Pourquoi les Occidentaux ne savent plus gagner les guerres. Avec Gérard Chaliand sur Radio Courtoisie.


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27.06.2016

Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire de la puissance américaine et de ses alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses.
Conjuguant l’histoire, la géopolitique et l’observation du terrain, Gérard Chaliand rappelle quels étaient les ingrédients de la victoire – et donc les raisons actuelles de l’échec, notamment au Moyen-Orient.
Voulons-nous vraiment gagner nos guerres ? À quel prix ?

Emission du "Libre Journal de Roger Saboureau".

Au régal du management. Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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18.05.2017

Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être ? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ? Tels sont les enjeux du travail de Baptiste Rappin qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de la Technique.

"Vu de Droite", 25 ans après la première édition. Avec Alain De Benoist sur Radio Courtoisie.


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24.05.2002

La parution de Vu de droite, en 1977, a marqué un tournant dans l'histoire des idées contemporaines et imposé la Nouvelle Droite comme le partenaire incontournable d'un débat idéologique jusqu'alors monopolisé par une certaine gauche. Couronné à l'époque par l'Académie Française, salué par des personnalités aussi différentes que François Mitterrand et Louis Pauwels, Jean-Pierre Chevènement et Jean Cau, cet ouvrage monumental était depuis longtemps épuisé. Sa réédition récente constitue donc un événement très attendu.
De l'archéologie à la philosophie, de la pédagogie à l'éthologie, de la biologie à la sociologie, cette véritable encyclopédie critique passe au crible les travaux et les écrits de quelque 140 écrivains, savants, historiens ou philosophes, jetant sur eux un éclairage novateur et, parfois, impitoyable.
Alain de Benoist, un quart de siècle après, revient sur l'histoire de cet ouvrage et montre en quoi les "vues" qui y étaient développées ont trouvé leur confirmation dans l'histoire de la fin du XXe siècle.

Histoire des droits de l'homme. Avec Jean de Viguerie et Jean-Louis Harouel sur Radio Courtoisie.


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25.06.2016

Lorsque les pays occidentaux font des droits de l'homme le centre de la politique, ils s'enferment dans une impuissance collective.
Le problème n'est d'ailleurs pas les droits de l'homme en eux-mêmes, surtout quand ils sont compris comme des libertés publiques, mais cette idéologie, cette nouvelle religion séculière centrée sur l'obsession de la non-discrimination, qui paralyse la politique de certains pays occidentaux et particulièrement de la France dans une période où l'équilibre sociétal du pays est menacé et où la conquête silencieuse de l'islam s'opère sous la protection des droits de l'homme.
C'est avec une logique implacable que les deux invités démontent les ressorts de ce mécanisme pervers. Car nous ne sommes plus dans le cas de figure des droits d'un peuple face à son État, mais du droit d'un peuple d'être défendu par son État.

Mythes historiques et repentance : le complexe occidental. Avec Alexandre Del Valle sur Radio Courtoisie.


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07.07.2014

Nos sociétés occidentales sont victimes du virus de la culpabilisation collective. Véritable arme de "destruction massive", cette culpabilisation est mise en oeuvre sous la forme de "mythes fondateurs" qu'Alexandre Del Valle analyse un à un : les croisades, les "ténèbres" du Moyen Age, la diabolisation de l'Eglise catholique, la "dette" envers la science arabo-musulmane, Al-Andalus, les accusations d'esclavagisme, de colonialisme et de racisme à sens unique, la "mondialisation heureuse" et les dérives de l'Union européenne.
Persuadé que la "guerre des représentations" est la clef de tous les conflits, il poursuit en identifiant le processus de désinformation à l'origine de cette manoeuvre de déstabilisation collective.
Selon lui, la culpabilisation pathologique qui sape les fondements mêmes de nos sociétés ouvertes est aux antipodes de la saine capacité à s'autocritiquer, car loin d'aider les peuples à tirer les leçons du passé, elle est fondée sur la haine de soi et attise celle de l'Autre à notre endroit.
Afin de retrouver l'estime de soi, condition nécessaire pour être respecté par les autres, Del Valle invite la France et ses alliés occidentaux à mettre en oeuvre d'urgence une thérapie globale de déculpabilisation.
Il montre enfin en quoi la survie géopolitique des nations occidentales dans le nouveau contexte multipolaire passe par leur capacité à substituer à leurs prétentions universalistes, souvent contre-productives, un recentrage stratégique et une réappropriation de leur identité propre, dont le monde slavo-orthodoxe, trop souvent diabolisé, est l'un des piliers.

Emission du "Libre Journal de Charles Zorbib", animée par François Costantini.

Léon Degrelle, une destinée belge et européenne. Avec Francis Bergeron et Roland Hélie chez Pascal Lassalle sur Radio Courtoisie.


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28.05.2016

Degrelle a été un vrai héros de roman à la Alexandre Dumas, un personnage fascinant, digne des plus grandes épopées, avec sa part de faconde, de farce, de grandiloquence, d'autojustifications, d'aveuglement, d'échecs, mais aussi d'héroïsme, de grandeur, de tragédie.
Écrivain précoce, curieux de tout, Léon Degrelle a effectué son premier reportage au Mexique à 23 ans. Puis, ce militant catholique, ami d'Hergé, polémiste dans l'âme, s'est lancé bruyamment dans la politique en faisant de Rex, journal et maison d'édition de l'Action catholique belge, un parti qui obtiendra vingt et un députés et onze sénateurs en mai 1936. Député de Bruxelles en avril 1939, son immunité parlementaire est bafouée par une arrestation arbitraire en mai 1940. Méprisé par les autorités allemandes d'occupation de la Belgique, il prendra sa revanche sur le front de l'Est : engagé comme simple soldat sous uniforme allemand, en août 1941, il terminera la guerre, à 38 ans, avec le titre de commandeur de la division SS Wallonie. Par sa force de conviction, sa lecture de l'Histoire et son talent d'écrivain (La Campagne de Russie 1941-1945), il s'efforcera de nous convaincre que la croisade antibolchevique était une guerre juste, faite d'esprit de sacrifice et de don de soi.
Cette émission retrace la vie tumultueuse de cet ancien militant de la jeunesse catholique belge, personnage à multiples facettes et au destin exceptionnel, qui, après 1945, de son exil en Espagne, se fera le metteur en scène de sa propre gloire.

Peut-on penser le management ? Avec Baptiste Rappin chez Aude de Kerros sur Radio Courtoisie.


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06.10.2016

En 1911, dans ses Principes du Management Scientifique, Frederick Winslow Taylor notait que toutes les activités humaines pouvaient se prêter au management. Max Weber observait, quant à lui, que la "cage de fer" bureaucratique concerne tout autant les entreprises privées que l’armée, les hôpitaux et les partis politiques. Ce qu’annonçaient le fondateur du management et le sociologue au début du XXe siècle, se réalise et même s’accomplit sous nos yeux, un siècle plus tard : la révolution managériale a bien eu lieu et elle gagne l’ensemble des activités humaines. Les entreprises sont concernées au premier plan, bien sûr ; mais le management touche également de plein fouet les administrations et les institutions sommées de s’assouplir et de devenir plus flexibles afin de s’adapter au monde moderne. Ces dernières ne sont donc plus épargnées par le culte de la performance et le déferlement des indicateurs qui s’ensuit. Un dernier élément statistique prolonge ce vertigineux constat : on estime à près de 20% la proportion d’étudiants suivant un cursus de gestion et de management dans les nations du monde occidental.
Il semble pourtant que la philosophie peine à prendre en charge cette nouvelle donne du monde contemporain. Plus particulièrement, son approche reste fortement orientée par une critique du capitalisme ainsi que du néolibéralisme ; cette critique toucherait, de façon toute transitive, le management en tant que celui-ci serait consubstantiellement lié à un système économique. C’est pourtant omettre l’admiration de Lénine pour Taylor, celle de Himmler pour les psychosociologues du travail ainsi que la pénétration du management dans le secteur associatif. Il faudrait en convenir : le management dépasse le capitalisme, et penser le premier à partir des catégories du second, ce serait passer à côté de sa singularité, ce serait ignorer ce qui le définit en propre.
Baptiste Rappin nous propose une réflexion originale et pionnière à propos du management : son ambition est de contribuer à éclairer ce monde gestionnaire par le recours à la métaphysique, à la philosophie des sciences ainsi qu’à la philosophie politique. Mais ne serait-ce pas là un mariage forcé ou, mieux, un mariage morganatique, organisé au petit matin avant que le soleil ne se lève et que les yeux ne se braquent vers la transgression de l’interdit, et dans lequel la philosophie n’accepterait, que du bout des doigts, la main gauche de la gestion et du management ?

Vichy et la Shoah : enquête sur le paradoxe français. Avec Alain Michel sur Radio Courtoisie.


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07.06.2012

L'historien juif Alain Michel revisite la période de l'occupation, alors que règne encore la doxa Paxton/Klarsfeld dans les milieux académique et journalistique.
En posant un regard nouveau sur ces temps troublés, il nous invite à sortir de la vision manichéenne qui empêche de comprendre les rapports subtils que l'Etat français à entretenus avec l'occupant nazi, ou la différence de traitement entre les juifs français et les juifs étrangers se trouvant sur son territoire.
Il était temps que cette séquence historique soit étudiée sans passion, avec le recul et l'honnêteté nécessaires à tout travail historique de valeur.

Emission du Libre Journal de Jacques Trémolet de Villers.