La méditerranée en partage. Avec Jean-François Mattéi et Yves Paccalet au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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06.10.2009

La Méditerranée, notre Mer, la Thalassa des Grecs, la Mare nostrum des Latins, berceau de nos civilisations et de nos cultures.
Aucune des civilisations qui entourent la Méditerranée ne fut et n’est étrangère aux autres. Nous autres Méditerranéens avons un horizon commun et sans doute, un projet à imaginer ensemble !
Pour aborder cette thématique, deux amoureux de la Méditerranée, et par là même, attentifs et inquiets.

 1. L’héritage de la Grèce, par Jean-François Mattéi.
Dans un souci de comprendre la crise du monde occidental, Jean-François Mattéï interroge la culture commune à tout l’espace méditerranéen : la Grèce.
L’oubli de la notion de mesure, chère aux Grecs, ne serait-il pas un des facteurs de cette crise ?

 2. La quête de l'Atlantide, par Yves Paccalet.
En cherchant cette île engloutie dont il rêve depuis son enfance, Yves Paccalet plonge (dans tous les sens du terme) dans cette Méditerranée qui reste une merveille du monde et dont dépend notre avenir.
Et si la légende de l’Atlantide, née sous la plume de Platon, devenait le cauchemar de notre futur ?

Le mensonge de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix pour ThinkerView.


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11.01.2018

Pour Philippe Bihouix, ingénieur centralien, les scenarii d’avenir énergétiquement vertueux sont tous basés sur des déploiements industriels très ambitieux en matière d’énergie renouvelables.
Le problème, c’est le manque de disponibilité et de réserves de ressources en minerai et matières premières -l'épuisement des éléments- pour capter, convertir et exploiter les énergies renouvelables. Les énergies nouvelles ne sont donc pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe.
Quelles sont donc les solutions qui sont à notre portée ? Économiser, simplifier, recycler et relocaliser les activités économiques sont-elles les clés de notre avenir commun ?

Une autre histoire des Trente Glorieuses. Avec Céline Pessis et Sezin Topçu sur Radio Libertaire.


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06.12.2013

Comme était doux le temps des "Trente Glorieuses" ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L’électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd’hui la vision dominante de cette période d’ "expansion", objet d’une profonde nostalgie passéiste… au risque de l’aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, Céline Pessis et Sezin Topçu dévoilent l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la "modernité" et du "progrès", qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradiés des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvriers de l’amiante ou des mines d’uranium contaminés, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la "croissance" et de la publicité…
Les conséquences sociales et environnementales des prétendues "Trente Glorieuses", de leur mythologie savamment construite par les "modernisateurs" eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd’hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincus et des critiques du "progrès" (de l’atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L’enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

La vérite sur le compteur Linky. Avec Clotilde Duroux chez E&R à Nantes.


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10.06.2017

Dans le cadre de la transition énergétique, tous les foyers français seront en 2020 équipés gratuitement par EDF du compteur communicant Linky. Le dispositif, qui mesure en temps réel la consommation d'électricité, présenterait des intérêts écologiques et économiques.
Mais pour Clotilde Duroux, il serait préjudiciable de s'en tenir uniquement au discours officiel. Car les Linky, Gazpar et consorts posent des problèmes majeurs en termes de santé publique (nocivité des ondes), de sécurité (piratage) et de libertés publiques (collecte des informations).
La conférencière base son analyse sur les dernières études scientifiques et sur l'observation de plusieurs pays ayant déjà adopté ce système. Elle met au jour la face cachée de ces compteurs dits "intelligents" qui servent avant tout les lobbies de l'énergie.
En décryptant les aspects techniques et juridiques qui cernent la question, Clotilde Duroux offre les moyens d'une réponse pratique et citoyenne, à l'échelle individuelle ou associative, pour que la technologie ne progresse pas au détriment de l'humain.

La grande désinhibition industrielle. Avec Jean-Baptiste Fressoz à Paris.


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13.12.2014

Signe de l’entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l’ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d’importants bouleversements du champ économique et social.
La dimension problématique de cette activité doit aujourd’hui être redécouverte.
Aussi a-t-il paru nécessaire de revenir sur les débuts de cette période et d’identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l’industrie, sans oublier les traces subsistant aujourd’hui encore dans le patrimoine.

Une conférence qui s'inscrit dans le Cycle "Les paris de l'industrie, 1750-1920".

La soumission à l'Europe par la dépendance énergétique. Avec Alain Bucher au Club Gutenberg à Strasbourg.


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26.09.2017

Les problèmes de dépendance énergétique sont en lien direct avec les comportements qu'un pays adopte sur la scène internationale
L'expert en risques industriels technologique et environnemental Alain Bucher vient nous exposer les problèmes spécifiques de la France et notamment la question énergétique dans les relations franco-allemandes.
Une preuve de plus de la nocivité de l'Union européenne ?

Le capitalisme et sa dynamique de destruction écologique. Avec Armel Campagne pour Nuit Debout à Paris.


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27.05.2016

Depuis quelques années, la catastrophe climatique annoncée occupe le premier plan des discussions. Exception faite de la baisse intervenue durant l’année de récession 2009, l’émission mondiale de CO2 continue d’augmenter inexorablement.
Et si le débat public dans les centres capitalistes interprète la crise économique, en dépit de sa persistance, comme un phénomène purement passager, il perçoit en revanche parfaitement que la crise écologique procède des fondements mêmes du mode de vie moderne.
La contradiction n’est en effet que trop manifeste entre, d’un côté, les impératifs économiques de la croissance et, de l’autre, la finitude des ressources matérielles et de la capacité du milieu naturel à absorber les déchets produits par la civilisation.
Il est donc impératif de penser la dynamique de destruction écologique par le "fait social total" (Marcel Mauss) que constitue le capitalisme.

Penser la nature à l'heure de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille.


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18.05.2017

Si les humains sont devenus une force naturelle capable de déstabiliser le "système Terre", ne doit-on pas mettre en question le "grand partage" entre nature et culture qui structure la pensée des Modernes ? L’anthropologue Philippe Descola révèle qu’il existe des sociétés où les hommes savent composer autrement des mondes avec ce qui n’est pas "eux" : les animaux, les plantes, les choses, les montagnes et les vallées, le ciel et la terre... Et nous invite à nous aventurer "par-delà nature et culture".
Tout a commencé pour Philippe Descola à la fin des années 1970 en Haute-Amazonie. Durant trois ans, pour les besoins de sa thèse d’ethnologie sous la direction de Claude Lévi-Strauss, il a partagé la vie des Jivaros Achuar, le "peuple du palmier d’eau". Peu à peu, il est entré dans une autre composition du monde, où le jaguar solitaire a une place semblable à celle du chamane, où le chasseur chante pour demander au singe laineux de se laisser tuer, où les plantes du jardin sont des enfants, le toucan un beau-frère, où la nature fait partie de la maison commune, ce que l’anthropologue appellera "la nature domestique". De cette expérience, Philippe Descola rapportera sa thèse et un splendide récit, Les Lances du Crépuscule. Il ne cessera par la suite de méditer et creuser ce terrain jusqu’à remettre la nature au cœur des sciences de l’homme. Il est aujourd’hui Professeur au Collège de France, titulaire d’une chaire d’Anthropologie de la nature, non pour s’interroger sur une hypothétique "nature humaine" mais pour élargir aux dimensions du monde la manière dont humains et non-humains négocient leur coexistence. Ce qu’il appelle "composer des mondes".
Philippe Descola a développé en système sa thèse dans Par-delà nature et culture, paru en 2005 et salué comme un des ouvrages majeurs dans l’héritage et la discussion de Claude Lévi-Strauss. Dans ce livre, il dégage quatre grandes cosmologies (naturalisme, animisme, totémisme, analogisme) qui fondent les sociétés selon la manière dont y sont inclus les non-humains (animaux, plantes, choses, astres, pierres et fleuves…), identifiés en continuité ou en discontinuité avec l’homme, semblables ou différents dans leur vie physique et spirituelle. Il s’agit en somme de différentes configurations de tout ce qui existe. C’est pourquoi Philippe Descola parle d’ontologies. Chacune d’elle a été formée par des peuples et civilisations spécifiques, parfois depuis des millénaires, même si, c’est l’hypothèse de Descola, elles peuvent en puissance coexister chez chacun des humains.
En tout cas notre "naturalisme", que nous croyons universel, est en réalité une exception, un modèle parmi d’autres. C’est ce que l’anthropologue révèle en mettant en question "le grand partage" entre une nature universelle et des cultures humaines diverses, qu’a opéré la pensée occidentale de l’Homme à partir de la fin du XIXe siècle. La nature alors, est vue comme un stock de ressources, elle devient muette, inanimée, on peut l’utiliser comme bon nous semble, au détriment des autres espèces que la nôtre et, à terme, des humains eux-mêmes. Nous en sommes précisément là lorsque ce dualisme a fabriqué le réchauffement global de la planète. Peut-être alors est-il temps de sortir de notre "ethnocentrisme" et de découvrir en nous-mêmes notre part d’animisme pour construire, enfin, une maison commune.