Le capitalisme et sa dynamique de destruction écologique. Avec Armel Campagne pour Nuit Debout à Paris.


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27.05.2016

Depuis quelques années, la catastrophe climatique annoncée occupe le premier plan des discussions. Exception faite de la baisse intervenue durant l’année de récession 2009, l’émission mondiale de CO2 continue d’augmenter inexorablement.
Et si le débat public dans les centres capitalistes interprète la crise économique, en dépit de sa persistance, comme un phénomène purement passager, il perçoit en revanche parfaitement que la crise écologique procède des fondements mêmes du mode de vie moderne.
La contradiction n’est en effet que trop manifeste entre, d’un côté, les impératifs économiques de la croissance et, de l’autre, la finitude des ressources matérielles et de la capacité du milieu naturel à absorber les déchets produits par la civilisation.
Il est donc impératif de penser la dynamique de destruction écologique par le "fait social total" (Marcel Mauss) que constitue le capitalisme.

La politique et l'économie : deux faces d'une même pièce. Avec Clément Homs chez les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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09.06.2017

Pour beaucoup de nos contemporains, l'État serait au coeur de la régulation de la société moderne, la "démocratie" (réelle !) serait l'espace politique de la "libre décision consciente et collective" et la politique serait la sphère sociale permettant d’imposer des "limites" au marché, à la finance et au ravage de la planète. On oppose ainsi le politique à l’économique. Et pour se rassurer et mieux affirmer avec nostalgie la nécessité d’un "retour" à ce qui serait cette noblesse de la "vraie politique", on se remémore ce bon vieux temps où le petit jeu des politiciens n'avait pas encore dénaturé cette sphère de la politique par ces politiques néolibérales. Au nom du peuple, de la nation, d'une politique anti-libérale ou de la sage et juste gouvernance, on critique la mondialisation capitaliste et l'on dénonce le cirque lamentable des êtres pitoyables qui prétendent nous "gouverner".
Mais cette vision est radicalement fausse : nous sommes ici au cœur d'une illusion politique qui constitue aujourd'hui un obstacle majeur à toute transformation réelle du capitalisme et de son monde...

La fin de l'Etat de Droit, par Jean-Claude Paye.


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2008

Les attentats du 11 septembre 2001 ont été l'occasion d'un bouleversement du droit aux Etats-Unis et en Europe. Patriot Act, décision-cadre européenne et autres lois de sécurité intérieure s'attaquent aux libertés fondamentales associées à l'Etat de droit. Généralisant les procédures d'exception, neutralisant les garanties constitutionnelles, elles organisent une surveillance globale des populations. La définition qu'elles donnent de l'acte terroriste laisse la place à toutes les interprétations, permettant de criminaliser les mouvements de contestation, en particulier altermondialistes.
La conférence de Jean-Claude Paye, sociologue, fait un bilan détaillé de cette mutation du droit et tente de dégager les logiques qui y sont à l'œuvre. Il met en évidence un véritable changement de régime politique, l'état d'exception permanent se substituant à l'Etat de droit. Et, éclairant le rôle moteur des Etats-Unis dans ce processus, il montre comment, en réorganisant à leur profit les relations internationales, ils mettent en place une structure impériale où la suspension du droit acquiert un caractère constituant.

L'affaire Tarnac et les mécanismes de contrôle et de répression de l'Etat francais. Avec Jean-Claude Paye sur Radio Béton.


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20.02.2009

Le 11 novembre 2008, les policiers français ont procédé à la spectaculaire interpellation d’un groupe de "terroristes présumés" dans un petit village de Corrèze. Deux mois plus tard, il apparaît qu’il s’agit en réalité de jeunes gens réfractaires à la société de consommation et de surveillance, et que l’instruction ne dispose d’aucune preuve à charge.
Le sociologue Jean-Claude Paye, qui étudie depuis plusieurs années la dérive autoritaire des sociétés occidentales, analyse cet étrange usage des lois anti-terroristes...

Sortir de l'Europe : solution ou mirage ? Avec Anselm Jappe à Asquins.


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19.03.2016

La crise financière qui a éclaté en 2008 et la crise grecque de 2015 ont révélé, aux yeux de nombreux observateurs, le véritable visage du capitalisme contemporain : l'économie, la politique, et finalement la société tout entière, seraient dominées par la haute finance.
Face à cette situation, faut-il s'engager afin qu'une véritable politique reprenne ses droits et qu'un gouvernement de gauche pose des limites sévères à la finance ? Faut-il pour cela sortir de l'euro voire de l'Europe pour retrouver enfin notre souveraineté, comme certains, de tous bords, le proposent ?
Mais, si les turbulences actuelles n'étaient en fait que le symptôme d'une crise bien plus profonde, d'une crise de toute la société capitaliste, alors sortir de l'Europe et revenir à la Nation tiendrait plutôt du mirage que d'une véritable solution.
Ce sont là les questions que soulèvera le philosophe Anselm Jappe, théoricien de la "critique de la valeur" (Wertkritik) et spécialiste de la pensée de Guy Debord.

Une conférence organisée par le Collectif Citoyen Vézelien et s'inscrivant dans les débats du "Temps de cerveau disponible".

L'avenir de la résistance. Avec Laurent Ozon en Live Facebook.


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23.05.2017

L’offre politique dite "patriotique" ne peut changer notre monde et contribuer à la refondation des imaginaires collectifs, des modèles économiques ou technologiques. Dépassée sur tous les plans, elle condamne une population fragile, rongée par la peur, la colère et livrée aux expérimentations des élites cognitives acquises à la liquidation.
Communautés solides des perdants de la mondialisation contre société liquide des seigneurs de la netocratie planétaire ? Pour le moment, ces derniers ont plusieurs coups d’avance.

Saint-Simon, aux sources de la sociologie et du socialisme. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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26.04.2016

Le nom d’Henri Saint-Simon (1760-1825) est plus célèbre que son œuvre qui a subi de multiples lectures déformantes, à commencer par l’école saint-simonienne. Ayant exercé une grande influence au XIXe siècle, son œuvre est à la source des grandes idéologies contemporaines.
Quatre grands courants de pensée sont issus directement de la pensée de Saint-Simon :
 - le positivisme d’Auguste Comte, son disciple et collaborateur ;
 - des socialismes dont celui de Pierre Leroux, la pensée anarchiste de Proudhon, et surtout le marxisme ;
 - un courant de la sociologie inaugurée par Emile Durkheim et Marcel Mauss ;
 - l’école saint-simonienne, elle-même multiforme.
Saint-Simon fait émerger la problématique sociologique, notamment le concept de société et de changement social. Il conçoit même un nouveau système social, puis cherche une méthode pour le réaliser. Une préoccupation permanente traverse sa réflexion : "faire une combinaison ayant pour objet d’opérer la transition de l’ancien au nouveau régime social". Après la Révolution française qu’il considère comme inachevée, Saint-Simon veut changer l’ordre des choses au bénéfice de la "classe la plus pauvre", ouvrant la voie au socialisme.

Politeia : introduction à la philosophie politique. Avec Eric Guéguen pour le Bréviaire des Patriotes.


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2017

Ces émissions constituent une très bonne introduction aux grandes problèmatiques politiques. Politique est ici à prendre au sens où l'entendaient les anciencs, soit l'art d'accorder l'individu (l'un) et la communauté (le multiple). 
L'approche thèmatique nous montre comment l'aspect politique des problèmes auxquels nous sommes confrontés est aujourd'hui réduit à la portion congrue. Mais pouvons-nous espérer résoudre les grandes questions de notre temps sans agir politiquement ?