La Gauche du Capital. Avec Charles Robin, Alain de Benoist et David L'Epée à Montpellier.


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05.12.2014

À la suite de Jean-Claude Michéa, Charles Robin, qui a milité dans le passé au Nouveau parti anticapitaliste (NPA), invite à remonter aux sources du projet libéral afin d’en saisir la genèse intellectuelle.
Il montre en quoi l’individualisme économique qui définit le modèle anthropologique de la droite rejoint une conception de l’individu dont le cadre d’épanouissement serait fourni par la société "plurielle" et "progressiste" tant célébrée par la gauche et l’extrême gauche. Il explique du même coup pourquoi la gauche privilégie désormais le "sociétal" au détriment du social, sans souci des catastrophes engendrées dans les classes populaires par l’application forcenée des principes du Marché.
Olivier Besancenot et Laurence Parisot, même combat!
Seule la prise en compte de ces deux "faces" du libéralisme permet de saisir le rôle essentiel du discours culturel de la gauche dans le processus de domination capitaliste marchand.

Sur la libération sexuelle. Avec Alain Soral et Marion Sigaut à l'AG E&R PACA.


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28.06.2014

Alors que l'ordre sexuel traditionnel ne cesse plus d'être attaqué, alors que les pratiques sexuelles marginales deviennent incriticables et sont revendiquées comme des droits, il est temps de s'interroger sur cette dynamique qui semble vouloir renverser l'intégralité des repères moraux que nos anciens avaient péniblement bâtis.
Alain Soral et Marion Sigaut s'emploient à la tâche, et montrent comment l'idéologie marchande appelle, en dernier ressort, ces changements de société.

La colombe assassinée. Avec Henri Laborit sur Radio Libertaire.


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12.11.1984

Le développement de la violence hante notre société.
Henri Laborit, fort de trente ans de travail interdisciplinaire consacré à la biologie des comportements, rappelle une double évidence : la violence est, d'abord, une expression du fonctionnement du système nerveux, lequel n'est compréhensible qu'en décortiquant ses niveaux d'organisation. Mais, après avoir étudié la violence chez l'animal puis chez l'homme, il montre, encore, que celle-ci ne se limite pas aux relations interindividuelles. Elle régit, aussi, les comportements collectifs, dans le groupe, entre les groupes, entre les Etats.
En se fondant sur des données anatomiques, biologiques, physiologiques autant que culturelles, Henri Laborit étudie les concepts tels que liberté, égalité, propriété, besoin, travail, territoire, patrie, etc. Et pose la question : dans l'ignorance de ce que nous sommes et avec un discours logique toujours prêt à fournir un alibi aux meurtres, aux guerres et aux génocides, quelque chose peut-il changer ?

Le féminisme matérialiste. Avec Christine Delphy à La Sorbonne.


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11.12.2013

Christine Delphy présente le courant du féminisme matérialiste, courant dont elle est l'une des principales contribution, en conceptualisant ce vocable.
Son approche se différencie du féminisme différentialiste, des théories Queer et post-moderne ainsi que du marxisme orthodoxe, vu comme un réductionnisme.
C'est en effet la catégorie de travail domestique (non réductible au travail ménager) qui est à la base d'un mode de production distinct du mode d'exploitation capitaliste, et qui repose sur l’institution familiale par laquelle la force de travail des membres d’un foyer — femmes, enfants, frères et sœurs célibataires — appartient au chef de famille qui applique ce travail tant aux productions marchandes qu’aux productions non-marchandes.
Selon cette approche, la société occidentale contemporaine est basée sur deux dynamiques parallèles : un mode de production capitaliste et un mode de production patriarcal (ou domestique).
Un courant de pensée important à comprendre, alors que les débats sur le Genre font rages.

Hommes - Femmes : quelle identité ? Débat entre Éric Zemmour et Chantal Delsol au Collège des Bernardins.


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23.06.2009

Alors que la relation homme-femme semblait un fondement stable de la vie et de l’organisation sociale, repenser la différence sexuelle et l’identité sexuelle est devenu rapidement une question existentielle pour beaucoup.
S’agit-il d’une mode ou d’un changement anthropologique profond ?
Emancipation et libération de la femme, rythmes professionnels, immigration, nouveaux médias, savoirs et pouvoirs médicaux, avancées risquées des sciences humaines, développement de valeurs postchrétiennes et renouveau des valeurs de fidélité chez les jeunes croyants… les signaux et les causes d’un changement d’époque sont multiples et leur combinaison semble avoir un effet "boule de neige".
Peut-on nommer des invariants, et comment évaluer leur qualité et leur durabilité? De quelle richesse se révèle porteuse la différence des sexes qui nous traverse et comment réfléchir sur son dynamisme ?

L'individu qui vient. Avec Dany-Robert Dufour à l'Université Populaire du 2ème arrondissement de Paris.


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25.02.2014

Après avoir surmonté en un siècle les deux séismes majeurs que furent le nazisme et le stalinisme, la civilisation occidentale, se trouve emportée par le libéralisme d'aujourd'hui, le néolibéralisme. Il en résulte une crise générale d'une nature inédite : politique, économique, écologique, morale, subjective, esthétique et intellectuelle.
Il n'y a cependant nulle fatalité dans cette troisième impasse historique en un siècle. Il convient en effet de reprendre les choses là où elles ont été interrompues par le triomphe de cette religion immanente et matérialiste qu'on appelle le "divin Marché". Laquelle fonctionne, comme toute religion, sur une promesse : le salut par l'augmentation sans fin de la richesse. Fuite en avant qui mène tout droit à la dévastation du monde.
Pour obvier à ce sort, il faut en revenir au cœur de la civilisation occidentale afin d'y trouver les principes nécessaires à la refondation de notre monde. Cette civilisation possède les sources et les ressources nécessaires à sa Renaissance pour peu qu'on se donne un droit d'inventaire sur les deux sources du grand récit occidental :
 - le récit monothéiste, que les Latins tenaient de Jérusalem, pour lui faire admettre une seconde fois la dignité de l'homme et de la femme
 - le récit du Logos, venu des Grecs et d'Athènes en particulier, en visant à le débarrasser de l'exclusion qu'il prononçait à l'encontre de certaines catégories de citoyens voués à l'entretien des maîtres.
L'enjeu, c'est tout simplement la perspective d'une nouvelle Renaissance

Le Mal de la Genèse a l'Apocalypse. Avec Guillaume de Tanouarn chez Anne Brassié sur Radio Courtoisie.


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06.02.2014

Tenter de faire une histoire du mal, c'est chercher à savoir d'où provient son étrange puissance. Qu'est-ce que l'homme a fait pour mériter la lente auto-destruction de toutes ses valeurs ?
Le Livre de la Genèse, qui est le Premier Livre de la Bible, aborde, au cours des onze premiers chapitres, cette histoire du mal, sous ses différents aspects.
Pourquoi le mal est-il plus facile que le bien ? Pourquoi la mésentente séculaire entre les deux sexes ? Pourquoi la violence ? Pourquoi le déluge et les apocalypses à répétition au cours de l'histoire ? Pourquoi ces différences entre les cultures, génératrices de conflits ? L'humanité peut-elle s'autodétruire ?
Les hommes ont leurs petites réponses toutes prêtes à ces questions.
Chaque culture humaine offre ses solutions au drame de la Puissance du mal. Mais, nous dit le Livre de Job, la réponse de Dieu est différente.
A chaque époque, le Dragon semble avoir de beaux jours devant lui. A chaque époque, le mal paraît remporter. Et pourtant, comme le dit le poète allemand Hôlderlin, "lorsque croît le péril croît aussi ce qui sauve".
C'est sous le signe de la Femme que le Livre de la Genèse et le Livre de l'Apocalypse envisagent l'avenir d'un monde délivré.

Transition démographique et convergence des civilisations. Avec Youssef Courbage à l'Institut Turgot.


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13.10.2009

Youssef Courbage développe une thèse très iconoclaste sur l'évolution culturelle et politique du monde musulman : la révolution démographique qui y est actuellement en cours montre une chute rapide, et très largement méconnue, de la fécondité des populations.
Cette transition démographique serait un indicateur de l'évolution des mentalités et de l'intensité du processus de modernisation.
Et c'est tout naturellement qu'il en tire un certain nombre de conclusions politiques, notamment sur les perspectives d'évolution du terrorisme islamique, à contrecourant de la plupart des idées reçues. Pour lui, cette chute de la fécondité est l'indice d'une révolution culturelle et mentale qui rapprochera le monde musulman du monde occidental.
Une grille de lecture intéressante pour replacer les soubresauts de notre actualité immédiate dans un cadre plus général d'évolution des populations.