Le maintien de l'ordre, une violence d'Etat militaro-policière. Avec Armel Campagne et Matt sur Radio Libertaire.


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2016

Après une année d'état d'urgence, de violences de l'État policier, de meurtres, d'éborgnements, de blessures, de traumatismes, de perquisitions, d'arrestations, de répression, etc... au sein des quartiers ou lors du mouvement anti-loi "travailles !", l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose une analyse critique du "maintien de l'ordre" au 21ème siècle en la considérant, ni plus ni moins, comme violence militaro-policière d'État.

Philippe Séguin, le remords de la droite. Avec Arnaud Teyssier à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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05.06.2018

Philippe Séguin (1943-2010) a été une personnalité politique considérable dans l’histoire de la Ve République, plus par sa stature personnelle, son style et l’expression vigoureuse de ses idées que par l’abondance des responsabilités nationales exercées (deux années comme ministre des Affaires sociales en 1986-1988, quatre années comme président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1997). Les années 1990 furent sa période de plus grande notoriété, en raison de son engagement emblématique contre le traité de Maastricht (1992) et de la figure de "recours" qu’il incarna face à des orientations plus "libérales" de la droite de filiation gaullienne, dans un contexte de grande incertitude institutionnelle (cohabitations successives, passage du septennat au quinquennat, européanisation croissante des outils et des enjeux de la politique intérieure).
Il est d’usage de présenter Philippe Séguin comme une personnalité forte et respectée – on se souvient de l’ampleur de l’hommage national qui lui fut rendu, à sa mort, aux Invalides -, mais aussi atypique, turbulente, enfermée dans une vision excessivement "nationale" des questions économiques et sociales, jugée trop en marge de la politique traditionnelle et des enjeux de la mondialisation.
Au contraire, Arnaud Teyssier se propose de montrer que Philippe Séguin représentait une vision parfaitement orthodoxe et cohérente des institutions de la Ve République, que le gaullisme social, dont il était porteur, n’a jamais été qu’une composante essentielle d’une puissante tradition politique française – le gaullisme n’étant pas seulement un mouvement historique lié à la personnalité exceptionnelle du général de Gaulle, mais une étape fondamentale dans la construction laborieuse de la démocratie française : construction qui est loin d’avoir atteint sa maturité, et dont on pourrait même soupçonner qu’elle est entrée en régression avant même d’avoir été achevée, comme l’avait prophétisé Philippe Séguin...

Le lobbying en France : enjeux politiques et actualité. Avec Grégory Houillon pour l'Université Réelle à Montpellier.


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09.06.2018

Mal-aimé de la vie publique, le lobbying est souvent perçu comme corrupteur et contraire à l’intérêt général. Pourtant il est partout et constitue désormais un acteur à part entière de la démocratie française. Il est indispensable pour aider les décideurs publics à se faire un avis sur des sujets complexes. D’où vient alors notre rejet d’une pratique bien courante chez nos voisins, notamment aux États-Unis et dans l’Union européenne ? Comment expliquer ce rapport répulsion/attraction pour la plaidoirie des intérêts particuliers ? Plus encore, quand il s’agit désormais de se battre à armes égales sur la scène internationale, la France peut-elle à ce point être dans le déni ?
Grégory houillon s'interroge sur cette "névrose française" qui consiste à refuser le lobbying au nom d’un intérêt général sublimé. Il nous propose une perception nouvelle des règles s’appliquant désormais aux métiers et pratiques de l’influence. Face à l’incohérence des comportements des représentants de l’État et à la crise de confiance des citoyens dans leurs rapports avec leurs élus, il plaide surtout pour que la réforme du lobbying initiée en 2016 relève un défi : celui de l’art de convaincre, et non de contraindre, pour une démocratie renforcée.
Et si le lobbying était le dernier atout des individus comme des entreprises pour faire bouger un État indolent ?

Dans la trajectoire de Marx et de Debord. Avec Francis Cousin pour E&R à Nantes.


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16.06.2018

Contre toutes les falsifications du spectacle marchand, Francis Cousin nous propose ici, en deux temps, de comprendre l'actualité radicale de la grève sauvage historique de 1968 et de saisir les enjeux contemporains du terrorisme étatique de la crise de l'économie politique.
Un jalon de conscience vraie surnageant dans l'océan des fausses représentations du fétichisme de la marchandise...

Domination et Résistance : une anthropologie de l'Etat et de son absence. Avec James C. Scott sur France Culture.


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17.01.2015

L'anthropologue James C. Scott, au travers de son parcours et de l'étude des montagnes de la Zomia -cette gigantesque zone-refuge pour les populations d’Asie du Sud-Est-, reprend la question de la domination politique là où Pierre Clastres l'avait laissée.
Une démarche scientifique et anarchiste qui fascine et intrigue.

Introduction à la pensée de Marx. Avec Denis Collin à Paris pour le groupe Le Militant.


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14.06.2018

Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l’explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n’est qu’une apparence, car la pensée de Marx n’a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l’histoire.
Denis Collin tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l’œuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l’émancipation des individus et de la démocratie réelle.
Cette conférence se veut une initiation didactique à la pensée d’un grand auteur et nous montre comment cette œuvre reste un outil précieux pour penser le présent.

L'émergence du capitalisme en Angleterre. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

Loin d'être l'aboutissement nécessaire d'une tendance naturelle de l'espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l'émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines.
Et c'est d'abord en Angleterre qu'un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié.

Face au capital et à l'Etat : quelles pistes vers l'autonomie ? Avec David L'Epée et Luca Bertogliati pour Alternative Nationale à Clarens.


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03.03.2018

L’agenda politique de la Suisse a été marqué, ces dernières années, par de nombreux scrutins interrogeant notre rapport économique, comme individus, à l’Etat et au marché : salaire minimum, revenu de base inconditionnel, financement public ou privé des médias audiovisuels, etc. Parallèlement la précarisation de nos concitoyens et les mutations du capitalisme ont entrainé l’émergence de nouvelles réalités économiques : dissociation progressive du travail et du revenu, dépendance croissante des plus pauvres à l’égard des aides sociales, ubérisation de la société, nouvelles formes de mécénat, économie du crowdfunding, expériences autogestionnaires.
Il est temps, pour les forces vives qui souhaitent faire sécession d’avec ce système, d’ouvrir le débat sur cette recomposition des réalités économiques afin de ne pas tomber dans l’écueil des fausses solutions et de réfléchir ensemble à des modes d’existence et de fonctionnement qui garantissent aux mieux nos libertés.