Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

12 questions : Thibaut Giraud répond à Alexis Cassel sur Absol Videos.


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11.2018

Thibaut Giraud, alias "Monsieur Phi" sur YouTube, a un doctorat en philosophie et quelques années d'enseignement au compteur. Il s'inscrit dans la philosophie dite analytique qui accorde une importance particulière à la rigueur argumentative et l'ancrage dans les sciences.
Il répond ici longuement aux questions d'Alexis Cassel : l'occasion de mieux découvrir son travail et son approche de la philosophie.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'33 : [1] Pourquoi la grande majorité des lycéens n'apprécient pas la philosophie ? Peut-on vraiment noter quelqu'un en philosophie ? Pourquoi lire de la philosophie ?
 - 0'28'58 : [2] Penses-tu que certaines inégalités sont utiles, et auquel cas, lesquelles et pourquoi ?
 - 0'44'06 : [3] Notre conscience n'est-elle que le résultat de courants électrochimiques ? Crois-tu en l'existence du libre arbitre ? La responsabilité dépend-elle du libre arbitre ?
 - 1'17'49 : [4] Le bonheur n'est-il réservé qu'aux imbéciles ? La recherche du bonheur est-elle une quête maudite qui ne conduit toujours qu'à la souffrance ?
 - 1'38'12 : [5] Quel est ton avis sur les religions ? Devrions-nous tous être athées ou même antithéistes, ou au contraire sauvegarder les religions pour nous "canaliser" ?
 - 2'02'10 : [6] L'amortalité serait-elle bénéfique pour l'humain ? Quelle vision du temps aurions-nous en tant qu'amortels ? A quoi ressemblerait un monde d'humains amortels ?
 - 2'30'22 : [7] Quels problèmes éthiques le transhumanisme peut-il poser ? L'eugénisme sera-t-il source de problèmes ? Tel le bateau de Thésée, un humain à 80% robotique serait-il encore le même humain, et même un humain tout court ?
 - 2'49'03 : [8] Comment vois-tu l'avenir de l'intelligence artificielle, et selon toi, quelle réaction devrions-nous adopter face à tous les changements qu'elle va engendrer ?
 - 3'05'33 : [9] Quel est ton point de vue sur notre perception de la réalité ? (Descartes)
 - 3'21'03 : [10] Les mathématiques ont-ils toujours existé ou ne sont-ils qu'une invention humaine pour nous aider à décrire notre perception de la réalité ?
 - 3'40'06 : [11] L'existence humaine et sa conscience ont-elles un sens face à l'immensité de l'univers ? L'avenir de l'humanité se situe-t-il dans l'espace ?
 - 3'52'04 : [12] Quels philosophes déconseillerais-tu de lire et pourquoi ?

Terre et Liberté : la quête d'autonomie contre le fantasme de délivrance. Avec Aurélien Berlan pour le podcast Ozé.


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01.2026

La liberté telle que nous l'entendons aujourd'hui, que ce soit à gauche et à droite de l'échiquier politique, se fonde sur l'idée de délivrance. C'est à dire le fait d'être déchargé par d'autres ou par la technologie d'une partie des tâches quotidiennes de la vie : cuisiner, s'occuper des enfants, faire le ménage, etc.
Pourtant, si cette définition de la liberté est devenue hégémonique, elle n'est pas la seule. Celle-ci s'est imposée au dépend d'autres manières d'entrevoir la liberté, notamment comme autonomie collective visant à prendre en main sa propre subsistance.
Professeur d'université, activiste et agriculteur, Aurélien Berlan, analyse les différentes conceptions de la liberté pour en exhumer les hypothèses sous-jacentes et proposer des alternatives réellement émancipatrices.

Un entretien mené par Jean-Philippe Decka.

Terre et Liberté. Avec Aurélien Berlan pour Sobrevivir al Descalabro.


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01.2025

Philosophe, professeur d'université, activiste et agriculteur, Aurélien Berlan cherche dans la terre une vérité que la modernité a balayée : il n'y a pas d'émancipation possible sans contrôle sur les conditions matérielles de la vie — la nourriture, l'énergie, les liens, le territoire. Cette certitude l'a conduit à quitter Paris pour s'organiser en communauté rurale autogérée dans le sud-ouest de la France, d'où il promeut la reconquête de la vie comme terrain politique : réapprendre à vivre de son propre travail, organiser les besoins communs, prendre soin du sol qui nous nourrit.
De ce cheminement est née une longue recherche sur la liberté et l'autonomie collective.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'12'56 : Le glissement de la liberté envers la protection de la vie privée
 - 0'24'09 : Faire faire à d'autres personnes, à des machines ou des robots
 - 0'49'24 : On est prisionnier dès que l'on dépend de nos maîtres pour se nourrir
 - 0'59'45 : Prise en charge des nécessités liées à la subsistance et organisation politique
 - 1'15'32 : Autonomies : reconstruire des interdépendances égalitaires
 - 1'30'50 : Besoins/Moyens techniques et culture du conflit

Eloge de L'Inégalité. Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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01.2026

La modernité, ivre d'égalitarisme, a fait de l'égalité une idole. Elle en oublie que l'inégalité n'est pas une malédiction, mais la condition même de l'ordre et de la vitalité des sociétés. Là où l'égalité nivele, l'inégalité hiérarchise ; là où l'une prétend effacer les différences, l'autre les assume et les valorise.
L'histoire montre que les civilisations les plus florissantes furent celles qui surent cultiver les écarts – de mérite, de talent, de rang – plutôt que de les nier. Une société sans élites est une société sans boussole, condamnée à l'entropie. L'inégalité, loin d’être un vice, est le moteur des hiérarchies naturelles, celles qui récompensent l'effort, la compétence et la responsabilité.
Pourtant, la modernité, obsédée par l'illusion d'une égalité absolue, s'épuise à vouloir gommer ces distinctions. Elle confond justice et nivellement, équité et uniformité, et finit par produire une médiocrité généralisée. L'éloge de l'inégalité n'est pas un appel à l'arbitraire, mais à la reconnaissance des différences légitimes – celles qui élèvent plutôt que celles qui écrasent.

Deux concepts de liberté. Avec Olivier Boulnois aux Facultés Loyola Paris.


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01.01.2026

La question de la liberté est à la fois fondamentale et posée en des termes qui la rendent insoluble : comment penser une action libre si l'on admet que les phénomènes sont soumis à la causalité ?
En analysant l'émergence du concept de libre arbitre, Olivier Boulnois propose une autre généalogie de la morale. Sous un problème en apparence évident (la liberté de la volonté, née de l’idée de responsabilité, et la difficulté de penser cette liberté dans un monde régi par des rapports de cause à effet), il débusque une série de questions correspondant aux différents sens de la liberté : la liberté à l’égard d'une contrainte n'est pas la liberté à l'égard des causes extérieures ou internes ; elle peut viser la liberté d'agir, mais aussi la liberté de choisir entre plusieurs options et la liberté de vouloir ou de ne pas vouloir.
D'une liberté à l'autre, les questions ne sont pas les mêmes – ainsi, Aristote élabore une théorie cohérente de l'action sans poser la question de la liberté. Il fallait faire apparaître l' "impensé" des théories du libre arbitre pour poser correctement la question, et espérer la résoudre.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2025

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

De la subjectivité contemporaine chez Michel Freitag. Avec Gilles Labelle à l'Université du Québec à Montréal.


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01.01.2015

Lisant L'abîme de la liberté de Michel Freitag, on pense au propos qui ouvre le Contrat social de Rousseau: "L'homme est né libre, et partout il est dans les fers". La pensée de Michel Freitag telle qu'elle s’exprime dans son ouvrage posthume pose en un certain sens une question classique : comment la proclamation de la liberté comme fondement de la cité peut-elle se combiner avec la servitude – ou pire : s'accomplir comme servitude ?
Cet apparent paradoxe est lisible au mieux dans la psychologie de l'être postmoderne, à qui l'on prête des "droits inaliénables" si ce n'est une capacité de "créativité" présumément jamais vue dans l'histoire de l'humanité – et qui se trouve pourtant au même moment intégré à des "systèmes" dits autorégulés correspondant en tous points à ce que Marx décrivait comme aliénation à des puissances étrangères (et absolument hostiles) à l'humanité.
Comment la pensée de la liberté de Freitag décrit-elle et comprend-elle cet apparent paradoxe instituant de la psyché contemporaine, qui semble l'écarteler entre toute-puissance imaginée et archi-impuissance vécue réellement ?

Une conférence qui s'inscrit dans le colloque L'abîme de la liberté de Michel Freitag, organisé par le Collectif Société.