La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

De la construction européenne à l'Empire européen germanique. Avec André Posokhow sur Radio Courtoisie.


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18.04.2019

Dans sa forme actuelle, l'Union européenne semble définitivement passée sous commandement allemand. Mais par quels mécanismes l'intégration européenne a-t-elle finalement dépouillée les nations de leur souveraineté et reconstituer un nouveau Saint-Empire romain germanique ?
Car le vaste ensemble politique du vieux continent n'était pas forcément destiné à avoir pour noyau et centre décisionnel l'Allemagne. Un nombre important d'abandons de souveraineté concédés par les élites politiques des pays alentours, notamment de la part de la France, explique cette situation.
Retour sur l'histoire mouvementée de la construction européenne.

Émission du "Libre Journal de la souveraineté", animée par Michel Leblay.

La littérature en France. Avec Juan Asensio et Pierre Mari sur Radio Courtoisie.


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12.06.2019

Nos "élites" politiques, institutionnelles, économiques, artistiques et intellectuelles, entraînées jour après jour dans un discrédit croissant, ont depuis une trentaine d’années renoncé à leur mission. Dans leurs travaux respectifs, Pierre Mari et Juan Asensio mettent en évidence la démission collective dont ces "élites" se rendent coupables.
Ils les accusent d'avoir abandonné à la fois l'histoire et la substance nourricière de ce pays, et s'efforcent de sonder les ressorts de cet abandon au-delà des accusations quotidiennement ressassées. Car l'une des forces maîtresses de la France a longtemps résidé dans le lien que ses élites avaient su nouer entre politique et littérature. Aujourd'hui, ce lien est en passe d'être détruit : l'art de conduire les hommes et celui de mettre des mots exigeants sur les choses n'ont jamais été aussi menacés.


Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

La tradition philosophique libérale. Avec Alain Laurent sur Radio Courtoisie.


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26.11.2012

Le libéralisme est partout et nulle part. Son omniprésence dans le débat public est accompagnée d'un flou conceptuel, qui ne permet pas de saisir sa place et son influence dans nos sociétés. Il demeure un objet mal identifié, dont les fondements théoriques et la diversité des thématiques sont méconnus.
Savoir ce qu'est le libéralisme, dans toutes ses dimensions (seulement économique mais aussi philosophique, politique, morale et culturelle), donner la parole aux penseurs qui l'ont édifié, voilà le travail d'Alain Laurent qu'il vient nous présenter ici même.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Inspiration algérienne. Avec Pierre Mari et Juan Asensio sur Radio Courtoisie.


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12.04.2017

C'est à l'occasion de la sortie du roman Les Sommets du monde que nous rencontrons Pierre Mari, son auteur, en compagnie du critique littéraire Juan Asensio.
Ce roman nous transporte dans les années 1960, lors des derniers sursauts de l'Algérie française, à travers la vie et le quotidien d'un jeune homme pied-noir et de son entourage, qui se retrouvent bien malgré eux témoins de la chute de leur monde.
Un roman touchant et dérangeant, au style remarquable.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Contre le libéralisme. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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12.03.2019

Une société libérale est une société où dominent la primauté de l'individu isolé, l'idéologie du progrès, l'idéologie des droits de l'homme, l'obsession de la croissance, la place disproportionnée des valeurs marchandes, l'assujettissement de l'imaginaire symbolique à l'axiomatique de l'intérêt. Le libéralisme a acquis en outre une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l'origine de cette mondialisation, qui n'est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Il inspire ce qu'on appelle aujourd'hui la "pensée unique" libérale-libertaire. Et bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c'est comme tel qu'il doit être étudié et jugé. Le vieux clivage droite-gauche est à cet égard de peu d'utilité, puisque la gauche morale, oubliant le socialisme, s'est ralliée à la société de marché, tandis qu'une certaine droite conservatrice ne parvient toujours pas à comprendre que le capitalisme libéral détruit systématiquement tout ce qu'elle veut conserver.
Alain de Benoist nous propose d'aller à l'essentiel, au coeur de l'idéologie libérale, à partir d'une analyse critique de ses fondements, c'est-à-dire d'une anthropologie essentiellement fondée sur l'individualisme et sur l'économisme - celle de l'Homo oeconomicus.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Bernanos, encore une fois. Avec Juan Asensio et Henri Quantin sur Radio Courtoisie.


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30.01.2019

Bernanos. Un monarchiste qui jamais ne s'inclina devant la loi du nombre. Un catholique gallican en rupture avec les accommodements du clergé. Un anticapitaliste de droite, porté par des exigences de courage, d'honneur, de partage et de justice. Enfin, un homme qui ne s'est jamais renié, n'a jamais changé de nature, accomplissant avec ferveur une existence et une œuvre éclatantes, ensemble portées par la passion de la liberté.
Dans cette émission, le critique littéraire Juan Asensio et le professeur Henri Quantin entendent restituer à Bernanos sa vérité profonde.

Émission du "Libre Journal du soir", animée par Charles de Meyer.

Le populisme ou la mort. Avec Olivier Maulin sur Radio Courtoisie.


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07.05.2019

Abaissement moral des élites, fracture entre la France d'en-haut et celle d'en-bas, désintégration de la société sous les coups de boutoir du capitalisme, de l'immigration et des diktats de l'Union européenne, promotion d'une société multiculturelle et multiconflictuelle, destruction du goût et de l'environnement, trahison des médias : l'inventaire est lourd et c'est avec une verve satirique et un humour cocasse qu'Olivier Maulin dresse un portrait de notre époque régressive dans ses chroniques anticonformistes récemment rassemblées dans un volume justement intitulé Le Populisme ou la mort (Via Romana, 2019).
Cet observateur attentif de la vie littéraire, artistique, politique et sociale de son époque ne désespère pas pour autant et guette dans le moindre soubresaut des peuples les raisons d'espérer, consignant scrupuleusement les éléments d'une révolution conservatrice qui dans toute l'Europe se mettent lentement en place, et qui peuvent assurément changer la donne.
Pourrons-nous éviter le précipice vers lequel nous entraînent nos élites ? Une course contre la montre a commencé.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.