Foucault, Bourdieu et la question néo-libérale. Avec Christian Laval pour Citéphilo à Lille.


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22.11.2018

Deux des intellectuels français parmi les plus importants de la seconde moitié du 20e siècle, Pierre Bourdieu et Michel Foucault, ont choisi de caractériser – le premier à la fin des années 1990, le second dans les années 1970 – le moment historique qu'ils traversaient par un même concept : "néolibéralisme".
Pour autant, s'ils se sont parfois croisés, leurs parcours théoriques autant que leurs styles de recherche se sont révélés très différents et, surtout, ils ont l'un et l'autre laissé inachevés leurs travaux sur cette question.
En quoi Foucault et Bourdieu éclairent-ils le projet néolibéral ? En quoi leurs analyses nous aident-elles à comprendre les nouvelles modalités de l'exercice du pouvoir et à poser une des questions centrales du XXIe siècle : quelles nouveautés faut-il inventer pour contrarier une idéologie aussi funeste ?

La monnaie, la dette et le pouvoir. Avec Etienne Chouard et Olivier Delamarche pour Grand Angle.


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05.2019

L'infatigable promotteur de la démocratie Étienne Chouard rencontrer l'économiste critique Olivier Delamarche pour débattre de sujets importants comme la création monétaire, l'origine de la dette et la place de la souveraineté populaire en économie.
Une échange passionnant avec deux visions très différentes qui s'affrontent !

Commun, essai sur la révolution au XXIe siècle. Avec Pierre Dardot pour Citéphilo à Lille.


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14.11.2014

Après la critique de fond que La nouvelle raison du monde avait proposée du néo-libéralisme et le réexamen sans complaisance de la puissance critique –mais aussi des points aveugles– de l'œuvre de Marx, Pierre Dardot, accompagné par Christian Laval, interroge désormais la possibilité d'une théorie révolutionnaire en phase avec les luttes pratiques et les nouvelles formes démocratiques qui se développent en ce XXIème siècle.
Toutes lui paraissent s'articuler autour d'un même principe, celui du commun, terme central de toute alternative politique : nouant lutte anticapitaliste et nouvelle écologie politique, il s'oppose aux formes d'appropriation privée comme à toute forme de propriété étatique et il articule les luttes concrètes aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles.

L'école selon la conception française : analyse des vices originels d'un échec prévisible. Avec Yves Morel chez David Mascré sur Radio Courtoisie.


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17.02.2012

La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?

Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.

Histoire critique de l'état d'urgence. Avec Marius Loris sur Radio Libertaire.


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19.01.2016

Alors que le Parlement français vient d'approuver la prolongation de l'état d'urgence à la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, il est important de ce demander d'où il procède.
Sur le plan légal, la la loi votée le 3 avril 1955, préparée sous le gouvernement de Pierre Mendès France et votée sous le gouvernement suivant dirigé par Edgar Faure, a été mise en vigueur trois fois durant la guerre d'Algérie : 1955, 1958 au moment de la crise de la IVe République et en 1961 durant le putsch des généraux.
Dès le départ, il y a une ambiguïté dans les termes de cette loi : l'état d'urgence est choisi plutôt que l'état de siège, afin de taire l'existence de la guerre d'Algérie mais aussi de nier le statut de combattants aux nationalistes algériens.
Cette ambiguïté demeure aujourd'hui et doit être réinterprétée avec les enjeux du moment.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Lanceurs d'alerte : quelles conséquences ? Quelle protection ? Avec Jean Stern chez Les Amis du Monde diplomatique à Versailles.


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12.09.2015

Ils sont la hantise des administrations, des banques, des armées, des ambassades : depuis une décennie, les lanceurs d'alerte dévoilent la face cachée des institutions. Médecins, informaticiens, soldats, banquiers, ils ne veulent pas couvrir les vilenies dont ils ont connaissance. Evasions fiscales, dangers sanitaires, écoutes illégales, exécutions sommaires : rien n’échappe à leur vigilance.
Briser la loi du silence a pourtant un coût humain : prison, exil, menaces, pressions. Dans ce nouveau paysage de l'information où tout va plus vite, où la communication a souvent pris le pas sur l’information, où l'info et l'intox font parfois bon ménage, les lanceurs d’alerte sont-ils les briseurs d'un monde sous contrôle, les fantassins des vérités cachées ?
Cela vaut la peine de s'interroger sur leurs pratiques et leur destin, au moment ou le gouvernement Français fait adopter des lois menaçant la liberté d'expression et accentuant encore le contrôle numérique de nos sociétés.

L'illusion de la démocratie en France ? Avec Juan Branco sur ThinkerView.


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13.03.2019

L'avocat et journaliste Juan Branco nous dresse un réquisitoire contre la politique d'Emmanuel Macron, après l'enquête qu'il a menée auprès d'amis et de proches du président de la République concernant les conditions de son accession à l'Elysée.
Cet entretien est non seulement passionnant, mais aussi exceptionnel, car Juan Branco nous dévoile l'oligarchie française de l'intérieur.
Le gouvernement Macron parviendra-t-il à ses fins, c'est à dire à verrouiller le système de pouvoir en France ?

Les origines occultées de la Ve République. Avec Grey Anderson pour Le Média.


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05.03.2019

"Le régime gaulliste sentira jusqu’à sa fin et dans toutes ses manifestations l’arbitraire et la violence dont il est issu", écrivait Jean-Paul Sartre dans L'Express en septembre 1958, peu avant la ratification par référendum de la constitution de la Ve République.
Grey Anderson retrace les événements des années 1958-1962, volontairement oubliés au profit d'interprétations euphémisantes et légalistes, qui ont conduit à l'instauration des institutions politiques actuelles.
Du coup d'État fomenté par une coalition des gaullistes, des ultras de l'Algérie française et de l'extrême-droite vichyste (mai-juin 1958) jusqu'au référendum instituant l'élection du président au suffrage universel (octobre 1962), gagné par de Gaulle, on découvre les conditions troubles et fort peu démocratiques dans lesquelles a pris forme la constitution qui régit encore la vie politique française.
L'autoritarisme présidentiel, la puissance des technocrates non-élus, le déséquilibre des pouvoirs au bénéfice de l'exécutif, avec la marginalisation du parlement et le manque d'indépendance de la justice, enfin les abus de l'appareil répressif sont inscrits depuis les origines dans les structures d'un régime né d'un putsch feutré mais bien réel et d'une guerre civile larvée qui dura 4 ans.
Bien des problèmes contemporains s'éclairent à la lumière de ces rappels.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry où Grey Anderson répond en anglais aux questions qui lui sont posées.