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Le bicentenaire de la mort de Napoléon a été marqué par des polémiques qui laisseront des traces dans la mémoire collective. Non que le souvenir des créations napoléoniennes ait disparu, mais certainement il demeurera entaché par le rappel obsédant, partiel et partial, du rétablissement de l'esclavage en 1802. Sans doute ne s'agit-il pas d'un "détail", et certainement ce fut une faute, mais cet épisode controversé aura eu le mérite, au moins, de rappeler que l'histoire est complexe, et qu'elle doit plus souvent être peinte en gris qu'en blanc ou en noir.
Le paradoxe de l'épisode napoléonien de notre histoire, c'est que s'il a légué à la postérité un riche ensemble de souvenirs dans lequel l'épopée a longtemps fait oublier les pertes humaines et l'émancipation des Juifs le rétablissement de l’esclavage, il n'a légué à la France aucun régime politique. L'empire et son "kitsch" carolingien a disparu avec Napoléon. Autant dire que si l'Empereur a consolidé la société issue de la Révolution française, il n'a pas fait mieux que la Constituante, la Convention ou le Directoire pour donner à la France un nouveau gouvernement. Deux siècles d'instabilité chronique ont suivi la chute de l'Empire. La Révolution n'était pas terminée, et ne l'est peut-être toujours pas.
En revanche, Napoléon a légué à la France la constitution administrative qui lui a permis de surmonter les crises politiques qui n'ont cessé depuis d'émailler son histoire. C'est à cet aspect de l'héritage napoléonien qu'est consacrée l'intervention de Patrice Gueniffey, avec quelques aperçus sur l'art de gouverner par lequel Napoléon fut la dernière incarnation historique du despote éclairé si cher à la tradition des Lumières.


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Professeur d'économie, Frédéric Farah suit attentivement la crise libanaise, succintement évoquée dans les médias. Il s'agit en fait d'une triple crise : crise de change, crise de la dette publique, crise bancaire. Elle trouve son origine directe dans le système de développement mis en place par les élites au sortir de la guerre civile et, plus profondément, la conséquence du libre-échange et de l'ensemble du système néo-libéral.
A tous égards, nous sommes concernés par le désastre libanais.




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Au terme d'un long parcours, de nombreuses lectures et d'une réflexion globale, Julien Rochedy veut expliquer la pensée de la véritable droite, dans laquelle il se reconnaît. Pédagogique, subversif et profond, ce travail se veut la base de la reconstruction d'une pensée forte contre le monde contemporain, lequel court à la catastrophe. On y découvre les fondements philosophiques de cette école de pensée tout en déclarant la guerre à toutes les pensées de gauche, des Lumières à la déconstruction.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'37 : Libéralisme, écologie et essentialisme
- 0'06'42 : Le clivage gauche-droite est-il dépassé ?
- 0'09'58 : Une tendance naturelle à être de droite ou de gauche ?
- 0'14'40 : Enfance heureuse et droite
- 0'16'20 : Chaos et domestication
- 0'22'42 : La gauche, pensée moyenne ?
- 0'26'36 : La culture prime sur l'économie
- 0'31'03 : Le capitalisme, plus de gauche que de droite
- 0'32'38 : L'impératif de s'assumer de droite
- 0'35'54 : Droite et extrême droite
- 0'38'39 : Classiques contre modernes
- 0'43'04 : Chaos et harmonie
- 0'47'30 : L'inquiétude fondamentale
- 0'50'42 : L'espérance de gauche
- 0'52'48 : Sous les pavés la plage… ou les sables mouvants
- 0'55'20 : Enfer et paradis
- 0'55'56 : Réalisme et pragmatisme
- 0'58'27 : Les règles et les normes face à la barbarie
- 1'00'04 : Les revers du progrès
- 1'04'05 : La guerre comme père du monde
- 1'01'02 : Le mal dans dans la société
- 1'16'18 : La nature humaine
- 1'12'28 : Le rôle de la génétique
- 1'23'35 : Christianisme et biologie
- 1'25'42 : L'importance des limites
- 1'31'27 : Choisir ce que l'on n'a pas forcément choisi
- 1'34'16 : Aimer son peuple
- 1'39'23 : L'égalité n'existe pas
- 1'41'35 : Chercher l'harmonie plutôt que l'égalité
- 1'47'45 : Chaos, ordre et justice
- 1'48'54 : La recherche des transcendantaux
- 1'53'31 : La recherche de la perfection passe par soi
- 1'57'04 : Problème contre mystère
- 2'00'12 : Héritage et communauté
- 2'05'57 : L'importance de la ressemblance
- 2'09'58 : Conception organique ou contractuelle
- 2'15'00 : L'importance de la transmission
- 2'18'56 : La reproduction
- 2'22'27 : Le tournant des Lumières
- 2'30'35 : La sagesse de la Tradition
- 2'36'24 : De la Terreur au communisme
- 2'38'19 : L'Histoire comme base de l'analyse de droite
- 2'44'38 : La religion, ciment des sociétés
- 2'55'42 : La valeur suprême : le développement de la communauté
- 3'01'09 : L'importance de la virilité
- 3'03'47 : La solidarité, une valeur de droite
- 3'07'24 : Sans valeurs de droite, le chaos
- 3'09'08 : L'État comme moyen et pas comme fin
- 3'15'33 : Liberté et responsabilité
- 3'19'34 : Pour un nouveau classicisme
- 3'23'42 : L'espoir écologique
- 3'28'11 : Conclusion


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À l'occasion de la sortie de son dernier livre, Figures du communisme (La Fabrique, 2021), Frédéric Lordon revient sur son parcours et le déploiement de questionnements stratégiques menés depuis plusieurs années pour contribuer à sortir de l'impuissance.
Dans un premier temps, c'est l'état du capitalisme parvenu à un stade d'accumulation tel qu'il devient non plus seulement délétère mais mortifère, responsable d'un véritable écocide, qui est analysé. Le capitalisme est décrit ici comme une prise d'otage, un capturat, qui renvoie aussi à un certain régime d'affects et de pulsions.
Il est ensuite important de formuler une alternative qui serait désirable, ce que Frédéric Lordon avec d'autres n'hésite pas/plus à appeler "communisme". On y revient sur les expériences émancipées de l'emprise capitaliste et l'on débat de l'État, sur son dépérissement ou pas.
Enfin, l'échange se termine sur une exploration des nœuds stratégiques qui forment en eux-mêmes une perspective de transition, notamment par la description de ce qui est dénommé garantie économique générale : on s'interroge sur un programme et plus encore un projet qui ne soit pas institutionnel mais bel et bien émancipateur.
Émission "C'est quoi le plan ?", présentée par Ludivine Bantigny.


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L'histoire des relations entre l'Etat et les religions en France a été marquée de rudes rapports de force et de violents conflits. Dans la longue période où le catholicisme est dominant, la France affirme sa spécificité dans le gallicanisme puis avec le Constitution civile du clergé et par le Concordat de 1801.
Le régime de laïcité résulte de cette histoire. Il se trouve confronté à l'islam sunnite, qui pose le problème de la représentation d'une religion dépourvue de structures.
Agrégé de philosophie, historien de la Révolution française et du libéralisme politique, Lucien Jaume retrace dans son livre L'éternel défi (Taillandier) nos itinéraires politiques et philosophiques pour dégager les nouvelles voies d'un dialogue entre l'Etat laïc et des religions qui ne cessent de se renouveler.


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Dans un monde néolibéral où tous les coups sont permis, la France n'a plus d'alliés, seulement des concurrents ; sur tous les terrains, ses positions sont contestées. Et Emmanuel Macron semble perdu, lui qui avait pourtant promis de restaurer l' "autonomie stratégique" du pays et de "relocaliser" ses industries. Nos élites se sont progressivement vendues aux plus offrants, au point qu'elles sont sous l'emprise d'intérêts étrangers, parfois contradictoires.
Airbus, Alstom, Areva, EDF : les industries stratégiques françaises sont au coeur d'une guerre économique brutale face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, où les batailles se gagnent à coups d'interventions de barbouzes, d'avocats et de banquiers d'affaires. Parasité par des réseaux français qui se court-circuitent ou qui jouent le jeu d'autres puissances par intérêt personnel, la France se montre incapable de se défendre contre ses "alliés", qui ont pourtant ouvertement déterré la hache de guerre.
Un travail riche en révélations sur les scandales diplomatiques récents (Pegasus, crise des sous-marins en Australie, etc.) et sur les principaux acteurs qui en tirent les ficelles.


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Accompagnée de divers spécialistes reconnus, la philosophe Blandine Kriegel nous propose de parcourir les grands auteurs de la philosophie qui ont fait l'histoire de cette discipline et continuent à être d'actualité, de l'Antiquité à nos jours.
L'occasion pour un large public d'être informé de l'évolution de la philosophie et de participer de plein droit à sa réflexion à partir de la lecture préalable d'un texte philosophique.


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Ce sont les conceptions de l'Etat chez Lénine qui sont ici exposées par le professeur de philosophie Victor Sarkis, notamment à partir des brochure L'Etat et la Révolution en 1917 et La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky en 1918, rédigée immédiatement après la révolution d'Octobre.
Afin d'en saisir tous les enjeux, il faut d'abord accomplir un détour substantiel par Hegel et par Marx, qui ont posé les bases théoriques qui seront celles à partir desquelles le prolétariat pensera la question de l'Etat au XXe siècle.
Une question plus actuelle que jamais, alors que la prochaine élection présidentielle arrive à grands pas.