René Guénon et la crise du monde moderne. Avec Françoise Bonardel, David Bisson, Pierre-Marie Sigaud et Jean Borella sur Radio Courtoisie.


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05.12.2015

Le regard sans concession porté par Guénon sur les ruines de l'Europe de l'après-guerre 1914-1918 s'est attaché aux causes profondes du désastre : la fermeture à une dimension spirituelle qui demeurait encore vivante en Orient.
Depuis la Renaissance, la recherche de la connaissance s'était effacée progressivement au profit de l'action et des seuls critères matériels. Les dérives intellectuelles s'étaient enchaînées ensuite, aboutissant à un individualisme exacerbé et au chaos social.
Le naufrage de la Seconde Guerre Mondiale et les maux de l'Occident contemporain témoignent de la justesse de son diagnostic.


Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animé par Arnaud Guyot-Jeannin.

Qui fut Mussolini ? Avec Frédéric Le Moal, Michel Ostenc et Max Schiavon sur Radio Courtoisie.


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14.09.2016

Qui fut Mussolini ? Et au travers de la trajectoire de cet homme, pouvons-nous donner une définition du fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ?
Cette émission donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, les intervenants replacent l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Car si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, la trajectoire de Mussolini, de la prise du pouvoir jusqu'à sa mort, est celle d'un militant ayant échoué dans son entreprise révolutionnaire.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La guerre civile américaine (1861-1865). Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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08.11.2011

Dans l'aube dorée du 12 avril 1861 éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d'autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l'histoire américaine. Les pertes seront supérieures d'un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 417.000, pour une population sept fois moins nombreuse.
En 1861, les États-Unis ne forment pas une seule nation, mais deux qui sont parfaitement distinctes, le Sud et le Nord. Tout les oppose : le peuplement, les traditions, la civilisation, le climat, l'économie.
Dominique Venner nous rappelle l'histoire de cette nation sudiste, sa résistance à l'agression du Nord industriel et, enfin, celle de son meurtre délibéré. C'est l'histoire vraie d'Autant en emporte le vent.
Le Sud, moins peuplé que la Suisse d'aujourd'hui, succombera sous le nombre, mais son rêve assassiné continue de vivre dans le coeur des hommes généreux.

Émission du "Libre Journal des historiens", animé par Philippe Conrad.

La Renaissance à la recherche du nouvel age d'or. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises" animée par Thierry Delcourt.

L'arraisonnement du monde. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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30.07.2018

La prolifération des organisations sur la planète, telle que théorisée et encouragée par les gourous du management, semble être l’un des grands impensés de la condition de l'homme post-moderne. Depuis plusieurs années, Baptiste Rappin, Maître de Conférences à l'Université de Lorraine, mène sur le sujet une réflexion indispensable en s'attachant à en comprendre la dimension ontologique.
La sortie de son dernier livre De l'exception permanente : Théologie de l'Organisation, deuxième volet d'une trilogie monumentale dont le but n’est rien moins que de révéler notre configuration historiale, nous permet de revenir sur le sens de ses travaux.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La Rose-Croix, aux sources de la religion mondialiste. Avec Alain Pascal sur Radio Courtoisie.


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30.06.2018

La philosophie moderne qui s'exprime avec Descartes n'est pas un progrès pour l'humanité, mais une effroyable régression. Pourquoi ? Parce que Descartes a été "illuminé" par les Rose-Croix, des initiés lucifériens qui tiennent leur ésotérisme de l'hermétisme, de l'islam et de la Kabbale.
Alain Pascal s'attaque au mythe d'un Descartes rationnel et chrétien : non, Descartes est un imposteur du rationalisme et un ennemi de la tradition chrétienne.
C'est ce qui l'oppose à Blaise Pascal, le premier à pressentir les dérives inéluctables du cartésianisme, à savoir le matérialisme et l’athéisme.
Pascal contre Descartes, c’est la foi contre un "rationalisme" qui veut effacer Dieu et annonce ainsi les horreurs de la Révolution.
La philosophie de Descartes, puis de ses disciples Spinoza, Hobbes, Locke et Leibniz, mais également la "science" de Bacon, Galilée et Newton sont reliées aux doctrines ésotériques des Rose-Croix, des "Invisibles" qui vont marquer tout le XVIIe siècle, et au-delà, puisqu'ils sont les ancêtres des francs-maçons du XVIIIe.
C'est l'histoire secrète de la philosophie du XVIIe siècle qui est contée ici, ainsi que les croyances cachées des philosophes cartésiens, mais aussi leur participation au complot anti-catholique mené par les Rose-Croix à travers toute l'Europe.
Ce travail met à mal le conformisme universitaire : la mythification de la philosophie moderne est scandaleuse au regard des crimes contre l'humanité commis par les révolutionnaires des Temps modernes. Mais elle s'explique si les forces occultes qui dominent le monde contemporain vénèrent le Diable comme les Rose-Croix du XVIIe...

Émission du "Libre Journal du soir", animée par Anne-Laure Maleyre.

Amour et sexualité. Avec Thérèse Hargot sur Radio Courtoisie.


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22.04.2018

Pourquoi avons-nous tant de mal à nous engager ? Peut-on être célibataire et heureux ? Sommes-nous pour ou contre les relations sexuelles avant le mariage ? Être fidèle, ça veut dire quoi exactement ? Comment concilier amour et sexualité dans nos vies ? Le divorce n'est-il pas préférable à un mariage malheureux ?
Thérèse Argot revient sur le débat qu'elle a eu avec Mgr Emmanuel Gobilliard dans le livre Aime et ce que tu veux, fais-le ! Car pour la première fois, un évêque et une sexologue confrontent leurs points de vue. Un dialogue décomplexé, franc et incarné.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animé par Thierry Delcourt.

Droits de l'homme, loi naturelle et droit naturel. Avec Pierre Manent, Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard sur Radio Courtoisie.


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02.05.2018

La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus.
La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise. Elle ne protège plus la vie des institutions qu'il s'agisse de la nation, de la famille, de l'université, mais donne à tout individu l'autorisation inconditionnelle d'y accéder. L'institution n'est donc plus protégée ni réglée par une loi opposable à l'individu ; celui-ci jouit d'un droit inconditionnellement opposable à l'institution.
Dans ses récents travaux, Pierre Manent montre que cette perspective livre les éléments constituants de la vie humaine à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d'évaluation.
Une fois que sont garantis les droits égaux de faire telle action ou de conduire telle démarche, il reste à déterminer positivement les règles qui rendent cette action juste ou cette démarche salutaire pour le bien commun. La loi naturelle de la recherche du bien commun se confond avec la recherche des réponses à la question : comment orienter ou diriger l'action que j'ai le droit de faire ?
Et c'est en compagnie de Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard que Pierre Manent nous introduit à ces questions dont l'actualité est brûlante.

Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.