La Renaissance à la recherche du nouvel age d'or. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises" animée par Thierry Delcourt.

L'arraisonnement du monde. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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30.07.2018

La prolifération des organisations sur la planète, telle que théorisée et encouragée par les gourous du management, semble être l’un des grands impensés de la condition de l'homme post-moderne. Depuis plusieurs années, Baptiste Rappin, Maître de Conférences à l'Université de Lorraine, mène sur le sujet une réflexion indispensable en s'attachant à en comprendre la dimension ontologique.
La sortie de son dernier livre De l'exception permanente : Théologie de l'Organisation, deuxième volet d'une trilogie monumentale dont le but n’est rien moins que de révéler notre configuration historiale, nous permet de revenir sur le sens de ses travaux.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La Rose-Croix, aux sources de la religion mondialiste. Avec Alain Pascal sur Radio Courtoisie.


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30.06.2018

La philosophie moderne qui s'exprime avec Descartes n'est pas un progrès pour l'humanité, mais une effroyable régression. Pourquoi ? Parce que Descartes a été "illuminé" par les Rose-Croix, des initiés lucifériens qui tiennent leur ésotérisme de l'hermétisme, de l'islam et de la Kabbale.
Alain Pascal s'attaque au mythe d'un Descartes rationnel et chrétien : non, Descartes est un imposteur du rationalisme et un ennemi de la tradition chrétienne.
C'est ce qui l'oppose à Blaise Pascal, le premier à pressentir les dérives inéluctables du cartésianisme, à savoir le matérialisme et l’athéisme.
Pascal contre Descartes, c’est la foi contre un "rationalisme" qui veut effacer Dieu et annonce ainsi les horreurs de la Révolution.
La philosophie de Descartes, puis de ses disciples Spinoza, Hobbes, Locke et Leibniz, mais également la "science" de Bacon, Galilée et Newton sont reliées aux doctrines ésotériques des Rose-Croix, des "Invisibles" qui vont marquer tout le XVIIe siècle, et au-delà, puisqu'ils sont les ancêtres des francs-maçons du XVIIIe.
C'est l'histoire secrète de la philosophie du XVIIe siècle qui est contée ici, ainsi que les croyances cachées des philosophes cartésiens, mais aussi leur participation au complot anti-catholique mené par les Rose-Croix à travers toute l'Europe.
Ce travail met à mal le conformisme universitaire : la mythification de la philosophie moderne est scandaleuse au regard des crimes contre l'humanité commis par les révolutionnaires des Temps modernes. Mais elle s'explique si les forces occultes qui dominent le monde contemporain vénèrent le Diable comme les Rose-Croix du XVIIe...

Émission du "Libre Journal du soir", animée par Anne-Laure Maleyre.

Amour et sexualité. Avec Thérèse Hargot sur Radio Courtoisie.


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22.04.2018

Pourquoi avons-nous tant de mal à nous engager ? Peut-on être célibataire et heureux ? Sommes-nous pour ou contre les relations sexuelles avant le mariage ? Être fidèle, ça veut dire quoi exactement ? Comment concilier amour et sexualité dans nos vies ? Le divorce n'est-il pas préférable à un mariage malheureux ?
Thérèse Argot revient sur le débat qu'elle a eu avec Mgr Emmanuel Gobilliard dans le livre Aime et ce que tu veux, fais-le ! Car pour la première fois, un évêque et une sexologue confrontent leurs points de vue. Un dialogue décomplexé, franc et incarné.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animé par Thierry Delcourt.

Droits de l'homme, loi naturelle et droit naturel. Avec Pierre Manent, Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard sur Radio Courtoisie.


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02.05.2018

La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus.
La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise. Elle ne protège plus la vie des institutions qu'il s'agisse de la nation, de la famille, de l'université, mais donne à tout individu l'autorisation inconditionnelle d'y accéder. L'institution n'est donc plus protégée ni réglée par une loi opposable à l'individu ; celui-ci jouit d'un droit inconditionnellement opposable à l'institution.
Dans ses récents travaux, Pierre Manent montre que cette perspective livre les éléments constituants de la vie humaine à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d'évaluation.
Une fois que sont garantis les droits égaux de faire telle action ou de conduire telle démarche, il reste à déterminer positivement les règles qui rendent cette action juste ou cette démarche salutaire pour le bien commun. La loi naturelle de la recherche du bien commun se confond avec la recherche des réponses à la question : comment orienter ou diriger l'action que j'ai le droit de faire ?
Et c'est en compagnie de Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard que Pierre Manent nous introduit à ces questions dont l'actualité est brûlante.

Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.

L'humiliation, analyse d'un sentiment moteur de l'Histoire. Avec Philippe Prevost sur Radio Courtoisie.


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18.07.2018

Tout homme est habité par des passions ou par des sentiments : l'amitié, l'amour, la haine, l'envie. L'un d'eux le fait réagir plus particulièrement lorsqu'il en est victime : l'humiliation. En effet, humilier quelqu'un, c'est le dégrader à ses propres yeux, c'est en quelque sorte le faire mourrir. 
Et ce qui est vrai sur le plan individuel l'est-il aussi sur le plan collectif. Si tel est le cas, ne peut-on pas en faire une grille de lecture de certains événements importants qui ont marqué l'histoire et finalement de l'histoire elle-même ?
Comment sortir du cycle infernal que risque de créer ce sentiment puisque tout peuple humilié crie vengeance et rêve de revanche afin de retrouver, au moins en partie si ce n'est totalement, sa dignité perdue ? Car la dignité n'est-elle pas le sentiment le plus précieux chez l'homme comme chez les peuples ?
C'est à toutes ces questions que tente de répondre l'historien Philippe Prevost, de l'Illiade jusqu'aux événements les plus récents.

Émission "Au fil des pages", animée par Benoît Mancheron.

L'oeuvre de Patrice Jean. Avec Patrice Jean, Thomas Hennetier et François Bousquet sur Radio Courtoisie.


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29.08.2018

Patrice Jean, auteur de plusieurs romans remarqués (La France de Bernard en 2013 et Les structures du mal en 2015), a récemment publié L'homme surnuméraire (éditions Rue Fromentin), l'histoire d'un père de famille méprisé par sa femme, ses enfants et son époque.
Exerçant le métier de professeur de français au lycée de Saint-Nazaire, il nous donne dans cette émission sa vision de la littérature qui rentre dans une "lutte à mort" avec le mode d'exister savant et technicien qui domine notre monde.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animé par François Bousquet.

Salazar vu de France. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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18.04.2018

Cela nous semble étonnant, mais Salazar a bien été "célébré" en France par une partie de ses élites, des années 1930 aux années 1960.
Olivier Dard met en lumière ces relations entre une partie de privilégiés - principalement dans les milieux de droite conservatrice et radicale français - et le régime portugais et son dirigeant.
Est alors redonnée au philosalazarisme une place notable dans l'histoire politique et intellectuelle française contemporaine.

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.