Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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07.2019

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique de l'été 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1 : questions nationales
 - Les élections européennes
 - Marion Maréchal-Le Pen / Eric Zemmour
 - L'écologie politique
 - L'armée française et les officiers supérieurs
 - Le cas Vincent Lambert et l'euthanasie
 - La Réforme du bac
 - La PMA
 - La loi AVIA
 - Le foot féminin

PARTIE 2 : questions internationales
 - Nominations européennes
 - L'Allemagne / Le Brexit / L'Italie  / La Grèce
 - Trump 2020 ?
 - Libye / Mali
 - Les Aéroports de Paris
 - Les taux négatifs
 - Les miniboots italiens
 - La finance de l'ombre / Deutsche Bank
 - La chute de l'empire américain
 - Origine socialiste ou capitaliste de l'immigration ?
 - Hommage

Politique, société et psychologie : notes de lecture, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société. De la philosophie politique aux problèmes de psychologie sociale, comprendre les visions du monde et les habitus qui structurent des collectifs où certaines minorités actives doit nous permettre d'avoir une compréhension plus fine de la marche du monde.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

La langue française et les femmes. Avec Bérénice Levet et Bernard Cerquiglini à Répliques sur France Culture.


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27.04.2019

"En ce début du XXI° siècle, lit-on dans le dernier rapport de l'Académie Française, tous les pays du monde et en particulier la France et les autres pays entièrement ou en partie de langue française connaissent une évolution rapide et générale de la place qu'occupent les femmes dans la société de la carrière professionnelle qui s'ouvre à elles, des métiers et des fonctions auxquelles elles accèdent sans que l'appellation correspondant à leur activité et leur rôle réponde pleinement à cette situation nouvelle. Il en résulte une attente de la part d'un certain nombre croissant de femmes qui souhaite voir nommées au féminin la profession ou la charge qu'elles exercent et qui aspirent à voir combler ce qu'elles ressentent comme une lacune de la langue."
Mais le jumelage systématique du genre grammatical avec le sexe est-il une victoire pour les femmes et pour la langue ? Cet aggiornamento tardif réjouit en tout cas le linguiste Bernard Cerquiglini autant qu'il attriste la philosophe Bérénice Levet qui, tous deux, expliquent leurs positionnements.

Aux origines du capitalisme patriarcal. Avec Silvia Federici sur Le Média.


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05.2019

Silvia Federici, historienne et philosophe féministe, s'est fait connaître en France avec le grand succès d'un livre traduit en 2014, Caliban et la sorcière.
Femmes, corps et accumulation primitive. L'ouvrage souligne le rôle central pour l'essor du capitalisme joué par deux formes de travail gratuit, massives et occultées : le travail des esclaves ou des indigènes exploités aux colonies, celui des femmes dans les foyers des métropoles européennes.
Les chasses aux sorcières de la fin du Moyen Âge et de l'époque moderne peuvent être interprétées comme des moyens de neutraliser les modes d'organisation et de production communautaires qui reposaient sur l'action des femmes et n'étaient pas adaptés à l'exploitation capitaliste. En ce sens, les bûchers européens étaient les pendants de l'oppression coloniale.
Le nouveau livre de Silvia Federici, Le Capitalisme patriarcal (2019), poursuit l'histoire de la fonction de "reproduction" pour la période des XIXe-XXe siècle. En insistant tout particulièrement sur un changement majeur engagé à partir des années 1870 environ : avec les lois sociales, les femmes et les enfants sont exclus des usines (où la première révolution industrielle les avait exploités avec une intensité maximale comme les hommes) et l'augmentation des salaires masculins complète un dispositif par lequel les détenteurs du capital assurent une meilleure reproduction de la force de travail.
Ce nouveau compromis salarial place les femmes, chargées d'un travail de reproduction invisible mais crucial, dans la dépendance des maris salariés. Lesquels sont comme des relais de l'État capitaliste à l'intérieur de la sphère domestique.
La mise en évidence du travail de reproduction, créateur de valeur sociale (et non directement marchande), permet à Silvia Federici de penser le développement du capitalisme non comme une révolution progressiste, étape nécessaire vers la maîtrise de la nature par l'industrie mais comme une contre-révolution opposée au développement du communalisme, c'est-à-dire d'organisations horizontales qui prenaient le pas sur le féodalisme à la fin du Moyen Âge.
Cette nouvelle vision du passé va de pair avec une stratégie pour le présent : face à la nouvelle accumulation primitive lancée par le néolibéralisme depuis la fin des années 70, la réponse réside dans la défense de relations et de modes de productions communautaires, qui intègrent la fonction de reproduction et, avec elle, celle de défense de la nature.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Les communes ukrainiennes en 1919-1920. Avec Eric Aunoble pour Table Rase à Lyon.


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15.11.2017

Chose méconnue, en Ukraine entre 1919 et 1920, les paysans les plus pauvres se sont organisés en communes exigeant le communisme tout de suite. Et cela avec le soutien du parti Bolchevik !
S'organisant dans les propriétés de la grande bourgeoisie foncière, les communes surprennent par leur avant-gardisme social, même si ce n'était pas toujours réellement appliqué. Les femmes et les jeunes y avaient les mêmes droits que les hommes, les tâches ménagères et d'entretiens étaient partagés par tous et les décisions étaient collectives. Ces communes montraient alors toute la capacité créative de la classe ouvrière.
C'est cette aventure que nous conte Eric Aunoble, aventure qui ne dura que quelques mois avant d'être renversée par les contre-révolutions. Tout d'abord la blanche, celle des partisans du Tsar, qui écrasèrent par la force et le meurtre les communards. Puis par les paysans "moyens" et koulaks qui reprochaient aux communes d'avoir des terres supplémentaires, pour finir par être délaissée par le parti Bolchevik, qui préféra mettre en avant les Sovkhozes, moins impopulaires.

Questions après la conférence :
 - 1'10'34 : pouvez-vous revenir sur la commune de 3 personnes ?
 - 1'12'28 : est-ce les communistes ou les communes qui vont impulser les réquisitions ?
 - 1'14'36 : est-ce qu'il y a des coordinations de communes ?
 - 1'16'20 : est-ce qu'il y a eu des résistances lors de la réquisition des terres ?
 - 1'17'49 : les anciens propriétaires terriens vont-ils revenir plus tard ?
 - 1'18'25 : les grands propriétaires terriens ont-ils fuit vers l'Europe de l'Ouest ?
 - 1'21'17 : qu'est-il advenu des communes après la victoire de l'armée rouge ?
 - 1'24'20 : que sont devenus les grands domaines qui étaient des communes après 1919-1920 ?
 - 1'26'05 : quels sont les différences entre les soviets et les communes ?
 - 1'31'06 : les assemblées de plusieurs heures sont-elles habituelles dans les communes ?
 - 1'33'32 : pourquoi les communes ont-elles durées aussi peu de temps ?
 - 1'36'52 : pouvez-vous revenir sur l'antisémitisme en Ukraine dans ces années ?
 - 1'43'22 : quel fut le rôle du BUND ?
 - 1'48'06 : est-ce qu'il y avait des différences entre les communes du Sud de l'Ukraine et celles du Nord ?
 - 1'53'49 : pouvez-vous revenir sur la réception actuelle de la révolution en Russie et en Ukraine ?

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet au Cercle Pol Vandromme.


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08.05.2019

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté !

Le plafond de verre chez les universitaires et chez les artistes : l'invisibilisation de la création intellectuelle et artistique des femmes. Avec Nathalie Heinich pour Citéphilo à Lille.


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09.11.2018

On sait depuis longtemps que les femmes artistes sont défavorisées en matière d'accès à la reconnaissance de leurs créations. On sait moins que, indépendamment des postes obtenus, les inventions conceptuelles dues à des intellectuelles ont souvent du mal à être prises en considération.
Nathalie Heinich, sociologue au CNRS, éclaire à partir de témoignages ces phénomènes d'oublis ou de retards sélectifs, qui pénalisent les femmes auteures et, avec elles, la vitalité du monde intellectuel et artistique.

L'histoire des révoltes populaires, des sans-culottes aux gilets jaunes. Avec Alain Hugon, Marc Belissa et Michèle Riot-Sarcey pour Le Média.


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12.2018

Pour mieux comprendre le mouvement des gilets jaunes, les trois spécialistes Alain Hugon, historien de l'Ancien Régime, Marc Belissa, historien de la Révolution française, et Michèle Riot-Sarcey, historienne du XIXe siècle, portent sur la mobilisation actuelle des Gilets jaunes leurs regards d'historiens des soulèvements populaires et des révolutions. 
L'apparente spontanéité et le déclenchement sur des mots d’ordres anti-fiscaux, de même que le rejet des privilèges et de la domination de caste, forment des points communs avec les jacqueries et les autres soulèvements populaires qui ont scandé l'histoire de l'Occident, du Moyen Age au XVIIIe siècle.
Mais le mouvement de novembre-décembre 2018 se situe dans un tradition de forte politisation populaire inaugurée par la Révolution française, en particulier par le mouvement des sans-culottes. Comme aux temps les plus anciens, "l'économie morale de la foule" déclenche et justifie la révolte lorsque des valeurs supérieures à celles de la légalité, centrées sur le droit à l'existence dans la dignité, sont transgressées.
L'héritage révolutionnaire, cependant, s'exprime clairement avec l'exigence d’une représentation politique qui ne soit pas seulement légale, c'est-à-dire conforme aux procédures constitutionnelles, mais qui soit aussi légitime, c'est-à-dire effectivement représentative des représentés. Le désir de démocratie, au sens plein du terme, donne au mouvement des gilets jaunes une dimension de resurgissement de la puissance populaire qui a fait les Révolutions de 1830 et 1848, avant d'être à l'œuvre dans la Commune de Paris (1871).

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.