À la reconquête de la langue française. Avec Arnaud-Aaron Upinsky sur Radio Courtoisie.


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03.05.2025

Nous sommes les dupes du langage. Jamais le décalage entre le discours et les faits n'a été aussi impressionnant. Jamais les mots n'ont autant joué avec les choses. À l'évidence, il existe un piège caché dans le langage qu'il est urgent de conjurer. Depuis Platon, Machiavel, Hobbes et Rousseau, nous savions que toute théorie du Pouvoir­ est, à la fois, une théorie de l'homme, une théorie politique et une théorie de l'histoire. Avec Arnaud-Aaron Upinsky elle devient essentiellement une théorie du langage, une grille de lecture universelle.
Toute l'histoire de l'Humanité n'apparaît plus que comme la guerre sans merci de deux langages ennemis : le Réalisme et le Nominalisme. Les réalistes sont ceux qui croient à la vérité des mots ; les nominalistes, ceux qui croient au pouvoir des mots. D'un côté, la thèse nominaliste du Bon sauvage conduit à l'optimisme politique, mais aussi à l'impasse de la philosophie de l'absurde. De l'autre côté, la thèse réaliste du Naturel­ cannibale implique une théorie pessimiste de la politique mais, en revanche, une philosophie significative de la vie.
Aujourd'hui la thèse nominaliste domine dans le langage prédateur de la rhétorique politique qui constitue la plus grande mystification intellectuelle de tous les temps. Ressort de la mutilation du pouvoir, ce langage, tartuffe souriant, mène la danse sous le masque de la philanthropie. C'est en coupant la parole qu'il fait tomber les têtes, c'est en castrant le savoir qu'il rend l'esprit impuissant, c'est en se faisant double-langage qu'il se maintient au pouvoir.
Conjurer cette perversion du langage, pour renverser la phrase politique, remettre le langage sur ses pieds, est devenu aujourd'hui une question de survie spirituelle sinon physique : l'urgence de notre temps.

Émission du "Libre journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.

Des lumières sombres de la Néoréaction. Avec Antoine Dresse sur Radio Courtoisie.


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16.05.2026

"Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles", avait déclaré Peter Thiel, le fondateur de PayPal, en 2009. D'abord vue comme une phrase d'excentrique, cette parole fait désormais écho à une crainte de plus en plus partagée dans la presse mainstream : et si une partie de l'élite politico-technologique américaine cherchait dorénavant à liquider la démocratie ? Le second mandat de Donald Trump a en effet mis en lumière un courant de pensée tout à fait atypique et qui n'était globalement connu jusqu'ici que par une poignée d'initiés, à savoir le courant "néoréactionnaire", aussi appelé "les Lumières sombres".
La Néoréaction (NRx) est une étiquette qui désigne une pensée anglo-saxonne contemporaine anti-démocratique, anti-égalitaire et anti-progressiste, dont les principales figures sont l'Américain Curtis Yarvin et le Britannique Nick Land. 
Cathédrale, néo-jacobitisme, néocaméralisme, accélérationnisme, trichotomie ou encore reset : tels sont quelques-uns des principaux concepts de cette nébuleuse dont Antoine Dresse nous aide à faire la synthèse.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

La Russie est-elle européenne ? Avec Antoine Dresse sur Radio Courtoisie.


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22.03.2025

Découvrir l'ampleur de la détestation que le régime de Vladimir Poutine voue à l'Europe a été, pour beaucoup, l'une des conséquences directes de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février 2022. Comment imaginer que ce pays qui a tissé avec notre continent des liens aussi étroits depuis plusieurs siècles lui tourne aussi brutalement le dos ?
Antoine Dresse vient opportunément replacer cette question sur le terrain de l'histoire des idées, en revenant notamment sur deux penseurs russes qui vont déterminer la façon dont les Russes vont se percevoir face à l'Europe : Nikolaï Danilevski et Constantin Léontiev.
Entre ouverture et rejet viscéral, il importe de comprendre le rapport Russie-Europe, son ambiguïté, mais aussi son caractère central dans l'identité russe.

Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

Rousseau : un penseur visionnaire, critique des Lumières et du libéralisme face aux crises de notre temps. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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16.07.2025

Inclassable Rousseau… Fut-il un penseur des Lumières ? L'un de leurs critiques ? Voire leur premier opposant systématique ? L'auteur du Contrat social n'a cessé d'être convoqué au tribunal de l'Histoire, par la droite contre-révolutionnaire, qui lui reproche d'avoir "engendré la Révolution", ou par les libéraux, qui font de lui l'ancêtre du totalitarisme.
Qu'il ait été un précurseur est incontestable. Il est l'un des premiers à théoriser la question sociale et la sociologie critique, à démystifier les prétendues "lois naturelles" de l'économie politique. Mais la République de la vertu qu'il prône repose sur des principes contraires à ceux des philosophes de l'époque. Opposant culture et civilisation, se méfiant de la raison, il récuse l'optimisme de la pensée du progrès, qu'il ne croit pas inévitable ni même souhaitable…
Alors, Rousseau révolutionnaire conservateur ? Il est temps de rouvrir le dossier.

Émission "RCmag", animée par Jean-Étienne Pauzat.

L'assassinat de Pierre Goldman par René Resciniti de Says, dit René l'élégant. Avec Pierre-Alexandre Bouclay sur Radio Courtoisie.


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22.09.2023

Le 20 septembre 1979, Pierre Goldman est tué dans le 13e arrondissement de Paris par un véritable commando. En 1970, cette figure de l'extême gauche était arrêtée pour le meurtre de deux pharmaciennes lors d'un hold-up. Son passage devant les Assises d'Amiens en 1976, devant lesquelles il a été acquitté du double-meurtre qui l'avait condamné à perpétuité en première instance, avait défrayé la chronique.
Personnalité trouble et complexe, fin écrivain pour une partie de l’intelligentsia française, révolutionnaire raté et bandit provocateur pour d'autres, le demi-frère de Jean-Jacques Goldman n'en finit pas de fasciner pour sa part d'ombre autant que pour son destin d'anti-héros.

Émission "Histoires à la loupe", animée par Pierre-Alexandre Bouclay.

Le dogme de l'antiracisme. Avec Pierre de Meuse sur Radio Courtoisie.


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11.09.2024

On constate un durcissement de la répression contre la libre expression de propos contraires à l'idéologie qui sous-tend les sociétés occidentales, baptisés "discours de haine". Cette évolution a commencé à la fin de la deuxième guerre mondiale, et s'est développée dans les années 1970 en accumulant les sanctions contre les contrevenants.
Création de l'esprit occidental avec toutes les influences qu'il reçu au cours de son histoire, un corpus d'idées s'est constitué dont les développements ont eu et auront de lourdes conséquences sur les comportements des peuples européens et américains du nord.
Il convient donc d'en faire une critique objective, de ses éléments constitutifs jusqu'à ses conséquences. Et Pierre de Meuse de faire un inventaire critique de cette norme qui exploite le flou de la sémantique et l'absence de définition claire : il s'agit bien d'un renversement total des valeurs de la pensée européenne qui s'est imposé à nous.

Émission du "Libre journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Ukraine, un autre regard. Avec Pascal Lassalle sur Radio Courtoisie.


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11.05.2024

Le conflit qui ravage l'Ukraine depuis février 2022 est symptomatique du clivage qui traverse la dissidence française, entre une vision souverainiste étroitement nationale et l'idéal de défense d'une identité civilisationnelle européenne.
Pour évoquer l'histoire et l'actualité de ce conflit, qui de mieux que Pascal Lassalle, défenseur infatigable de l'Ukraine et de son peuple, pour expliquer à la fois l'histoire et la genèse de cette guerre, lui qui a développé une bonne connaissance autant de terrain que théorique du sujet ?

Émission du "Libre journal des controverses", animée par Mike Borowski.

Jean Coutrot, ingénieur et prophête de la technocratie et du transhumanisme. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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31.03.2024

Polytechnicien engagé dans l'industrie, taylorien fervent, Jean Coutrot est un des patrons ingénieurs les plus originaux de l'entre-deux-guerres, soucieux, à travers ses activités d'ingénieur-conseil et ses écrits, de rénover le fonctionnement des entreprises et de transformer les relations sociales : son objectif est de substituer au capitalisme d'alors un humanisme économique. Jean Coutrot est aussi un agitateur d'idées et un publiciste en vue.
Fer de lance du groupe X-Crise, et du groupe du 9 juillet 1934, il fréquente des figures de proue de la mouvance non-conformiste, de Georges Valois à l'Ordre Nouveau. Maître d'oeuvre des entretiens de Pontigny, il lance, avec le patronage d'Aldous Huxley et d'Alexis Carrel, un Centre d'études des problèmes humains. Cette création illustre le passage de Jean Coutrot du statut d'ingénieur à celui du prophète soucieux de régénérer une humanité jugée sclérosée et de bâtir, sur un soubassement rationaliste, un homme nouveau.
Loin d'oeuvrer au service d'une prétendue synarchie, Jean Coutrot professe ses idées au grand jour et espère les voir mises en oeuvre en 1936-1937, lorsqu'il conseille Charles Spinasse, le ministre de l'économie nationale du front populaire.
L'échec de Coutrot ne saurait faire oublier l'importance du personnage, qui ne tient pas tant à son individualité qu'au carrefour que représentent les groupements qu'il anime et qui permet de revisiter, sur un mode inédit, les novations intellectuelles des années trente.