par les neurosciences cognitives tient autant à leurs résultats scientifiques ou médicaux qu'à leur inscription dans un idéal social majeur : celui d'un individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son "potentiel caché". Elles sont la chambre d'écho de nos idéaux d'autonomie.

Une conférence qui s'inscrit dans le festival de la philosophie de Modène.

Sciences, savoirs et droit dans le Néguanthropocène. Avec Bernard Stiegler, Alain Supiot, Giuseppe Longo et Ana Soto au Centre Pompidou.


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17.12.2019

Le fait qui s'impose à tous au XXIè siècle est l'ère Anthropocène comme menace fondamentale contre la vie et l'humanité – cette menace consistant avant tout en une augmentation dans la biosphère des taux d'entropie thermodynamique, d'entropie biologique et d'entropie informationnelle.
Les différentes interventions s'attachent aux questions des rapports entre ce qui est en fait et ce qui est en droit, la différence entre les deux, qu'il faut faire, fondant aussi bien le champ scientifique que le champ juridique. Il est aussi tenté de spécifier les conséquences qu'il conviendrait d'en tirer en ce qui concerne l'avenir de l'économie, du travail et des coopérations internationales dans l'ère Anthropocène.

 1. Bernard Stiegler - Eléments de réponse à António Guterres et Greta Thunberg
 2. Alain Supiot - Entre globalisation et repliements identitaires : quel ordre juridique pour la mondialisation ?
 3. Giuseppe Longo - Mécaniques de la nature, ou comment on a désarticulé les écosystèmes. Pistes pour une autre compréhension
 4. Ana Soto - La prolétarisation de la pensée biologique

Des contributions qui sont données dans le cadre des "Entretiens du nouveau monde industriel".