Les sources médiévales de la pensée capitaliste. Avec Sylvain Piron à École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.


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29.04.2021

Face à l'aggravation des crises environnementales qu'elle a provoquées, la société industrielle semble frappée d'aveuglement. Elle est bercée de l'illusion que tout finira par s'arranger, grâce à la souplesse du marché, l'innovation technique et l'inventivité du capital. Toute une mythologie économique entrave ainsi la réflexion et la perception de la gravité de la situation. 
Dans le but de défaire cette mythologie, Sylvain Piron cherche à en comprendre l'histoire, en associant deux voies complémentaires. Le désastre vers lequel nous avançons est annoncé depuis un demi-siècle. Parmi les penseurs de l'écologie politique des années 1967-72, les parcours de Gregory Bateson et d'Ivan Illich permettent d'observer l'émergence de cette réflexion, puis son occultation sous l'effet du tournant néo-libéral des années 1980.
 Mais pour saisir la puissance du mythe et ses effets dévastateurs, il faut remonter bien plus haut. L'appétit de transformation du monde naturel par l'action humaine correspond à une pente générale de l'Occident dans la longue durée du second millénaire de l'ère chrétienne. C'est ce que l'on peut décrire comme une dynamique d'occupation du monde, au double sens d'une occupation objective par des êtres subjectivement occupés à le transformer.
Les théologiens scolastiques ont été les premiers à observer le phénomène au XIIIe siècle. Point de départ d'une pensée de l'économie, leur philosophie morale peut aujourd'hui fournir des arguments critiques face aux dogmes de la pensée économique contemporaine. 
Alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l'occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés qui lui confèrent à présent une texture quasiment théologique. Cet impensé est le premier responsable de notre incapacité à faire face aux crises actuelles.
Sylvain Piron nous propose une interprétation globale du destin économique de l'Occident, en vue de défendre la nécessité d'un autre rapport au monde.

Le bon plaisir. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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12.12.1992

Dans un dialogue avec Jean-Jacques Pauvert, Alain Bernardin et Jean Benoît, mêlant érotisme, surréalisme et combats politiques, Annie Le Brun livre son propre auto-portrait littéraire et philosophique pour qui la poésie est au coeur de la vie, révolte qu'elle est contre cette condition humaine incapable de répondre à l'infinie du désir qui nous habite.Héritière de Breton, dotée d’une intelligence rare, elle célèbre l'œuvre méconnue d'Alfred Jarry, critique le féminisme "totalitaire" qui n'a plus pour unique ambition que de neutraliser le désir.
Fidèle au surréalisme, qu'elle voit comme une "révolte sensible" contre le monde, elle rejette sa récupération culturelle. Sade, enfin, incarne une "révolution épistémologique" : en démasquant les justifications sociales du désir, il révèle sa vérité crue.
Une voix libre, entre poésie, désir et subversion.

Une émission produite par Christine Goémé

Le Mythe du Patriarcat. Avec Christian Godin pour le Cercle Aristote.


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08.12.2025

Le concept de patriarcat comme grille de lecture universelle de l'histoire est-il valide ? À travers une analyse critique des thèses néo-féministes, le philosophe Christian Godin démontre comment la notion de domination masculine, présentée comme absolue et intemporelle, relève davantage d'un mythe idéologique que d'une réalité historique.
En s'appuyant sur des exemples anthropologiques, sociologiques et philosophiques, il questionne les dérives d'un féminisme devenu dogmatique, indifférent aux violences réelles subies par les femmes dans le monde.
Une réflexion essentielle pour comprendre les enjeux contemporains de l'égalité et de la différence.

 - 0'00'00 : L'intellectuel et la liberté de penser
 - 0'01'13 : Le patriarcat : un mythe moderne ?
 - 0'07'12 : La domination masculine : une thèse fragile
 - 0'13'02 : Le pouvoir selon Foucault : un réseau, pas une possession
 - 0'20'30 : Femmes et justice : des avantages invisibles ?
 - 0'26'25 : Théorie du genre : la fin du sexe ?
 - 0'34'17 : Transactivisme vs science : le conflit
 - 0'48'55 : L'égalité à tout prix : une folie contemporaine
 - 0'55'34 : Galanterie = domination ? La dérive puritaine
 - 1'00'21 : Progrès et violences : le paradoxe féminin

Soral répond sur ERFM !


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2025

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Femmes de combat : Madeleine Pelletier et Caroline Rémy, dite Séverine. Avec Anne Steiner et Jacques Baujard à la Librairie Terra Nova.


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24.11.2022

Historienne spécialiste du mouvement ouvrier à la Belle Époque, Anne Steiner est ici réunie avec Jacques Baujard, éditeur de L'échappée, pour nous parler du parcours de Caroline Rémy, dite Séverine, qui aura été l'une des pionnières du journalisme et l'une des grandes figures de l'histoire des mouvements révolutionnaires.
Sa vie et son œuvre sont mises en regard du parcours de Madeleine Pelletier qui, dès le début du XXe siècle, a développé une pensée féministe aussi intéressante que méconnue.

Les ouvriers du XXe siècle. Avec Xavier Vigna sur StoriaVoce.


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05.2021

Quel est le paysage politique et syndical à la veille de la Grande Guerre ? Est-ce que l'électorat ouvrier est acquis à la gauche ? Comment s'organise la solidarité ouvrière ? D'où viennent les ouvriers immigrés tout au long du XXe siècle ? Comment évolue la présence féminine au sein de la classe ouvrière ?
C'est en compagnie de l'historien Xavier Vigna que nous revenons, en trois épisodes, sur la place du mouvement ouvrier dans la France contemporaine. Un premier volet explique comment la monde ouvrier a pesé sur l'histoire de notre pays au XXe siècle, un deuxième se penche sur la vie des ouvriers au fil des grands évènements du siècle et un dernier s'interroge sur la place des femmes et des immigrés dans la classe ouvrière.

Comprendre l'Empire et l'Epoque. Avec Alain Soral pour Le Média en 4-4-2.


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08.2024

Alors que dans Comprendre l'Empire, Alain Soral partait de la Révolution française, de la succession Ancien Régime/République, de l'opposition Religion et Raison, y démontrant notamment tout ce que ce régime théocratique avait de raisonnable sur le plan pratique et tout ce que cette raison politique avait de fanatique et de déraisonnable dans les actes et les faits, s'y déployait aussi une logique, une logique politique de pouvoir et de domination. Mais de domination au nom de quoi ?
Cette nouvelle domination des uns sur les autres, de la démocratie républicaine sur la monarchie théocratique, puis même de la république démocratique sur la démocratie républicaine s'est faite au nom d'un nom magique, d'une idée parfaitement séductrice : l'égalité !
L'épopée moderniste, la grande idée, le concept au coeur de la dynamique du cycle c'est ça : le pouvoir au nom de l'égalité. Et une égalité de plus en plus totale, soit, en bonne logique, de plus en plus formelle et abstraite, ce qui se traduit le plus souvent dans la pratique en absurdité, voire en son contraire. Le voilà le coup de génie qui embrasse toute l'époque, la suprême arnaque comme sortie de la tête même du diable : l'inégalité au nom de l'égalité !
Alain Soral nous fait cheminer de la Tradition à Marx, de la logique formelle à la complexité du réel, de la parole du Christ à la loi du nombre et du Marché, jusqu'à ce futur qui se déploie sous nos yeux, entre surveillance de masse, censure et dictature à venir du grand reset...

Kierkegaard, philosophe malgré lui. Avec Jean Brun, Jacques Sojcher, Michel Sicard, Emmanuel Levinas, Sylviane Agacinski, Jean-Louis Leuba et Michel Camus sur France Culture.


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1978

Søren Kierkegaard (1813-1855) occupe une place particulière dans l'histoire de la philosophie. Il est l'auteur d'une œuvre hybride, mêlant théologie chrétienne, philosophie, psychologie et autres textes plus ou moins autobiographiques. Et si son nom est familier aux oreilles de tous, ce que l'on connaît de lui se résume souvent à une image floue, qui ne laisse apparaître que de vagues contours : ceux d'un théoricien de l'angoisse, un existentialiste avant l'heure, l'auteur de l'œuvre qu'on appelle en France et à tort Le Traité du Désespoir dont le vrai titre, plus énigmatique, est La Maladie à la Mort.
Peu de personnes sauraient détailler le contenu véritable de cette pensée protéiforme, dont l'influence sur des penseurs et écrivains aussi différents que Sartre, Heidegger, Borges, Ibsen ou encore Bataille laisse deviner la richesse et la profondeur.
C'est aussi un penseur qui se place en opposition fondamentale à une certaine façon de penser : celle de Hegel, emprunte d'une rigueur systémique à toute épreuve, obsédé par la dialectique. Kierkegaard rejette cette rigidité de la philosophie, ancrée dans une rationalité qui déracine l'humain d'un grand nombre de ses possibles. C'est en s'insurgeant contre le Système hegelien que Kierkegaard plus que jamais marque de son sceau l'histoire de la philosophie, presque malgré lui.

Une série d'émission menée par Jérôme Peignot.