L'Etat-Entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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19.09.2019

La forme contemporaine de l'Etat en Occident tend à s'hybrider avec l'Entreprise par un transfert d'hégémonie culturelle et politique entre ces deux institutions : l'Etat en crise et la très grande Entreprise en expansion. Ce transfert prend deux formes principales : l'intégration de la finalité managériale de l'efficacité - expression de "l'amour de l'entreprise" (relais de "l'amour de la patrie" analysée par E. Kantorowicz) -  et des normes managériales au nom de l'action efficace.
L'Etat-Entreprise, figure inversée et désymbolisée de l'Etat-Eglise du Moyen-Age,  est l'aboutissement de la "phobie d'Etat" (M. Foucault) inaugurée par les libéraux au milieu du XVIIIe siècle, contre l'Etat souverain et absolutiste, poursuivie et amplifiée par les industrialistes et les socialistes au siècle suivant, et qui atteint son apogée au XXe siècle après la seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin.

À quoi tient une société ? Avec Frédéric Lordon à l'Université d'Evry.


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11.04.2019

Sachant qu'il n'existe pas de force intrinsèque des idées vraies, comment les valeurs et les idées peuvent-elles nous affecter si nous voulons mettre en place des modèles de société plus justes, plus démocratiques et plus égalitaires ?
Le sociologue, philosophe et économiste Frédéric Lordon nous montre, à partir d'une anthropologie spinoziste, comment les affects collectifs font tenir les sociétés, et nous enjoint à en tirer toutes les conséquences logiques.

Une séance animée par Daniel Bachet et Victor Collard.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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09.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de septembre 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 00'20 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 09'55 : Chirac, la mort du Grand Con
 - 30'45 : la Convention de la Droite
 - 45'40 : l'incendie de Lubrizol à Rouen
 - 52'15 : Justice, affaires Balkany et Mélenchon
 - 57'25 : Onfray vs. Asselineau

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'05 : le Brexit
 - 24'50 : Italie -Salvini
 - 33'50 : Trump
 - 39'20 : Greta...
4. Economie :
 - 44'55 : pauvreté de masse en Allemagne
 - 47'50 : la crise

William Cavanaugh, la théologie politique et l'Eglise : des pistes pour aujourd'hui. Avec le père Sylvain Brison à l'Institut Catholique de Paris.


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11.03.2019

William Cavanaugh est devenu dans les quinze dernières années une voix saillante de la théologie en général et de la théologie politique en particulier. S'intéressant à la place de l'Eglise dans l'espace public, dans sa relation à l'Etat-nation et au monde, il met en oeuvre une véritable imagination théologique fondée sur la dimension eucharistique du Peuple de Dieu.
Cette forme de théologie présente un fort coefficient d'étrangeté pour la tradition européenne, en même temps qu'une "promesse stimulante" pour penser un engagement fort de l'Eglise dans l'histoire et dans la société.
Cette conférence se veut une introduction à la pensée politique et écclésiologique de William Cavanaugh et une invitation à aller plus loin dans le débat et la recherche théologique.

L'effondrement des libertés publiques. Avec Didier Maïsto, Fabrice Grimal, Marek Gladysz, Josepha Laroche, Faouzi Lellouche, Maître David Libeskind et Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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25.06.2019

Médias verrouillés par le politiquement correct, Gilets Jaunes sévèrement réprimés pendant les manifestations, la France serait-elle en train de sombrer dans une douce dictature qui ne dit pas son nom ?
Ce sont les questions sur lesquelles les participants du colloque annuel du Cercle Aristote interviennent : Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la publication de la revue Perspectives Libres, Fabrice Grimal, essayiste et chef d'entreprise, Josepha Laroche, universitaire, Marek Gladysz, journaliste polonais, Didier Maïsto, patron de Sud Radio, Maître David Libeskind, cofondateur du collectif Robes noires et gilets jaunes, et Faouzi Lellouch, organisateur de plusieurs actions des Gilets Jaunes, sont au rendez-vous.

L'hégémonie de l'Entreprise, de l'industrialisme aux GAFAM. Avec Pierre Musso pour les Amis de la Liberté à Nice.


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16.05.2019

La grande entreprise est devenue avec l'industrialisation une puissance économique et technique, mais aussi une institution politique et culturelle. Cela résulte d'une longue histoire en Occident au cours de laquelle l'Etat a combattu contre le pouvoir théologique pour la sécularisation, alors qu'en coulisses, l'Entreprise a formé une hégémonie culturelle (au sens gramscien), une véritable "religion industrielle".
Cette religion s'impose sous la forme d'utopies technologiques censées révolutionner le monde (slogan de Google) et d'industries de l'imaginaire : hier, l'audiovisuel et le cinéma dont Hollywood est le temple et aujourd’hui, la Silicon Valley et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). La très grande entreprise tend même à contester le rôle des Etats, ou à s'hybrider avec eux, dans une nouvelle institution, "l'Etat-Entreprise".
C'est Pierre Musso, philosophe et professeur des Universités, qui aborde ces thématiques dans une conférence reprenant les thèses de ses deux derniers ouvrages La religion industrielle : monastère, manufacture, usine. Une généalogie de l'entreprise (Fayard, 2017) et L'ère de l'Etat-Entreprise. Berlusconi, Trump, Macron (Fayard, 2019).

Réponse de Michel Clouscard à Claude Morilhat, par Dominique Pagani.


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08.2019

En 1987, le philosophe Claude Morilhat publie, dans la revue Société française, éditée à l'époque par l'Institut de recherches marxistes, un long article consacré à l'œuvre de Michel Clouscard ; en particulier à 3 de ses plus récentes et consécutives parutions – Le capitalisme de la séduction, La bête sauvage, De lamodernité : Rousseau ou Sartre – celles qui, au dire même de leur auteur, constituent son propre "triptyque".
La recension de Claude Morilhat alterne éloges et critiques, conformément à l'usage, avec une honnêteté intellectuelle saluée par Clouscard, qui n'hésite pas à le remercier, pour "le très bon esprit de sa critique constructive".
On ne peut mesurer l'éclair que fut cette timide éclaircie de reconnaissance, – au sein du "caveau d'insondable tristesse" où se démenait Michel Clouscard, à la plume ou "à la hache" –, si on n'a pas eu quelque occasion de lire les rares passages où cette solitude se révèle, du fait même des immenses efforts d'éclaircissements qu'il déployait pour en sortir !
Non pas qu'il fut "seul", au sens social, voire intellectuel, du terme : outre les nombreuses et fidèles relations que lui octroyait sa généreuse et intense sociabilité, et nonobstant la reconnaissance académique accordée parfois par des étoiles à grande magnitude, Vladimir Jankélévitch ou Jean-Paul Sartre entre autres… Il savait pouvoir disposer surtout, d'un entourage amical à toute épreuve. Mais cette intense complicité de proximité elle-même, ne suffisait pas à l'arracher à la solitude politique, où l'assignait l'absence de l'unique reconnaissance qu'il n’avait jamais cessé d'appeler, en chaque mot, chaque ligne, à chaque aller-retour de la charrue dans les sillons du cahier : celle qui serait venue de chez lui.
Non, pas de Gaillac, ou de Toulouse (il savait depuis toujours que "Nul n’est prophète en son pays") mais, sinon de chez lui, du moins, de Chez soi, du Parti, celui de la résistance, de la Libération, du CNR, des camarades, soit, enfin, de "l'intellettuale organico". Autant dire que privé de ce retour, cette solitude politique, pour un veilleur d'une pareille trempe, lui devenait ontologique.
C'est ainsi que parut, dans la même revue, en retour à l'article de Claude Morilhat, la Réponse de Michel Clouscard, dont Dominique Pagani n'hésite pas à garantir qu'elle constitue, à format égal – tout juste quelques pages – le manifeste à la fois le plus dense et le plus exhaustif de l'ensemble de son propos, et qu'il n'y a pas de meilleure introduction au reste de son œuvre, laquelle y acquiert même sa vérité d'y apparaître comme une immense contribution/prolongation, au/du matérialisme historique.
"Je n’ai jamais prétendu, moi, re-lire Le Capital de telle manière qu'il soit ré-écrit en termes de philosophie. [Althusser] Tout au contraire, ma phénoménologie de la praxis ne le remet jamais en question. Je le considère comme acquis. Je ne donne dans aucun révisionnisme théorique."
L'exceptionnelle réussite synthétique de cette Réponse... sa densité et sa grande clarté, sont autant d'attributs qui en font le support idéal d'une reprise commentée, qui fait la matière de ce que nous propose ici Dominique Pagani.

L'emprise étatique révolutionnaire sur l'individu. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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05.05.2013

Fin 1789, un "étonnant vieillard" chargé de cent vingt ans vient faire sensation à la Constituante. L'émoi qu'il y cause arbore les traits préromantiques, non dénués d'équivoque, de la sensiblerie d'alors. Un théoricien de la pédagogie prétend aussitôt, pour ses leçons de choses, "s'emparer de l'auguste vieillard", qu'en réalité ses proches manipulent pour en faire argent.
Au-delà de l'anecdote, l'affaire - à maints égards tragicomique - met en jeu les ressorts, visibles ou cachés, d'une autre facette de l'esprit du temps : l'utilitarisme. De fil en aiguille, ce qu'évoque Xavier Martin, c'est, avec ses saveurs inégalement douces, tout l'univers mental de la Révolution, au centre duquel un souci majeur et déterminant : s'approprier homme.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.