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Tout s'est joué au cours de la campagne présidentielle. Pour gravir la plus haute marche du pouvoir sans carrière politique, ni même un parti derrière lui, Emmanuel Macron a utilisé les réseaux plus ou moins avouables de la République...
Lobbys divers et variés, agents d’influence, communicants rois, "intermédiaires", barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Tous se sont empressés. Le candidat puis le président les a accueillis avec un large sourire, utilisés, parfois manipulés et ensuite souvent oubliés.
C'est cette face cachée du système Macron que nous révèle le journaliste d'investigation Marc Endeweld.
Émission "Tout peut arriver", animée par Denis Robert.


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Alors que les forces politiques du capital se recomposent après les dernières élections européennes, Francis Cousin nous aide à déceler les lignes de force et de fracture du point de vue de la lutte des classes.
Car au-delà des idéologies à la mode, des mensonges spectaculaires du faux omniprésent, c'est bien le prolétariat en lutte contre la dictature démocratique de la marchandise qui constitue l'acteur historique en devenir vers la communauté de l'être.


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Le gouvernement par les lois est-il en train de se retirer ? Comment se manifestent le renversement de la hiérarchie du public et du privé, l'effacement du système basé sur des lois reçues de l'extérieur et le retour de nouvelles formes d'allégeance ? Pourquoi chacun peut-il choisir la loi qui lui convient ? Et comment peut-on devenir son propre législateur ?
Il y a de nombreuses raisons de penser que la période qui s'est ouverte avec la montée en puissance des États souverains et du gouvernement par les lois, dans l'Europe des XIIe-XIIIe siècles, arrive à échéance. Sapé par la gouvernance par les nombres, le "rule of law" est en crise et le gouvernement par les hommes refait surface sous des formes inédites que le grand juriste Alain Supiot s'efforce d'identifier tout au long de cette série de cours.
C'est donc de l'apparition des nouvelles figures de l'allégeance dont il est ici question, où chacun doit pouvoir compter sur la protection de ceux dont il dépend et sur le dévouement de ceux qui dépendent de lui.
Bienvenue dans un monde purgé de l'hétéronomie de la loi.


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Deux des intellectuels français parmi les plus importants de la seconde moitié du 20e siècle, Pierre Bourdieu et Michel Foucault, ont choisi de caractériser – le premier à la fin des années 1990, le second dans les années 1970 – le moment historique qu'ils traversaient par un même concept : "néolibéralisme".
Pour autant, s'ils se sont parfois croisés, leurs parcours théoriques autant que leurs styles de recherche se sont révélés très différents et, surtout, ils ont l'un et l'autre laissé inachevés leurs travaux sur cette question.
En quoi Foucault et Bourdieu éclairent-ils le projet néolibéral ? En quoi leurs analyses nous aident-elles à comprendre les nouvelles modalités de l'exercice du pouvoir et à poser une des questions centrales du XXIe siècle : quelles nouveautés faut-il inventer pour contrarier une idéologie aussi funeste ?


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L'infatigable promotteur de la démocratie Étienne Chouard rencontrer l'économiste critique Olivier Delamarche pour débattre de sujets importants comme la création monétaire, l'origine de la dette et la place de la souveraineté populaire en économie.
Une échange passionnant avec deux visions très différentes qui s'affrontent !


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Après la critique de fond que La nouvelle raison du monde avait proposée du néo-libéralisme et le réexamen sans complaisance de la puissance critique –mais aussi des points aveugles– de l'œuvre de Marx, Pierre Dardot, accompagné par Christian Laval, interroge désormais la possibilité d'une théorie révolutionnaire en phase avec les luttes pratiques et les nouvelles formes démocratiques qui se développent en ce XXIème siècle.
Toutes lui paraissent s'articuler autour d'un même principe, celui du commun, terme central de toute alternative politique : nouant lutte anticapitaliste et nouvelle écologie politique, il s'oppose aux formes d'appropriation privée comme à toute forme de propriété étatique et il articule les luttes concrètes aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles.


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La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?
Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.


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Alors que le Parlement français vient d'approuver la prolongation de l'état d'urgence à la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, il est important de ce demander d'où il procède.
Sur le plan légal, la la loi votée le 3 avril 1955, préparée sous le gouvernement de Pierre Mendès France et votée sous le gouvernement suivant dirigé par Edgar Faure, a été mise en vigueur trois fois durant la guerre d'Algérie : 1955, 1958 au moment de la crise de la IVe République et en 1961 durant le putsch des généraux.
Dès le départ, il y a une ambiguïté dans les termes de cette loi : l'état d'urgence est choisi plutôt que l'état de siège, afin de taire l'existence de la guerre d'Algérie mais aussi de nier le statut de combattants aux nationalistes algériens.
Cette ambiguïté demeure aujourd'hui et doit être réinterprétée avec les enjeux du moment.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.