Alice au pays du porno. Avec Michela Marzano sur Fréquence Paris Plurielle.


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01.03.2005

Avec l'explosion d'Internet et des chaînes câblées, rien de plus banal aujourd'hui que d'avoir accès à des images X. Il faut en prendre conscience : la majorité des adolescents, à l'âge de treize ans, a déjà vu du porno. Questionnaires et entretiens à l'appui, Michela Marzano a mené une enquête rigoureuse auprès de filles et de garçons, âgés de quinze à dix-neuf ans.
Cette étude sociologique révèle des réactions très diverses, parfois pertinentes, parfois déroutantes, qui aideront les adultes à mieux comprendre les doutes et angoisses que nourrit tout adolescent au sujet des rapports sexuels. Certains sont persuadés que la pornographie "colle avec la réalité". D'autres banalisent l'acte sexuel au point que des garçons croient "pouvoir tout faire avec les filles faciles, celles qui portent des minijupes". D'autres encore pensent que les images X servent à "donner aux garçons envie de coucher avec leur copine".
Comment faire alors pour que les jeunes, dont l'imaginaire sexuel s'est construit bien loin des points de repère de leurs aînés, ne se réfèrent plus à des idées confuses ou déformées ?

George Steiner à voix nue, sur France Culture.


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02.2009

L'âge venant, la liberté de George Steiner grandit et il dit sans hésiter parfois avec sarcasme ce qu'il pense de l'évolution de notre société. C'est à une vision pessimiste qu'il nous convie en analysant la perte de l'écrit, l'absence de désir de se réalimenter aux sources de la haute culture et l'avènement du règne de l'immatériel. Toutefois Steiner tempère ce pessimisme par une croyance au développement des sciences exactes et au progrès médical mondial !
Steiner revient sur ses deux passions essentielles qui lui permettent d'envisager le lendemain : la musique qu'il écoute chaque jour - il en fait et c'est une vocation manquée à cause d'une disgrâce de naissance - et les mathématiques.
Il évoque sa passion d'enseignant et comment sa vie chaotique de juif européen l'a conduit depuis des décennies à enseigner dans toutes les universités du monde pour se fixer enfin à Cambridge.
Enfin, lui qui est profondément antisioniste constate l'impossibilité de l'existence d'un état palestinien et dit son inquiétude d'une montée de l'antisémitisme...
George Steiner : un penseur libre.

Une série d'émission animée par Laure Adler.


Comment les livres changent le monde. Avec Régis Debray et Didier Leschi sur France Culture.


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07.2021

Les livres changent le monde. En douteriez-vous ? C'est en compagnie de l'écrivain philospohe Régis Debray et du haut fonctionnaire Didier Leschi qu'au travers de cette série d'émissions nous allons comprendre pourquoi, mais surtout comment.
Cette série sur l'histoire des idées, l'histoire du monde, l'Histoire donc tout simplement dessine le paysage (subjectif) de la trentaine de livres qui ont bouleversé, depuis 1900, la marche des choses et transformé les représentations à l'échelle internationale.
Introduite par une émission sur l'histoire de la diffusion des textes, l'étude se termine sur une tentative de dessiner l'avenir. Il y a des livres qui font tomber des murs.

Sur quelques formes de domination dans les sociétés sans classes. Avec Christophe Darmangeat pour le Séminaire Sophiapol.


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27.11.2013

Oeuvrant depuis de nombreuses années dans le champ de l'anthropologie économique et sociale, Christophe Darmangeat applique avec profit la grille de lecture du matérialisme historique pour comprendre la question de la division sexuelle, de la violence et de l'exploitation du travail dans les sociétés pré-étatiques.
Il n'a cessé d'interroger la manière dont les sociétés traditionnelles s'organisent et ses conséquences directes en terme de domination, montrant par là tout l'intérêt d'une discipline comme l'anthropologie.

Hors-champs. Avec Sylviane Agacinski sur France Culture.


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20.01.2011

D'abord pigiste pour Paris Match lorsqu'elle monte à Paris, c'est finalement à l'enseignement que Sylviane Agacinski se consacre. Agrégée de philosophie après avoir notamment suivi les cours de Gilles Deleuze, elle pratique bientôt dans les environs de la région parisienne.
Revenue dans la capitale, elle participe alors à la fondation et à la direction du Collège international de philosophie, aux côtés notamment de Jacques Derrida, son époux de l'époque, avant, en 1991, d'obtenir un statut de chercheur à l'école des hautes études en sciences sociales.
Marqués par un certain existentialisme, ses ouvrages prônent une philosophie concrète, qui ne doit délaisser ni la pensée, ni l'expérience. Sa philosophie politique est avant tout celle du choix et de la décision, une philosophie ouverte riche en perspectives.
Femme d'hommes exposés, puisqu'elle a, en 1994, épousé Lionel Jospin, elle traite également, au fil de ces essais, des rapports entre les sexes.

Émission "Hors-champs", animée par Laure Adler.

Roswitha Scholz et le Sexe du capitalisme. Avec Benoit Bohy-Bunel et Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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04.2021

L'apport de Roswitha Scholz à la théorie critique de la valeur n'est pas un apport secondaire ou un développement cumulatif, mais une révolution totale de la théorie critique. Le passage de la critique de la valeur à la critique de la valeur-dissociation est un changement de qualité et de cadre théorique.
C'est alors non seulement la critique de l'économie politique qui s'en trouve bouleversée, mais plus largement la critique de la forme sociale capitaliste, qui doit alors être thématisée en tant que patriarcat-producteur de marchandises ou capitalisme-patriarcat.
Ce cycle de conférences se veut une introduction à cette théorie critique fondamentale, devant permettre ensuite une entrée plus facile dans les textes Roswitha Scholz.

Phénoménologie des seins. Avec Camille Froidevaux-Metterie sur France Culture.


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03.03.2021

Si le clitoris a longtemps été impensé, l'utérus caché, la chevelure voilée, les seins, eux, ont été montrés, dénudés, affichés, jugés, évalués.
Sexuels ou maternels, esthétiques ou érotiques... Mais bizarrement (ou pas), ceux qui les montrent, les affichent, les jugent, les évaluent ou les dénudent, ne sont pas forcément ceux qui en ont !
Leur omniprésence traduirait-elle cette objectivation du corps des femmes qui trouverait dans les seins son paroxysme ? Doit-on donc en finir avec la beauté des seins ? Comment penser la libération du corps féminin ? Et comment réinvestir la question du corps ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.

Où en sont-elles ? Avec Emmanuel Todd pour Marianne TV.


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01.2022

Nous vivons une révolution anthropologique. Nous la sentons dans le mouvement #MeToo, dans la dénonciation du féminicide, dans une critique de plus en plus pugnace de la domination patriarcale. Pourquoi cette montée soudaine d'une conception antagoniste du rapport entre hommes et femmes ?
Dans ses derniers travaux, Emmanuel Todd, informé de ses recherches d'anthropologue, avance que l'émancipation des femmes a pour l'essentiel déjà eu lieu mais qu'elle conduit à des contradictions nouvelles. En même temps qu'à la liberté, les femmes accèdent à l'anxiété économique, à l'anomie, au ressentiment ‑ individuel et de classe.
Pour comprendre notre présent, il retrace, depuis l'origine, l'évolution de la relation homme/femme dans l'espèce homo sapiens. Il mène aussi une large étude empirique de la convergence entre hommes et femmes et des différences qui continuent de les séparer ‑ d'éducation, de métier, de longévité, de suicide ou d'homicide, de comportement électoral ou de racisme. Il montre comment la libération des femmes a permis l'effondrement de la religion et de l'homophobie, contribué au recul de l'industrie, conduit à l'essor de la bisexualité et au phénomène transgenre.
Une démarche qui s'efforce de comprendre, hors des sentiers trop fréquentés de l'idéologie, les paradoxes profonds de notre révolution.

Un entretien mené par Kévin Boucaud-Victoire et Natacha Polony.