Violence et Religion. Avec Fabrice Hadjadj pour PhilOrient à Fribourg.


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13.06.2017

Loin des raccourcis habituels, le philosophe et théologien Fabrice Hadjadj nous montre que les rapports entre la violence et religion sont loins d'être aussi évidents que ce que notre époque a choisi d'en retenir.
Ce sujet mérite au contraire une réflexion profonde : violence fondamentaliste, violence évangélique, réversibilité des souffrances, violence du pardon, nature agonique de la foi... Toutes les religions doivent-elles être mises dans le même panier ? Et la violence s'y réduit-elle ?
C'est le goût pour l'incarnation de Fabrice Hadjadj qui l'empêche d'aborder cette thématique uniquement comme une controverse d'idées et de concepts : il revient toujours à l'histoire et à l'expérience concrètement vécue pour y voir plus clair.

Des vérites devenues folles. Avec Rémi Brague à la Librairie La Procure.


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03.10.2019

Rendant hommage à Chesterton, Rémi Brague dénonce les maux du monde moderne. La laïcité, la famille, la recherche du Bien, la liberté, la culture… chaque promesse du progrès et de la technique est passée à travers l'exigent tamis des penseurs médiévaux.
Et si le philosophe peut sembler pessimiste, ce n'est que pour mieux voir les choses telles qu'elles sont.

L'avocat des libertés. Avec François Sureau sur KTOTV.


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21.11.2019

François Sureau est avocat auprès du Conseil d'État et de la Cour de cassation. Engagé en faveur des libertés publiques, il plaide avec autant de style que de vigueur contre l'état d'urgence et les lois qu'il estime répressives.
C'est aussi un écrivain subtil et délicat, romancier, essayiste, grand prix du roman de l’Académie française en 1991, auteur de deux récits spirituels sur la conversion d'Ignace de Loyola et sur la fin de la vie de Charles de Foucauld.
Son regard de chroniqueur sur notre système politique, la guerre et la liberté est souvent inattendu et toujours d'une saisissante acuité.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

Madame de Staël. Avec Lucien Jaume pour la Fondazione Primoli à Rome.


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17.04.2019

Germaine de Staël a joué un rôle décisif dans l'élaboration du libéralisme politique en Europe, particulièrement au sein du "Groupe de Coppet", terme désignant ses proches (Necker, Benjamin Constant, Sismondi, les Broglie). Ni anticipation de la vision doctrinaire et orléaniste, ni réplique de la philosophie politique anglaise, elle a diffusé un esprit spécifique dans la conception des institutions et au sein de la culture libérale
Ecrivant que "la liberté n'est autre chose que la morale en politique", comment Mme de Staël concevait-elle les règles de la politique en son temps et en Europe ? Et de quelle liberté parle-t-elle ?
L'interrogation staëlienne sur liberté, libéralisme et morale est encore d'actualité, et même plus que jamais..

L'effondrement des libertés publiques. Avec Didier Maïsto, Fabrice Grimal, Marek Gladysz, Josepha Laroche, Faouzi Lellouche, Maître David Libeskind et Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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25.06.2019

Médias verrouillés par le politiquement correct, Gilets Jaunes sévèrement réprimés pendant les manifestations, la France serait-elle en train de sombrer dans une douce dictature qui ne dit pas son nom ?
Ce sont les questions sur lesquelles les participants du colloque annuel du Cercle Aristote interviennent : Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la publication de la revue Perspectives Libres, Fabrice Grimal, essayiste et chef d'entreprise, Josepha Laroche, universitaire, Marek Gladysz, journaliste polonais, Didier Maïsto, patron de Sud Radio, Maître David Libeskind, cofondateur du collectif Robes noires et gilets jaunes, et Faouzi Lellouch, organisateur de plusieurs actions des Gilets Jaunes, sont au rendez-vous.

Kafka, un message impérial. Avec Dominique Pagani sur Facebook Live.


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25.07.2019

Il faut rendre cette justice à Louis Althusser: dans son Lénine et la philosophie – dont on ne saurait trop recommander la lecture, comme efficace antidote au venin contre-révolutionnaire de sa vulgate le plus souvent commentée –, il évoque le formidable rire de Lénine, répercuté en écho parmi les splendeurs du golfe de Naples : c’était là sa réponse, face à l'invitation qu'il venait de recevoir, à y venir délivrer une "Communication philosophique". Et Althusser de conclure, en écho à ce rire, qu'il ne saurait y avoir, sans contradiction dans les termes, de "Communication philosophique" (sauf dérogation à produire), dans le sillage d'un matérialisme historique initié plus de deux générations avant Lénine, par l’auteur de Misère de la philosophie.
Le texte de Kafka intitulé Un message impérial semble étendre cette impossibilité jusqu'à la transmission des dernières velléités d'un mourant, voire même, déjà, d'un mort, fût-ce l'Empereur de Chine.
Le vaillant messager auquel un invraisemblable miracle aurait permis de franchir l'infinité des cours, escaliers, portes et enceintes de l'interdite cité impériale, serait en effet alors aux prises avec la Ville impériale, comme ce prisonnier dont Platon dit qu'il ressemble à chacun d'entre nous, à son retour (du détour) au fond de la caverne. "Et là, nul ne pénètre, même avec le message d'un mort".
Nous devinons qu'il est ici question de remettre et, incessamment, soumettre, nos propres efforts de transmission à la Question. Aussi bien, n'y avait-il jamais été question d’autre chose...

Argent, travail, liberté. Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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15.12.2018

Avec son talent de passeur de connaissances et son souci de la transmission, le philosophe et proche collaborateur de Michel Clouscard Dominique Pagani évoque les relations entre le travail et l'argent.
On peut considérer que l'argent est ce qui donne la possibilité de se rendre libre. Mais n'est-il pas aussi un instrument de l'aliénation ? Quelles relations entretient l'argent avec le travail ? Ce dernier n'est-il pas plutôt ce qui émancipe l'être humain ? Si le travail rend libre, quelle est la place de l'argent dans ce jeu dialectique entre travail et liberté ?

La liberté d'expression face au blasphème. Avec Anastasia Colosimo aux rencontres philosophiques de Monaco.


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15.02.2018

Le blasphème est, depuis ses origines, un concept politique qui n'intéresse le religieux que marginalement. Jérusalem, Athènes, Rome, les morts fondatrices de Socrate et de Jésus-Christ, tous deux condamnés à la peine capitale, le premier pour impiété, le second pour blasphème, ainsi que la Torah, l'Évangile et le Coran témoignent que l'histoire de l'interdiction du blasphème est avant tout celle de sa fonction politique, qui est d'éliminer celui qui nuit à la communauté.
Avec l'apparition de la modernité, l'invention de la tolérance et la proclamation de la liberté d'expression comme droit fondamental, le blasphème aurait dû disparaître. Il s'est en fait transformé.
De Salman Rushdie à Charlie Hebdo, il est même devenu l'enjeu de crises planétaires répétées. Dans le monde musulman, son interdiction est aujourd'hui un outil redoutable de répression des minorités au niveau national et d'accélération de choc des civilisations au niveau international.
À ce défi, l'Europe prétend répondre par la liberté d'expression, bien que la majorité des pays occidentaux continue à condamner le blasphème, compris non plus comme une offense à Dieu, mais aux croyants, signe d'une sécularisation dévoyée.
C'est particulièrement le cas en France où la prolifération des lois venant limiter la liberté d'expression a fini par réinstaurer un délit de blasphème tout en multipliant les délits d'opinion...