La vraie actu de Michel Drac : S01E05.


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04.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber. Cette édition revient particulièrement sur les questions suscitées par le commentaire de l'actualité "spécial économie" du mois précédent.
Au menu du mois de mars 2018 :
 - 0'00'00 : introduction
 - 0'00'30 : jamais de prévisions !
 - 0'02'30 : shit happens
 - 0'04'30 : sur la notion d'effondrement
 - 0'07'30 : sur les conditions d'un krach
 - 0'10'40 : sur l'attitude de nos dirigeants
 - 0'13'50 : sur Trump
 - 0'21'30 : sur l'euro
 - 0'24'40 : sur l'Islande
 - 0'27'30 : sur l'Algérie
 - 0'32'00 : sur la Chine
 - 0'33'45 : sur le Brexit
 - 0'35'10 : l'inconnue technologique
 - 0'35'50 : générations françaises
 - 0'52'30 : les cryptomonnaies
 - 0'54'15 : que faire politiquement ?
 - 1'14'00 : et individuellement ?

Le néo-libéralisme à la française. Avec François Denord à l'Université Populaire de Toulouse.


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14.12.2016

Des années de la Guerre froide à la période contemporaine, néolibéralismes social et conservateur coexistent en France. Parfois rivaux, leurs tenants ont un adversaire commun : le socialisme. Un néolibéralisme modéré s'épanouit d’abord chez des économistes et des hauts fonctionnaires. Parallèlement, un discours plus radical prend son essor dans l'univers patronal, où il s'agit de remettre en cause la place prise par l'État dans le développement économique national.
Le premier de ces néolibéralismes s'impose sur la scène politique durant les années 1950 puis au sein même des bureaucraties d'État. La seconde forme bénéficie des crises pétrolières des années 1970 et des effets produits par l'arrivée au pouvoir d'une majorité socialiste en 1981. Le maintien des structures mises en place à la Libération a pu dissimuler les progrès du néo-libéralisme première manière, parfois qualifié de "gestionnaire". Durant les années 1980, la vigueur du second a aiguillonné la droite parlementaire pour échafauder le programme de privatisations et de déréglementations qu'elle engage une fois revenue aux affaires.
Il aura ainsi fallu près de cinquante ans pour que le modèle néo-libéral se métamorphose en solution politique.
Car à l'encontre des idées reçues, le néo-libéralisme n'est pas venu tout droit de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis dans les années 1980. Son histoire s'enracine dans le bouillonnement intellectuel et politique de la France de l'entre-deux-guerres. Des économistes, des patrons et des hauts fonctionnaires jettent alors les hases d'un libéralisme nouveau et élaborent un art de gouverner.
C'est cette longue longue marche du néo-libéralisme des années 1930 à aujourd'hui que François Denord nous retrace.

Back to the USSR : le communisme soviétique comme voie autonome vers le capitalisme. Avec Anselm Jappe à Barcelone.


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02.03.2018

L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.

Les affects de la politique. Avec Frédéric Lordon à la Sorbonne.


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18.01.2017

Que la politique soit en proie aux "passions", tout le monde l'accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre que les affects constituent son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, et les "passions" ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
Le point de vue spinoziste bouscule la fausse évidence d'une antinomie entre les "idées" et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un - pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Faute de quoi, elles nous laissent indifférents.
En "temps ordinaires" comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Actualité de la philosophie et des sciences sociales" organisé par Geoffroy de Lagasnerie.

Le fascisme au XXe siècle. Avec Pierre Milza à l'Université de tous les savoirs.


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02.11.2000

Notre continent a été le berceau des totalitarismes, et en particulier du fascisme, cette idéologie qui, rapprochant dans leur commune hostilité aux idéaux de la démocratie libérale des individus et des groupes venus de l'ultra-droite et de l'ultra-gauche, a donné naissance entre les deux guerres à des régimes visant au formatage des individus sur un modèle unique, à la déification de la nation et à l'impérialisme guerrier.
En quoi cette idéologie et ces régimes se distinguent-ils des autres formes de rejet de la démocratie libérale dont notre siècle a vu la prolifération ? Pourquoi se sont-ils développés à un moment où les idéaux démocratiques paraissaient devoir s'imposer aux sociétés industrialisées ? Ces dernières se trouvent-elles ou non menacées par l'émergence d'un "néo-fascisme", qui, entre autres, se nourrirait des craintes suscitées par la mondialisation ? Telles sont les questions auxquelles cette conférence se propose de répondre.

Le gaullisme : principes et praxis. Avec Roland Hureaux pour le Cercle Henri Lagrange.


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02.2018

Roland Hureaux, essayiste, haut fonctionnaire, ancien diplomate et membre de plusieurs cabinets ministériels, nous parle des fondements du gaullisme en nous en proposant une vision renouvelée et moderne.

 00:00:31 - Contexte d’émergence du "gaullisme"
 00:06:12 - Le gaullisme est-il une "doctrine" ?
 00:11:02 - Piliers de la pensée gaulliste
 00:21:29 - Une "certaine idée de la France"
 00:29:02 - Où se situe la pensée gaulliste dans le paysage des doctrines nationalistes françaises ?
 00:34:36 - Rôle de l’Etat dans le gaullisme
 00:41:43 - Doctrine économique gaulliste
 00:46:08 - De Gaulle royaliste ?
 00:54:48 - "gaullisme de gauche", "gaullisme de droite", "anarcho-gaullisme", "gaullisme maurrassien" : que penser de ces catégories ?
 00:59:33 - La guerre d’Algérie
 01:08:34 - De Gaulle et la construction européenne
 01:13:12 - Le gaullisme : une "troisième voie" ?
 01:16:57 - Avortement, contraception : comment se positionnait le général de Gaulle ?
 01:19:22 - Mai 68
 01:26:32 - L'héritage gaulliste dilapidé
 01:30:13 - Peut-on être gaulliste et libéral ?
 01:32:40 - Peut-on être gaulliste et fédéraliste européen ?
 01:34:42 - Gaullisme et interventionnisme
 01:38:51 - OTAN
 01:41:18 - Quelle est la position gaulliste à propos du "Frexit" ?
 01:43:14 - Le gaullisme : une doctrine porteuse d’avenir ?

"Zomia ou l'art de ne pas être gouverné", de James C. Scott. Avec Silvia Pérez-Vitoria et Sylvie Poignant sur Radio Libertaire.


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07.11.2016

James C. Scott est professeur d'anthropologie à l'université de Yale aux États-Unis. Son livre Zomia ou l'art de ne pas être gouverné parle d'une zone d'insoumission dans une immense région montagneuse d'Asie du Sud-Est, où se sont réfugiés environ 100 millions de personnes qui échappent à la tutelle des États des plaines - tutelle synonyme de travail forcé, d'impôt et de conscription. Leurs modèles politiques d'auto-organisation sont une véritable alternative aux gouvernements, qui les traitent de "barbares", bien évidemment opposés à la "civilisation" qu'ils incarnent.
Cet ouvrage, véritable somme sur le sujet, est évoqué par Silvia Perez-Vitoria et Sylvie Poignant.

Les communismes. Avec Pierre Dardot à l'Université de Rennes.


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30.05.2017

Après une éclipse relativement longue liée au naufrage des "socialismes réels" et à la puissante offensive néolibérale, le communisme fait à nouveau l'objet d'une vive attention académique.
Pierre Dardo entend contribuer à la réouverture de la question communiste en questionnant la possibilité d'une définition du concept de communisme, c'est-à-dire de sa consistance théorique -une réflexion proprement conceptuelle sur les présupposés philosophiques du projet communiste-, mais aussi d'éclairer les pratiques historiques par lesquelles on a cherché à le mettre en œuvre.

Remarque : la qualité audio de l'enregistrement est médiocre.